Lindemann - Skills in pills

 

LINDEMANN
«Skills in Pills»
Warner Music
22 juin 2015

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Il y a un moment que l’on a pas eu de nouvelles du groupe allemand Rammstein. Beaucoup de rumeurs ont été écrites et dites, mais le groupe n’a fait qu’une longue pause et va se réunir à l’automne. C’est ce que Till Lindeman, mon sujet d’aujourd’hui, a dit dernièrement dans une entrevue accordée au journal Le Soleil de Québec. Le leader de Rammstein n’est pas du genre à attendre longtemps pour faire parler de lui. Plusieurs fans comme moi ont eu une magnifique surprise de voir que celui-ci s’était lancé dans une carrière solo avec le musicien multidisciplinaire et producteur suédois Peter Tägtgren. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le membre fondateur et principal du groupe Hypocrisy et de plusieurs autres groupes.

Tous les deux ont commencé à parler du projet Lindemann en 2013 lors de la dernière tournée de Rammstein en Suède. L’album a été lancé le 22 juin 2015. À la grande surprise de tous, l’album est entièrement en anglais. Il dit que ça lui donne une autre liberté d’écriture et aussi n’entre pas en conflit avec son groupe principal. J’arrête de parler des nouvelles et je parle de l’album.

Contrairement à ce que l’on pouvait s’attendre du duo, il est resté dans la musique industrielle/rock. L’album n’est pas très différent de ce que l’on a connu dans le passé avec Rammstein. J’ai peut-être eu un fantasme d’entendre Till Lindeman chanter sur une musicalité plus Black/Death métal, mais ce n’est pas le cas. Par contre, l’album est beaucoup plus électronique que du Rammstein. Les arrangements musicaux sont super bien orchestrés par Tägtgren. Ça fait un album très mature et très complet. Même les quelques chansons qui sont moins intéressantes la première fois, deviennent de plus en plus accrocheuses à force d’écoute. Je ne sais pas si c’est à cause qu’il chante dans la langue de Shakespeare, mais quelque fois, on a l’impression qu’il chante moins, mais plutôt qu’il parle de manière mélodique. On sent très bien l’accent très carré allemand, dans son anglais. Je suis très contente que les paroles soient sur le net, c’est plus facile à comprendre quand on lit les paroles.

On a ici un album beaucoup plus personnel qu’à l’habitude. Il parle beaucoup plus de lui, de ses différentes passions et surtout de sujet qu’il ne se permet pas habituellement de partager. Les principaux sujets des pièces sont tout de même très fidèles à lui même, un amalgame de sujets tabous et de passions comme: la facilité de la prise de médication lors d’une dépression, la facilité d’avoir un partenaire homosexuel, l’amour avec une femme ronde (voir grosse), les pratiques sexuelles scatophiles, etc. Quand on s’attarde aux paroles de certaines pièces comme la pièce «Fish on», on ne pense pas entendre une chanson sur la chasse nocturne d’un homme dans un bar qui se fout un peu de ce qu’il va attraper. C’est le type de poésie typique de notre cher Lindemann. L’album est à la fois dynamique et doux. Ce qui ne change pas de ses habitudes. Quand la mélodie est rythmée les sujets sont des sujets plus directs et sociaux, si la mélodie est plus douce, les paroles sont plus personnelles et intimes. Ce qui donne une belle harmonie.

La chanson qui m’a le plus marquée est la dernière chanson de l’album:«That’s my Heart». On retrouve un Lindemann passionné qui nous chante une magnifique balade. Après avoir lu les paroles qui accompagnent bien la mélodie mélancolique, je l’ai trouvée encore plus romantique mais à la fois très triste. Le refrain est accompagné d’une chorale, qui chante en cœur. Vraiment, c’est magnifique.

Il est difficile pour moi de ne pas être déjà vendue à cet album car je suis une très grande fan de Rammstein et encore plus de Till Lindemann. J’ai attendu avec impatience cet album et je ne suis aucunement déçue. Il parle même de faire un deuxième album que j’ai déjà hâte d’entendre. J’ai aussi hâte de le voir en spectacle avec Peter Tägtgren. Je lui donne quasiment une note parfaite.

Marie-Noëlle Anctil

 

It’s been a while since we heard of the German band Rammstein. Many rumors have been written and said, but the band just took ​​a long break and will get together this fall. That’s what Till Lindeman sais lately in an interview published in Le Soleil de Québec newspaper. Rammstein‘s frontman is not the kind of guy to be out of the spotlight for a long time. I guess many fans like me were surprised though to discover he embarked on a solo career pairing with multi-instrumentalist and renowned Swedish producer Peter Tägtgren. For those not knowing the latter guy, he’s leader/founder of many bands from which Hypocrisy.

Both guys started talking about this collaboration in 2013 during last Rammstein tour in Sweden. It finally got out on June 22nd and to my surprise, it’s all in English. He said that it gives him a different scope and doesn’t stray in the same path as his other band.

Ok now enough said about the pre-release press info and let’s talk about the album. This album isn’t far from what we’ve been served by Rammstein. Maybe I had a fantasy about Till Lindeman singing in a Black/Death metal range but it didn’t happen. Emphasis is put on electronic ambiances. Tägtgren‘s musical arrangements are superbly orchestrated, crafting a fully mature album. Even those few songs that didn’t get me at first hearing became more and more catchy with repeated listenings. On the vocal side, sometimes I get the impression that it’s less singing and more melodic narrating. We also feel that coarse German accent in his English. I’m happy the lyrics are on the net cause it helps a lot to get what is sung.

The subject addressed in the lyrical theme of this album are more on the personal side than usual. Till Lindeman talks more about himself, his different passions and some thing he usually keeps for himself. The main theme still reflects his shown personality and deals with societal taboos like prescription drugs abuse for depression treatment; the relative ease for homosexual relations; sexual relations with chubby (if not fat) women; scatophiles sex; etc… When listening closely to «Fish on», you’ll follow the night hunt of a man who really doesn’t care what he’ll end up with. This is typical Till Lindeman‘s poetry.

This album is energetic and smooth at the same time keeping in tune with his way of doing things. When songs are fast, they get into social issues and when songs are smooth, they get into personal matters. The song I liked the most is «That’s my Heart», the last one on the album where a passionate Lindemann sings a magnificent ballad. After reading the lyrics of this melancholic melody, I thought it was even more romantic but at the same time, so sad. The chorus is accompanied by a choir… it’s simply marvelous.

It’s hard for me as a Rammstein die hard fan (and even more of it’s frontman Till Lindemann) not to be already sold to this album. I eagerly awaited it and I’m disappointed in any way. He even talks about making a second album that I already look forward to. I also look forward to seeing a show with Peter Tägtgren. This album nearly deserves a perfect note.

Marie-Noëlle Anctil