by Dave Rouleau | Mai 2, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.7 : Le troisième reich métallique
De retour de ce petit congé qui n’en était pas vraiment un, puisque j’en ai profité pour prendre un peu d’avance et relâcher un peu la pression sur mes prochaines semaines qui seront un peu plus chargées à l’approche de l’été. Continuons notre périple avec:
L’Allemagne qui est la première nation, dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, à s’imposer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis et l’Angleterre dominaient la scène musicale mondiale depuis plus de 30 ans et régnaient sur les scènes hard rock, heavy et thrash métal, ceux-ci devaient donc se rendre à l’évidence face à l’ascension du troisième Reich.
Celui qui ne semblait qu’être un petit joueur au commencement de la décennie a connu une impressionnante expansion vers le milieu des années 80. En effet, autrefois connu pour le roi des ballades hard rock Scorpions et l’un des ancêtres du power métal Accept, l’Allemagne a su se démarquer en développant conjointement deux branches majeures de la musique métal une encore plus extrême, énergique et agressif, connu sous le nom de Teutonic thrash métal, dont les principales formations sont Kreator, Sodom et Destruction. L’autre était plus mélodique et accrocheur, le power speed métal : d’Helloween, Running Wild et Blind Guardian.
Depuis, on y retrouve beaucoup plus de variété, dans ce pays maintenant considéré comme le point central du métal Européen et hôte du légendaire Wacken Open Air, la destination incontournable de pèlerinage pour tous les plus ardents metalheads d’entre nous. C’est cette variété que je vous propose cette semaine, car l’Allemagne a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, et ne cessera de nous surprendre chaque jour!
Bleeding Red
Avant, l’avènement de l’internet au milieu des années 90, il était généralement facile de déterminer l’origine d’un groupe simplement par leur style musical ou leur son. Aujourd’hui avec la globalisation et la diffusion sur le web, ces classifications arbitraires sont devenues plus difficiles, mais la base de référence demeure inchangée. Bleeding Red qui n’est cependant qu’un exemple parmi tant d’autres, de ces groupes de death mélodique aux fortes influences suédoises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du monde. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer ce quatuor allemand qui mise également sur une ambiance démoniaque, des riffs agressifs ainsi que des mélodies accrocheuses afin de se démarquer dans ce marché déjà très saturé. Vont-ils réussir? Je vous laisse répondre à cette question, mais pas avant le visionnement de ce vidéo-clip tiré de leur premier album, Evolution’s Crown!
Sonic Reign
Tout comme le power métal, le black métal est un genre qui stagne présentement, la belle époque est maintenant chose du passé, mais ce n’est pas dit que le genre ne reviendra pas en force un de ces jours, on n’a qu’à penser au thrash, au death et au heavy métal qui vivaient tous des moments difficiles il n’y a pas si longtemps. Faut croire que c’est cyclique. Malgré tout, on peut toujours dénicher quelques perles. D’ailleurs c’est souvent en Allemagne que proviennent plusieurs de mes récentes découvertes du genre, tel que Negator, Asaru, Wolfhetan ou Sonic Reign. Ce dernier s’inspire un peu du côté industriel de Satyricon tout en ne négligeant pas son aspect mélodique qui peut ressembler davantage à celui que l’on retrouve du côté des Suédois de Naglfar, de Lord Belial ou même Necrophobic. Sans complètement réinventer le genre avec son dernier album nommé Monument in Black, Sonic Reign a tout de même réussit à attiser mon intérêt pour un genre qui me laisse désormais plutôt froid.
Sulphur Aeon
Originaire de North Rhine-Westphalia, Sulphur Aeon, ce nouveau groupe death métal s’inspirant de l’univers fantastique d’HP Lovecraft, à la fois lourd et brutal, il peut également compter sur de nombreuses mélodies qui malheureusement s’embrouillent dans une production qui manque de clarté. Peut-être par ce qu’il s’agit d’un premier album ou peut-être est-ce seulement un choix volontaire de la part du trio, je n’ai aucune réponse à vous fournir, mais le fait est que Swallowed by the Ocean’s Tide nous donne réellement l’impression qu’il a carrément été enregistré sous l’eau!
Haertefall
Difficile de terminer ce tour d’horizon de l’Allemagne sans mentionner son côté plus industriel popularisé par Rammstein qui, comme nul autre, a réussi à briser les barrières de la langue. S’il est vrai que le parallèle est évident entre la musique de Rammstein et celle d’Haertefall, ce dernier ajoute, à mon plus grand plaisir, un brin d’agressivité que je n’ai que rarement entendu dans la musique d’un Rammstein beaucoup plus mainstream. On y retrouve également quelques affinités avec Die Apokalyptischen Reiter , The Kovenant et Solefald.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Dave Rouleau | Mai 1, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Cette semaine : Une grosse marionnette à brûler, une exploration non pas du Mississippi mais du ProgDoom, une expérimentation de textures, mais d’abord une revue d’un show pas prog pantoute.
Salut à vous tous, permettez moi de commencer cette semaine avec un ptit «r’viendu» sur le show de We’ve Lost Jenny et Hours of Defiance mercredi passé au Dagobert de Québec. Pour ceux qui l’ont raté (vous êtes nombreux, car malheureusement on pouvait compter les présences…) vous pouvez toujours aller voir les photos que j’ai mis sur notre page FB. Toujours est-il que c’était fucking bon, les deux bands nous ont donné de solides performances, WLJ accueillant d’ailleurs à plus d’une reprise un chanteur invité, drette de l’assistance. Si je les connaissait pas avant, leur musique « dans ta face » m’a pas laissé le choix de les connaître et j’ai bien aimé. Hour of Defiance, je les connaissais déjà, j’ai leur album et j’avoue avoir été surpris un peu du fait que le vocal est légèrement différent en live (moins gras un peu et une note plus haut on dirait), mais ça leur enlève rien et si Dietr (drum) m’avait déjà averti que leur musique prenait tout son sens en show, il faut tout de même le vivre pour comprendre, fuck y’ont de l’énergie! Bravo! Ce que j’ai moins trippé cependant, et là peut-être je me fait vieux, que ma condition de « papa en sursis » me rend revêche, grincheux et/ou rétrograde, mais leurs fans, y savent pas ‘slammer’. Non, mais c’est quoi cette danse en garochant des poings pis des pieds partout? Fuck! Un moshpit c’est une place ou relâcher son agressivité, mais en harmonie avec tous les autres ‘moshers’. Comme le dit le gars dans le vidéo plus bas, ce que vous faites c’est du fucking ‘Fight Club’ avec de la musique, point. C’était tellement chorégraphié à certains moments qu’on aurait dit un film de Bruce Lee mélangé avec Fame, ou encore du monde qui chasse des mouches…du Mouche-Jitsu (mot de l’éditeur: c’était en fait chorégraphié pour leur clip qui est sorti quelques jours plus tard)
Le but d’un mosh-pit c’est pas de faire perdre des dents à quelqu’un ni de le crisser à terre… voici un ptit vidéo avec certaines «règles» du moshpit, ça ferait pas tort que vous l’écoutiez. Aussi je vous mets une couple de vidéos de moshpit, remarquez la non-présence de karaté kids qui donnent des coups partout… Dans le temps les punks faisait ça pis ils se faisaient détruire dans le slam.
Bon, ceci dit, revenons-en au prog, et je commence ça cette semaine avec un band qui a évolué avec un de mes bands préférés, je devrais peut-être dire fétiche, ils ont tourné avec Isis en 2007 pour leur album « Harmonic Tremors ». Je parle ici de Zozobra.
Leur nom fait référence à l’effigie géante, la marionette représentant un vieil homme que l’on brûle à chaque année au «Fiestas de Santa Fe», le nom de cette effigie en anglais est d’ailleurs Old Man Gloom qui est aussi le nom du premier projet des 2 fondateurs du band, Caleb Scofield et Santos Montano. Le son de Zozobra est en fait très proche du hardcore expérimentale de Old Man Gloom tout en étant plus sludge et post-metal, là où Old Man Gloom est plus hardcore, punk. En 2008, ils sortaient un autre album, « Bird of Prey », avec Aaron Harris de Isis (drum).
Après 5 ans d’absence, ils nous sortent enfin un nouvel album, Savage Masters, qui s’avère porter très bien son nom, étant facilement leur œuvre la plus violente à date, se rapprochant plus du hardcore que précédemment.
Pour vous faire redescendre sur terre, après ma montée de lait en intro et le beat sauvage de Zozobra, j’ai pensé vous emmener en exploration de Prog-Doom. Zebulon Pike, originalement formé avec un vocal, ils ont vite opté pour être instrumental lorsque leur vocal a quitté pour des raisons non citées. Pas mauvais pour autant, des influences de sons lourds des 70’s, de prog-rock et de classique contemporains. Leur premier opus voit le jour en juin 2004, « And Blood Was Passion », qui regorge de musicalité avec 4 de ses 5 tounes qui pète les 10 minutes.
Le quatuor (Tom Berg à la basse (depuis 2008), Morgan Berkus et Erik Fratzke aux guitares et Erik Bolen à la batterie) a d’ailleurs reçu le «Best Hard Rock Group» au «Minessota Music Awards» pour cette album et le «Best Hard Rock Recording» en 2006 pour leur 2eme opus, « Zebulon Pike II : The Deafening Twilight ».
Depuis l’ajout de Tom Berg en 2008, ils nous ont sorti 2 très bon albums, encore plus mélancholique, soit « Intrascience » en 2008 et « Space is the Corpse of Time » en 2011. On peut les retrouver sur leur site officiel et sur leur FB.
Comme dernier band cette semaine, je vais vous parler d’un band que j’ai acheté un peu sur un coup de tête lors de ma visite chez HMV pour acheter le cadeau (très en retard) de fête à ma blonde. C’est une très grandes fan de David Bowie, je suis donc allé lui chercher, mais j’en ai aussi profité pour lui acheter le dernier de Jimi en même temps (fucking bon!!!) et m’acheter deux disques puisqu’il y avait un spécial. La grosse anecdote c’est que j’ai acheté le CD bonus de Bowie et que finalement dans le coffret, c’est pas Bowie qui y est, mais le dernier de Depeche Mode; big fucking fail HMV, pas étonnant que vous soyez en faillite…
Bref, ma blonde aime tout de même bien Depeche Mode alors elle n’est pas déçue, mais on va quand même tenter d’aller échanger le CD, histoire d’avoir la bonne pochette avec le bon CD. Donc, mes 2 achats personelles étaient Anathema et Textures, ce dernier étant ce dont je vais vous parler. Textures est un band des Pays-Bas formé en 2001 et ils ont lancé quatre albums et un ‘single’. Leur son est un mathcore assez proche de Messhugah. Leur premier album, « Polars », contenait aussi des sonorités très ambientes qui ne se retrouvent pas nécessairement sur leurs albums subséquents.
Le vocal de Daniël de Jongh est pas mal plus hardcore que Meshuggah, mais il se marie très bien à leur musique. Les autres membres sont Bart Hennenphof et Jochem Jacobs (guitares), Remko Tielemans (basse), Uri Dijk (claviers) et Stef Broks (batterie). Si vous allez voir sur leur site officiel vous verrez cependant que Joe Tal remplace désormais Jochem à la guitare. Espérons qu’il saura réellement prendre sa place, car Jochem était non seulement un des membres fondateurs, mais aussi celui qui signait la production, l’enregistrement, le mixage et le mastering. Si on en croit le band cependant, Joe aurait plein de nouvelles idées et de riffs en stock, alors souhaitons leur bon succès. En attendant, je vous laisse avec quelques vidéos de leurs autres albums, en ordre chronologique :
« Drawing Circles », « Silhouettes », « Dualism ».
Le bonus cette semaine, une toune d’Augury qui sera au Heavy Mtl de cette année. Tellement extrême et prog en même temps, mais surtout … très bon! À la prochaine!
by Patrick Graham | Mai 1, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Cette semaine : Une grosse marionnette à brûler, une exploration non pas du Mississippi mais du ProgDoom, une expérimentation de textures, mais d’abord une revue d’un show pas prog pantoute.
Salut à vous tous, permettez moi de commencer cette semaine avec un ptit «r’viendu» sur le show de We’ve Lost Jenny et Hours of Defiance mercredi passé au Dagobert de Québec. Pour ceux qui l’ont raté (vous êtes nombreux, car malheureusement on pouvait compter les présences…) vous pouvez toujours aller voir les photos que j’ai mis sur notre page FB. Toujours est-il que c’était fucking bon, les deux bands nous ont donné de solides performances, WLJ accueillant d’ailleurs à plus d’une reprise un chanteur invité, drette de l’assistance. Si je les connaissait pas avant, leur musique « dans ta face » m’a pas laissé le choix de les connaître et j’ai bien aimé. Hour of Defiance, je les connaissais déjà, j’ai leur album et j’avoue avoir été surpris un peu du fait que le vocal est légèrement différent en live (moins gras un peu et une note plus haut on dirait), mais ça leur enlève rien et si Dietr (drum) m’avait déjà averti que leur musique prenait tout son sens en show, il faut tout de même le vivre pour comprendre, fuck y’ont de l’énergie! Bravo! Ce que j’ai moins trippé cependant, et là peut-être je me fait vieux, que ma condition de « papa en sursis » me rend revêche, grincheux et/ou rétrograde, mais leurs fans, y savent pas ‘slammer’. Non, mais c’est quoi cette danse en garochant des poings pis des pieds partout? Fuck! Un moshpit c’est une place ou relâcher son agressivité, mais en harmonie avec tous les autres ‘moshers’. Comme le dit le gars dans le vidéo plus bas, ce que vous faites c’est du fucking ‘Fight Club’ avec de la musique, point. C’était tellement chorégraphié à certains moments qu’on aurait dit un film de Bruce Lee mélangé avec Fame, ou encore du monde qui chasse des mouches…du Mouche-Jitsu (mot de l’éditeur: c’était en fait chorégraphié pour leur clip qui est sorti quelques jours plus tard)
Le but d’un mosh-pit c’est pas de faire perdre des dents à quelqu’un ni de le crisser à terre… voici un ptit vidéo avec certaines «règles» du moshpit, ça ferait pas tort que vous l’écoutiez. Aussi je vous mets une couple de vidéos de moshpit, remarquez la non-présence de karaté kids qui donnent des coups partout… Dans le temps les punks faisait ça pis ils se faisaient détruire dans le slam.
Bon, ceci dit, revenons-en au prog, et je commence ça cette semaine avec un band qui a évolué avec un de mes bands préférés, je devrais peut-être dire fétiche, ils ont tourné avec Isis en 2007 pour leur album « Harmonic Tremors ». Je parle ici de Zozobra.
Leur nom fait référence à l’effigie géante, la marionette représentant un vieil homme que l’on brûle à chaque année au «Fiestas de Santa Fe», le nom de cette effigie en anglais est d’ailleurs Old Man Gloom qui est aussi le nom du premier projet des 2 fondateurs du band, Caleb Scofield et Santos Montano. Le son de Zozobra est en fait très proche du hardcore expérimentale de Old Man Gloom tout en étant plus sludge et post-metal, là où Old Man Gloom est plus hardcore, punk. En 2008, ils sortaient un autre album, « Bird of Prey », avec Aaron Harris de Isis (drum).
Après 5 ans d’absence, ils nous sortent enfin un nouvel album, Savage Masters, qui s’avère porter très bien son nom, étant facilement leur œuvre la plus violente à date, se rapprochant plus du hardcore que précédemment.
Pour vous faire redescendre sur terre, après ma montée de lait en intro et le beat sauvage de Zozobra, j’ai pensé vous emmener en exploration de Prog-Doom. Zebulon Pike, originalement formé avec un vocal, ils ont vite opté pour être instrumental lorsque leur vocal a quitté pour des raisons non citées. Pas mauvais pour autant, des influences de sons lourds des 70’s, de prog-rock et de classique contemporains. Leur premier opus voit le jour en juin 2004, « And Blood Was Passion », qui regorge de musicalité avec 4 de ses 5 tounes qui pète les 10 minutes.
Le quatuor (Tom Berg à la basse (depuis 2008), Morgan Berkus et Erik Fratzke aux guitares et Erik Bolen à la batterie) a d’ailleurs reçu le «Best Hard Rock Group» au «Minessota Music Awards» pour cette album et le «Best Hard Rock Recording» en 2006 pour leur 2eme opus, « Zebulon Pike II : The Deafening Twilight ».
Depuis l’ajout de Tom Berg en 2008, ils nous ont sorti 2 très bon albums, encore plus mélancholique, soit « Intrascience » en 2008 et « Space is the Corpse of Time » en 2011. On peut les retrouver sur leur site officiel et sur leur FB.
Comme dernier band cette semaine, je vais vous parler d’un band que j’ai acheté un peu sur un coup de tête lors de ma visite chez HMV pour acheter le cadeau (très en retard) de fête à ma blonde. C’est une très grandes fan de David Bowie, je suis donc allé lui chercher, mais j’en ai aussi profité pour lui acheter le dernier de Jimi en même temps (fucking bon!!!) et m’acheter deux disques puisqu’il y avait un spécial. La grosse anecdote c’est que j’ai acheté le CD bonus de Bowie et que finalement dans le coffret, c’est pas Bowie qui y est, mais le dernier de Depeche Mode; big fucking fail HMV, pas étonnant que vous soyez en faillite…
Bref, ma blonde aime tout de même bien Depeche Mode alors elle n’est pas déçue, mais on va quand même tenter d’aller échanger le CD, histoire d’avoir la bonne pochette avec le bon CD. Donc, mes 2 achats personelles étaient Anathema et Textures, ce dernier étant ce dont je vais vous parler. Textures est un band des Pays-Bas formé en 2001 et ils ont lancé quatre albums et un ‘single’. Leur son est un mathcore assez proche de Messhugah. Leur premier album, « Polars », contenait aussi des sonorités très ambientes qui ne se retrouvent pas nécessairement sur leurs albums subséquents.
Le vocal de Daniël de Jongh est pas mal plus hardcore que Meshuggah, mais il se marie très bien à leur musique. Les autres membres sont Bart Hennenphof et Jochem Jacobs (guitares), Remko Tielemans (basse), Uri Dijk (claviers) et Stef Broks (batterie). Si vous allez voir sur leur site officiel vous verrez cependant que Joe Tal remplace désormais Jochem à la guitare. Espérons qu’il saura réellement prendre sa place, car Jochem était non seulement un des membres fondateurs, mais aussi celui qui signait la production, l’enregistrement, le mixage et le mastering. Si on en croit le band cependant, Joe aurait plein de nouvelles idées et de riffs en stock, alors souhaitons leur bon succès. En attendant, je vous laisse avec quelques vidéos de leurs autres albums, en ordre chronologique :
« Drawing Circles », « Silhouettes », « Dualism ».
Le bonus cette semaine, une toune d’Augury qui sera au Heavy Mtl de cette année. Tellement extrême et prog en même temps, mais surtout … très bon! À la prochaine!
by Lex Ivian | Mai 1, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Punk
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Formé en Californie au milieu des années 1990 sous le nom de Cracked Macaroni qu’ils changent ensuite pour The Ivy League, c’est en 1996, après avoir signé avec Honest Don’s Records qu’ils optent finalement pour The Mad Caddies. Ils sortiront leur 1er album, « Quality soft core », l’année suivante. Dès les débuts, ils se créent une identité propre sur la scène skapunk avec leur musique qui mélange des influences provenant du swing, reggae, polka mais surtout de la scène jazz de la Nouvelle-Orléans (bien qu’il soit de Californie!) à leur musique ska punk. Afin de réactualiser leur 1er album, ils ont réenregistré la pièce « Distress » que vous pouvez aller écouter en cliquant ce lien.
La suite de leur carrière devait être prise en charge immédiatement après leur 1er album par Fat Wreck Chords (1997) et depuis, ils ont lancé 4 albums, 2 EP’s, un album en spectacle et une compilation. Leur dernier nouveau matériel, l’album « Keep it going » date de 2007 (puisque leur dernière sortie était la compilation de 2010) mais ils annoncent travailler sur un nouvel album à paraître en 2013. Voici leur dernière parution, le vidéo pour la pièce « State of mind ».
Le groupe s’est forgé une réputation pour ses performances énergiques et festives. Pour les nostalgiques, ça rappellera peut-être Sublime!!! En attendant d’être frontstage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, voici une petite entrevue et leur spectacle au Hurricane Festival en 2012.
See Ya in the pit!
Lex
by Marryah Noch Mulligore | Avr 29, 2013 | La Décapiteuse

Naturellement, étant le genre de journaliste qui dévore un paquet d’albums par semaine, ce qui me donne, en fin de mois, un nombre d’heures d’écoute assez remarquable, j’peux franchement vous dire une affaire; ce sont pas tous mes round-ups qui vont être reluisants d’optimisme. Ça arrive qu’à la semaine longue, j’entende seulement des albums qui me déplaisent vertement. Cela, j’y peux absolument rien; y’a des gens qui se font une gêne et qui prétendent tout aimer question de ne pas se faire tabasser par les lecteurs et fans des groupes en question; je suis pas de cette planète. Je suis très sélective en termes de ce qui me reste dans la tête et dans le coeur en termes de nouveautés, et ce qui va simplement prendre la poussière dans un raccoin de mon disque dur pour le restant de l’éternité sans jamais revoir l’ombre d’un replay autrement qu’au millieu d’une playlist sur shuffle qui va rapidement passer d’une bonne toune à l’autre grâce à mon don du skipping invétéré. J’pense que quand tu te claques un review, tu veux savoir ce que le journaliste pense, tu veux qu’il te conseille sur tes choix d’achats, et tu veux qu’il ait l’air de savoir de quoi il parle, plutôt qu’être un espèce d’automate qui semble être enthousiaste en entendant le pire des fouillis et en qualifiant ça d’un chef d’oeuvre qui va changer la scène à tout jamais. Se faire bullshitter par ce qu’on lit, c’est une activité encouragée par les journaux à potins; pas par les sites métal aussi étoffés et connaisseurs que celui sur lequel vous surfez présentement. Je suis dans la bonne team; nous, on s’affirme, pour le meilleur et pour le pire.
BEISSERT – Darkness: Devil: Death
Étant très très accro à ce sous-style que j’apelle affectueusement le psyrock (pour ceux qui sont pas familiers avec le terme, c’est un mélange de psychedelic rock et de stoner doom avec une touche southern), malgré l’efficacité assez inconstante de l’avant-dernier album de BEISSERT sur « Agonia », j’ai réussi à triper sur certaines pièces qui me semblaient assez organiques et sincères pour me faire souvent penser aux vieux albums sombres dans ce genre qui faisaient surface dans les années soixante-dix. Sur « Darkness: Devil: Death », assez incroyablement, l’intention était clairement de prendre ce style et de le faire bifurquer dans une autre direction qui a pratiquement zéro rapport avec les racines du band (m’enfin, c’est si on fait omission de la première pièce, qui se la joue epic doom avec un espèce de feel qui déplairait pas à ceux qui sont toujours accros à CANDLEMASS). À un certain point, les gars commencent à s’éloigner et s’éterniser sur un trip digne d’un buzz d’acide assez malencontreux qui n’est pas nécessairement le genre de souvenir sur lequel on veut s’étendre à en plus finir. Les riffs n’ont pas de raison d’être, les structures des tounes deviennent chaotiques et sans but, et je vous mens pas, il est extrêmement difficile de même vouloir terminer l’écoute au complet, qui commençait tout de même sur un pied de guerre intéressant en début de CD avec un pacing qui faisait au moins légèrement penser au doom qu’ils étaient en train d’apprivoiser avec un bel enthousiasme sur l’album d’avant, et une authenticité qui ne semble pas être au rendez-vous ici. J’espère que ceci n’est que de l’expérimentation qui définit un seul album – un concept, en d’autres mots, qui ne durera pas la longueur exacte de leur discographie future, parce que si c’est le cas, je débarque officiellement de ma phase d’excitation totale envers le matériel de ce band qui me donnait mauditement hâte de m’enfermer avec l’album avant que j’entende la première note et décide autrement.
BEISSERT « Zorn Der Geister » :
REVELATION – Inner Harbor
Quand une compagnie de disques clâme haut et fort qu’ils ont pour toi un album digne du prestige de BLACK SABBATH et de l’originalité indétrônée de RUSH, y’a deux réactions possible: soit t’éclates de rire et tu décides de ne pas écouter puisque tu sais que c’est absolument impossible qu’en 2013 un band soit capable de faire rougir ces deux-là, ou tu laisses la chance au coureur en t’armant d’un air conciliant et d’une oreille très prête à se dédier à une analyse approfondie. Honnêtement, à partir du début de l’album jusqu’à la fin, j’ai largement oublié de vouloir m’en faire avec autant de fatalisme; j’ai juste réussi à apprécier ce que j’entendais pour ce que c’était, tout simplement. Oui, les choses peuvent être aussi smooth que ça quand on se laisse aller, et REVELATION est un groupe qui rend cette tâche faisable, même au beau millieu d’une semaine chargée. Des grooves efficaces, ici, y’en a, all across the goddamned board. Des riffs très heavy, des mélodies mémorables, y’en a aussi. Ce que je trouve extrêmement distrayant et éventuellement dangereux pour l’homogénéité du parcours de l’album est l’engouement pour la répétition d’idées qui deviennent inévitablement lassantes à un certain point. Ceci est une moindre ombre au tableau qui a fait perdre des points à l’album en tant que tel, mais ça me rend pas moins curieuse de ce que ce band est capable de produire dans les années qui viennent.
REVELATION « Inner Harbor »:
DEAFLOCK – Courage to Expose All
J’ai une mentalité que le fan de thrash moderne pourrait qualifier d’assez bizarre quand j’approche un album correspondant à ce sous-style. Cette philosophie, si vous êtes familiers avec mes goûts, vous la conaissez: pas besoin de flafla en quantités industrielles pour rendre un songwriting efficace et honnêtement, en termes d’aggressivité sonique, j’aime pas mal mieux entendre des riffs simples, mais qui fessent, qu’un récital de piano sur un fretboard qui donne l’impression que l’album en question se titre « When The Mosh Goes to Broadway ». Ce qui me gosse aussi, c’est les bands qui sont pas nécessairement techniques, mais qui semblent penser qu’ils sont dans une espèce de course contre la montre qui les force à jouer plus vite que Malmsteen on ‘roids. Pire, y’a les bands qui garrochent des half-riffs dans toutes les directions, presqu’au hasard, pour créer un genre de wall of sound étourdissant, mais qui est loin d’impressionner quand on a l’impression d’écouter un ramassis d’idées à moitié définies pendant un bon cinquante minutes. You know, parfois, mettre moins de crème fouettée, ça aide à apprécier la qualité du gâteau en tant que tel. Ici, j’ai pas mal de misère à mettre le doigt sur les racines de DEAFLOCK et leur point de ralliement. Ce que j’entends, c’est pas mauvais – néanmoins, je mentirais en disant que j’entends une blueprint ou un focus absolument pas cassable ici. C’est facile de se perdre en écoutant l’album. Je dis pas que le talent en est absent, mais plutôt qu’il est mal structuré en termes de songwriting et de présentation générale. Beaucoup de riffs ici valent la peine d’être entendus, mais ils sont garrochés pêle-mêle parmis un fouillis bric-à-brac total de patternings qui semblent un peu trop hyperactifs pour avoir un réel sens du concret.
DEAFLOCK « Courage to Expose All »:
Vous êtes intrigués par ce que je considère être du bon stock, versus ce que je trouve awkward au sein de la scène métal moderne? Écoutez mon show, « C.R.O.C. Underground Metal », chaque dimanche soir à 20h sur Ondes Chocs.
-Noch
by Dave Rouleau | Avr 26, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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Formé en 2003 dans l’État du Michigan par Aaron Long au vocal, Chris Ash à la basse, Andrew Tkaczyk au drum et 2 guitaristes, Chris Croll et Jim Hocking, le groupe de melodic hardcore For the Fallen Dreams font quelques shows dans leur coin et 2 démos (en 2004 et 2005) mais les changements de personnel sont nombreux autour de Hocking et Tkaczyk.
Le transfert de Chad Ruhlig (leur chanteur actuel) de la basse (depuis 2005) au vocal les mène à sortir un EP intitulé « New Beginnings » en 2007. L’année suivante, ils sortiront leur 1er album sur Rise Records, « Changes ». Ce titre a pu paraître prémonitoire car dans la même année, le jeu de la chaise musicale dans le groupe se poursuit – Ruhlig quitte et Richter arrive, prenant le vocal pour l’album suivant, « Relentless » qui sort en 2009. Vraiment, les titres de leurs albums reflètent à merveille l’atmosphère qui entourent Hocking et Tkaczyk, membres originaux de la formation, qui ont vu passer 4 chanteurs, 5 guitares rythmiques et 9 bassistes en 6 ans. Malheureusement pour eux, l’envie d’explorer de nouveaux horizons musicaux a mené au départ de Tkaczyk laissant Hocking à la barre de la formation. Cela ne les empêche pas de sortir leur 3ème album (le 2ème sur Rise Records), Back burner », qui leur permet d’entrer sur les Charts pour la 1ère fois. Je vous envoie la pièce « The big empty ».
Leur dernier album en date, « Wasted Youth », sorti en 2012 sur Artery Recordings leur a permis de conserver leur position sur les Charts et la pièce « Hollow » a été lancée en tant que « single ».
L’année 2013 a vu le retour de Ruhlig au vocal ce qui a incité Tkaczyk à s’impliquer de nouveau dans For the Fallen Dreams en tant que « session member ». Ils ont également re-signé avec Rise Records et nous promettent un nouvel album pour 2013. En attendant, ils ont tourné en Europe en mars et avril et seront à ne pas manquer au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.
See Ya in the pit
Lex