LIGHTNING BOLT
«Fantasy Empire»
Thrill Jockey
Mars 2015
Liste des pièces
«The Metal East»
«Over the River and Through the Woods»
«Horsepower»
«King of My World»
«Mythmaster»
«Runaway Train»
«Leave the Lantern Lit»
«Dream Genie»
«Snow White (& The 7 Dwarves Fans)»
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Ça fait vingt ans que le duo états-unien basse/batterie LIGHTNING BOLT propose sa destruction sonore et le voici de retour avec son sixième album après un délai de six ans. Pensez-vous qu’ils ont pris tout ce temps pour réfléchir et ont décidé de changer? Oubliez-ça. Ils ont toutefois pris la peine de se magasiner un studio afin de raffiner leur son, qui sonne moins claustrophobe qu’avant.
Dès qu’a débuté «The Metal East», j’ai eu l’impression que la basse de Gibson sonnait la charge de la cavalerie pendant que la batterie de Chippendale pilonnait un air martial frénétique. Après cette intro, ça décolle sur les chapeaux de roues et le vocal de Chippendale vient rejoindre tout ça comme un rameuteur de foule criant dans son mégaphone pour nous haranguer.
C’est parti pour un album qui ne vous laissera pas grand répit. Vous allez être bon pour 48 minutes de riffs de basse complètement tordus et distorsionnés, jumelés à une batterie disjonctée, qui est autant capable d’être mélodique que frénétique ou chaotique. Pour compléter le tout, le vocal du chanteur/batteur est modifiée pour faire cette espèce de voix déchirée avec reverb qui passe en arrière-plan, question de fournir un peu d’aigu dans cette avalanche de basse… quoique la basse fait aussi des aigus qui vont surprendre; Gibson a plus d’une corde (de banjo) à son arc.
Malgré qu’ils soient considérés comme d’allégeance noise rock, ne vous attendez pas à ce que ce soit un barrage de son linéaire; ils prennent le temps de nous blueser ça dans «Horsepower», de devenir psychédélique dans «King Of My World», de faire un bout quasi-dansant au milieu de «Mythmaster», qui amène une rythmique groovy drum&bass, et d’être un peu psychotique avec «Runaway Train».
Après l’interlude «Leave the Lantern Lit», «Dream Genie» revient nous assommer avant de nous laisser dans les limbes du début de «Snow White (& The 7 Dwarves Fans)», une composition de plus de onze minutes qui les voit expérimenter sur le même riff à diverses vitesses au travers de leurs autres exercices de déconstruction rythmique et sonore.
Il y a vraiment plein d’idées dans leur musique et ce qui me fascine avec LIGHTNING BOLT, c’est leur capacité à être aussi bruyant et intense à seulement deux instruments tout en gardant un côté quand même mélodique.
Pour les amateurs qui se foutent pas mal des genres de musique heavy, en autant que ça drive et que ce soit lourd, LIGHTNING BOLT devrait trouver le moyen de vous faire triper surtout depuis qu’ils ont affiné leur son avec cet album. Je vous encourage fortement à vous procurer «Fantasy Empire».
Lex
It has been twenty years that the American bass/drum duo LIGHTNING BOLT offers its sonic destruction and the Brians (Gibson on bass and Chippendale on drum and vocals) are back with their sixth album that took six years to come out. Do you think they thought things over during that time and decided to change? Just forget it. However, they bothered to shop around a studio to refine their sound that sounds less claustrophobic than before.
When begins «The Metal East», I felt like Gibson‘s bass was calling a cavalry charge while Chippendale‘s drums pounded a frantic martial beat. After this intro, it shifts in full gear as Chippendale joins his voice to all this sounding like a crowd leader shouting in his megaphone.
This starts an album that will not leave you much respite. You will be good for 48 minutes of completely twisted and distorted bass riffs paired with a tripped out drummer that is capable of being as hectic or chaotic as melodic. To top it all, the voice of Chippendale is transformed in a voice modifier to make that kind of torn shrieky voice with reverb hovering in the background to provide some high notes in this bass tone avalanche… although the bass guitar also provides high notes in a surprising way; Gibson has more than one (banjo) string to his bow.
Despite being classified as Noise Rock, do not expect it to be a thick wall of sound because they take the time to be bluesy in «Horsepower»; to become psychedelic in «King Of My World»; to make a very danceable portion in the middle of «Mythmaster» that brings some groovy drum & bass rhythmic; and to be a bit psychotic with «Runaway Train».
After the interlude «Leave The Lantern Lit», «Dream Genie» returns with some knock out punches before leaving us in the limbo at the beginning of «Snow White (& The 7 Dwarves fans)», a composition of more than eleven minutes that sees them experimenting on the same riff at various speeds through their other sonic deconstruction exercises.
There are really lots of ideas in their music and what fascinates me with LIGHTNING BOLT is their ability to be as loud and intense with just two instruments while keeping still a strong melodic side underneath.
For fans who do not care a lot about genres and really like it when it is definitely loud and heavy, LIGHTNING BOLT should appeal to you especially since they have refined their sound with this album. I strongly encourage you to obtain «Fantasy Empire».
Lex





