Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm

À chaque année lorsqu’approche l’automne et que le temps de l’Halloween veut se montrer le bout du nez, il est de coutume que le cimetière reçoive d’étranges visiteurs sur le site. Toutefois, je me demande encore pourquoi je m’inquiète du sort que se réservent les personnages sans aucune conscience?! Ce qui m’amène cette semaine à vous parler d’un type spécial de personne qui se lance dans des situations qu’elle finisse toujours par regretter. Il s’agit du genre d’individu qui se laisse entraîner dans un « flow » narcissique qui le pousse à se prendre pour l’égal d’une divinité quelconque.

 

Divine Syndrome – Technical Death Thrash Metal / Québec

Liens:
http://pages.infinit.net/divsyn/main.html
http://www.metal-archives.com/bands/Divine_Syndrome/7211
http://www.metal-archives.com/labels/Frowz_Productions/2456

Membres du GroupeFrançois Brosseau – Basse/ François Thivièrge – Batterie & Synthétiseur/ Nick Tremblay – Lead Guitare/ Vince Nantel – Vocal

Formé à Québec en 1995, Divine Syndrome offrait un Death Thrash Metal technique. Ils ont lancé un premier album intitulé Pulsatory Paradigm en 2000. Le groupe s’est dissout peu de temps après la sortie de l’album. Divine Syndrome était sur le label Frowz Productions.

Discographie:
2000 – Pulsatory Paradigm (Full Album)

 

L’an passé alors que je nettoyais le terrain en balayant les feuilles mortes à l’aide d’un râteau, j’ai fait la rencontre d’une sorte d’illuminé de la religion. Ce dernier me racontait qu’on l’avait choisi pour annoncer la venue d’un puissant  être, issu d’un autre monde. Et qu’on le désignait comme porte parole de leur groupe de personnages étranges. Plus nous discutions et plus j’avais la forte impression qu’il connaissait si bien les gens qu’il appréciait la compagnie. En fait, c’est soit cette option ou bien il s’agit d’un foutu bon manipulateur! Nous étions à une semaine de la fête des morts et il en était à sa troisième visite ces derniers jours. Ce qui attirait mon regard sur ce type, c’est qu’il visitait divers emplacements de ce sinistre lieu, comme s’il cherchait quelque chose en particulier.

Ayant éveillé le soupçon en moi, je décidai d’aller le rencontrer en face, question d’obtenir son opinion au sujet des arrangements floraux et des nouvelles sépultures que nous avions reçus. En fait, il s’agit des anciennes sépultures qui ont été restaurés récemment. Depuis que nous avons déplacé quelques tombes lors des réfections faites sur le terrain, des gens bizarres viennent et se mêlent parfaitement à la foule. Pourtant, je vois bien que ce ne sont pas des gens normaux. Tout d’abord, ce n’est pas tout le monde qui s’adonne à manger des insectes sinon ce sont des gens très particuliers qui le font. Je parle bien entendu des êtres de la nuit, les goules et toutes autres créatures issues du monde des ténèbres.

Donc, pour en revenir au sujet de cette chronique, deux jours plus-tard, le même homme revint visiter les lieux avec un étranger aux cheveux châtains. Des individus aux allures d’hommes d’affaires, discutant d’un sujet qui m’était complètement inconnu mais qui suscitait toute mon attention. Nous étions en pleine journée et plusieurs travailleurs s’adonnaient encore à divers travaux de réparation de l’endroit. L’homme aux cheveux châtains portait également un costard impressionnant. On peut rapidement tenir compte de la qualité du tissu de par le genre presque parfait de la coupe de l’habit. La discussion allait bon train lorsque je surpris l’un des deux hommes à pointer en direction d’un mausolée en disant

C’est là qu’aura lieu notre réunion ce soir.

Demeurant à distance, je tendais l’oreille pour essayer de saisir la portée de l’échange verbal entre les deux individus. Mais plus rien. Trop concentré à tendre l’oreille, je n’avais pas remarqué que les deux hommes venaient de quitter les lieux…

Puis, plus rien. Pendant une semaine les choses sont demeurées similaires à n’importe quelle journée ordinaire. Jusqu’à ce que n’arrive la nuit du 31 octobre. Habituellement, je m’assied sur une tombe et je consume un calumet de paix en compagnie des esprits de ce lieu d’habitation pour l’âme des morts. L’heure de minuit approchait à grand pas alors que les enfants étaient entrés dans leur demeure après avoir participé à une cueillette de bonbons annuelle. Maintenant, les morts allaient sortir de la terre pour errer dans les rues et terroriser les humains encore debout a cette heure tardive. Mais cela n’arriva pas cette nuit-là.

Ce n’est qu’après avoir terminé mon calumet de paix que parvint l’écho de bruits de réjouissances provenant d’un segment sombre situé à environ 500 mètres devant moi. Il semblait y avoir un groupe d’individus qui discutaient de fortes voix derrière un mur d’une bonne centaine de cèdres alignés de manière à cacher ce qu’il y avait de l’autre côté. M’approchant lentement du lieu en question, j’entendais les voix se rapprocher sans voir personne dans les environs. Toutefois, j’avais la ferme conviction que l’on m’observait à mon insu. M’approchant plus près du lieu d’où provenait le bruit, j’ai aperçu un homme et une femme à moitié nu, allongés devant une pierre tombale. Un désir lascif fort malsain.

 

Chaos Lust – Black Metal / Brossard

Liens:
http://www.metal-archives.com/bands/Chaos_Lust/24594
http://www.metalquebec.com/categorie/metal_au_quebec-index/03-02-25-02.html

Membres du Groupe: Angor – Basse/ Darkfukgod – Batterie/ Draznhiak – guitare/ Azaru – Vocal & Guitare

Formé en janvier 2002, ce groupe Black Metal originaire de Brossard n’a jamais été signé par aucun label. Il n’existe malheureusement aucun lien les concernant.

Discographie:
2003 – Exhile From Human Dissonance (Demo).

 

Pendant que j’observais, question de savoir s’il s’agissait bien d’un rite tantrique, j’ai remarqué la présence d’un faisceau de lumière provenant d’une lampe de poche qui vaguait de droit à gauche au loin. Les deux tourtereaux, trop accaparés par leur séance amoureuse, ne remarquèrent aucunement la présence de l’individu qui s’approchait. Épris l’un de l’autre, je m’approchai d’eux plus amplement afin de leur permettre de me voir. La demoiselle se releva aussitôt à ma vue, tenant son chandail qu’elle avait retiré, contre sa poitrine. La gène était apparente sur son visage. Mais je n’y portai que peu d’attention pour ne pas encourager le malaise.

Que faites-vous ici? – Demandai-je

Le jeune homme fut le premier à parler

Nous voulions passez un peu de temps ensemble dans la tranquillité la plus totale. C’est ce qui explique notre présence sur ce territoire puisque généralement, il n’y a personne dans les cimetières! – Répondit le jeune homme dans la début vingtaine.

Justement, que faites-vous ici? Vous devriez quitter les lieux avant que quelque chose ne vous arrive… On ne sait jamais!

Mais voyons, de quoi parles-tu? Il n’y a rien a craindre par ici!

Premièrement, vous baisez dans un cimetière. Il est interdit de baiser en public et il est interdit d’être dans un cimetière la nuit. Il y a des pancartes qui l’indiquent à l’entrée.

C’est bon, nous allons quitter.

 

Censure – Brutal Death Metal / Québec

Liens:
http://www.metalkingdom.net/band/18573_censure
http://www.metalkingdom.net/band/band_discography.php?idx=18573
http://www.metalcrypt.com/pages/review.php?revid=665
http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Censure-l-en.html

Membres du Groupe: Steven Gauthier – Guitare/ Yan Cloutier – Guitare/ Fred Goulet – Bass/ Éric Pelletier – Batterie.
Ex-membres: Simon Bourré – Batterie/ Jason Fortier – Guitare/ Sébastien Légacé – Vocal.

Formé en 1998 dans la ville de Québec, le groupe offrait des mélodies dans le genre Brutal Death Metal rapide avec un vocal lourd. Le style se rapprochait sensiblement du grindcore. Dans le genre de Immolation et Incantation. Le groupe s’adonnait dans le bilinguisme en ayant des pièces en français et d’autres en anglais. On a pu retrouver Éric Pelletier, Steven Gauthier et Yan Cloutier dans la formation Deathoriation.

Discographie:
2002 – Censure (EP)
1999 – Demo

 

Sur ces mots, le couple s’habilla et marcha en direction de la clôture de la sortie. Toutefois, malgré le fait que ces derniers répondaient trop bonnement à ma suggestion, je me demandais s’il n’y avait pas anguille sous roche. J’avais encore l’image-pensée du faisceau de lumière que j’avais observé pendant que je discutais avec ces derniers. Trop accaparé par cette image, je décidai de me rendre là où j’avais aperçu la lumière de lampe de poche. Peut-être s’agissait-il d’une diversion pour orienter mon attention. Alors, marchant vers l’obscurité inconnue, j’essayais de voir ce qui s’y cachait. Des bruits de pas sur le sentier fait de petites roches miniatures me fit comprendre qu’on essayait possiblement de se payer ma gueule.

M’avançant dans la pénombre, je remarquai une silhouette tenant une pelle à la main, avec laquelle il creusait le sol. Peut-être s’agissait-il d’un pilleur de tombe? Je devais m’en assurer avant de retourner à mes occupations. Ce genre de personnage n’était pas toléré en ces lieux.

Pardon monsieur, je peux savoir ce que vous faites ici à cette heure?

L’homme se retourna de surprise et me regarda d’un air embêter. Sa main libre tremblait comme s’il avait quelque chose à cacher et que je venais tout juste d’interrompre quelque chose d’interdit.

Tu ne devrais pas demeuré ici. C’est interdit de rester dans le cimetière la nuit. Je viens de le dire à tes deux amis qui ont quitté il y a à peine quelques minutes. – Lui dis-je suggestivement, comme si j’en avais la certitude

Je voyais bien que ma suggestion l’avait rendu encore plus nerveux. C’est pourquoi je devais voir à ce qu’il quitte les lieux au plus vite. L’homme planta la pelle dans la terre comme s’il voulait libérer ses mains pour une raison quelconque. Suspicieux face à sa réaction, je restai sur mes gardes. Voyant qu’il ne semblait pas réagir à ma demande, je tentai une seconde fois de le convaincre de partir.

À moins que tu ne veuilles réveiller les morts, je crois qu’il serait préférable que tu quittes ce lieu. Puisque si les autorités arrivent, tu te retrouveras en cellule pour le reste de la nuit.

Malgré ma suggestion, l’homme n’eut aucune réaction. Puis, il avança en ma direction. Je remarquai qu’il venait tout juste de serrer les poings. Me tenant prêt, j’attendis qu’il agisse contre ma volonté avant de réagir. Et comme il semblait vouloir me frapper, j’ai tout simplement évité le coup. Lui donnant une jambette, il  tomba au sol et je posai mon genou contre le derrière de son cou, lui écrasant le visage contre le sol.

Dis-moi ce que tu fais ici et je te laisse partir! – Que je lui dis sous forme de commandement qui ne laisse aucun autre choix

L’homme émit quelques bruits de douleur mais sans plus.

Alors qu’est-ce que tu attends pour me dire ce que tu fais ici?

Je vais répondre. Laisse-moi me relever et je vais tout t’expliquer. – Qu’il me demanda

Retirant mon genou du côté de son visage, je saisis son bras pour l’aider à se relever debout. Aussitôt debout, il me regarda droit dans les yeux, me donnant l’impression qu’il regardait directement au fond de mon âme.

Je suis le Prophète de la Peur Apocalyptique et je viens te livrer un message de la part de ceux qui m’ont demandé de venir ici. – Répondit l’étrange inconnu

 

APOCALYPTIC FEAR – DEATH METAL / TROIS-RIVIÈRES, QUÉBEC

Liens:
http://www.metal-archives.com/bands/Apocalyptic_Fear/15026
http://www.apocalypticfear.com/
http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Apocalyptic_Fear-nom_album-Dawn_of_the_Ritual-l-en.html

Membres du Groupe: Sébastien Bussières – Batterie (1991-94)/ Steeve Daigle – Guitares & Back Vocal (1991-94)/ Jean-François Houle – Vocal & Guitare (1991-94)/ Richard Harvey – Basse (1992-94)

Formé à Trois-Rivières en 1991, par Jean-François Houle et Richard Harvey, Apocalyptic Fear a rapidement fait sa place. Ils ont partagé la scène avec des groupes tels que Obliveon, Dead Horse, Crypt Keeper, Exotoxic, Entowniser, Genetic Error, Chronical Disturbance, Sarkasm, Last Breath… On a pu revoir certains de ces musiciens dans les formations suivantes : JF Houle (Khephren & Horfixion)/ Richard HarveyHystory/ Khephren – Abjury). Le groupe fut signé avec Galy Records. JF Houle est devenu le manager de la défunte formation Martyr avec Daniel Mongrain. Le groupe a fait son dernier show à Granby et ils ont mis fin à leurs activités en septembre 1994.

Discographie:
2011 – Dawn Of Ritual (CD, via Galy Records
1994 – Dawn Of The Ritual (Demo)
1992 – Decayed Existence (Demo)

Vidéo:
Apocalyptic FearDrive Us to Hate

 

Tu dois te rendre chez la sorcière qui t’a assisté lors du renvoi des divins frères mayas. Vous avez oublié un truc qui va vous rebondir dessus.

…. À Suivre

 

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Échos d’Outre-Monde

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Vol. 4 – No. 4 : Latino Thrash!

 

La semaine dernière, nous avons visité le Brésil qui tranquillement a commencé à s’imposer comme puissance à l’international par sa scène métal. Certes, une telle émergence ne s’effectue pas sans créer de dommages collatéraux, et c’est alors que l’onde de choc se fait ressentir en périphérie de l’épicentre, chez quelques-uns de ses voisins!

Pour le quatrième numéro de cette série, nous demeurerons en Amérique latine, en explorant cette fois-ci les scènes émergentes et plus particulièrement axées sur le Thrash Metal de 4 pays différents  soit l’Équateur, le Pérou, le Chili et le Paraguay.

Malheureusement, ce sera probablement le dernier numéro des Échos d’Outre-Monde pour l’année 2013. Entre les tâches ménagères automnales, les spectacles à venir auxquels je compte assister, la rédaction de mon top 30 en décembre et les préparatifs pour le 70,000 Tons of Metal, il ne me reste hélas plus beaucoup de temps à consacrer à l’écriture de cette chronique qui m’en demande passablement. Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour la suite de ce chapitre dès que ce sera possible.

 

Extreme Attack

Le premier groupe de ce présent épisode nous transporte à Quito, la capitale équatorienne, avec la jeune formation Extreme Attack. Né il y a deux ans à peine, le groupe présentait cet été leur premier album complet intitulé …In the Name of Thrash Metal. Celui-ci est d’ailleurs entièrement disponible pour écoute directement sur la page Facebook du groupe, et ce tout à fait gratuitement! Bien qu’il ressemble beaucoup plus à un recueil magistral de tous les clichés du genre, ce qui m’a fait sourire à quelques reprises, ce premier effort demeure néanmoins un pas dans la bonne direction pour une future reconnaissance de la scène métal Équatorienne à l’international. Le vidéo-clip de ci-dessous explique bien mon propos, du nom de Thrash Metal, cette pièce semble calquée sur un des grands classiques de Kreator, soit Tormentor!

 

 

 

Epilepsia

Maintenant transportons nous au sud en direction d’une autre capitale sud-américaine, soit celle de Lima au Pérou, avec Epilepsia (à ne pas confondre avec une autre formation du même nom qui aurait bien pu faire partie de cette chronique puisque celle-ci évolue dans la capitale Colombienne de Bogotá). Donc, pour en revenir à la formation péruvienne, ce groupe a vu le jour en 1997 et donc possède une bonne expérience puisqu’il compte plusieurs parutions à leur actif, dont 2 albums complets et quelques minis, écrits majoritairement en espagnol, quoique sur leur deuxième album qui est sorti en 2010 et qui se nomme Human Race Extermination, on y retrouve quelques titres en anglais. Musicalement c’est du thrash inspiré des légendes du genre tel que Slayer et Kreator, mais j’y décèle aussi une légère touche de Death old school qui me rappelle du vieux Morbid Angel. La pièce que j’ai choisie n’est pas un cover de Possessed mais bel et bien une composition originale portant sur le même thème soit celui du film The Exorcist. Et elle est sans doute ma favorite du groupe!

 

 

 

Nuclear

Nous enchaînons ensuite avec le groupe le plus professionnel de cette courte liste, en provenance d’Arica au Chili, voici Nuclear! Celui-ci est né des cendres du groupe Escoria en 2003, pour sortir son premier album en 2006. Aujourd’hui avec quelques vidéo-clips à leur fiche, tirés d’une discographie contenant 3 albums complets et quelques live, je suis étonné de ne pas être tombé sur ce groupe plus tôt! Nuclear nous offre donc un thrash actuel et puissant bien ancré dans la modernité sans toutefois renier ses racines et les groupes dont il s’inspire allègrement tel que Slayer et Sepultura. Le groupe travaille présentement sur son prochain album et successeur de Jehovirus paru en 2010. La pièce ici-bas intitulée Inner Hate est d’ailleurs un avant-goût de ce que nous réservera le futur de Nuclear… à suivre!

 

 

 

Kuazar

Pour le dernier groupe de la semaine, nous nous dirigerons vers un autre endroit où le métal n’était pas réellement représenté à l’international il n’y a pas si longtemps, le Paraguay! Mon choix s’était d’abord arrêté sur le groupe The Force, mais j’ai finalement opté pour Kuazar à la dernière minute, non pas que le premier n’était pas de qualité, mais Kuazar avait un petit quelque chose de plus au niveau de la créativité. Le groupe formé en 2002 est originaire de la ville de Ciudad el Este qui se situe tout près de la frontière brésilienne. Avec Wrath of God, leur seul album, paru il y a déjà plus de quatre ans, Kuazar avait réussi à se hisser jusqu’en semi-finale du tournoi d’élimination par vote internet sur le site de Global Thrash Assault et attirant mon attention par la même occasion. Voici Truth or Reality, une pièce tirée de ce premier album.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebooksimplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Échos d'Outre-Monde

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Vol. 4 – No. 4 : Latino Thrash!

 

La semaine dernière, nous avons visité le Brésil qui tranquillement a commencé à s’imposer comme puissance à l’international par sa scène métal. Certes, une telle émergence ne s’effectue pas sans créer de dommages collatéraux, et c’est alors que l’onde de choc se fait ressentir en périphérie de l’épicentre, chez quelques-uns de ses voisins!

Pour le quatrième numéro de cette série, nous demeurerons en Amérique latine, en explorant cette fois-ci les scènes émergentes et plus particulièrement axées sur le Thrash Metal de 4 pays différents  soit l’Équateur, le Pérou, le Chili et le Paraguay.

Malheureusement, ce sera probablement le dernier numéro des Échos d’Outre-Monde pour l’année 2013. Entre les tâches ménagères automnales, les spectacles à venir auxquels je compte assister, la rédaction de mon top 30 en décembre et les préparatifs pour le 70,000 Tons of Metal, il ne me reste hélas plus beaucoup de temps à consacrer à l’écriture de cette chronique qui m’en demande passablement. Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour la suite de ce chapitre dès que ce sera possible.

 

Extreme Attack

Le premier groupe de ce présent épisode nous transporte à Quito, la capitale équatorienne, avec la jeune formation Extreme Attack. Né il y a deux ans à peine, le groupe présentait cet été leur premier album complet intitulé …In the Name of Thrash Metal. Celui-ci est d’ailleurs entièrement disponible pour écoute directement sur la page Facebook du groupe, et ce tout à fait gratuitement! Bien qu’il ressemble beaucoup plus à un recueil magistral de tous les clichés du genre, ce qui m’a fait sourire à quelques reprises, ce premier effort demeure néanmoins un pas dans la bonne direction pour une future reconnaissance de la scène métal Équatorienne à l’international. Le vidéo-clip de ci-dessous explique bien mon propos, du nom de Thrash Metal, cette pièce semble calquée sur un des grands classiques de Kreator, soit Tormentor!

 

 

 

Epilepsia

Maintenant transportons nous au sud en direction d’une autre capitale sud-américaine, soit celle de Lima au Pérou, avec Epilepsia (à ne pas confondre avec une autre formation du même nom qui aurait bien pu faire partie de cette chronique puisque celle-ci évolue dans la capitale Colombienne de Bogotá). Donc, pour en revenir à la formation péruvienne, ce groupe a vu le jour en 1997 et donc possède une bonne expérience puisqu’il compte plusieurs parutions à leur actif, dont 2 albums complets et quelques minis, écrits majoritairement en espagnol, quoique sur leur deuxième album qui est sorti en 2010 et qui se nomme Human Race Extermination, on y retrouve quelques titres en anglais. Musicalement c’est du thrash inspiré des légendes du genre tel que Slayer et Kreator, mais j’y décèle aussi une légère touche de Death old school qui me rappelle du vieux Morbid Angel. La pièce que j’ai choisie n’est pas un cover de Possessed mais bel et bien une composition originale portant sur le même thème soit celui du film The Exorcist. Et elle est sans doute ma favorite du groupe!

 

 

 

Nuclear

Nous enchaînons ensuite avec le groupe le plus professionnel de cette courte liste, en provenance d’Arica au Chili, voici Nuclear! Celui-ci est né des cendres du groupe Escoria en 2003, pour sortir son premier album en 2006. Aujourd’hui avec quelques vidéo-clips à leur fiche, tirés d’une discographie contenant 3 albums complets et quelques live, je suis étonné de ne pas être tombé sur ce groupe plus tôt! Nuclear nous offre donc un thrash actuel et puissant bien ancré dans la modernité sans toutefois renier ses racines et les groupes dont il s’inspire allègrement tel que Slayer et Sepultura. Le groupe travaille présentement sur son prochain album et successeur de Jehovirus paru en 2010. La pièce ici-bas intitulée Inner Hate est d’ailleurs un avant-goût de ce que nous réservera le futur de Nuclear… à suivre!

 

 

 

Kuazar

Pour le dernier groupe de la semaine, nous nous dirigerons vers un autre endroit où le métal n’était pas réellement représenté à l’international il n’y a pas si longtemps, le Paraguay! Mon choix s’était d’abord arrêté sur le groupe The Force, mais j’ai finalement opté pour Kuazar à la dernière minute, non pas que le premier n’était pas de qualité, mais Kuazar avait un petit quelque chose de plus au niveau de la créativité. Le groupe formé en 2002 est originaire de la ville de Ciudad el Este qui se situe tout près de la frontière brésilienne. Avec Wrath of God, leur seul album, paru il y a déjà plus de quatre ans, Kuazar avait réussi à se hisser jusqu’en semi-finale du tournoi d’élimination par vote internet sur le site de Global Thrash Assault et attirant mon attention par la même occasion. Voici Truth or Reality, une pièce tirée de ce premier album.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebooksimplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Random Acts of Violence – 22 Octobre 2013

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Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Vous ne voulez rien rater?  Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs ChannelOndes Chocs View,Ondes Chocs RadioOndes Chocs – SoundcloudOndes Chocs – BandcampOndes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy! – Dave 

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***SORTIES D’ALBUMS MÉTAL DU 22 OCTOBRE 2013***

Beehoover – The Devil And His Footmen (Exile On Mainstream)
Cadaveria – Karma DVD (Scarlet)
Color Film – Until Your Turn Blue (Calm + Collect)
Cult of Erinyes – Blessed Extinction (Code666)

Death Toll Rising – Infektion Legacy

Eden’s Curse – Symphony Of Sin (AFM)
Emphatic – Another Life (Epochal Artists)
Endemise – Far From The Light (Maple Metal)
Glass Cloud – Perfect War Forever (Equal Vision)
Impera – Pieces Of Eden (Escape)
Ihsahn – Das Seelenbrechen (Candlelight)
KMFDM – Opium Re-Release (Metropolis)
KMFDM – WWIII Re-Release (Metropolis)
The Last Ten Seconds Of Life – Invivo[Exvivo] (Density)
Lodz – Something In Us Died> (Klonosphere)
Meek Is Murder – Everything Is Awesome Nothing Matters (Threshold of Pain)
Monolithe – Monolithe IV (Debemur Morti)
Motorhead – Aftershock (UDR)
Paavoharju – Joko sinä tulet tänne alas tai minä nousen sinne (Svart)
Prospekt – The Colourless Sunrise (Sensory)
Psychema – Bygones (Inverse)
Putrefact – Of Those Who Were Deceased (Pulverised)
Reds’cool – Bad Story (Music Buy Mail)
Rosetta – The Anaesthete (Debemur Morti)
Reflections – Exi(s)t (Good Fight)
Seremonia – Ihminen (Svart)
The Last Ten Seconds Of Life – INVIVO[EXVIVO] (Density Records/WorkHorse Music Group)
Tigertailz – Knives (Scarlet)
Various Artists – Thriller: A Metal Tribute To Michael Jackson (Cleopatra)

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Voici un texte retrouvé hier sur la page de Varg Abbath Shagrath, à propos de l’album « Filosofem » de Burzum sorti en 1996.  Il a été traduit en français à l’aide du traducteur facebook.  Je suis paresseux, alors je veux rien entendre sur la traduction, c’est mieux que rien et intéressant.  Si ça vous intéresse, Varg passera devant la justice française en juin 2014 après que son équipe de la défense eût demandée un sursis pour bien se préparer au procès d’incitation à la violence raciale.

Lorsque Filosofem paraît, en janvier 1996, Kristian Vikernes est en prison depuis déjà plus de deux ans. L’album, bien entendu, a été enregistré quelques temps avant le meurtre d’Øystein Aarseth, plus précisément en mars 1993, dans un obscur studio de Bergen. Il clôt deux ans d’une exceptionnelle vitalité artistique, deux ans durant lesquels une vision particulière de la musique populaire est née, a prospéré, a atteint son apogée, puis s’est transformée. Vikernes a insisté, comme à son habitude, pour enregistrer ce disque dans les pires conditions possibles. On peut presque dire que le Comte Grischnakh a fait preuve d’un véritable raffinement dans le dénuement : la guitare n’est ici pas branchée sur un amplificateur digne de ce nom, mais simplement sur un baffle de chaîne stéréo, gracieusement prêté par le frère de Vikernes. Les voix, elles, sont enregistrées par un micro-casque, Vikernes ayant insisté pour utiliser le plus mauvais microphone possible. Le seul membre de Burzum refuse également de faire plus d’une prise. Ce qui n’était, pour Vikernes, qu’une réaction contre une trop grande sophistication artistique et une recherche de spontanéité, fait désormais partie du dogme black-métallique. L’indigence sonore et la basse fidélité de Burzum n’avaient pourtant pour seul but que de concentrer l’attention de l’auditeur sur la musique, et non sur la production. Le choix de la pochette, là encore tirée de l’œuvre de Theodor Kittelsen, montre le mépris de Vikernes pour le modernisme et la tradition metal, ce qui lui permet de célébrer, par contraste, le folklore norvégien.

Filosofem, album riche en contradictions, voire en paradoxes, commence par la première chanson jamais écrite par Vikernes, son emblème, sa chanson-titre. Le dernier album de Burzum commence donc par la première chanson de Burzum. Cet incipit est également l’un des meilleurs titres de Vikernes, très semblable au style méditatif et torturé de Hvis Lyset Tar Oss, mêlant arpèges saturés, batterie simpliste et mélodies fantomatiques au synthétiseur. S’il fallait définir l’ensemble de l’œuvre de Burzum par une seule chanson, ce serait par celle-ci. La première partie de l’album est très homogène, avec un « Jesu Død » perdu entre furie et mélancolie, et un « Beholding the Daughters of the Firmament » sinistrement semblable au premier titre. Le black metal de Burzum est ici à son sommet, mais commence également à se répéter, comme si Vikernes, lassé par un style sans doute trop étroit pour ses ambitions, avait bâclé certaines de ses compositions pour mieux se pencher sur le nouveau versant de son œuvre. Ce dernier avait déjà été annoncé par le mystérieux « Tomhet », présent au sein du disque précédent. Ce morceau, qui n’avait plus rien de metal, ni même de rock, n’était pas une toquade passagère de l’ombrageux Norvégien, mais bien un prémisse d’une orientation nouvelle.

Les deux parties de « Decrepitude » n’ont déjà plus grand-chose en commun avec le reste de l’album. Sans batterie, nimbées d’un rythme incertain et de discrètes mélodies synthétiques, elles montrent que Vikernes n’a aucune envie de revenir en arrière. La rupture est consommée, puis parachevée par l’interminable « Rundtgåing Av Den Transcendentale Egenbetens Støtte », morceau de bravoure de plus de vingt-cinq minutes. Aux confins de la musique ambiante, ce titre n’est qu’un long enchevêtrement de claviers. Quelques rares mélodies s’y croisent de temps à autre, se suivent, se répètent, dans un état d’esprit empruntant autant à Brian Eno qu’aux pionniers de la musique électronique. Trop sinistre pour être vraiment ambient, ce titre reste marqué par le style profondément tourmenté de Varg Vikernes. Malgré son caractère instrumental, malgré l’absence de guitares, nul doute que ce morceau est un morceau de Burzum. Filosofem est donc un album que l’on pourrait qualifier de transitionnel, à cheval entre la première partie de Burzum et la deuxième. Cependant, l’on pourrait poser la question suivante : Vikernes aurait-il continué dans la voie du dark ambient, celle de Dauði Baldrs et d’Hliðskjálf, s’il n’était pas allé en prison ? Rien ne permet de l’affirmer. Mais tout était déjà présent ici, dans Filosofem.

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Neurosis et Godspeed You! Black Emperor amènent leur beat enivrant pour deux soirs en janvier à Montréal et je me suis dit, pourquoi donner un spin au dernier album de Neurosis, « Honor Found In Decay ».  Le voici ci-dessous!

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Je ne savais pas si je devais le mettre sur la page facebook ou bien ici en milieu de chronique, car avouons-le, nous sommes tous pas mal déçu de la façon dont la musique de All That Remains se développe au courant des années.  Oui, je sais, certains d’entres vous les aime encore et je respecte ça.  Ceci dit, fuck que les premiers albums me semblent très lointain quand j’écoute des mardes comme celle-ci du dernier album.

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Du côté de la Suède, on vous amène du Death métal mélodique sous la forme de Zonaria.  Le band a trois LPs à son actif et ils partent en tournée européenne en novembre en promotion de leur dernier album, « Arrival of the Red Sun ».  Je vais quand même retourner dans le temps, en 2008, et vous offrir une pièce que j’aime bien de l’opus « The Cancer Empire ».

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Extrêmement content d’avoir fait la connaissance du band Rising, du Danemark.  J’aime aussi beaucoup la définition retrouvé sur le net pour les décrire: « RISING is a Copenhagen three-piece creating and performing its own brand of heavy, aggressive, atmospheric, yet melodic metal music. Since the band’s formation in 2008, RISING has made its mark in the present metal scene with a modern approach to the classic metal virtues of savage energy, monstrous riffing and a strong melodic sense combined with passionate performance and organic, analogue sounds. Stylistically the band incorporates metal, 70’s hard, progressive and psychedelic rock, punk, sludge etc. and by doing so creates MUSIC rather than submerging to any stylistic dogma, a certain scene or genre has to offer. »  Je vous offre une track de leur nouvel album, « Abominor », qui sort en novembre, mais aussi leur album précédent en écoute en-dessous!

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Si vous ne le saviez pas déjà, Marryah Noch de Ondes Chocs (La Décapiteuse, pour les intimes) est aussi propriétaire de Mulligore Productions et son label underground vient de signer Days of Execution (Bulgarie) et sera responsable de la sortie de leur nouveau EP de 4 tracks le 15 novembre.  Voici ce que le band avait à dire sur cette sortie: « While working on material for a new album, we decided to release a  four-song EP to serve as a hint for the upcoming material. Our previous full-length album, “Dead Burning to Ashes”, contained mostly reworked songs, composed before the lineup changes in 2009, when our style was much different. But now, this upcoming release will reaffirm the style direction we’ve taken in the past three years – catchy and neckbreaking, mid-paced death metal. The lyrical themes are various – war, death, insanity and of course loads of blood and gore, all mixed in a pleasantly gruesome combination.

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Un nom d’album intéressant pour un band qui a eu une carrière tout aussi percutante, « Destiny of the Gods » se voit le 2e album de Coven 13, anciennement Coven.  C’est quand même une histoire qui a commencé en 1985 du côté de Détroit et il est arrivé vraiment beaucoup de choses depuis, un résumé étant disponible en suivant ce lien.  On peut entendre des influences de Black Sabbath, Led Zeppelin et Iron Maiden, mais leur identité n’en est quand même pas moins réduite et ils reviennent cette année avec cet effort Doom/Gothic/Heavy.

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La ville de Philadelphie est peut-être connue pour ses cheesesteaks, mais bientôt elle sera connu pour sa scène underground, dont fait entre autres partie Cop Problem, un band de D-Beat/Punk/Hardcore.  Leur nouveau EP « Buried Beneath White Noise » contient d’ailleurs de petit bijou et hier Cvlt Nation avait ceci à nous offrir.

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Les japonnais ont le don de rendre toutes les idées loufoques intéressantes, comme Baby Metal, un band qui mélange le Metal avec le Pop de manière magistrale.  Aucun des membres n’a plus que 16 ans.  Vous pouvez en lire plus sur le band en suivant ce lien.

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Avec le show de Lamb of God jeudi dernier à Montréal (avec Killswitch Engage et Testament, une présentation de Evenko!) et aussi la re-sortie de leur album « As the Palaces Burn », je me dois de le souligner avec une excellente track de cet album qui a été abusé par votre humble serviteur.  Déjà les pré-commandes de la version re-mixée et re-masterisée est en vente par Razor & Tie, en plus d’avoir un nouveau vidéo pour la track ‘Vigil’ qui a été réalisé par la même équipe qui a produit le film « As the Palaces Burn » qui sortira en février 2014.  Le teaser de ce vidéo est disponible après le vidéo de ’11th Hour’ ci-dessous.

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Le groupe italien de Black/Gothique métal Cadaveria sort aujourd’hui un DVD rétrospective de leur carrière qui a débutée en 2001.  Voici le teaser ci-dessous.

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Beaucoup de sorties de vidéos cette semaine et on y va drette là avec ces promos!  Premièrement, Evergreen Terrace fait dans le Hardcore mélodique et leur LP « Dead Horses » a été annoncé pour le 10 décembre.  Juste après les prochaines sélections de cette édition de Random Acts of Violence, vous irez vous tapper le nouveau de Skeletonwitch en entier du côté de Pitchfork.

Ensuite on a Killswitch Engage qui était jeudi à Montréal avec Huntress, Lamb of God et Testament et l’évènement est sold out!  Killswitch n’a pas choisi sa meilleure track pour faire un nouveau vidéo, mais quand même ça enlève rien à l’album qui est vraiment un beau retour aux sources.  On peut s’attendre à une nouvelle recette, soyons honnête, mais ils ont bien fait ce qu’ils avaient à faire avec le retour de Jesse Leach aux vocals.

Je l’ai partagé mercredi sur la page facebook, mais c’est juste trop bon, alors je vous re-partage ce nouveau vidéo de Born of Osiris, un band de Deathcore qui amène de la technique et du progressif au genre, ce qui fait que pour moi, c’est très probablement les leaders de leur domaine.

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On termine ça encore une fois avec les Goldies Oldies de Lex… sans explication…

 

 

 

Random Acts of Violence – 22 Octobre 2013

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Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur Ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Vous ne voulez rien rater?  Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs ChannelOndes Chocs View,Ondes Chocs RadioOndes Chocs – SoundcloudOndes Chocs – BandcampOndes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy! – Dave 

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***SORTIES D’ALBUMS MÉTAL DU 22 OCTOBRE 2013***

Beehoover – The Devil And His Footmen (Exile On Mainstream)
Cadaveria – Karma DVD (Scarlet)
Color Film – Until Your Turn Blue (Calm + Collect)
Cult of Erinyes – Blessed Extinction (Code666)

Death Toll Rising – Infektion Legacy

Eden’s Curse – Symphony Of Sin (AFM)
Emphatic – Another Life (Epochal Artists)
Endemise – Far From The Light (Maple Metal)
Glass Cloud – Perfect War Forever (Equal Vision)
Impera – Pieces Of Eden (Escape)
Ihsahn – Das Seelenbrechen (Candlelight)
KMFDM – Opium Re-Release (Metropolis)
KMFDM – WWIII Re-Release (Metropolis)
The Last Ten Seconds Of Life – Invivo[Exvivo] (Density)
Lodz – Something In Us Died> (Klonosphere)
Meek Is Murder – Everything Is Awesome Nothing Matters (Threshold of Pain)
Monolithe – Monolithe IV (Debemur Morti)
Motorhead – Aftershock (UDR)
Paavoharju – Joko sinä tulet tänne alas tai minä nousen sinne (Svart)
Prospekt – The Colourless Sunrise (Sensory)
Psychema – Bygones (Inverse)
Putrefact – Of Those Who Were Deceased (Pulverised)
Reds’cool – Bad Story (Music Buy Mail)
Rosetta – The Anaesthete (Debemur Morti)
Reflections – Exi(s)t (Good Fight)
Seremonia – Ihminen (Svart)
The Last Ten Seconds Of Life – INVIVO[EXVIVO] (Density Records/WorkHorse Music Group)
Tigertailz – Knives (Scarlet)
Various Artists – Thriller: A Metal Tribute To Michael Jackson (Cleopatra)

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Voici un texte retrouvé hier sur la page de Varg Abbath Shagrath, à propos de l’album « Filosofem » de Burzum sorti en 1996.  Il a été traduit en français à l’aide du traducteur facebook.  Je suis paresseux, alors je veux rien entendre sur la traduction, c’est mieux que rien et intéressant.  Si ça vous intéresse, Varg passera devant la justice française en juin 2014 après que son équipe de la défense eût demandée un sursis pour bien se préparer au procès d’incitation à la violence raciale.

Lorsque Filosofem paraît, en janvier 1996, Kristian Vikernes est en prison depuis déjà plus de deux ans. L’album, bien entendu, a été enregistré quelques temps avant le meurtre d’Øystein Aarseth, plus précisément en mars 1993, dans un obscur studio de Bergen. Il clôt deux ans d’une exceptionnelle vitalité artistique, deux ans durant lesquels une vision particulière de la musique populaire est née, a prospéré, a atteint son apogée, puis s’est transformée. Vikernes a insisté, comme à son habitude, pour enregistrer ce disque dans les pires conditions possibles. On peut presque dire que le Comte Grischnakh a fait preuve d’un véritable raffinement dans le dénuement : la guitare n’est ici pas branchée sur un amplificateur digne de ce nom, mais simplement sur un baffle de chaîne stéréo, gracieusement prêté par le frère de Vikernes. Les voix, elles, sont enregistrées par un micro-casque, Vikernes ayant insisté pour utiliser le plus mauvais microphone possible. Le seul membre de Burzum refuse également de faire plus d’une prise. Ce qui n’était, pour Vikernes, qu’une réaction contre une trop grande sophistication artistique et une recherche de spontanéité, fait désormais partie du dogme black-métallique. L’indigence sonore et la basse fidélité de Burzum n’avaient pourtant pour seul but que de concentrer l’attention de l’auditeur sur la musique, et non sur la production. Le choix de la pochette, là encore tirée de l’œuvre de Theodor Kittelsen, montre le mépris de Vikernes pour le modernisme et la tradition metal, ce qui lui permet de célébrer, par contraste, le folklore norvégien.

Filosofem, album riche en contradictions, voire en paradoxes, commence par la première chanson jamais écrite par Vikernes, son emblème, sa chanson-titre. Le dernier album de Burzum commence donc par la première chanson de Burzum. Cet incipit est également l’un des meilleurs titres de Vikernes, très semblable au style méditatif et torturé de Hvis Lyset Tar Oss, mêlant arpèges saturés, batterie simpliste et mélodies fantomatiques au synthétiseur. S’il fallait définir l’ensemble de l’œuvre de Burzum par une seule chanson, ce serait par celle-ci. La première partie de l’album est très homogène, avec un « Jesu Død » perdu entre furie et mélancolie, et un « Beholding the Daughters of the Firmament » sinistrement semblable au premier titre. Le black metal de Burzum est ici à son sommet, mais commence également à se répéter, comme si Vikernes, lassé par un style sans doute trop étroit pour ses ambitions, avait bâclé certaines de ses compositions pour mieux se pencher sur le nouveau versant de son œuvre. Ce dernier avait déjà été annoncé par le mystérieux « Tomhet », présent au sein du disque précédent. Ce morceau, qui n’avait plus rien de metal, ni même de rock, n’était pas une toquade passagère de l’ombrageux Norvégien, mais bien un prémisse d’une orientation nouvelle.

Les deux parties de « Decrepitude » n’ont déjà plus grand-chose en commun avec le reste de l’album. Sans batterie, nimbées d’un rythme incertain et de discrètes mélodies synthétiques, elles montrent que Vikernes n’a aucune envie de revenir en arrière. La rupture est consommée, puis parachevée par l’interminable « Rundtgåing Av Den Transcendentale Egenbetens Støtte », morceau de bravoure de plus de vingt-cinq minutes. Aux confins de la musique ambiante, ce titre n’est qu’un long enchevêtrement de claviers. Quelques rares mélodies s’y croisent de temps à autre, se suivent, se répètent, dans un état d’esprit empruntant autant à Brian Eno qu’aux pionniers de la musique électronique. Trop sinistre pour être vraiment ambient, ce titre reste marqué par le style profondément tourmenté de Varg Vikernes. Malgré son caractère instrumental, malgré l’absence de guitares, nul doute que ce morceau est un morceau de Burzum. Filosofem est donc un album que l’on pourrait qualifier de transitionnel, à cheval entre la première partie de Burzum et la deuxième. Cependant, l’on pourrait poser la question suivante : Vikernes aurait-il continué dans la voie du dark ambient, celle de Dauði Baldrs et d’Hliðskjálf, s’il n’était pas allé en prison ? Rien ne permet de l’affirmer. Mais tout était déjà présent ici, dans Filosofem.

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Neurosis et Godspeed You! Black Emperor amènent leur beat enivrant pour deux soirs en janvier à Montréal et je me suis dit, pourquoi donner un spin au dernier album de Neurosis, « Honor Found In Decay ».  Le voici ci-dessous!

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Je ne savais pas si je devais le mettre sur la page facebook ou bien ici en milieu de chronique, car avouons-le, nous sommes tous pas mal déçu de la façon dont la musique de All That Remains se développe au courant des années.  Oui, je sais, certains d’entres vous les aime encore et je respecte ça.  Ceci dit, fuck que les premiers albums me semblent très lointain quand j’écoute des mardes comme celle-ci du dernier album.

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Du côté de la Suède, on vous amène du Death métal mélodique sous la forme de Zonaria.  Le band a trois LPs à son actif et ils partent en tournée européenne en novembre en promotion de leur dernier album, « Arrival of the Red Sun ».  Je vais quand même retourner dans le temps, en 2008, et vous offrir une pièce que j’aime bien de l’opus « The Cancer Empire ».

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Extrêmement content d’avoir fait la connaissance du band Rising, du Danemark.  J’aime aussi beaucoup la définition retrouvé sur le net pour les décrire: « RISING is a Copenhagen three-piece creating and performing its own brand of heavy, aggressive, atmospheric, yet melodic metal music. Since the band’s formation in 2008, RISING has made its mark in the present metal scene with a modern approach to the classic metal virtues of savage energy, monstrous riffing and a strong melodic sense combined with passionate performance and organic, analogue sounds. Stylistically the band incorporates metal, 70’s hard, progressive and psychedelic rock, punk, sludge etc. and by doing so creates MUSIC rather than submerging to any stylistic dogma, a certain scene or genre has to offer. »  Je vous offre une track de leur nouvel album, « Abominor », qui sort en novembre, mais aussi leur album précédent en écoute en-dessous!

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Si vous ne le saviez pas déjà, Marryah Noch de Ondes Chocs (La Décapiteuse, pour les intimes) est aussi propriétaire de Mulligore Productions et son label underground vient de signer Days of Execution (Bulgarie) et sera responsable de la sortie de leur nouveau EP de 4 tracks le 15 novembre.  Voici ce que le band avait à dire sur cette sortie: « While working on material for a new album, we decided to release a  four-song EP to serve as a hint for the upcoming material. Our previous full-length album, “Dead Burning to Ashes”, contained mostly reworked songs, composed before the lineup changes in 2009, when our style was much different. But now, this upcoming release will reaffirm the style direction we’ve taken in the past three years – catchy and neckbreaking, mid-paced death metal. The lyrical themes are various – war, death, insanity and of course loads of blood and gore, all mixed in a pleasantly gruesome combination.

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Un nom d’album intéressant pour un band qui a eu une carrière tout aussi percutante, « Destiny of the Gods » se voit le 2e album de Coven 13, anciennement Coven.  C’est quand même une histoire qui a commencé en 1985 du côté de Détroit et il est arrivé vraiment beaucoup de choses depuis, un résumé étant disponible en suivant ce lien.  On peut entendre des influences de Black Sabbath, Led Zeppelin et Iron Maiden, mais leur identité n’en est quand même pas moins réduite et ils reviennent cette année avec cet effort Doom/Gothic/Heavy.

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La ville de Philadelphie est peut-être connue pour ses cheesesteaks, mais bientôt elle sera connu pour sa scène underground, dont fait entre autres partie Cop Problem, un band de D-Beat/Punk/Hardcore.  Leur nouveau EP « Buried Beneath White Noise » contient d’ailleurs de petit bijou et hier Cvlt Nation avait ceci à nous offrir.

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Les japonnais ont le don de rendre toutes les idées loufoques intéressantes, comme Baby Metal, un band qui mélange le Metal avec le Pop de manière magistrale.  Aucun des membres n’a plus que 16 ans.  Vous pouvez en lire plus sur le band en suivant ce lien.

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Avec le show de Lamb of God jeudi dernier à Montréal (avec Killswitch Engage et Testament, une présentation de Evenko!) et aussi la re-sortie de leur album « As the Palaces Burn », je me dois de le souligner avec une excellente track de cet album qui a été abusé par votre humble serviteur.  Déjà les pré-commandes de la version re-mixée et re-masterisée est en vente par Razor & Tie, en plus d’avoir un nouveau vidéo pour la track ‘Vigil’ qui a été réalisé par la même équipe qui a produit le film « As the Palaces Burn » qui sortira en février 2014.  Le teaser de ce vidéo est disponible après le vidéo de ’11th Hour’ ci-dessous.

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Le groupe italien de Black/Gothique métal Cadaveria sort aujourd’hui un DVD rétrospective de leur carrière qui a débutée en 2001.  Voici le teaser ci-dessous.

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Beaucoup de sorties de vidéos cette semaine et on y va drette là avec ces promos!  Premièrement, Evergreen Terrace fait dans le Hardcore mélodique et leur LP « Dead Horses » a été annoncé pour le 10 décembre.  Juste après les prochaines sélections de cette édition de Random Acts of Violence, vous irez vous tapper le nouveau de Skeletonwitch en entier du côté de Pitchfork.

Ensuite on a Killswitch Engage qui était jeudi à Montréal avec Huntress, Lamb of God et Testament et l’évènement est sold out!  Killswitch n’a pas choisi sa meilleure track pour faire un nouveau vidéo, mais quand même ça enlève rien à l’album qui est vraiment un beau retour aux sources.  On peut s’attendre à une nouvelle recette, soyons honnête, mais ils ont bien fait ce qu’ils avaient à faire avec le retour de Jesse Leach aux vocals.

Je l’ai partagé mercredi sur la page facebook, mais c’est juste trop bon, alors je vous re-partage ce nouveau vidéo de Born of Osiris, un band de Deathcore qui amène de la technique et du progressif au genre, ce qui fait que pour moi, c’est très probablement les leaders de leur domaine.

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On termine ça encore une fois avec les Goldies Oldies de Lex… sans explication…

 

 

 

La Décapiteuse #29

Décapiteuse Marryah Noch

 

LA DÉCAPITEUSE

 

 

1. Band: THUNDER TRIBE

Album: « War Chant »

Labels: Nightmare/Sony/R.E.D.

Date de sortie: 15 Octobre

Les bands qui ont pas peur du ridicule de la notion de se perdre dans un épais brouillard symbolisant la confusion d’un excès notable de sub-genres (qui vont plus ou moins ensemble) suscitent en moi un certain minimum d’admiration respectueuse. Bien que je sois loin d’aimer le résultat de toutes et chacune de ces expérimentations à l’échelle mondiale des scènes rock et métal (et croyez-moi que j’en entends des centaines par an) j’dois avouer que ça prend des couilles et du guts pour oser se fendre le crâne à force de se casser la tête à intégrer, à parts égales, quelques hints de chacune des influences qui forgent le son d’un album donné. THUNDER TRIBE sont loin d’être dans l’underground, paradant sur le roster de nulle autre que Sony. Néanmoins, c’est la première fois que j’entends leur superbe mixtape de heavy métal militant à la DIO, hippie vintage experimental rock à la PINK FLOYD, pseudo prog mélodique à la (VERY toned-down) DREAM THEATER, et rock percutant jalonné de stringwork méditatif et calculateur à la « Diary of a Madman »-era Ozzy. Jusqu’ici, vous allez vous demander pourquoi j’ai pas capoté sur ce CD de façon pratiquement obsessive. La raison est simple et navrante: l’album devient de moins en moins puissant et de plus en plus perdu dans la brume à mesure qu’il avance. C’était à prévoir avec le nombre de directions et de chemins tous empruntés en simultanée, malgré que ces gars-là ont du temps en masse pour aiguiser leurs armes et maîtriser leur propre besoin de s’étirer à s’en faire craquer chaque os sans se ramasser avec des crampes, foulures, et un peu de paralysie le lendemain de ce type de work-out plus spectaculaire qu’il en a l’air sur papier en terme d’expérimentations soniques. THUNDER TRIBE est un groupe à découvrir parce que faut l’entendre pour y croire. Allez tout de même pas supposer que le prochain album va pas apprendre des erreurs de celui-ci; gardez un oeil sur les possibilités à venir.

VERDICT: 5.5/10 (Entre ASSEZ BON et BON)

 

 

 

2. Band: EREB ALTOR

Album: « Fire Meets Ice »

Labels: Metal Blade Records/Cyclone Empire

Date de sortie: 15 Octobre

Ça fait une coupe d’années que j’avoue avoir porté plus ou moins d’attention aux activités du camp EREB ALTOR, ayant tout de même été témoin du phénomène viking doom metal qu’était leur son initial que j’avoue avoir trouvé intriguant et fort original à la fois. Sur « Fire Meets Ice », les gars vont chercher une influence plus axée sur le black métal Norvégien, et apparemment que ça fait un bail qu’ils sont plus forts sur ce mode de pensée que le funeral doom lancinant et austère (à mon insu total). J’enlève absolument rien à leur don évident et absolument pas over-rated en terme de blend bien calculé et bien dosé d’influences assez cocassement agencées. On s’attendrait pas à entendre du MY DYING BRIDE dans la même toune que BATHORY ou du vieux DISSECTION mais attachez vos tuques; EREB ALTOR s’en contre-fouttent et prouvent que ça se fait et de manière passablement et presque risiblement simple – en tout cas, pour eux. Leur approche est impulsive, impossible à prédire, et même souvent dure à suivre. L’écoute de cet album peut pas se permettre d’être distraite car les moods considérablement bipolaires de chacune des pièces dictent la logique de l’évolution du musicianship. Je peux pas dire que je m’y attendais pas, mais l’album est de moins en moins agressif et de plus en plus introspectif avec une vibe hivernale et fortement dépressive vers la fin de sa durée, ce qui engendre certains zoneouts vu que l’aspect répétitif et plus méditatif de ce genre d’approche est moins percutant. Il faut être dans le bon mindframe pour apprécier ce revers de la médaille sans les variations plus violentes apportées aux premières pièces – mais voilà que je me retrouve assez rapidement et de pied assez ferme dans le besoin de ré-aborder même ces tracks-là dans un futur proche question de vérifier si elles peuvent être mieux savourées dans un contexte opportun.

VERDICT: 6/10 (BON)

 

 

 

3. Band: KILL DIVISION

Album: « Destructive Force »

Label: Metal Blade Records

Date de sortie: 15 Octobre

Le fait que KILL DIVISION se qualifie de deathgrind m’a laissée particulièrement perplexe, même suite à l’écoute de « Destructive Force ». Ici, on a pas droit à du CATTLE DECAPITATION (ou du DECAPITATED, for that matter). On est plutôt en terrain melodic & particularly tempestuous, war-mongering death metal. Vous êtes familiers avec GOD DETHRONED? La guitariste/vocalist Susan prend les devants du nouveau projet qu’on a ici, et c’est assez facile à déceler. Je suis très fan de GOD DETHRONED et me sens particulièrement choyée dans le contexte qu’on a ici puisqu’il contient pas mal de références à « Passiondale »; riffs mélodiques qui créent un groove absolument décapant et slicing, accentués par un vocal venimeux et sharp, et un drumming qui accompagne parfaitement ce genre de machine de guerre pas arrêtable qui semble avoir sa propre conscience qui a, soit dit en passant, aucune limitation imposée par un quelconque contrôle de main humaine. J’entends également le worship de Susan pour la mentalité de Bill Steer face à CARCASS; une certaine expérimentation est à l’appui avec beaucoup de variations de tempo impulsives mais étonnamment toujours efficaces à travers chacune des tracks. Les riffs restent catchy mais la technicalité en terme de pattern-meshing ne peut être niée et en ce sens, Susan et ses confrères apprennent très bien de leurs influences. Je réussis pas à dire que « Destructive Force » me fait tomber en bas de ma chaise aussi facilement que le matos de GOD DETHRONED. Néanmoins, pour les trippeux qui veulent découvrir une alternative puissante qui les décevra absolument pas, une session d’écoute attentive s’impose.

VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

 

 

 

4. Band: RIVERS OF NIHIL

Album: « The Conscious Seed of Light »

Label: Metal Blade Records

Date de sortie: 15 Octobre

J’aurais été étonnée de constater qu’Erik Rutan se mette soudainement à faire de la prod pour des groupes qui méritent en rien son bon sens de l’obsession pour le détail. J’avais également pas du tout l’impression que j’apprendrais, sur la ligne de la press release qui fait suite à la mention de son implication sur « The Conscious Seed of Light », que j’aurais affaire à du death métal technique aux overtones ambiantes et à la complexité digne d’un projet qui aurait été normalement plutôt associé à un mec comme Dan Swanö. Néanmoins, la signature Rutan se fait entendre d’un bord à l’autre ici. RIVERS OF NIHIL sont tout à fait capables d’être violents, même à travers la complexité tout à fait abstraite de leurs song arrangements et l’importance marquée du fait que chacune des notes exprime une émotion rattachée au thème principal qui définit l’album: oui, croyez-le ou non, ils mettent ici de l’emphase sur l’arrivée du printemps et ce que ça symbolise dans le cycle de vie. Si on se fie à l’artwork, un focus est également appliqué sur le fait que l’univers est tout à fait capable d’évoluer de lui-même sans l’influence nocive de l’espèce humaine pour ralentir son épanouissement. La rage complètement animale qui pousse chacune des tracks à dévoiler ses multiples layers d’expérimentation tout à fait lucide et bien calculée est effectivement un phénomène de la nature qui est très bien compartimenté par l’oreille professionnelle d’Erik. La capacité d’intégrer autant de facettes intricate à un son initialement brutal et out of control me rend très optimiste par rapport au futur de RIVERS OF NIHIL car ils savent parfaitement ce qu’ils veulent refléter, et ils écrasent de pied ferme les délimitations populaires du death metal en se foutant complètement des clichés et en nous prouvant tous que ce sous-style peut encore évoluer de manière fort surprenante que personne, incluant ceux qui croient avoir tout vu, est capable de prédire.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

 

-Noch