«Knuckle Duster»
2013
Listes des pièces
«Dead Set on Livin’»
«Cash Whore»
«Sheep in Wolf’s Clothing»
«Trash Talker»
«Waster»
«Shoot Ya Down»
«Wrecking Ball»
«Knuckle Duster»
«Stranglehold»
«Final Hour»
«Hangman’s Rope»
Débutons par un petit résumé historique car l’épopée chaotique d’Asomvel dure tout de même depuis 22 ans. Le groupe de Harrogate, Angleterre a été formé en 1993 par Lenny Robinson (guitare), Jay-Jay Winter (bassiste/vocaliste) et l’ex-Cathedral/ Acid Reign, Mark Wharton, leur premier batteur. Selon les notes biographiques, une dizaine de batteurs se sont succédés avant l’enregistrement de leur premier demo en 2001 alors que le trio est complété par Klepto. Un deuxième démo (2005) et un EP (2007) suivent ensuite avec Del Nichol derrière les peaux. Le jeu de la chaise musicale derrière la batterie s’est poursuivi amenant Ian Wright sur le petit banc et leur premier album complet, «Kamikaze» sort en 2009. Une tragédie allait freiner leur lancée alors que leur frontman, Jay-Jay Winter, décédait en 2010 dans un accident de la route. La sortie en 2011 d’un EP posthume intitulé «Stare at death & Spit» contenant des enregistrements inédits avec Winter et des démos de 2005 aurait pu sonner le glas de la formation mais comme le dit Robinson lui-même,
Asomvel could’ve died with him, but I was never gonna let that happen. I had to stop the band until I could find somebody like Jay-Jay, cos he’s still a part of this band, he never left. Whoever is in this band needs to know they have to do it the way he wanted it doing. Conan came along and he was perfect, plus he always admired Jay-Jay‘s attitude.
Donc c’est avec une nouvelle vie, doté d’un nouveau line up (Conan assumant le rôle de bassiste/vocaliste et Wright ayant cédé son poste à Jay Hope) qu’Asomvel a fait paraître en 2013 «Knuckle Duster». Une belle façon de célébrer 20 ans d’existence que de revenir en force avec un deuxième album complet. Voici maintenant le moment de passer à ce que j’ai pensé de cet album.
OH YEAH!!! Rock&Roll!!!
Ça c’était la version abrégée de ma revue. La version longue suit.
Du rock&roll, c’est ce que le groupe Asomvel vous offre avec l’attitude punk&roll qui le caractérise depuis ses débuts. Dès l’ouverture de l’album, ça part en force avec «Dead cast on livin’». On a un beat qui donne le goût de branler selon le cas, la tête ou les fesses pendant que la bière coule à flot. Le vocal est éraillé juste ce qu’il faut pour donner l’impression de booze et boucane.
«Cash whore» augmente l’intensité et nous amène dans le monde de Motörhead avec un côté speed thrash qui plaira assurément et qui rappellera «Iron Fist». C’est immédiatement qu’on réalise que Conan a un peu de Lemmy dans la voix.
La 3ème, «Sheep in Wolf’s Clothing», continue le party et m’a agréablement rappelé, à cause de certains beat de drum, le très grand succès de Sweet, «Ballroom Blitz». Les riffs sont très rock mais en même temps la pièce n’oublie pas d’être heavy et surtout ça prend un solo car il y en a dans chaque pièce.
Je vous ai parlé plus tôt de branler les fesses et bien c’est le temps de vous laisser aller avec «Trash Talker».
Maintenant que vous avez bien dansé, ça vous tente de faire un tour de char, «Waster» est votre toune. Un slow pace heavy rock qui se donne quelques allures de southern rock et que vous pourrez mettre dans la portion blues rock de votre compilation de «tounes de char» avec «Cocaine» d’Eric Clapton et «Cinnamon Girl» de Neil Young.
Avec «Shoot you down», on retourne carrément dans l’univers Motörhead qu’on n’avait jamais vraiment quitté en fait. Tout dans l’attitude, le son et la drive sur l’album tourne autour de ça mais on s’en fout car c’est bon et entraînant. Jusqu’à date, tout baigne dans l’huile et c’est une chance car ça prend un bon graissage des vertèbres du cou pour tenir le rythme et fournir en headbanging et un bon huilage des pistons pour garder les RPM.
Aussi bête que ça puisse être, après plusieurs écoutes, je n’ai pu me débarrasser de l’impression que «Wrecking Ball» aurait pu très bien figurer en 1976 sur l’album «Rock and roll over» de Kiss au côté de «Take me», «Ladies Room» ou ma préférée «Making love». Le refrain en choeur y aide beaucoup. Certains doivent écarquiller les yeux mais considérez ça comme un gros compliment de ma part car cet album de Kiss figure toujours parmi mes favoris depuis que je l’ai reçu en cadeau en 1978.
La pièce-titre «Knuckle Duster» a une ambiance super cool de spy music. Du rock avec un côté Agent Orange pas pire trippant. Et si vous êtes encore dans votre voiture, qu’il doit donc être bon de voir défiler les kilomètres pendant que l’indicateur de vitesse vous indique que votre compte de banque en souffrira peut-être.
Ooopps, l’accélérateur s’enfonce un peu plus avec «Stranglehold», avec son beat crustpunk. Tsé la drive que peut avoir «Whiplash» de Metallica.
Avec «Final hours» et «Hangman’s rope», ça redevient plus rock et bien que je n’irais pas jusqu’à dire que l’album s’essouffle, c’est définitivement celles qui m’ont le moins plu. J’ai donc trouvé ça un peu décevant de finir l’album sur cette note bien que je ne les ai pas skipper, je dois le préciser. Et sûrement que ceux qui trippent plus rock en tireront leur compte avec plaisir.
En résumé, Asomvel offre un très bon album où tous les éléments du British Heavy Metal de la fin des années 1970 début 1980 sont présents. Vous aurez ainsi assez de riffs pour vous shaker la moumoutte ou les foufounes et c’est aussi comme je l’ai souligné à plus d’une reprise de la très bonne musique pour faire de la route même si ce n’est que pour vous rendre au dépanneur vous procurez quelques bières afin de reprendre l’écoute bien calé dans votre chaise de patio…
Ils ont un nouveau single, «Railroaded» paru fin 2014 via Knuckle Duster Management que je vous mets plus bas après «Trash talker». Vous constaterez qu’ils continueront de naviguer les mêmes eaux sur leur prochain album alors que la tradition de jongler avec le line up a aussi été maintenu.
Lex





