Speedtrap - Straight shooter

 SPEEDTRAP
«Straight Shooter»
Svart Records
11 Septembre 2015

 

*Scroll down for English version
Je vais le dire tout de suite que si vous n’avez pas entendu le premier album de SPEEDTRAP «Powerdose», vous devez revenir en arrière et mordre à belles dents dans ce début remarquable pour la nature dépouillée et hargneuse de cette collection de morceaux. Cet album coche toutes les bonnes cases quand vient le temps de mettre la scène finlandaise à l’avant-plan de ce qui importe dans le domaine du rock and roll NWOBHM et pour ça, il faut remercier un groupe qui n’en était qu’à ses débuts avec un album qui sonne comme la destruction complète et totale d’un local de pratique avec une production demo’ish qui rend le son plus organique, ce qui rend le message clair sans fioritures ou conneries non nécessaires pour prouver le fait que ces mecs sont des leaders du pack et qu’ils méritent leur dû.

Sur leur deuxième album «Straight Shooter», ils ont élevé la barre afin de clairement définir et exposer leur arsenal d’armes d’une manière qui en fait une machinerie distinctement mature et rodée correctement. Ils ne sont pas simplement des rockstars en devenir qui trippent à pratiquer dans un local poussiéreux au dessus d’un pub (pas que j’en ai déjà eu assez de cet esprit spécifique de leur précédente incarnation sur le premier album, et je serais heureuse d’écouter un plus grand nombre de ce type d’enregistrements crus qu’ils ont en dehors du dit LP), ils élargissent la portée de leur approche en modifiant à l’occasion leur style de speed riffing en des trucs plus structurés qui vont du rock qui pourrait passer à la radio jusqu’à des schémas de pensée «off the rails» et l’exécution de chansons qui mettent en valeur plus d’imprévisibilité dans la variation de leur progression, ce qui confirme que leur ancien bassiste Markus Hietamies a fait une brillante décision en optant pour le kit afin de forger un cadre solide pour permettre à la formation de devenir plus créativement maniaque- l’ex-guitariste de RANGER Jaakko Hietakangas est aussi très polyvalent et sait s’adapter aux break-neck meltdowns de ce groupe, au même titre qu’il garde les yeux ouverts pour les moments où des sections rythmiques plus étoffées doivent être mises de l’avant dans les portions de l’album qui sont plus décontractées dans la façon dont ils prennent la grande route.

Cette formation est, à mes oreilles, prête à frapper les arénas et faire des tournées avec les bands qui sont de l’extérieur de la Finlande, afin de prouver que ce pays est d’une nature très symbolique au cours des dernières années quand vient le temps de faire revivre une scène que beaucoup de vieux détracteurs grisonnants (comme Gene Simmons) adorent considérer morte et stérile. Je ne peux pas dire que ça m’arrive souvent d’être aussi impressionnée par un groupe qui décide de sortir l’artillerie lourde à son 2ème album. Une chose est certaine, le délai entre les deux parutions de SPEEDTRAP a été mise à profit, ce qui est clairement perçu par mes oreilles. Ils ont pris le temps qu’il faut pour travailler leur art au point où ils étaient effectivement prêts à montrer qu’ils ont haussé leur jeu d’une coche et même plus. Je serai heureuse de prendre ce type de préoccupation pertinente pour la qualité par opposition à une hyperproductivité prétentieuse qui sert de remplissage parce que c’est comme ça que les vrais rockeurs doivent traiter cet art qui les pousse à botter des culs avec un petit sourire baveux aux lèvres et le doigt bien tendu dans la face de l’autorité.

Noch la Décapiteuse

 

I’m gonna say right away that if you haven’t heard SPEEDTRAP‘s debut album «Powerdose», you simply gotta go back and sink your teeth into those fucking outstanding beginnings because of how stripped down and gnarly this collection of tracks happens to be. It pulls out all the goddamn stops when it comes to bringing the Finnish scene on the forefront of what matters in NWOBHM-roasted rock and roll thanks to a band that had then only gotten started; this whole record sounds like the complete and utter destruction of a rehearsal space with a demo’ish production that makes it sound more organic, making the message clear that no frills or bullshit are required to over-polish the fact that these dudes are leaders of the pack without the poofter pretense attached to the latter title that they certainly have made it clear they deserve.

On their sophomore «Straight Shooter», they stepped up the plate in order to clearly define and properly expose their array of weaponry in a manner that makes them more of a distinguishably mature and well-honed piece of machinery. They’re not simply rockstars in the making having a ball rehearsing over a pub no more (not that I’ve gotten nearly enough of this specific spirit of their earlier incarnation and I would gladly listen to as many raw recordings as they’ve got outside of that first LP)- they expand the scope of their approach by turning their brand of speed riffing into more structured affairs that range from accessible radio rock type of teases all the way to more off the rails patterns of thought and execution with songs that showcase more unpredictability in variation of pacing, which definitely makes it blatant that their former bassist Markus Hietamies has made a brilliant decision by switching to the kit to forge a solid framework to allow this lot to go properly and more creatively manic- ex RANGER guitarist Jaakko Hietakangas is also very versatile and knows to adapt to this band’s break-neck meltdowns as much as he keeps his eye open for the moments where meaty rhythm sections must be on the dot to bring the goods in sections of the album that are more casual in the way they take the high road.

This unit is, to these ears, ready to hit the arenas and tour with acts that are from outside of Finland, in order to prove that the latter country is of a very symbolic nature in recent years when it comes to reviving a scene many old and greying naysayers (such as Gene Simmons) love to assume is dead and barren. I can’t say I manage to often be this impressed in the case of bands that are comin’ out the woodwork with what is merely their second long-player. One thing is for certain, the delay between SPEEDTRAP‘s releases has a use that is clearly picked up on by these ears- they have taken the time it requires to fully work their craft to the point where they were ready to actually show they have upped their game and ante, and I’ll gladly take this type of significant concern for quality over pretentious and wanky filler hyperproductivity any day, because this is how true rockers treat the art that gets them moving onward and kicking life up the shins with a shit-eating grin and a finger up the face of authorities.

Noch la Décapiteuse