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ENIME
«Demon Inside»
Self-Release
Juillet 2016

Liste des pièces
1- «Demon Inside»
2- «Break the World»
3- «Pretty Face»
4- «Selling Fear»
5- «Lies»
6- «The Darker Side of Me»
7- «Choose a God»
8- «Dead Ended»
9- «Claiming Justice»
10- «Can’t Rewind»
11- «You Won’t Drag Me Down»
12- «Become One»

****Scroll down for English version.
Le groupe montréalais ENIME a fait paraître en juillet son premier album et après mes multiples écoutes, il est évident que les gars ont été influencés par la NWOBHM, le vieux punk et Metallica/Megadeth.

La pièce-titre «Demon Inside» débute avec une intro qui installe une atmosphère spooky et qui se fond bien avec la suite de la pièce. On sent tout de suite une énergie intéressante bien servie par les variantes du vocal qui conservent tout au long une belle harmonie avec les mélodies. Il y a une franche intention de chanter au lieu de juste gueuler. Il y a aussi plein de petits moments comme les semi-spoken words qui sont cools mais pas sans rappeler Mustaine. L’intensité est au rendez-vous et ça part très bien l’album.

«Break the World» a comme brisé la vibe de la pièce précédente. Elle a des riffs particuliers répétitifs et un vocal assez linéaire qui ne m’ont ni l’un ni l’autre accroché.

Avec «Pretty Face», j’ai un feeling Metallica-Megadeth-Testament. Il reviendra aussi fortement pour «Dead Ended» où j’ai encore eu la sensation d’un mélange de riffs de Metallica et Megadeth dans la première partie de la composition. Ça me donne toujours un drôle de feeling quand j’entends un riff, pense le reconnaître et que tout à coup, la musique part ailleurs que ce qui est l’enchaînement que ma mémoire me propose. Essayez de ne pas vous faire surprendre par le début de «Choose a God» ou le bridge de «Claiming Justice».

«Selling Fear» (Vidéo plus bas) revient me montrer ce que j’avais vu dans la première pièce de l’album. Un bon mélange de riffs pesants, une bonne section rythmique et surtout des couplets accrocheurs qui nous restent rapidement en tête.

«Lies» et «Claiming Justice» nous montrent leur côté punk avec une bouncing bass sur beat Thrash/Punk effréné. Ça a la drive de «Possessed» ou «I Shot The Devil» de Suicidal Tendencies. Mention spéciale pour le chanteur qui se crie le cœur en criant «Lies».

«The Darker Side of Me» est tout le contraire car j’ai eu l’impression que la musique faisait du stop&go et qu’elle me promenait de part et d’autres et «Choose a God» ralentit de beaucoup le niveau d’agressivité et donne un feeling Hard Rock beaucoup plus que Metal ce qui en fait une pièce catchy quasiment dansante.

Parlant de catchy, la palme revient au refrain de «Can’t Rewind» et comme il se répète en boucles pour terminer la pièce, elle aurait parfaitement terminer l’album et comme ce n’est pas le cas, je leur suggère d’en faire leur dernière pièce en concert. L’album repart pourtant pour deux autres pièces avec «You Won’t Drag Me Down», une pièce Thrash qui rappelle les meilleurs moments d’Exodus et «Become One» qui m’a rappelé que j’aurais préféré «Can’t Rewind» pour terminer l’album.

ENIME a sorti un album solide dont la production est impeccable et fait tout sonner comme de la brique. Chaque pièce prend sa juste place et il n’y a pas de remplissage. Même les soli inévitables (et tous savent que je déteste les soli de guitare à l’emporte-pièce) ne m’ont pas dérangé parce qu’ils sont bien supportés par la section rythmique qui évite de devenir générique et insipide. Par contre, l’utilisation d’introduction pour la quatrième, la sixième et la neuvième pièce m’a rendu un peu perplexe. Je comprends qu’elles servent le propos véhiculé par l’album concernant la folie humaine latente à laquelle nous sommes tous exposés au quotidien et qui menace de posséder même les plus insoupçonnés. Toutefois, lors de l’ultime utilisation, je me suis quand même demandé si ces intermèdes brisaient le momentum de l’album. En tout cas, vous le jugerez bien par vous-mêmes.

Avec une musique Thrash Old School qui ne sera pas sans rappeler le Metallica, Megadeth, Exodus et autres Testament des années 80-90 tout en ayant sa propre personnalité qui ne manque pas d’attrait, ENIME mérite votre attention si votre exploration du Thrash vous a mené vers Trivium qui n’est pas non plus sans rappeler les groupes ci-haut mentionnés.

Lex Ivian

The Montreal group ENIME released its first album in July and after my multiple listenings, it is obvious that the guys were influenced by the NWOBHM, the old punk and Metallica / Megadeth.

The title track «Demon Inside» begins with an intro that installs a spooky atmosphere and blends well with the rest of the song. I immediately feel an interesting energy well served by the variants of the vocal which present all along a beautiful harmony with the melodies. There is a real intention of singing instead of just yelling or screaming. There are also plenty of little moments like the semi-spoken words that is cool but not without recalling Mustaine. The intensity is at the rendezvous and it starts very well the album.

«Break the World» unfortunately lost the vibe of the previous song. It has particular repetitive riffs and a fairly linear vocal that did not hook me.

With «Pretty Face», I have a Metallica-Megadeth-Testament feeling. It will also come back strongly for «Dead Ended» where I still had a feeling of a mix of Metallica and Megadeth riffs in the first part of the composition. It always gives me a funny feeling when I hear a riff, think I recognize it and that suddenly the music goes elsewhere than what is the sequence that my memory offers me. Try not to be surprised by the start of «Choose a God» or the bridge of «Claiming Justice».

«Selling Fear» (Scroll up to watch the lyric video) returns to show me what I saw in the first track of the album. A good mixture of heavy riffs, a good rhythm section and especially catchy couplets that quickly sink in and stay in the head.

«Lies» and «Claiming Justice» show their punk side with a bouncing bass on a fast-forward Thrash/Punk beat. It has the drive of «Possessed» or «I Shot The Devil» of Suicidal Tendencies. A special mention for the singer who screams his heart out in «Lies».

«The Darker Side of Me» is just the opposite of fast-forward because I had the feeling that the music was doing some stop&go and was shfting side to side and then «Choose a God» slows down the level of aggressivion and gives a Hard Rock feeling much more than Metal which makes it a catchy song almost dancable.

Speaking of catchy, the palm goes to the refrain of «Can’t Rewind» and as it is repeated in loops to finish the song, it would perfectly finish the album. As it is not the case, making it their closing song in concert would fit perfectly. The album keeps going for two more songs with «You Won’t Drag Me Down”, a Thrash song that reminds me the best moments of Exodus and «Become One» which reminded me that I would have preferred «Can’t Rewind» to finish the album.

ENIME has released a solid album for which the production is impeccable and makes everything hit like a ton of bricks. Each song takes its proper place and there is no filler. Even the inevitable solos (and all know that I hate guitar solos bursting out of nowhere) did not bother me because they are well supported by the rhythm section which avoids becoming generic and tasteless. On the other hand, the introductory use for the fourth, sixth and ninth songs left me a little perplexed. I understand that they serve the purpose conveyed by the album lyrics concerning latent human madness to which we are all exposed on a daily basis and which threatens to possess even the most unsuspected. However, during the ultimate use, I wondered if these interludes broke the momentum of the album. In any case, you will judge it by yourselves.

With an Old School Thrash music that will remind you of the Metallica, Megadeth, Exodus and other Testament of the 80s and 90s while having its own personality that is not without appeal, ENIME deserves your attention if your exploration of Thrash led you to Trivium which is also not without reminding the aforementioned groups.

Lex Ivian