Fin'Amor - Forbidding Mourning

 

FIN’AMOR
«Forbidding Mourning»
Self-release/Indépendant
7 Juillet 2015

 

*English version follows
J’vais débuter en disant que FIN’AMOR, c’est un band New-Yorkais. J’entends cette information nulle part dans leur son. Ça se peut assez fort bien que même leur nom indique qu’ils savent ça pas à peu près. En passant le pas de la porte, la première affaire que j’entends, c’est des influences AMORPHIS et oldschool ATROCITY. C’est rafraîchissant à souhait, et beaucoup plus Finnois dans la nature de son attaque qu’Américain ou «blue collar».

Ce genre de funeral doom accentué de death-doom, ça prend un talent débordant pour l’exécuter correctement d’une manière qui va réellement me sacrer au feu en me poussant à en redemander. Ce qui fait que cet engagement est réellement et audiblement pris sur «Forbidding Mourning», c’est que les émotions exprimées à travers le musicianship ne sont pas filtrées ni embellies. Je me ramasse à trouver que sur trop d’albums en ce genre, un certain besoin de trop se contenir est facile à cibler dans l’approche du vocal autant que de la guitare ou du drum qui semble être pas mal trop loin du reste du band pour me donner l’impression qu’ils sont réellement rassemblés dans la même pièce. Le manque d’unification est alors facile à entendre et à imaginer et le résultat en termes de songwriting n’est peu, voire pas, compact. Ce que ça apporte réellement en termes de défoulement est vachement amoindri et c’est loin de calmer un craving.

Ici, les gars nous démontrent qu’ils sont écoeurés de ce genre d’unwritten rule of the modern times en nous sacrant une volée. Le vocal est percutant et bien calculé dans la progression de son approche pour réussir à nous emmener l’esprit dans un épais brouillard d’orgasmique libération de l’âme et de la rage qui peut nous posséder quand on se met à confronter des émotions qui ont été enfouies trop longtemps. La performance de ce frontman est une thérapie en elle-même. La guitare amène des riffs et leads qui ont un penchant folksy et déprimant à la fois comme AMORPHIS et une touche peut être plus present day en emmenant un mélange de post rock et death-doom ambient qui me fait penser plus à PARADISE LOST; ajoutez à cela une touche d’angoisse frénétique et engageante nappée d’en masse de vibes gothiques qui donnent à cela une touche un peu plus 80s et glauque. Le drum est diversifié et a un focus enflammé et dangereux. La basse sonne aussi macabrement sanglante que jamais.

Honnêtement c’est pas de refus. C’est tellement facile de se planter en tentant cette formule que quand c’est aussi bien fait, on en veut immédiatement plus. Je déconne pas.

Noch la Décapiteuse

 

I’ll start by saying that FIN’AMOR is a New York band. I can’t relate to this information anywhere in their sound. It may well be in their name that we’ll find clues that their inspiration comes from some other country. Stepping into the album, the first thing I hear is AMORPHIS and oldschool ATROCITY influences. It’s nicely refreshing, and much more Finnish in the nature of its attack than American or «blue collar».

This kind of funeral doom, accentuated by some death-doom, takes skillful musicianship to craft songs in a way that will really turn me on, leaving me craving for more. Proof that this commitment is actually taken on «Forbidding Mourning» is that the emotions expressed through the musicianship are not filtered or embellished. On too many albums in this genre, I feel the will to restrain the vocal approach as well as for guitars and also that often the drum sound afar from the rest of the band which gives me the impression that they are NOT actually in the same room together. Thus the lack of unification is easy to hear and the result in terms of songwriting is little or not at all compact. What it actually brings in terms of emotional release is then diminished and it is really far from satisfying my craving.

Here, the guys show that they are fed up with this kind of unwritten rule of the modern times by ramming their way in. The vocal is powerful and well calculated in the progression of its approach to successfully bring our minds into a thick fog of orgasmic freeing of the soul by releasing the rage that develops when confronted to emotions that were buried too long. The performance of this frontman is a therapy by itself. The guitar riffs and leads tends to be folksy and at the same time depressing as AMORPHIS with a more present day touch added by a mixture of post rock and death doom atmosphere that brings to mind PARADISE LOST; add some frantic anxiety flooded with Gothic vibes that give it a touch a bit more 80s and murky. The drum is diverse and has a fiery and dangerous focus. The bass sounds gruesomely bloody.

Honestly, I’d take this all the time. It’s so easy to fail by trying this formula but when it is done that well, I immediately shout for more. I’m not kidding.

Noch la Décapiteuse