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CYPECORE
«Identity»
Adulruna
Mai 2016

Liste des pièces
1. «Intro»
2. «Saint Of Zion»
3. «Where The World Makes Sense»
4. «My Confession»
5. «Hollow Peace»
6. «Identity»
7. «Drive»
8. «A New Dawn»
9. «The Abyss»
10. «The Void»
11. «Outro»
12. «The Hills Have Eyes» (Bonus Track)

**** Scroll down for English version.
Quand j’ai vu la photo promotionnelle des membres de CYPECORE – et je souligne tout de suite que j’aime bien quand un groupe soigne son produit au point où l’esthétisme apporte un gros plus – je me suis dit que ça augurait bien puisque les membres portent un costume qui rappelle l’imagerie cyborg et la présence du préfixe «CY» dans la construction de leur nom me donnait bon espoir que j’aurais droit à du Cybermetal, un style que j’ai particulièrement affectionné au tournant du millénaire alors que j’écoutais plusieurs groupes qui mêlaient Electronique et Metal avec un gros penchant vers l’Electro comme The Kovenant, Sybreed, Kill II This, Pitchshifter, God is LSD et bien sûr l’album «Demanufacture» de Fear Factory qui a changé et dépassé la musique Industrial Metal de l’époque. Je dois avouer que «Remanufacture», l’album de reprises Electro, avait même des reprises que je trouvais meilleures que les originales de Fear Factory.

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Alors la curiosité piquée par cette photo et le texte qui explique le concept post-apocalyptique de l’album qui raconte un monde dévasté par une troisième guerre mondiale où les seuls humains survivants doivent recourir à des greffes de parties synthétiques pour survivre dans cet environnement dont l’atmosphère est polluée par les radiations, je me suis mis à l’écoute de «Identity», le troisième album de la formation allemande.

L’intro de l’album est parfaitement dans le ton avec ces sons qui m’ont fait penser à des bruits de machines produisant des paroles de style cybernétique. Des images des films «Terminator», «Matrix» et autres cybermovies à la «Screamers» me jaillissaient en tête alors que ça s’enchaîne sans coupure avec «Saint Of Zion». Zion, c’est la seule cité humaine existante dans le film «Matrix» mais c’est aussi le mont où, selon certaines anciennes écritures, la cité utopique de Jerusalem a été érigée par David. Enfin peu importe, la pièce s’élance sur les chapeaux de roues. C’est définitivement pour les fans de Fear Factory et Sybreed. D’ailleurs, la façon d’amener les vocaux clean au milieu de la chanson a des airs de Burton C. Bell.

Et tant qu’à amener des comparaisons, «A New Dawn» m’a fait penser à «Rude Awakening» de Prong, juste à cause de mon vieux réflexe de DJ qui cherche toujours à trouver avec quoi ça se mixerait bien, et «The Void», avec son vocal modifié et ses claviers rappelle certains moments de The Kovenant de la période «Animatronic» mais peu importe les comparaisons, ça restera du CYPECORE et leur identité musicale est solidement affirmée dès le début de l’album.

Vous avez sûrement remarqué qu’ils utilisent le suffixe «Core», et bien vous en aurez au niveau musical et il y aura aussi une bonne dose de puissants refrains en choeur assez caractéristiques. «Drive» est définitivement la pièce la plus résolument Core de l’album mais le côté Electro reste présent. Pour les autres compositions à tendance Core, elles sont arrangées à leur façon, penchant plus vers le Nu Metal comme «Hollow Peace» qui m’a fait penser à la dynamique de Payable on Death (P.O.D) avec sa mélodie Emo sur rythmique Nu-Metal. «Where The World Makes Sense» est une autre variation sur un même thème avec son échantillonnage en intro qui rappelle le Rapcore pour enchaîner avec des bouncing riffs Hardcore avant d’amener un petit chorus cheesy comme il plait tant au Metalcore.

«My Confession» est la pièce la plus agressive et dans ta face de l’album et en même temps, elle a cette douce mélodie au clavier en arrière-plan qui revient comme un vent apaisant. De son côté, il est intéressant et évocateur de constater que la pièce-titre «Identity» a une rythmique martiale puisque dans le concept, le groupe s’identifie comme étant des soldats cyberhumains combattant pour leur survie. Serait-ce un chant de guerriers, un hymne de ralliement? Ils ont aussi des moments plus pur Death comme avec «The Abyss».

Une fois passé à travers les neuf tableaux proposés pour relater l’histoire de l’album, «Outro» arrive comme la musique qui accompagne traditionnellement l’épilogue d’un film et devrait ici faire le même office et terminer cet album concept. Toutefois, étonnamment, il reste encore une pièce à découvrir, un post-épilogue en fin de compte. Serait-ce comme dans les films de Marvel la scène post-épilogue pendant le générique et qui annonce le prochain film. Si c’est le cas, je suis prêt pour le sequel car «The Hills Have Eyes» a un petit côté Deathcore à la Black Crown Initiate tout en gardant la présence signature des claviers qui apparaissent toujours à un moment donné pour amener cette deuxième dimension à leurs compositions. C’est une pièce qui joue aussi dans les rythmiques et les structures ce qui augure bien pour la suite à ce très bon troisième album.

En résumé, CYPECORE offre un excellent mélange d’Industrial, de Melodic Death et de Metalcore dans un concept global touchant tous les aspects du groupe qui est fort cohérent et qui m’a immédiatement plu. J’ai déjà hâte d’entendre la suite.

Lex Ivian

When I saw the promotional photo of the members of CYPECORE – and I immediately emphasize that I like when a group pushes its product to the point where the aesthetic brings a big plus – I thought that it augur well since the guys wear a costume reminiscent of the cyborg imagery and the presence of the prefix «CY» in the construction of their name gave me great hope that it would be some Cybermetal, a style that I particularly liked at the turn of the millennium. I was then listening to many bands mixing Electronique and Metal with a big leaning towards Electro like The Kovenant, Sybreed, Kill II This, Pitchshifter, God is LSD and of course the album «Demanufacture» from Fear Factory which has changed and surpassed the Industrial Metal music of the time. I must also say that «Remanufacture» the Electro remix of that album was also high on my playlist and to my taste, some of the remixes of this remake were better than the original.

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So my curiosity aroused by this photo and the text that explains the post-apocalyptic concept of the album that tells the story of a devastated Earth after WWIII, where the only surviving humans have to resort to grafts of synthetic parts to survive in this environment of which the atmosphere is polluted by radiation, I listened to «Identity», the third album of the German band.

The intro of the album is perfect with these sounds that made me think of the sounds of machines producing cyber style voices. Images of movies like «Terminator», «Matrix» and other cybermovies «à la Screamers» came to mind as «Saint Of Zion» started. Zion is the only human city existing in the film «Matrix» but it is also the mount where, according to some ancient scriptures, the utopian city of Jerusalem was erected by David. So «Saint Of Zion» start with pure raw power. This is definitely for fans of Fear Factory and Sybreed. Moreover, the way to bring the clean vocals in the middle of the song has something of Burton C. Bell.

And as far as making comparisons goes, «A New Dawn» made me think of Prong‘s «Rude Awakening», just because of my old DJ reflex of always trying to figure out what would be a good mix for the dancefloor, and «The Void», with the modified vocal and the way keyboards are used reminds some moments of The Kovenant of the «Animatronic» era, but no matter the comparisons, CYPECORE‘s musical identity is firmly settled right from the beginning of the album.

You have probably noticed that they use the suffix «Core», and you will have it on the musical level and there will also be a good dose of characteristic chorus choruses. «Drive» is definitely their most resolutely Core song of the album but the Electro side is still present. For the other Core compositions, they are arranged in their own way, sometimes leaning more towards Nu Metal as «Hollow Peace» reminded me of the dynamics of Payable on Death (P.O.D.) with its Emo melody on Nu-Metal rhythm. «Where The World Makes Sense» gives us another variation on the same theme with its sampling in intro that reminds the Rapcore followed by Hardcore’s bouncing riffs before bringing a short cheesy chorus in a style so often heard in Metalcore.

«My Confession» is the most aggressive and in your face song of the album and at the same time, it has this soft keyboard melody in the background that comes and goes like a soothing wind. On the aggressive side, it is also interesting and evocative to note that the title track «Identity» has a martial rhythmic since in the album concept, CYPECORE identifies itself as cyber-human soldiers fighting for their survival. Would it be their warriors’ hymn? They also have more pure Death Metal moments as shown in «The Abyss».

Once passed through the nine tracks proposed to relate the story of the album, «Outro» comes as the music that traditionally accompanies the epilogue of a movie and should here do the same office and complete this concept album. However, surprisingly, there is still a song to discover, a post-epilogue. Is it like in the Marvel’s movies, the post-epilogue scene during the credits which announces the next movie. If so, I’m ready for the sequel as «The Hills Have Eyes» has a little Deathcore vibe «à la Black Crown Initiate» while keeping the signature presence of the keyboards that always appear at some point to bring the song to next level. This song also challenges at some point rhythms and structures. It announces some more good stuff for the sequel to this very good third album.

In summary, CYPECORE offers an excellent blend of Industrial, Melodic Death and Metalcore wrapped in a concept that touches all aspects of the group in a very coherent manner and it immediately appealed to me. I can not wait to hear what is next.

Lex Ivian