Ethmebb - La quete du Saint Grind Cover

ETHMEBB
«La quête du Saint Grind

Self-Release
Janvier 2017

Liste des pièces
1 «Tathor, l’Echalote de ses Morts»
2 «Lost My Grind»
3 «Orlango Blum»
4 «GPS : Gobelin Par Satellite»
5 «A la recherche de la découverte de la quête pour trouver le Saint Grind»
6 «Pirates of the Caribou»
7 «Bruce Lee mena l’Amour»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Si le groupe ETHMEB officiait lui dans le Grindcore, un genre dont savent s’extirper du lot quelques artistes capables de proposer des univers riches et jouant avec les codes, sa transmutation en ETHMEBB a vu son style musical évoluer. N’empêche que son passé n’est jamais bien loin, comme on peut le constater à la vue du titre de son album «La quête du Saint Grind».

La première piste en guise d’introduction instrumentale démontre d’ores et déjà l’approche symphonique planant sur le concept «heroic fantasy» de ce disque. Trois bonnes minutes nous laissant pénétrer son univers en évitant pour le moment les secousses. Il en sera d’ailleurs de même au cours de la première partie du symbolique «Lost My Grind», renvoyant évidemment tout de suite à l’évolution d’ETHMEBB, mais également au Grind de Tathor, le chevalier dont on suit l’histoire durant ce CD. Le héros n’ayant en tête que la récupération de son Grind qui lui a été dérobé. On notera d’ailleurs que «La quête du Saint Grind» se fera au travers de morceaux gagnant en durée les uns après les autres pour atteindre de longues plages, de quoi trancher avec le Grindcore classique.

Le mélange entre le Black Metal, l’identité Progressive des mélodies et l’enrobage Symphonique se fait de plus en plus ressentir avec «Orlango Blum», sachant tantôt mixer les courants et tantôt tirer davantage vers l’un, puis vers l’autre et ainsi de suite. Cependant la formation va encore plus loin afin de chercher de l’originalité, tout en restant ancrée dans le concept de l’album et en continuant de lui insuffler des traits d’humour dès que possible. On en veut pour preuve le gobelin s’invitant vocalement sur «GPS : Gobelin Par Satellite», un moment apportant beaucoup de fraîcheur grâce à son interprétation accrocheuse et piquante. Cela est tout autant percutant lors de l’arrivée des jambes de bois et cache-œil avec «Pirates of the Caribou» allant à certains moments au-delà du simple flirt avec les sonorités festives typiques de la piraterie. Et que dire de ce voyage dans «La Vie en Rose» d’Édith Piaf lors de «Bruce Lee mena l’Amour» pour finalement mener à la pièce cachée qui surprend mais finalement pas tant que cela quand on pense à nos propres aventures dans le domaine de l’heroic fantasy qui ont plutôt lieu dans des mondes en 8 ou 16 bits.

Amusant de par son concept, tout en offrant une alchimie musicale sérieuse, «La quête du Saint Grind» d’ETHMEBB a de quoi toucher le public en ayant marre des cases trop sérieuses dans lesquelles des groupes s’engouffrent pour de mauvaises raisons.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

If the group ETHMEB officiated in Grindcore, a style where a few artists are capable of offering a rich universe and playing with the codes, its transmutation into ETHMEBB saw its musical style evolve. Nevertheless, its past is never far away, as can be seen from the title of the album «La quête du Saint Grind» (The Quest For The Holy Grind).

The first track as an instrumental introduction already shows the symphonic approach supporting the «Heroic Fantasy» concept of this album. Three minutes inviting us smoothly in this universe. It remains calm for the first part of the symbolic «Lost My Grind», obviously referring immediately to the evolution of ETHMEBB, but also to Tathor, the knight whose story we follow during this album. The hero only has in mind the recovery of his Grind that was stolen from him. Note also that his quest for the Holy Grind will be through compositions increasing in length one after the other to finally be long tracks which clash with conventional Grindcore.

The mix between Black Metal, the Progressive identity of the melodies and the Symphonic coating is becoming more and more felt with «Orlango Blum», which sometimes blends the genres but also at times draw more towards one, then towards the other and so on. However, the band goes even further in search of originality, while remaining anchored in the concept of the album and continuing to infuse humor as often as possible. I bring as proof the goblin inviting himself on «GPS : Gobelin Par Satellite», a moment bringing a lot of freshness thanks to his catchy and spicy vocal interpretation. This is just as hard hitting with the arrival of the wooden legged and eye patched character with «Pirates of the Caribou» going at times beyond a simple encounter with the festive sounds of typical Pirate Metal. And what about this trip in Edith Piaf‘s «La Vie en Rose» (mostly known in the English-speaking world for the cover done by Grace Jones)  during «Bruce Lee mena l’Amour» that eventually leads to the hidden song that surprises but ultimately not that much when we think that our own adventures in the field of heroic fantasy take place in worlds where music is in 8 or 16 bits.

Amusing by its concept, while offering a serious musical alchemy, ETHMEBB‘s «La quête du Saint Grind» has something to reach the public fed up with the stranglehold of restraining Metal genre in which, for bad reasons, groups are trapped in.

Blytch