DIE FORM÷Musique Concrète
«Cinema Obscura»
Novembre 2015
«Melodia Melancolica»
«Kantic Music»
«Immobilis»
«Molecules»
«Tempus Ex Tenebrae»
«Vivarium»
«Monoxyde Action/ohne Luft Part. 1»
«Mnemodrame (Théâtre De La Mémoire)»
«Mental Room»
«Presomniac Fields»
«Monoxyde Action/ohne Luft Part. 2»
«Cinema Obscura»
*Scroll down for English version; translation by Lex Ivian
Il y a des albums pour lesquels je mets beaucoup plus de temps d’écoute parce que les compositions sont hyper complexes et je ne sais pas comment je pourrais décrire la musique que j’entends. Ce fut le cas avec «Cinema Obscura» par Die Form ÷ Musique Concrète. Je vais essayer de vous en parler du mieux que je peux et comme d’habitude, Lex fera en sorte d’améliorer le tout en rendant mes idées compréhensibles et mon texte lisible. Bon c’est parti…
Ce qui est merveilleux avec ce type de musique, c’est qu’on ne voit pas le temps passer, ni l’album. Chaque pièce est unique ainsi que totalement décousue dans le sens que la musique est en continuel changement. Il y a toujours quelque chose de différent qui s’ajoute à la complexité des pièces. Tout est calculé comme si chaque composition servait à accompagner diverses scènes pour former la trame sonore d’un film où l’auditeur pourrait s’imaginer le scénario. D’ailleurs, quelle idée géniale de débuter avec du thérémine qui a cette aura mélancolique (comme le titre de la pièce le dit si bien) et vaguement sombre parfait pour du Cinéma Obscure. Pour ma part, j’ai trouvé que certaines pièces donnaient une ambiance plus érotique. Et comme une musique composée expressément pour former la trame sonore d’un film (comme dans le cinéma d’auteur par opposition au ramassis de hits de la Pop Chart formant la trame sonore des films blockbusters), j’ai même eu l’impression que les pauses entre chaque chanson n’étaient qu’une volonté de fragmenter une seule composition. Comme je le disais plus haut, chaque note, chaque tonalité et rythmique sont à leur place et coordonnées pour donner des pièces uniques en leur genre. De plus, malgré tous les «bruits» musicaux qu’on peut entendre, il n’y a pas de fioritures pour le plaisir de remplir. Tout a été soigneusement décidé et mis en place. Bien sûr, plus d’un n’y entendront que du bruit, mais si l’écoute est poussée un peu plus loin afin de s’intéresser à la profondeur des pièces présentées, l’auditeur pourra visualiser divers scénarios et même certains moments où il aura l’impression que c’est le temps de passer à la pause télé-publicitaire comme avec la pièce «Mnemodrame» qui offre une musique qui rappelle celle qu’on entend, si on n’a pas encore zappé de chaînes, pendant que la speakerine dit «Ne quittez pas, nous sommes de retour après ces quelques mots de nos commanditaires».
Je termine en disant que j’ai adoré cet album. Je trouve que DIE FORM réussit avec brio un amalgame complexe. Je suis tombée sous le charme et je l’écoute vraiment souvent. C’est une musique qui peut être très déstabilisante pour quelqu’un qui n’est pas habitué. Si vous êtes curieux, écoutez l’album via soundcloud et si c’est votre genre, voici le lien bandcamp où vous pouvez acheter l’album. J’ai lu mais je ne me rappelle pas où, que Philippe Fichot, le cerveau derrière la musique de Die Form, est photographe et qu’il propose une scénographie vidéo très importante lors des prestations live. Pour cette raison, j’aimerais beaucoup assister à un de ses spectacles. Ça doit être assez intense à voir; ça doit être une expérience hors du commun.
Je donne un 9,8/10 et jusqu’à maintenant, c’est ma découverte coup de cœur de 2016.
Marie-Noëlle Anctil
Lex Ivian (Correction et Édition)
There are albums that I put a lot more time listening to because the compositions are hyper complex and I do not know how I would describe the music I hear. This was the case with «Cinema Obscura» by Die Form ÷ Musique Concrète. I will try to tell you about it the best I can and as usual, Lex will upgrade it by making my ideas understandable and my text readable. Well here we go…
The wonderful thing with this type of music is that we do not see the time passing by, or the album. Each song is unique and completely disjointed in the sense that music is constantly changing. There is always something different which adds to the complexity of the songs. Everything is calculated as if each composition was created to accompany various scenes and thus form the soundtrack of a film where the listener could imagine the scenario. Besides, what a great idea to start the album with theremin; this special musical instrument has this melancholic aura (as the title of the track so truly puts it) and vaguely dark something perfect for an Obscure Movie. Personally, I found that some songs gave a more erotic atmosphere. And as a soundtrack composed specifically to accompany a film (as in the «Cinéma d’auteurs» in opposition to the soundtrack of blockbuster that are just patchwork made of Pop Chart Hits), I even had the impression that the pauses between each song were a will to fragment a single composition. As I said earlier, every note, every tone and rhythm are in place and coordinated to provide unique songs in their own kind. Moreover, despite all the musical «noises» that can be heard, there is no frills dropped in for the only purpose to fill in. Everything has been carefully decided and crafted. Of course, more than one listener will only hear noises, but if the listening is pushed a little further in order to focus on the depth of the compositions, the listener might visualize various scenarios and even feel that it is time for the TV commercial break when listening to «Mnemodrame» which offers a music reminiscent of what is heard in the background, if one has not zapped the channel when the announcer says, «Stay tune, we will be right back after these few words from our sponsors».
I conclude by saying that I loved this album. I think DIE FORM successfully created a complex amalgam. I fell in love with the album and I listen to it very often. It is music that can be very unsettling for someone who is not accustomed to this genre. If you’re curious, listen to the album via the soundcloud player and if that is your kind of music, here is the Bandcamp link where you can buy the album. I read somewhere that Philippe Fichot, the mind behind Die Form‘s music, is a photographer and that he offers a very important video scenography during live performances. For this reason, I would love to see a live show. It must be intense to see; it must be an extraordinary experience.
I give it a 9.8/10 and up to now, this is my discovery in 2016.
Lex Ivian (Translation)





