Critique d’Album – Sonata Arctica « Stones Grow Her Name »

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Sonata Arctica

« Stones Grow Her Name »

(2012)

Paru le 22 mai l’an dernier en Amérique du nord, le dernier album des finlandais est beaucoup plus attirant musicalement que les deux albums précédents, c’est-à-dire que de mon point de vue, il représente beaucoup mieux le groupe musicalement que les albums «Unia» et «The Last Amazing Gray». Ne vous attendez pas à entendre un disque équivalant à «Silence» ou encore «Winterheart’s Guild» qui représente, selon moi, les deux meilleurs disques de l’oeuvre entière de Sonata Arctica.

« Stone Grow Her Name » décolle assez bien l’ambiance sonore qui résidera la plupart du temps sur le disque avec la pièce «Only the Broken Heart (Make You Beautiful)», une chanson aux accents hard rock tout aussi efficace que le sujet évoqué. C’est un peu la même recette que l’on retrouve parmi les onze pièces du disque, douze si l’on compte le titre bonus «Tonight I Dance Alone», qui équivaut à une balade qui vous donnera peut-être plus le goût d’aller coller votre blonde plutôt que de rester à l’école de la dite chanson. Personnellement, je remets en question le choix d’ajouter un titre bonus comme cette dernière, mais bon, chacun sa vision des choses.

Peu de titres se démarquent du lot pour le septième album studio du groupe, cependant «Cinderblox» avec l’ajout d’un banjo réinvente une excitation inexplicable pour cet instrument souvent ignoré par plusieurs groupes qui devraient en prendre exemple, de cette pièce pour en intégrer parfois dans leur habitude. «Wildfire, part III – Wildfire town Population: 0» est objectivement l’une des pièces les plus complètes de l’album, la rapidité et les enchaînements quasi parfaits au niveau sonore sont grandement appréciés, voir même rassurants. «I Have A Right» est aussi une excellente pièce de l’album.

Que dire de «Losing My Insanity» qui de mon point de vue demeure la bombe de l’album, la plus essentielle, qui rehausse la qualité remarquable du disque. D’un point de vue personnel, c’est tant au niveau sonore fortement élevé comparativement aux autres chansons du disque, qu’aux niveaux textuels que «Losing My Insanity» me rejoint. Plusieurs personnes d’entre-nous qui ont passé de mauvais moment dans la vie sur cette terre se reconnaîtront et cette pièce devraient aider à comprendre certains mauvais passages!

Quand on pense au heavy métal qui réside agréablement sur «Stone Grow her nom», le morceau «Shit Load of Money» en est un parfait exemple. C’est d’ailleurs l’un des premiers vidéoclips parus pour ce disque. Une chanson qui sans équivoque se démarque de tous les titres de ce genre qui ont été fait dans l’oeuvre musicale des européens. Certains d’entre vous qui aviez apprécié l’époque épic du heavy métal dans les années 70 et 80, tel que les Ozzy Osbourne, Judas Priest ou encore Quiet Riot, pour ne nommer qu’eux, se retrouveront enchanté par «Somewhere Close To You». La pièce propage un vent vigoureux et détonne un éclat bien calculé.

Loyalement, cet album de Sonate Arctica se veut un disque beaucoup moins power métal/symphonique certes, mais l’évolution constante et habilement intégré des chansons regroupées font de ce disque un achat essentiel pour tout fanatique du groupe. Certains d’entre vous prétendront le contraire, mais il faut tout de même rester objectif dans le contexte philosophique du groupe. Il faut aussi savoir apprécier et savourer pleinement l’ensemble de l’album d’une durer d’environ 55 minutes. Une telle écoute en boucle aidera pleinement à comprendre l’intention pure, simple et logiquement prévisible de l’album. N’attendez pas trop, procurez-vous ce disque.

Critique d’Album – Momentum – « Herbivore »

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 Momentum

« Herbivore » 

(2012)

Le premier mot qui me vient en tête lorsque je pense à « Herbivore », deuxième et dernier effort de Momentum, est : brutal. Depuis les toutes premières secondes jusqu’à la dernière note, c’est un très, très, très solide album d’hardcore que nous offre ici cette formation du UK.

Sorti depuis peu et offert gratuitement via téléchargement sur le bandcamp de la formation, « Herbivore » est déchaîné, agressif, violent mais surtout, revendicateur et engagé. Et comme son nom l’indique, le quatuor nous confronte et nous questionne face à nos habitudes alimentaires et l’impact réel de celle-ci sur le monde qui nous entoure. Autant sur le plan de l’éthique, de la moralité que de l’environnement, le propos est incisif et intelligent et à coup sur il vous fera réfléchir sur l’importance de vos actions et sur la gravité du fait de vivre en temps qu’être humain dans des heures aussi urgentes que les nôtres. Un album coup de poing qui vous laissera probablement songeur face à vous-même et vos choix.

Ceci étant dit, j’avais aussi grandement apprécié Whetting occam’s razor, leur premier long jeu paru sur « Halo of flies » en décembre 2011. J’aimais beaucoup leur petit coté vaporeux à l’époque. Plus calme, plus posé, cet album est un vrai testament du désir de faire de notre planète bleu un espace habitable plus sain pour tous, mais au-delà de tout ça, et sans que vraiment leur son ne se soit complément dissous, ce petit côté vaporeux que j’aimais tant sur « Whetting Occam’s Razor » s’est comme évaporé dans l’air, si on peut dire.

Que reste-il alors me demanderez-vous ? Eh bien, il ne reste que la substance primaire de leur son et l’essence même de Momentum, c’est-à-dire, la rapidité d’exécution, la férocité et la dureté des compositions et, bien entendu, toute l’éloquence du propos. Mais soyez rassuré, même si ce côté plus ‘soft’ est disparu sur Herbivore, il reste sans contredit un album mélodique et puissant toujours inscrit sous l’oriflamme de la contestation enragé auquel le groupe nous avait habitué avec leur tout premier opus.

Il faut cependant être prêt et surtout attentif pour apprécier « Herbivore » puisque tout ce déroule rapidement et on ne passe surtout pas par quatre chemins pour nous livrer la marchandise, oh non! Tous les titres sont situés en dessous du 2 minutes 50 secondes et la plupart se trouvent même sous la barre du 2 minutes. La courte duré des pièces et leur enchaînement nous plonge donc automatiquement dans un cataclysme sonore qui saura vous garder en haleine jusqu’à la toute fin et sans jamais déborder dans l’inutile. À mon avis, une cadence quasi parfaite pour les amateurs de ce type musical et un style maîtrisé juste à point.

Mais en regardant « Herbivore » dans son ensemble, une question s’impose aussitôt. Est-ce vraiment seulement de la musique qui nous offert ici ou Momentum ne nous offre t’il pas plutôt une galette musical pamphlétaire de 8 titres sur la nécessité du végétarisme dans notre monde beaucoup trop arrogant et anthropocentrique ? Pour ma part, il n’y a aucun doute, l’album est un pamphlet pur et dur et c’est probablement pourquoi il nous est offert gratuitement; afin que le plus d’oreilles possible puissent entendre le message.

Donc, plus dénonciateur que divertissement, plus pamphlétaire que musical, les gars de Momentum se permettent d’aller loin sur ce LP. On ne revendique pas seulement le droit des animaux, on ne s’enrage pas seulement de la façon barbare avec laquelle ils sont traités et considéré mais on les placent plutôt sur le même pied d’égalité que l’homme, on les considère et les estiment comme un peuple voire une nation à part entière qui mérite notre respect et notre compassion comme n’importe quel autre. Un concept assez drastique auquel vous adhérer si le cœur ou la raison vous en dit mais au final cet album en vaux la chandelle assurément !

Pour conclure, je dirai simplement que je n’oserai pas trouver de point négatif, sinon que sa courte durée pour la simple et unique raison qu’il nous est offert gratuitement… À quoi sert de descendre une œuvre musicale indépendante gratuite ? Si on n’aime pas, on ne télécharge pas et on n’écoute pas, point final. Mais tout de même et malgré qu’ »Herbivore » est promis a une sorti sur 12 pouces et CD au courant de la prochaine année, je vous invite plus que fortement à le télécharger dès maintenant et le faire découvrir à vos potes et qui sait, peut-être Momentum réussiront-ils le défi qu’ils s’étaient imposé à eux-mêmes soit celui de vous faire réfléchir sur la nature de l’impact que vous infligé nécessairement à votre propre habitat avec vos choix.

 

Cheers !

 

MediaFire

 

 

Critique de l’album éponyme de Lebensraum

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Lebensraum

« Lebensraum »

2012

(par Lex Ivian)

LEBENSRAUM ont sorti en 2012, un album éponyme de 5 pièces, un peu plus de 33 minutes de doom. Quand Cathedral a popularisé le genre, déjà le style nous avait habitués à de longues pièces où les guitares se déchirent sur des rythmes lents et lourds. LEBENSRAUM l’ont compris! La 1ère pièce, « This I doom« , dure 11min47 et roule sous les 40 beats/minute. Après 2min45 quand le rythme de batterie s’ajoute au glas des accords de cordes sur lesquels, tout est en place pour du funeral doom!! Une rythmique funèbre, des accords pesants qui s’étirent en petits solos languissant en sourdine, des paroles dans un rauque déchiré, scandées au rythme des accords. THIS I DOOM!!

Les 2 pièces qui suivent restent dans un style funeral. La 2ème, « Scorbutus« , flirte avec le funeral black et ça reste bien lent et répétitif. La 3ème pièce, « Final path« , revient aux atmosphères de « This I doom« .  Tout à coup à 4min35 par contre, tout a changé dans le rythme. J’étais sûr qu’on partait une autre pièce… il y a même eu 2 coups de cymbale pour marquer le changement… ben non, c’était comme un interlude de 1min30 dans la pièce qui a permis de plugger le solo de guitare puis on est revenu aux mesures du début. Je n’ai pas trop compris ce qui est arrivé!! Mais bon! Peut-être qu’avec les paroles, j’aurais su où on en était d’en l’histoire qu’Oli raconte.

Les 2 dernières compositions abandonnent le funeral. « An old man » est une pièce plus stoner alors que « Dormant giant » fait plus dans le black, nous entraînant dans des rythmes plus rapides mais encore là rapide reste relatif à ce qu’ils nous ont présenté avant. Elles permettent de découvrir des facettes différentes de leur répertoire puisque LEBENSRAUM nous avait jusque là offert des compositions lentes, lourdes, déchirées et tourmentées qui sont difficiles à apprécier sinon rébarbatives surtout qu’ils ont tendance à peut-être exagérer un peu trop le côté répétitif de leur composition. Mais c’est le style qui le veut! Ça reste que c’est finalement un album honnête qui accompagne très bien un bon livre.

Bonne écoute!

Lex

Critique d’album – Annihilation of human beliefs de Endless Horizon

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Endless Horizon

« Annihilation of human beliefs« 

2012

(par Lex Ivian)

ENDLESS HORIZON ont sorti cette année un EP, « Annihilation of human beliefs« , qu’ils m’ont donné lors de leur spectacle au Café Chaos le 22 décembre (voir autre texte pour la revue de ce spectacle). MERCI!! Un CD qui totalise un peu moins de 30 minutes de black metal. Un EP de 5 pièces qui débute par une intro avec quelques notes de piano sur une toile de fond. On imagine très bien Winterthrone préparant sa cérémonie d’anéantissement, s’abreuvant de son calice. 1min27 de mise en transe et la destruction peut débuter.

« Dictator of horrific hordes » démarre dans un rythme infernal qui nous mène au 2ème couplet où tous viennent rejoindre le riff de guitare mélodique qui se déployait au milieu de l’assaut des 10 premières secondes. Puis c’est l’avancée du clavier vers l’avant-scène alors qu’on s’envole sur des riffs cycliques black typiques pour finalement retourner au blast du début mais cette fois appuyé par le clavier. Cool! C’est bien parti. On va avoir du black à la Dark Funeral. Quand on arrive au milieu de la pièce, on tombe dans un black mélancolique. Encore mieux, ça va aller jusqu’à Emperor. La pièce se termine avec les martèlements du début. On vient de terminer la 1ère pièce et on a déjà eu un bon éventail de ce que ENDLESS HORIZON peut nous offrir pis ça c’est en seulement 2min52. Des rythmes infernaux, des passes mélancoliques et déchirantes, des riffs cycliques typiques.

Pas besoin de vous dire que je suis prêt pour la suivante, « End of daydream« . Ça part avec une intro de guitare sur fond de clavier languissant puis Winterthrone revient nous tourmenter dans notre tranquillité avilissante. Ça devient de plus en plus lourd.

Why daydream?? Our life is a miserable calamity… the essence of the human tragedy!!

Quand le mini solo de clavier est arrivé au milieu de la pièce, j’ai pensé au fantôme de Europe et le fameux riff de clavier de « Final countdown » mais fiou! On ne s’en allait pas là. On l’a plutôt incorporé à un riff de guitare plus power qui crée une atmosphère pagan pour quelques mesures. Cette pièce se poursuit avec des riffs cycliques intercalés de passes sombres, lentes et pesantes. J’avais un peu peur que la longueur de la pièce la rende répétitive mais non, encore une fois, c’est une composition avec de belles variations rythmiques bien servie par la batterie qui assure des transitions efficaces.

Pour la 3ème pièce, « Carthusian monastery« , on introduit un nouveau son de guitare qui fait plus épic puis on nous joue la rythmique la plus classique du black. Pensez aux intro de « Dawn of the end » de Borknagar ou de « Soul possessed » de Old man’s child. ENDLESS HORIZON l’ont composé majestueuse avec une toile de fond tissée au clavier qui enveloppe l’ensemble et crée une atmosphère ecclésiastique. Quand je dis que j’aime leur variété, on en a un bel exemple quand, à 3min30, ils réutilisent un riff de « Dictator of horrific hordes » mais à un moment donné, la basse répond à la guitare pour 2 mesures avant de la raccompagner pour poursuivre, ailleurs on rajoute un effet de guitare dans le riff. Des petites subtilités qui gardent l’intérêt.

Avec la 4ème pièce, « Dominion of chaos« , on retourne à une entrée à un rythme infernal d’une dizaine de secondes puis on rentre dans les riffs cycliques qu’on alterne. Blast, rollin, blast, rollin avant d’amener vers la 1ère minute, une atmosphère d’église avec le clavier et le solo de guitare. Cette atmosphère s’alourdit et on repart dans de nouveaux riffs. Encore une pièce complexe et bien montée.

La dernière pièce, « Frozen soul« , est un monument de près de 10min. J’ai parlé de leur capacité à explorer les diverses variantes du black. Eh bien! Vous serez martelés, bercés, hantés afin que vous vous rappeliez que vous allez payer pour sa souffrance. ETERNALLY!!

« Annihilation of human beliefs » est un très bon album de black assez classique sans être générique. Le vocal est dans le ton et plusieurs mélodies et structures sont reconnaissables. Si j’ai une critique, c’est au niveau du calibrage des divers instruments. Il me semble que j’aurais aimé plus de vocal et un peu moins de clavier dans le mix. Ça reste minime comme défaut mais on apprécie moins la portée des hurlements et le screech de Winterthrone. Bon, je ne sais pas si ça m’aurait aidé à comprendre tout le sens des paroles et le lien avec le titre de l’album mais parfois ça m’arrive de ne pas tout comprendre. Musicalement, ENDLESS HORIZON nous propose des pièces variées. Il est normal pour eux d’amener au minimum 3 rythmiques différentes dans une composition allant du black mélancolique au nuclear black. Ça fait en sorte que les pièces sont loin d’être linéaires et se laissent apprécier tout au long du développement des lignes mélodiques. On réussit à créer des atmosphères incantatoires, des visions de destruction et quasiment des sensations de torture. Je crois bien que ceux qui aiment Satyricon et Emperor (pour nommer des comparables très connus) découvriront un bon groupe de black mélodique aux compositions puissantes et variées.

Bonne écoute

Lex

Critique d’album – 1000 decibels of hate de Void Within

Void Within

« 1000 decibels of hate« 

2012

(par Lex Ivian)

Il y a quelques mois, fin septembre je crois, j’avais vu le groupe montréalais VOID WITHIN à l’Hémisphère Gauche et ceux-ci m’avaient alors fait très bonne impression sur scène en plus de me faire cadeau de leur CD. Un scan rapide de l’album dans les jours qui avaient suivi, avaient mené la 3ème pièce de leur album, « Stability in chaos« , sur une de mes playlists sur Ondes Chocs Radio mais l’album est resté dans la pile de CD à écouter.

C’est donc aujourd’hui que je reviens sur l’album « 1000 decibels of hate« , un opus de 8 pièces complété d’une pièce intro d’une 50aine de secondes où on nous encourage à faire notre entrée dans la meute.

Dès la fin de l’intro, on entre dans un riff thrash bien senti sur un double bassdrum à fond la caisse dans la pièce « Allegiance to none ». VOID WITHIN veulent nous montrer qu’ils ont bien fait leur classe et qu’ils n’ont rien à envier aux KREATOR de cette terre. Les paroles sont aussi dans le ton pour nous envoyer leur millier de décibels de haine et John possède une bonne voix pour nous convaincre.

There will be no compromise

Oppose and meet your demise

We pledge allegiance to none but our own

Resistance is useless when all will be dethroned

La pause entre la 1ère et la 2ème pièce nous laisse à peine le temps de souffler que c’est reparti de plus belle pour « Stability in chaos« . Un autre thrash puissant.

Les 2 pièces suivantes m’ont un peu surpris avec des ambiances à la limite du black par moments et des riffs un peu plus power. Pas que ça m’a déplu. Au contraire! J’ai dit SURPRIS.

On retourne à un thrash plus standard pour le restant de l’album, un thrash bien exécuté, des allures oldschool sur double bassdrum. Bon, ils ne réinventent rien mais nous servent des compositions travaillées sur 2 riffs qui se complètent très bien.  Des fois, ça prend juste ça pour faire une bonne toune. Du bon thrash!! Ils auraient par contre avantage à raccourcir un peu certaines pièces pour couper certains moments répétitifs.

Je dois aussi ajouter une mention positive pour l’utilisation des solos de guitare qui, bien que présents dans la majorité des pièces, sont habituellement courts. C’est malheureux mais souvent la présence d’un solo fait que la basse tombe en cycle rythmique pas toujours intéressant.

Donc pour les amateurs de trio thrash… oui je sais qu’ils sont 4 mais John chante… pour ceux qui affectionnent les trios basse-guitare-drum, VOID WITHIN c’est pour vous autres. Vous aurez un bon thrash dans des pièces variées qui renferment toute la violence requise. Je vous laisse avec « Ascendency » pour que vous vous fassiez une idée de comment ça sonne.

 

 

 

Bonne écoute

Lex

Critique d’album: La Corriveau – «Soul Possession»

La Corriveau

« Soul possession« 

2012

(par Lex)

La critique d’album que je vous propose s’inscrit probablement pour vous dans une suite de critiques parue sur ONDES CHOCS (que vous pouvez consulter en suivant ce lien) et vous vous demandez probablement de toute façon qui sont LA CORRIVEAU. Eh bien, je me demandais exactement la même chose que vous il y a à peine une semaine. Oui, j’avais surtout écouté la pièce « Cold heart of stone » en téléchargement GRATOS sur leur page Reverbnation mais sans plus et si ce n’avait été de Dave, tout ce serait probablement arrêté là.

Lex, écoute LA CORRIVEAU!!

Lex, LA CORRIVEAU sont en nomination pour l’album de métal québécois de l’année à la GAMIQ!!

Lex, Marc Légaré, guitariste de LA CORRIVEAU, est un maudit bon gars!!

Lex, je te présente Marc Légaré!

Cette dernière phrase de Dave samedi soir passé et la rencontre avec Marc, qui m’a alors remis le CD dont il sera question ici, ont fait en sorte que c’est avec appréhension que j’ai poussé le bouton PLAY de mon lecteur. C’est vrai que Marc est un bon jack. Quoi dire quand le CD provient d’une connaissance qu’on vient d’apprendre à apprécier et qu’il en est le compositeur principal. Être franc, j’imagine. Bon, assez d’introspection émotive et voici mon opinion de « Soul possession » du groupe de Québec, LA CORRIVEAU.

D’entrée, je dois avouer que ça m’a pris quelques écoutes avant de pouvoir bien comprendre ce qui frappaient mes tympans. Pas que c’est très compliqué et qu’on s’y perd. Non, pas du tout mais les pièces sont très changeantes alternant des passes rapides et thrash à des moments plus southern metal, plus stoner/doom, plus bluesy puis tout à coup on a des beats plus pop sur d’autres. Une mention au drummeur qui assure très bien les transitions. Ça fait des pièces intéressantes à découvrir. Écoutez « All the same » pour entendre ce que je veux dire par changements de beats du pop au thrash.

Par ailleurs, Diamond, chanteur du groupe, a une voix rauque et déchirée qui demandera à être apprivoisée par plusieurs. Il me rappelle Pat Mireault des GHOULUNATICS tant au niveau des sonorités que de la clarté et l’harmonie avec laquelle il chante les paroles. Il utilise très bien sa voix pour qu’on comprenne ce qu’il dit mais en plus, sa façon de la moduler fait en sorte que ses cris deviennent un quatrième instrument distortionné et grinçant très bien à sa place dans le son des guitares.

Par contre, si j’ai un reproche à faire, c’est sur la longueur des pièces. Quand on a fait le tour, c’est bien de passer à autre chose même s’il reste un solo trippant qui pourrait fitter. La pièce « Dream » est un bon exemple d’une pièce qui s’étire sur environ une minute de trop. Pour la pièce « Vampire« , je crois carrément qu’elle est de trop mais comme Marc m’a lancé quand je lui ai dit,

Elle fitterait quand même très bien sur les Plaines d’Abraham ou au HeavyMtl!!

Maintenant que j’ai écouté l’album, je constate que la pièce en téléchargement ne constitue qu’une facette de LA CORRIVEAU, peut-être la moins intéressante à mon avis (pensez à « Vampire » mais en pas mal meilleur!!) d’où mon manque d’intérêt du début quand Dave me harcelait. Je vous ai parlé de leur côté pop. La pièce « Come to me » en est un bon exemple. Cette pièce a tout pour devenir un hit. Je sais aussi maintenant qu’ils peuvent nous thrasher la face avec violence. Écoutez « Find a way« , « Head on the wall » ou encore « Trickster« , vous allez comprendre.

J’espère donc que vous aurez le goût de les découvrir. Voici un premier album qui leur a permis d’établir un son intéressant non conventionnel et d’avoir une bonne base pour nous composer la suite. Je vous invite à regarder un vidéo de la pièce « Find a way« , interprété en spectacle en octobre 2011.

Bonne écoute

Lex