On Arrête Pas l’Prog!

3e Chameau ou « Une guerre auto-dirigé par une archi-pieuvre délusionné dans la forêt ».

Un beau bonjours à tous, j’écris ces lignes en buvant mon café, lentement, après avoir été pogné pour aller pelleter mes 2 véhicules pogner dans un banc de neige, ah les joies de l’hiver (alors demandez-vous pas pourquoi OAPLP sort tard cet semaine)! Pour se donner du courage et du pep face au frette qui s’annonce pour cette semaine, j’ai trois bon bands à vous partager. Trois bands assez différents, mais qui s’inscrivent tous dans la branche Tech/Extreme Prog. Préparez vos oreilles!

Pour commencer en douceur, découvrons d’abord un très bon band qui est surtout l’oeuvre, ou plutôt le projet, d’un artiste soit Glenn Snelwar, bien qu’il soit très bien épaulé par Damon Trotta et Mark Zonder. Ce projet se nomme At War With Self et sonne comme suit :

Faut savoir aussi que Glenn et Damon ont commencé très tôt à jouer du Prog ensemble. Fin des années 80, alors que Glenn et Damon était en fin d’adolescence, ils avait formé un band avec Rodney Zodda, où leur principale souci était de ne jamais répéter une part. Ils était fortement influencé par Voivod, Celtic Frost, le hardcore New Yorkais (NYHC), mais aussi par le métal du temps (Iron Maiden, Metallica, Slayer)et par divers groupes, que Glenn a d’abord connu par sa sœur ainée, claviériste et amatrice de prog, tel que Yes, Kansas, Pink Floyd et ELP. Selon ses propre paroles : « les gens ne comprennait pas ce que l’on faisait et pour être franc, nous non plus! Sauf que ça sonnait bien à notre oreille et c’est tout ce qui comptait ». Plus tard, il a connu King Crimson et a commencé à s’intéresser encore plus au prog et à rechercher des bands tojours plus « obscures », tel Magma. Ce qui m’a le plus marqué dans sa musique, c’est son intégration des styles classiques (il aime les mêmes compositeurs que moi – Leo Brouwer et Heitor Villa-Lobos) et métal. Il a une texture très Cynic et Gordian Knot, pas étonnant puisqu’il a signé quelque compositions sur le premier album de Gordian Knot qui est en fait le band du premier bassiste de Cynic (Sean Malone). Dans At War With Self, c’est Glenn qui joue les guitares, mandolines et synthés, alors que Damon s’occupe de plusieurs percussions, de la basse ainsi que du…Didgeridoo! Si Zonder signe le drum sur « Torn Between Dimensions » (paru en 2005), ils ont aussi collaboré avec Steve Decker et Manfred Dikkers (au drum), James vonBuelow (guitare), Dave Archer (synthé), et Mark Sunshine pour des parts vocales (aller savoir où!). Allez visiter son site, où vous pouvez commander ses albums :

 

A Familiar Path (2009)

Acts of God (2007)

Thorn Between Dimensions (2005)

 

Voici une des chansons que l’on doit à Snelwar sur « Gordian Knot »

 

Allons maintenant vers de quoi d’un pleu énergique, des compositions très Zappa-esque avec du bon double sur le drum, voici le band Behold…The Arctopus.

Que d’énergie de ces jeunes Brooklynois (NY)! Si le projet a commencé avec deux guitaristes (Colin Marston sur la Warr guitare et Mike Lerner sur la guitare) et qu’à l’époque il sortait une démo intitulé « We Need a Drummer » (Nous avons besoin d’un drummer), et bien Charlie Zeleny les a entendu et fût immédiatement intégré au groupe lorsqu’il les a contacté. Charlie Zeleny est un virtuose des casseroles, directeur musicale et producteur de La Gross Pomme et bien sûr son duo avec Jordan Rudess de Dream Theater, mais aussi (si vous rappeler dans une précédente chronique) d’être un des membres fondateur de Blotted Science, et surtout d’un magnifique solo de 8 minute à la batterie, en montant un immeuble (écoutez, vous allez comprendre) et en une take : Drumageddon

Bref, trois virtuoses qui savent quoi faire avec leur instrument! Ils mélangent très bien le métal extrême à la musique classique et nous ont offert pour l’instant 2 albums (« Skullgrid » 2007 et « Horrorscenscion » en 2012) et 2 Eps (« Arctopocalypse Now…Warmageddon » en 2003 et « Nano-Nucleonic Cyborg Summoning » en 2005). Avouez que les groupes instrumentaux ont toujours le don de nous pondre des titres à plus finir. Genre on chante pas, mais on vous sort un titre avec toutes les lettres de l’alphabet…
Ils ont un site que l’on trouve ici et plusieurs bons titres sur le tube dont celui-ci (encore avec un nom à coucher dehors soit « You Will Be Reincarnated As An Imperial Space Attack Turtle »).

J’adore le son de la Warrguitar! J’ai pas grand chose à rajouter sur eux, leurs musique est selon moi leur meilleure carte de visite et c’est d’ailleurs vendu dans mon cas. En bonus, leur dernier album (selon moi à 28 minutes c’est un EP, mais bon) « Horrorscension » est disponible au complet sur le net. Cependant, si vous aimez le moindrement ça, ça vaut la peine de les encourager à nous fabriquer plus de matériel en commandant leur musique sur leur site!

En troisième partie, un groupe qui roule sa bosse depuis longtemps mais que j’ai découvert récemment en écumant ProgArchives, Disillusion.

Je dis qu’il roule sa bosse depuis longtemps, car le band est formé depuis le début des années 90 avec au moins trois démos (« Reheasal » 1995, « Subspace Insanity » 1996, « Red » 1997), un EP (« Three Neuron Kings », 2001) et un single en 2002 (« The Porter »). Plus récemment, ils nous ont sorti deux albums, en 2004 (« Back to Times of Splendor ») et en 2006 (« Gloria »), même si ils ont une page Facebook, il n’y a pas beaucoup de nouveau depuis un biut déjà. Leur site officiel est vraiment bien conçu et très estéthique, mais n’affiche pas beaucoup plus de vie depuis octobre 2011 et c’est dommage. Ce band d’allemagne a une longue liste de lineup, mais aux dernières nouvelles, et depuis 2010, il était composé de Andy Schmidt (alias Vurtox) au chant, guitare et claviers, Mathias Becker à la basse et Jens Maluschka à la guitare. Un guitariste, Hupfer, les appuis en spectacle. En attendant un possible signe de vie, on peut toujours se rabattre sur leur plus vieux stock, dont plusieurs sont sur le tube. Sincèrement, y’a bien des bouts qui me rappelle Edge of Sanity (je sais pas si vous vous rappelez de ce band, mais moi j’ai bien aimé dans les années 90), une touche hardcore, une touche power et de bon riffs typiquement rock progressif. Sérieusement j’aimerais voir l’évolution qu’ils ont pu prendre depuis leur denier dont voici une pièce : « The Black Sea ».

Revenons plus près de chez nous pour la conclusion; je vais faire d’un coup d’pick, plusieurs notes en vous parlant non pas d’un band mais d’un musicien hors-pair qui joue dans 3 (et même plusieurs!) très bons bands. Peut-être un peu moins prog (selon certains puristes), mais indubitablement technique et surtout extrême, plusieurs de vous, lecteurs de Ondes Chocs, le connaissez déjà. En effet, ce bassiste aux milles bands fait souvent parler de lui sur notre page, pas dur à concevoir quand on parle de celui qui nous fait des riffs de fou dans Augury, Beyond Creation et Teramobil. Vous avez tous compris, je vous parle de celui qui joue aussi pour Barf, qui a tournée avec Quo Vadis en Europe et que j’ai connu en premier comme bassiste de Athérétic.  Je parle bien sûr de Dominic « Forest » Lapointe. Quel malade! Augury se retrouve d’ailleurs en streaming sur ProgArchives mais je vous le propose plûtot sur le tube, « The Lair of Purity »

J’adore cet album (« Concealed », 2004) de Augury, qui nous en ont aussi offert un autre (« Fragmentary Evidence », 2009), et il devrait bientôt en avoir un nouveau. Avec Dominic, se retrouve dans ce band Mathieu Marcotte (ex-Spasme,à voir aussi dans Humanoid ,son projet solo et acoustique avec encore Dominic à la 4 et 6 cordes fretless et Chaoth de Unexpect à la 9 cordes)

Forest a aussi un autre band Beyond Creation, qui vient d’être signé par Season of Mist. Les gars de Beyond nous ont déjà offert un démo en 2010 et un excellent album en 2011 (« The Aura »). Oui, c’est du death metal, attendez vous à saignez des oreilles, mais ils transcendent le genre, méritant clairement la mention progressifve, selon moi; c’est très recherché comme beat et la fretless à Forest sonne en sale! Avec Simon Girar au vocales et à la guitare, Kevin Chartré à la guitare, Dominic à la basse et Philippe Boucher à la batterie.

Pour finir, regardons un autre des projets malade où ce véritable « Starbuck » de la basse participe, soit Teramobil. Fondé à l’origine par Alexandre Dupras (Unhuman, The Plasmarifle), et de Mathieu Bérubé (Unhuman) en 2010, il leur a fallu un an pour trouver le bassiste parfait, vous savez déjà qui… Ils se décrivent eux-même comme du «InYourFaceExtremeDoomCountryMathTechniCore » et ça semble juste comme description! Si vous avez raté le lien sur notre page vers leur vidéo, le revoilà.

 

Je vous laisse avec un dernier vidéo, d’Atheretic, en espérant avoir rassasié votre brutalité! La semaine prochaine j’ai des bands planants, moins extrême peut-être, mais prog sans aucun doute. On arrête pas l’Prog!

 

PatOndesChocs@gmail

 

P.s. : aussi sur www.youtube.com/patondeschocs (J’ai pas beaucoup de vidéo de partagé, mais vous pouvez toujours y voir ceux que j’ai aimé)

 

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Chronique Nécrologique de Hellstorm

Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm # 11

 

 

Comme à chaque semaine, je vous ai concocté une potion impure brassée avec une base de putréfaction exquise. Déconseillé aux grands nostalgiques, ainsi qu’au «emo». Pour bien débuter l’année, nous avions besoin de quelque chose de plus pour mieux pousser à maturité l’influence occulte de ce breuvage littéraire. Sur ce, bonne lecture.

 

Armory For Justice – Hardcore

Laprairie

 

Que dire de ce groupe qui prenait l’allure d’un char d’assaut emplis de rage face aux gouvernants de ce monde ? Armory For Justice possédait deux membres de la nouvelle formation « Burning The Oppressor », soit le charismatique « frontman » du nom de JeanFeu Vegas et JF Roy, (guitariste de BTO) qui adulait les peaux de batterie au sein du groupe à l’époque. Cette formation a rapidement su se graver une réputation dans le milieu de la scène Metal, ce qui leur valut une place sur la scène du Rockfest de Montebello en 2011. Ils ont partagés la scène avec Under Aspect / Sight Slaves / Project Versus. Ils ont fait également une participation à un spectacle fait pour « Rêves d’Enfants ».

 

Membres du Groupe : JeanFeu Vegas – Vocal / JF Roy – Batterie / JoBo – Rythm Guitare / Nikk – Lead Guitare / Carp – Basse

 

Liens :

MySpace

Musivore

 

 

Vidéo :

Armory For Justice – Vengeance For A Cause

Armory For Justice – Intro

Album :

2010 – Fully Loaded

 

Entrevu Armory For Justice avec :

JeanFeu Vegas (Burning The Oppresor)

Comment vous est venue l’idée de fonder « Armory For Justice » au départ ? 

R. JeanFeu: Bin moi et mon chum d’enfance Jobo on avait des petits projets de groupe ensemble et on jouait des covers. Un moment donné on s’est tanné et on voulait notre propre stock. Alors on s’est formé un band de métal qui au départ était un peu tout croche… et qui par la suite a fait des changements pour devenir Armory For Justice. J’ai commencé à la guitare et au chant pour ensuite tomber à la basse et au chant et finir chanteur seulement ! À chaque fois, on trouvait un meilleur musicien pour faire la job. Au final, le résultat était mieux car je pouvais vraiment pousser les vocales au maximum.

2.) Quel groupe a été le plus influent dans le développement du style vocal et musical de cette formation ? 

R. Plusieurs à la fois, je dirais Trivium, Lamb Of God, Slayer, Black Label Society et HellYeah. J’aurais aimé dire Richard Cheese mais bon. Un gros mélange quoi !

3.) Pourquoi avoir choisit une voie musicale engagé, plutôt que de prendre un style plus frivole au niveau lyrique?

R. C’est dans ma nature, je suis contre l’injustice, la corruption et les salopards de tite merde qui se cache derrière leur cravate. Ça m’inspire au plus au point. C’est de la haine, rien d’autre. Cette phrase de V dit tout : Le peuple ne devrait pas craindre son gouvernement, le gouvernement devrait craindre son peuple. Armory, s’était ça.

4.) Y-a-t-il une anecdote que tu aimerais partager concernant ce groupe ? 

R.  He he he … Ouep. Dans les débuts (même aujourd’hui) Jobo et moi on avait la manie de tomber sous le charme de la bouteille TRÈS rapidement et chaque occasion, peu importe l’occasion, donnait la soif. Il y a une fois où on a mis le paquet pis pas à peu près ! On était invité à souper dans un resto vraiment classe (ce qu’on n’avait pas) avec l’unique Micheal Angelo Batio. Tsé, un gars qui sait quoi faire avec une guitare !  Pis on débarque la avec le band, bin gommé, comme si on était à Las Vegas. (De la viens mon autre surnom, Vegas, pour le Vice éternel…) La on lâche des commentaires de saoulons sans arrêt, cris, commande des bouteilles comme si on était à la taverne du coin… Pis la ta Nikk (guitariste) qui capote solide! (Lui y ne boit pas, donc BIN à jeun) C’était le carnaval dans la place, pis y fallait pousser les limites du raisonnable. Donc on est allez acheter une caisse de 24 pour rentrer dans le resto. Ça, c’était trop. Ta le bon vieux Micheal, trop cool et gentlemen qui rie crissement jaune-orange et ta les gens dans place qui nous dévisage total. Bref, une belle soirée. C’est sure que c’est du passé et ça n’a pas aidé à renforcir les liens entre certains membres du band. Dans le temps, on ne prenait pas grand chose au sérieux. Sauf que j’en ris encore en pensant à cette histoire.

5.) Quel a été ton meilleur moment avec Armory For Justice ? 

R. Le soupé au resto…  Nahhh. C’est le Rockfest à Montebello. On avait gagné le concours Rocker. On avait fini premier et on avait trippé comme des débiles ! Ça avait été une chaude lutte avec Skip The Foreplay & Tunguska Mammouth. Finalement on avait sorti vainqueur et on a adoré notre weekend de VICE.

6.) Peux-tu nous parler de la vision du monde qu’avait votre formation à l’époque ? 

R. Bin, Jobo, moi et Carp = la bière. Nikk = son école de musique et des projets multiples en dehors du band. JF lui était déchiré entre son ancien band Sight Slaves & Armory. Une vision pas mal mêlé de tous…

 7.) J’ai remarqué que vous aviez conservé les casques de types militaires avec Burning The Oppressor. Pourquoi avoir réactualisé l’usage des casques dans ce nouveau projet ? R.  Parce que peu importe le show, la protection est de mise… lol Quand tu pars en guerre de tranchés dans un Pit à un show de Burning The Oppressor, il faut que tu te donne des chances d’en ressortir en vie non ? De plus, c’est un peu notre trademark. Les gens reviennent nous voir avec leur casques 3 shows plus tard. On fait beaucoup de promo aussi avec ça. Le logo du band et notre site web est dessus aussi.

8.) Pourquoi avoir mit fin au projet ? 

R. On a manqué de bières… C’est une bonne chose sinon on n’aurait pas Burning The Oppressor aujourd’hui !

 

Open Wounds

 

Créé en 2001 par des jeunes ayant appartenus à des projets Punk, Ska, Hardcore et Metal, « Open Wounds » a vu le jour dans la banlieue montréalaise. N’ayant pas perdu, ni oublié ses origines, le groupe conserva certaines approches musicale du passé tout en demeurant dans un genre punk/grind. Ayant chosis une voie beaucopup plus brutale, « Open Wounds » a sortie en 2008, son premier effort intitulé « The Every Day Struggle » contenant 8 pièces originelles. La formation a partager la scène avec des formations telles que : « Fuck The Facts / Social Revolver / Clearwater Deathblow / Paroxysm / Tugnut / Subsistance / Tempête / Deadly Pale / Complete Lobotomy / Carbonized 16 Years Old Victims / Slaughter Slashing / Mesrine / Insurrection / Reanimator / Augury / Ghoulunatics / Neuraxis / Martyr ». “”Open Wounds” se disait influence par des formations tels que: “Carcass / Against Our Will / Dead Kennedy / Biohazard / Beneath The Massacre / Suffocation / Cryptopsy / Neuraxis” et même “Suprême NTM” un groupe de Hip Hop français.

 

Membres du Groupe : Nice rat – Guitare / Assman – Guitare / Etienne Bayard – Vocal / Sébastien Hudon – Vocal / Maxime Leduc – Basse / Philippe Cousineau – Batterie

 

Liens :

MySpace

MusikUniverse

 

 

Album :

2008 – The Every Day Struggle

 

 

Tears From The Sky – Metalcore

Montréal

Formé en 1999, Tears From The Sky possédait un quelque chose de très spécial. Dans l’année qui suivit, TFTS a perdu son chanteur qui est décédé. Je ne sais pas s’il s’agissait de son guitariste campagnards qui adorait vivre dans le bois ou du reste de la très sympathique formation que J’ai vu en première partie de « Protest The Hero » au Foufounes Électriques en 2005. Le groupe a fait quelques shows en bonne compagnie, notamment avec : « GFK / Price Of Blood / Cancer Bats / God Falls / Incision / Hands Of Death / Ab Irato / Protest The Hero / Unfallen ». Le groupe c’est dissout en 2009, soit au terme de sa dixième année d’existence. De ce que nous avons pu cueillir comme information, il semblerait que certains membres de « Tears From The Sky » se soient greffé à la formation Hardcore « The President » par la suite.

 

Membres du Groupe : Jean-Sébastien Racine – Vocal / Guillaume Lambert – Drum / Danny Rochefort – Guitare / Guillaume Carle-Falstrault – Guitare / Alex Deschênes – Basse

 

Liens :

MySpace

Metal Archives

Quebecpunkscene.net

 

 

Vidéo :

Tears From The Sky – Under The Mask

Tears From The Sky – Boredomville

Album :

1999 – Tears From The Sky (6 songs Demo)

2001 – Light, As It Were, One Of The Colours (EP)

2005 – Power Symbol (EP)

2007 – Boredomeville I (Album)

2008 – Boredomeville II (Album)

 

 

Elficus – Power Metal

Montréal

 

Elficus tire son origine de la ville de Joliette, ou Eric et Simon commencèrent a jouer de la musique ensemble dans un groupe du nom de « Revive » en 1997. Alors, Etienne se joignit a eux à la guitare en 1999. A cette époque le groupe s’adonnait davantage dans un style Rock Alternatif. Plus-tard, Eric et Etienne déménagèrent à Montréal et des changements furent nécessaires. En 2002. Etienne fait la rencontre de Christian à l’université et puis, naquit Elficus. Après avoir donné la chance a trois chanteuses, c’est en 2005 le groupe posa son choix sur un certain Jean-René pour donner la voix à ce projet.  A l’automne, le groupe enregistre sa première démo et est lancé en 2006. Le groupe évoluait a son rythme puisqu’ils s’autoproduisait. En 2007, « Elficus » lance son premier album intitulé : « For The Troubled Minds, It Whispers ». Le groupe se disait influencé par des formations tels que : “Iron Maiden / Dream Theatre / Into Eternity / Dark Tranquility / Helloween / Opeth / Annihilator / Megadeth / Amon Amarth / In Flames / Labyrinth”. Le groupe c’est éteint en 2011 et portrait dans son line-up, le batteur actuel de “Potion 13”

 

 

Membres du Groupe : Jean-René Lavoie – Vocale / Eric Marion – Guitare / Etienne Morin – Guitare & Back Vocal / Christian « Thunder » Sasseville – Basse / Simon-Pierre Dubé – Batterie

 

Liens :

MySpace

Metal Archives

 

 

Vidéo :

Elficus – Evilizing Earth (Live)

 

Elficus – The Prophecy (Live)

Album :

2006 – Echoes From A Distant Land (Démo)

2007 – For The Troubled Minds, It Whispers (Album)

 

 

As They Turn From Praise – Hardcore.

 

Le groupe a connu de nombreux changements depuis sa formation en 2005. Toutefois, ils ont tous fait pour tenter de poursuivre leur ascension en recrutant de nouveaux membres. Leur dur labeur leur donna la chance de partager la scène avec de gros noms de l’industrie « underground », grâce aux supports de divers promoteurs. Ils ont jouez avec des formations tels que : “A Wasted Sacrifice / Punch Out / Terror Rising / Scars Of Creation / Curse Of The Slain / Salvation / Bury Your Dead / Blind Witness / Bury Your Dead / Bleeding Through / Impending Doom / As Blood Runs Black / The Acacia Strain / Parkway Drive / Stick To Your Guns / My Children, My Bride / Abacabb / God Falls / Beneath The Massacre / Vatican / For Today / Beheading Of A King” & “End Of Crisis”. Un groupe qui a eut de très bonnes occasions de faire valoir leur talent.

 

 

Membres du Groupe : Dominic Doyon – Vocals / Nicolas Thériault – Guitar / Mathieu Lampron / Guitar / Jérémie Gamelin – Bass / Vincent Thériault – Drum / David Markoff – Roadie

 

Liens :

MySpace

Boulevard Brutal

Pure Volume

 

 

Vidéo :

As They Turn From Praise – Moving Forward

As They Turn From Praise – Broker

Album :

2008 – Unleashed

2010 – Démo 2020

 

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Échos d’Outre-Monde

Vol. 1 – No.3 : Langues étrangères 

Dès le début, la scène métal des années 70’s était dominée à quelques exceptions près par les Britanniques et les Américains, ceux-ci réussissent à s’établir mondialement en performant dans leur langue d’origine. Alors qu’il était déjà établi dans les années 80’s que performer en anglais était sans conteste la norme pour espérer une percée internationale, jamais des groupes comme Kreator ou Voïvod n’auraient envisagé de créer dans leur langue, c’était impensable! Mais c’est dans l’ombre des courants populaires, au cœur des années 90’s, alors que les irréductibles que nous étions, devaient creuser de plus en plus pour assouvir notre dépendance à ce genre musical qui vivait ses jours les plus sombres, que nous avons commencé à découvrir ces quelques groupes (Dimmu Borgir, Enslaved, Setherial) prêts à sortir des limites virtuelles imposées par une langue étrangère et à envahir notre marché sans même vouloir faire de concessions! Du moins au départ, car plusieurs se sont ravisés depuis.

Si maintenant nous savons grâce à l’avènement de l’internet, qu’il y existe depuis bien longtemps des scènes locales évoluant dans leurs propres univers distincts du nôtre, nous n’en connaissons encore très peu sur la majorité d’entre elles.

Malgré quelques succès notables dont le plus connu est sans doute celui de Rammstein, qui a remédié à ce « handicap » en misant majoritairement sur le côté spectaculaire de leurs prestations. Encore aujourd’hui, avoir des visées internationales en excluant la langue anglaise, demeure un pari hautement risqué, voire suicidaire pour ceux dont le talent et la créativité ne sont pas nettement supérieures à la moyenne!

 

Sotajumala

Sotajumala, du finnois signifiant Dieu de la guerre est un groupe de death metal qui semble encore obscur de notre côté du monde malgré 3 albums et près de 15 ans d’existence. Le fait que ce groupe évolue exclusivement dans leur langue maternelle est sans doute la raison principale pour lequel nous n’en avons pas vraiment entendu parler ici, par ce qu’ils sont vraiment solides! Sotajumala ne ressemble à rien de ce qui se produit normalement en Finlande, mais hormis la langue qui n’a que peu d’importance dans ce cas-ci, outre des titres imprononçables, on a droit à un parfait mélange de Morbid Angel, Cannibal Corpse et Suffocation! Lourd, brutal et technique!

 

Exegesis

Exegesis, tirée de l’anglais signifiant Exégèse, dont la définition est la suivant: Interprétation surtout philologique ou doctrinale d’un texte sujet à discussion ou dont le sens ou les visées restent de compréhension difficile (l’exégèse biblique, procéder à l’exégèse d’un discours). Vous Vous me suivez toujours? Non? Ce n’est pas grave, car la déroute est exactement le sentiment que la plupart vont ressentir lors d’une première écoute de ce groupe formé en 2003 originaire de Bogotá la capitale de la Colombie, car ce n’est vraiment pas évident à suivre, puisque par surcroît, Exegesis performe dans sa langue maternelle, l’espagnole. Qualifié de gothic / Dark Metal sur metal-archives, je crois ce qualificatif erroné. Personnellement, j’opte plus pour de l’extrême Progressif Metal, alors qu’une multitude de genres se mélangent allègrement à travers une démonstration de musiciens maitrisant leurs instruments respectifs de manière assez déconcertante, passant du Death, au Black, au Folk, au Jazz, au Progressif, et bien plus!

 

Site Officiel

Facebook

 

Wolfhetan

Le Black Metal cette force belligérante forgée dans la haine pure et glaciale des contrées nordiques qui a vécu son apogée au tournant du siècle dernier (les années 90 sont déjà loins), semble (à mon avis) désormais plongé dans une période moribonde, mais non dénuée d’intérêt. Et c’est hors des frontières scandinaves à l’origine du genre, seulement à quelques milliers de kilomètres de l’épicentre que proviennent plusieurs de mes fortunées découvertes, tel que Negator, Asaru ou Wolfhetan. L’Allemagne qui a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, ne cessera de nous surprendre chaque jour. Wolfhetan performe exclusivement en allemand et compte actuellement 2 albums à son actif. Le dernier en liste intitulé « Was der Tag nicht ahnt » est sorti en 2012 et nous offre plus de 72 minutes de musique répartis sur seulement 7 pièces dont la plupart surpassent la barre des 10 minutes. Un black metal inspiré de la belle époque qui m’évoque en quelque sorte le début d’Emperor ou de Setherial, tout en étant légèrement teinté de folk à la Moonsorrow.

 

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Échos d'Outre-Monde

Vol. 1 – No.3 : Langues étrangères 

Dès le début, la scène métal des années 70’s était dominée à quelques exceptions près par les Britanniques et les Américains, ceux-ci réussissent à s’établir mondialement en performant dans leur langue d’origine. Alors qu’il était déjà établi dans les années 80’s que performer en anglais était sans conteste la norme pour espérer une percée internationale, jamais des groupes comme Kreator ou Voïvod n’auraient envisagé de créer dans leur langue, c’était impensable! Mais c’est dans l’ombre des courants populaires, au cœur des années 90’s, alors que les irréductibles que nous étions, devaient creuser de plus en plus pour assouvir notre dépendance à ce genre musical qui vivait ses jours les plus sombres, que nous avons commencé à découvrir ces quelques groupes (Dimmu Borgir, Enslaved, Setherial) prêts à sortir des limites virtuelles imposées par une langue étrangère et à envahir notre marché sans même vouloir faire de concessions! Du moins au départ, car plusieurs se sont ravisés depuis.

Si maintenant nous savons grâce à l’avènement de l’internet, qu’il y existe depuis bien longtemps des scènes locales évoluant dans leurs propres univers distincts du nôtre, nous n’en connaissons encore très peu sur la majorité d’entre elles.

Malgré quelques succès notables dont le plus connu est sans doute celui de Rammstein, qui a remédié à ce « handicap » en misant majoritairement sur le côté spectaculaire de leurs prestations. Encore aujourd’hui, avoir des visées internationales en excluant la langue anglaise, demeure un pari hautement risqué, voire suicidaire pour ceux dont le talent et la créativité ne sont pas nettement supérieures à la moyenne!

 

Sotajumala

Sotajumala, du finnois signifiant Dieu de la guerre est un groupe de death metal qui semble encore obscur de notre côté du monde malgré 3 albums et près de 15 ans d’existence. Le fait que ce groupe évolue exclusivement dans leur langue maternelle est sans doute la raison principale pour lequel nous n’en avons pas vraiment entendu parler ici, par ce qu’ils sont vraiment solides! Sotajumala ne ressemble à rien de ce qui se produit normalement en Finlande, mais hormis la langue qui n’a que peu d’importance dans ce cas-ci, outre des titres imprononçables, on a droit à un parfait mélange de Morbid Angel, Cannibal Corpse et Suffocation! Lourd, brutal et technique!

 

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Exegesis, tirée de l’anglais signifiant Exégèse, dont la définition est la suivant: Interprétation surtout philologique ou doctrinale d’un texte sujet à discussion ou dont le sens ou les visées restent de compréhension difficile (l’exégèse biblique, procéder à l’exégèse d’un discours). Vous Vous me suivez toujours? Non? Ce n’est pas grave, car la déroute est exactement le sentiment que la plupart vont ressentir lors d’une première écoute de ce groupe formé en 2003 originaire de Bogotá la capitale de la Colombie, car ce n’est vraiment pas évident à suivre, puisque par surcroît, Exegesis performe dans sa langue maternelle, l’espagnole. Qualifié de gothic / Dark Metal sur metal-archives, je crois ce qualificatif erroné. Personnellement, j’opte plus pour de l’extrême Progressif Metal, alors qu’une multitude de genres se mélangent allègrement à travers une démonstration de musiciens maitrisant leurs instruments respectifs de manière assez déconcertante, passant du Death, au Black, au Folk, au Jazz, au Progressif, et bien plus!

 

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Le Black Metal cette force belligérante forgée dans la haine pure et glaciale des contrées nordiques qui a vécu son apogée au tournant du siècle dernier (les années 90 sont déjà loins), semble (à mon avis) désormais plongé dans une période moribonde, mais non dénuée d’intérêt. Et c’est hors des frontières scandinaves à l’origine du genre, seulement à quelques milliers de kilomètres de l’épicentre que proviennent plusieurs de mes fortunées découvertes, tel que Negator, Asaru ou Wolfhetan. L’Allemagne qui a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, ne cessera de nous surprendre chaque jour. Wolfhetan performe exclusivement en allemand et compte actuellement 2 albums à son actif. Le dernier en liste intitulé « Was der Tag nicht ahnt » est sorti en 2012 et nous offre plus de 72 minutes de musique répartis sur seulement 7 pièces dont la plupart surpassent la barre des 10 minutes. Un black metal inspiré de la belle époque qui m’évoque en quelque sorte le début d’Emperor ou de Setherial, tout en étant légèrement teinté de folk à la Moonsorrow.

 

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Chronique de l’Étrange 20

Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver! D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueur de champignons et de plantes carnivores.

Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire. Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité. Et la musique n’échappe pas au phénomène.

C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine. Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits! Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque. Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites  »sociaux » musicaux tel que MP3.com et MySpace. Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents. 85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe. Plutôt actifs pour une gang de geeks! Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi. Pour fans seulements… HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe. Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009. Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.

Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)

Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier. Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:

Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical. Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog. Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy. Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride. Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques. En utilisant un logiciel appelé  »Modplug », ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…

Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus  »organique ». Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…

En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album  »No NES for the wicked ». Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.

Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…

}:)~>

Chronique de l'Étrange 20

Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver! D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueur de champignons et de plantes carnivores.

Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire. Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité. Et la musique n’échappe pas au phénomène.

C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine. Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits! Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque. Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites  »sociaux » musicaux tel que MP3.com et MySpace. Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents. 85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe. Plutôt actifs pour une gang de geeks! Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi. Pour fans seulements… HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe. Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009. Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.

Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)

Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier. Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:

Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical. Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog. Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy. Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride. Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques. En utilisant un logiciel appelé  »Modplug », ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…

Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus  »organique ». Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…

En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album  »No NES for the wicked ». Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.

Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…

}:)~>