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Dimanche le 9 mars avait finalement lieu aux Katacombes, l’hommage à Dimebag Darrell présenté par Dungeon Works Productions et qui devait se tenir le 15 décembre mais qui avait dû être reportée. Je n’avais pas vraiment allumé que c’était ce dimanche mais quand Dan, guitariste du groupe hardcore/punkrock Hold a Grudge et portier aux Katacombes, m’a dit qu’il y était d’office dimanche soir, je me suis informé de la teneur de la soirée et c’est là que j’ai eu ce rappel. Rappel qui m’a aussi été fait par Nick Doyle, chanteur de Konkreat, la journée même me signalant au passage qu’ils seraient sur scène pour 21h00, Je vérifie les horaires et constate que le show est prévu pour 20h30 avec Demise of the Crown en ouverture. Tout juste pour que je me rende.

J’arrive donc sur place vers 20h45 avec dans l’idée que j’aurai manqué une partie du 1er groupe, Demise of the Crown. Salutations et remerciements à Nick, Valérie, Michelle et je jase un peu avec Dan qui siège à la porte à son poste et pour qui j’ai amené les 4 albums vinyl qu’il m’a achetés. Bein oui, j’écoule du vieux stock présentement.

À mon grand plaisir et sans vrai surprise, le show n’est pas commencé. La surprise allait suivre car ce n’est pas Demise of the Crown mais Konkreat finalement qui ouvrait la soirée vers 20h50. Mauvaise surprise pour ceux qui avaient décidé d’arriver pour le 2ème groupe. Il devait y en avoir plusieurs car c’est devant une salle pas mal vide mais qui accueillait tranquillement son monde que Konkreat ont entamé leur pièce phare selon moi, « Breaking Bad » qui ouvre aussi leur EP éponyme de 6 pièces. Ça groove, c’est punché et Nick Doyle est tout un frontman. Il a toutefois abandonné les maquillages des 1ères fois que je les avais vu mais pas la façon de se démener sur scène. Et ses musiciens aussi ont une bonne présence sur scène malgré qu’ils sont plus qu’à l’étroit sur la petite scène des Katacombes. Même le petit nouveau, Fred, à la basse, a pu nous montrer qu’il a de la groove dans le corps lui aussi.

J’ai aussi bein trippé sur les solos dans les reprises de Pantera, une facette peu présente dans les pièces originales de Konkreat. Bon, je ne peux pas dire s’ils étaient pareils parce que moi, on me perd un peu là dedans mais ce que j’ai entendu était fait avec dextérité et précision. Ah oui, c’est vrai que je ne vous ai pas dit que le concept hommage de la soirée, en plus de présenter le groupe hommage à Pantera, Goddamn Electric, faisait en sorte que chacun des groupes avait inséré des reprises de Pantera dans son setlist de la soirée. Ce qui est cool, c’est que Konkreat ont choisi des tounes qui groovent comme les leurs, gardant ainsi le ton de leur prestation avec « Strength beyond strength » et « A new level« . Une petite demi-heure intense pour bien partir la soirée avec un son bien gras et bien géré par le soundman et également remplir la scène d’une foule décente pour un dimanche soir.

Le groupe suivant, Demise of the Crown, allait nous amener une musique pas mal différente. Oui, ils ont aussi joué du Pantera comme prévu mais leurs pièces originales naviguent dans des eaux qui sont plus rarement visitées. Bien qu’ils font du metal progressif avec des influences thrash et death, leurs riffs ne sont pas bourrés d’éléments techniques ultra rapides comme c’est souvent le cas dans la vague de metal progressif actuelle. Ils présentent plutôt des éléments dosés qui pour reprendre les mots du bassiste Fred Bizier, pendant l’entracte qui a suivi leur prestation: « Ce groupe là ne fait pas des notes pour rien. Je trouve ça cool les structures de leurs tounes. »

Darren a aussi une façon de chanter très intéressantes avec l’ajout d’échos qui augmentent la profondeur de ses cleans. « Medecine Man » de l’album Cowboy from Hell a justement permis d’exploiter le range de voix de Darren. Elle a par contre mis sa mémoire à rude épreuve puisqu’il l’a chantée en se fiant à sa feuille de paroles. Euh, il me semble qu’il a eu le temps de l’apprendre surtout que le show a été reporté de 3 mois… enfin, il l’a chantée c’est ce qui compte aidé par la foule qui elle connaissait pas mal les paroles de toutes les pièces de Pantera jouées dans la soirée. Sur une note triste, ils n’ont pas joué ma pièce favorite qui me les avait fait découvrir… bon je ferai ma demande spéciale la prochaine fois que je les verrai en show car il y aura une prochaine fois pour moi c’est sûr. Et cette fois-là, leur setlist aura de la place pour la mettre. Maintenant, s’ils peuvent travailler un peu plus la cohésion sur scène, vous devriez entendre pleins de bonnes choses à leur sujet. Déjà leur musique se démarque de façon très positive..

Quand ça l’a été le temps, The Catalyst ont parti ça en furie avec « Fuckin hostile » suivi de « Regular People » et « Domination ». Oh que Jeff, leur chanteur, a la voix qu’il faut pour chanter du Pantera. Ils ont enchaîné avec la pièce de leur nouvelle vidéo single, « Unleash the thing« . Je trouvais à l’écoute de la vidéo que c’était pesant et plus gras que ce qu’ils nous proposaient sur Origins, leur album de 2011. Et bien sur scène, et avec le son qui nous était concocté par le soundman de la soirée, ça l’a sonné comme une tonne de brique. Les gars ont eux aussi une présence imposante sur scène (ceci dit sans allusion car elle viendra plus tard…) et leur thrash a définitivement mis de l’action dans la fosse.

Pour leur dernière pièce, ils ont invité leur ex-chanteur, Matt Bailie, à venir sur scène et en y mettant le pied, il s’y est accueilli en lançant cette lapalissade: « Shit, there’s a lot of fat on this stage now!! » On disait à l’étroit sur la scène des Katacombes… En tout cas, ça l’a été une présence sur scène qui fait regretter que Matt ne puisse plus chanter régulièrement et ait dû prendre sa retraite.

Maintenant, c’était autour du vrai groupe hommage à Pantera, Goddamn Electric, de monter sur scène. On aurait quasiment dit une personnification tellement les 3 gars fronstage ont une ressemblance avec les 3 de Pantera. Bon, ce n’est pas à s’y méprendre mais on a un petit mou bedonnant avec les cheveux ébouriffés et un pinch qui shred la guitare en malade, un grand slack aux cheveux dans la face qui démolit la basse pis un chanteur pompé, crâne rasé, grosse voix drette dans notre face. Je m’attendais quasiment à ce qu’il se frappe le micro dans le front. Je vous jure que ça fait pas mal Pantera surtout que côté musicien, les gars l’ont aussi. De l’ouverture avec « The Great Southern Trendkill » jusqu’à la dernière de la soirée, « Cowboys from Hell« , où Nick Doyle s’est chargé du vocal, on a été trempé dans l’atmosphère d’un show de Pantera et la fille qui était assise à côté de moi trippait comme si on y était vraiment. Bein normal car on a eu droit à la majorité des passes de Dimebag, les chugs et les rolls de Rex, le pounding de Vinnie et la voix et l’attitude de Phil.

On a eu diverses versions, je tiens d’ailleurs à souligner la contribution des 3 autres groupes à cet hommage, d’une des plus grosses influences de la musique metal moderne et je dois dire que tous connaissent leurs classiques et même plus. L’interprétation par Goddamn Electric est saisissante. Pour les fans de Pantera qui ne trippent pas que sur les gros hits, car ce n’est pas seulement ce qu’ils nous ont servi au cours de leur setlist d’une heure, donnez une chance à Goddamn Electric car ils donnent un show à la mesure de ce qu’on aimerait encore pouvoir voir de Pantera.

Lex