by Patrick Graham | Oct 20, 2013 | Chroniques, On Arrête Pas l’Prog!
On Arrête Pas l’Prog #21
Trois semaines (et des poussières) plus tard dans les maritimes… Y’a deux organismes à B.N.L. qui me donnent deux bons shows dans même soirée!
Et oui, ma trépidante vie m’a encore tenu loin de l’écriture ces dernier temps et ce, même si je m’étais promis d’y être plus assidu. On jurerait des résolutions de Nouvel An, je sais! N’empêche, cette semaine je vous ai concocté une chronique mélangée à une revue de, non pas un mais bien deux shows vus dans la même soirée! Y’a pas juste le grand manitou Dave qui est capable de faire ça, ça l’air que moi aussi (moyennant une bonne partie de mes air-lousses). Donc, sans plus attendre je vous commence ça avec le récit de ma soirée mais ne manquez surtout pas mes sélections pour la présente édition, que vous retrouverez immédiatement après.

Vendredi le 11 octobre dernier avait lieu la soirée Spectacle bénéfice pour CKIA comme à chaque année à pareille date. Le tout avait la forme d’un concert prog à la Ninkasi du Faubourg, mettant en vedette un de mes groupes préférés, Piezo, mais aussi un band que je ne connaissais pas mais que depuis lors j’ai appris à connaître et à apprécier. Je veux parler du quatuor montréalais Néodyme.
Comme je travaillais, je suis arrivé vers dix-sept heures chez moi. Juste le temps de sauter dans la douche pour un lavage mérité (et salvateur!) et ensuite courir se jeter dans le trafic afin d’aller porter petiotte chez Mère Grand Dubé car pour une fois j’ai réussi à vendre ma passion du prog à mon indulgente meilleurs moitié. Inutile de vous dire que dans ces heures là, c’est rendu un peu fou à Québec mais il semblerait que ma bonne étoile brillait pour moi ce soir-là car on est arrivé sur place à dix-huit heures cinq alors que le spectacle avait débuté quelques minutes plus tôt (dix huit heures tapantes pour être exact). Le temps qu’on s’acquitte de notre droit de passage (un ptit 15$ pour avoir le droit à deux groupes, une consommation et la chance de gagner une paire de billet pour Pandragon – une valeur de 160$ – je trouve pas ça trop chèrant) et qu’on se trouve une place au comptoir, le premier groupe avait à peine eu le temps de compléter une première chanson. Déjà content de ne pas avoir raté Piezo, je suis en plus agréablement surpris car Neodyme, pour faire une grosse litote, ne sont pas mauvais. Ils sont: Maryse Pepin au piano, claviers, flûte traversière et voix, Daniel Giguère à la batterie , percussions, glockenspiel et voix, Alexandre Champagne à la guitare, flûte à bec et voix et Mathieu Boucher à la basse, trompette, flûte à bec et voix. Ils ont trois albums pour l’instant ainsi qu’une pièce originale sur la compilation de cette année de CKIA qui, par la même occasion, était en vente ce soir-là (il en reste d’ailleurs quelques copies que vous pouvez vous procurer via le site de CKIA. L’univers Progressif L’An 2 pourrait être vôtre pour la modique somme de 14$ via paypal, ici. Désolé pour le coq-à-l’âne, revenons à nos moutons ou plutôt à notre métal ductile et malléable, à forte tendance à l’oxydation… Si leur mélange de métal, de jazz et math semblait très bien coulé, les 4 étaient loin de crouler sous la pression et paraissaient encore moins rouiller! Sonorité métal pesant, jazzy, psychédélique, saveur d’orient, latine et franchement occidentale, le tout agréablement ficelé dans une logique implacable. Vraiment je me DEVAIS d’acheter au moins un album. J’ai parié sur le dernier, Le Guetteur, et à date je ne suis vraiment pas déçu. En fait, mon seul regret est de ne pas avoir eu les fonds pour acheter les deux autres (La tour et Ensemble Derrière La Lune). Je me promet de le faire un jour prochain avant longtemps. J’ai déjà plusieurs écoutes de leur dernier opus et j’y entends encore et sans cesse du nouveau (c’est magique, vous dis-je!), des clins d’oeil il y en a. Santana, The Doors, King Crimson mais aussi Beau Domage, Harmonium. Je ne crois pas me tromper si je vous affirme que ce doit être des groupes qui ont fait vibrer nos quatre comparses. Le métal version death a décidément une place de choix aussi. Plusieurs passages me font drôlement penser à Blotted Science, à la sauce Néodyme. Cependant, les plus frileux qui trouve le heavy indigeste ne devraient pas trop avoir de maux de ventre. De même ceux qui n’aiment pas leur repas trop doucereux, vous y retrouverez votre piquant! Pour l’instant aller toujours les visiter sur leur site ou sur leur face de bouc et surtout n’oubliez pas de prendre votre prescription!
Sous Precription
Mr.Fraunky, vraiment été un deal maker pour moi celle-ci!
Un petit spectacle d’un peu moins d’une heure donc pour Néodyme, de la bonne bière et la non moins bonne platée de Nachos du Ninkasi et je vous dit que la soirée allait rondement pour votre humble serviteur! Que ma blonde passait elle aussi un bon moment, ça pesait encore plus fort dans la balance! Mais là, en plus, Piezo prend la scène et ils prennent la scène! Quelques petits, très légers accrochages au début que peu ont remarqué et qui ont surtout eu pour résultat de faire sourire en coin Julien tout en lui faisant hocher de la tête. N’empêche, on revient sur la mesure et hop! Ils ont vite tout le monde dans leur poche, nous tenant fermement par nos oreilles. Ils nous ont servi tout une prestation! Depuis que je les ai vus à leur lancement et premier spectacle, ils en ont bien sûr fait quelques-uns mais pas tant que ça, mais ils semblaient plus unis que jamais. Des vieux routards d’la vieille à l’aise dans ce set-up coupé et incorporant cette nouvelle pièce en version beta qui selon eux marque très bien leur nouveau style black, mouhahahah! Non mais sérieusement, cette nouvelle pièce, avec accent post s’il vous plaît, était très bonne et fut effectivement très bien reçue par les quelques irréductibles gaulois du prog qui ont pris la peine de se déplacer pour cette excellente soirée. Vraiment les gars, si ce n’est que de nous, Julie et moi… on a très hâte d’entendre le reste. Gageons que nous ne sommes pas les seuls! Autre chose de nouveaux pour Piezo,un François Warnet plus présent au chant et il accompagne très bien son chanteur. Pour être franc, c’est de quoi que j’attendais depuis le premier show et je suis super content qu’ils aient répondu à mes attentes (là je me donne pas mal plus d’influence que j’en ai, mouarf!) Sinon, j’ai pas mal fait ma grosse groupie, fredonnant et marmonnant plus souvent que chantant les quelques bribes de paroles que je connais, à mon grand plaisir mais sûrement au grand dam de ceusses à coté de moi (fuck it, I’m trippin right here 😛 ). Fait notable, la formation originale était au complet. En effet, Jean-François Fournier a, pour des raisons personnelles, décidé de quitter le groupe mais dépanne encore pour l’instan. Donc si vous êtes bassiste et que l’aventure vous tente, soyez sûr d’appliquer en leur laissant un mot sur leur page FB. Ils demandent un certain professionnalisme bien sûr, mais surtout de la passion!
Je profite aussi de l’occasion pour remettre les deux vidéos que j’avais faits pour le compte de Piezo lors d’une précédente chronique. En effet, pour des raisons inconnues, Youtube avait cru bon d’enlever ces 2 vidéos? En tout cas, j’espère qu’elles y resteront cette fois-ci. Notez que je vous demande une fois de plus l’indulgence pour mes talents médiocres de caméraman…
Ma soirée du vendredi le 11 octobre ne s’est pas terminée avec la fin du spectacle de Piezo, loin de là! Après avoir (trop) brièvement parlé avec les membres de Néodyme et de Piezo, ma copine et moi on est parti en quatrième vitesse pour sauver Mère Grand Dubé au prise avec l’infâme démon que sait être, lorsqu’elle a soif, ma autrement très aimable fille (que voulez-vous? comme dirait l’autre, C‘est la fille à son père!). Une fois la belle ogresse rassasiée, on a pu retourner en relative tranquillité jusqu’à la maison où j’ai embrassée ma très gentille conjointe, égrainé et roulé vite fait deux pétards de fleurs d’automne et parti renouer avec ma jeunesse perdu, le temps d’un spectacle du groupe qui a rythmé combien de mes soirées! Je parle bien sûr de la soirée organisée par Limoilou En Vrac, organisme à qui l’on doit entre autre Limoilou en fête et qui doit maintenant composé seulement avec des événements de ce genre car pour la gouvernance Harpeurienne, la culture (surtout si ça touche de près ou de loin les québécois et/ou la francophonie) c’est comme les avortements, des histoires du démon et à défaut de pouvoir la proscrire au complet, du moins faut-il lui couper les vivres… So… Je digresse encore. Toujours est-il qu’en ce merveilleux soir du 11 octobre dernier, et déjà grisé, j’étais foutrement excité d’arriver encore une fois juste à temps pour goûter les premières notes de ce band dont je vous donne enfin le nom, je parle bien sûr des intuables Grim Skunk! Là vous vous dîtes, attend un peu… Grim Skunk… c’est pas du prog ça, Pat. À ça, je répondrai tel le grand Jacques Martin …Non…Oui…Peut-être… En fait, si leur son est surtout rock avec d’indéniables influences punk et ska, leur approche est pour beaucoup, progressive, surtout dans les plus vieux albums. Déjà les claviers de Joe Evil sortent autrement des sentiers battus. Le mariage d’un style classique à leur punk-rock mérite en soi une mention spéciale mais en plus quand tu ne peux pas vraiment donner le style musical d’un groupe sans en nommer 12… Pis anyway, c’est moi qui l’écris cette chronique-là pis si vous n’aimez pas ça bin trash donc che vous comme vous dirait Marc de BARF ou les défunts Damnation. Bref, une diantre de belle soirée drument arrosée et enfûmentée, surtout que Grim Skunk ne semblait pas avoir vieilli d’un iota depuis les lustres de la dernière fois que je les ai vus à Riki, voilà au moins 16 ans. En plus, si j’ai pu m’apercevoir que leur musique tenait encore la route (je les ai en effet perdus d’ouïe après Fieldtrip que je n’avais pas très goûté à l’époque et n’avait jamais pensé renouer), ils nous ont aussi régalés de vieux succès dont plus d’une sur Autumn Flowers. Je trouve qu’ils sont fidèles à ce qu’ils étaient, ne se sont pas embourgeoisés et surtout pas endouchebaggués, sont rester très simples. J’ai adoré leur parler un petit peu après le show (je m’étonne encore d’avoir pu faire du sens, le Pat s’en venait maganné. Je ne sors plus souvent pis quand ça m’arrive et que je ne me suis pas changé en citrouille avant minuit, j’ai parfois l’air de puke de citrouille! Sinon le soir même, le lendemain… Je me fait vieux, le mur pis toute.) Entéka… C’était vraiment un walk down memory lane que je suis très, mais alors très, heureux d’avoir fait. Et pour vous les sceptiques, voici d’abord Watchful Elms. Venez me dire ensuite que c’est pas prog…
Et pour mes digressions politiques 😛
Maintenant quoi mettre pour accompagner cela? J’ai envie de continuer ma marche sur la ligne mémoire (o?) et vous envoyer pour commencer un classique des classiques des demi dieux du panthéon prog que Mikael Akerfeldt dans sa grande exubérance qu’on lui connait a réussi à avoir pour le festival dont il est le président, je parle du Roadburn qui se tiendra le 11 avril prochain à Tilburg aux Pays-Bas et j’ai nommé les uniques grand maîtres de la musique cosmique, la Zheul, les inimitables Magma. On se régale avec 2 album pleins. Ce n’est pas du jeune mais oh que c’est bon, Kobaïa et M.D.K.
Aussi, si vous vous rendez à ce festival de quatre jours qui présentera entre autres Locrian, Goblin, Noothgrush, Papir, Regarde Les Hommes Tomber et YOB, pour ne nommer qu’eux sur la déjà passablement longue liste de groupes confirmés à date, vous risquez de croiser Mikael dans la foule, surtout pendant Magma mais si c’est le cas… Attention! Si vous remarquez que Mikael a un regard sinistre, n’allez surtout pas lui parler, il sera alors dans sa bulle de transe Magmaesque et selon ses propres dires It could get nasty. Sur ces paroles de sagesse profonde, je vous laisse déguster une partie du line-up, ça donne envie d’y aller n’est-ce pas? J’accepte les donations! Dave, Lex? Vous voulez avoir un … scratch that .. deux reporteur et demi pour ce festival? J’ai toujours rêvé de voir les Pays-Bas au printemps?
Bonne semaine à tous et surtout rappelez vous que…
On Arrête Pas l’Prog!
Magma
Magma toujours pas besoin de commentaires
Locrian un trio expérimental assez weird de Chicago
Goblin, les Italiens, Maîtres incontestés de l’horreur selon Akerfeldt
Noothgrush, du fucking bon sludge de San Jose
Papir, très planant pour faire un mauvais jeux de mots… c’est vraiment pas pire aaaaaahhh!
Regarde Les Hommes Tomber, Post-black très bien fait si vous demandez mon avis
YOB du très bon Doom Métal, de petites chansons courtes… minimum de près de huit minutes
by Patrick Graham | Août 22, 2013 | Critiques d'Albums

Irish Moutarde
« Raise ‘Em All »
2013
Levez vos verres bien haut, le nouveau Irish est arrivé!
Salut à vous, gigeux, swingueux de pattes et autre riverdancer! Récemment, j’ai eu un message de mon ami Mathieu Audet qui me demandait si je serais interressé à recevoir en primeur la version digitale de leur tout nouvel opus, Raise ‘Em All, qui sortira officiellement le 17 septembre prochain. Déjà que j’ai très hâte à ce vendredi 23e jours de ce mois d’août de l’an de grâce 2013 pour avoir la chance de revoir Irish Moutarde avec les mythiques Dropkick Murphys. Je dû essuyer l’écume houblonné qui me montai à la bouche avant de répondre par un « oui, je le veux » bien senti.
J’étais quand même un peu anxieux de voir le travail sur cet album, je m’explique: Le style d’Irish Moutarde, un rock celtique fortement agrémenté de folk, punk, blues et métal, est superbe à voir en live mais, pour l’avoir vu dans d’autre band, c’est très difficile de mettre cette énergie sur une galette de plastique… Ajoutez à cela la promesse ou le motto du groupe qui dit que « peu importe le jour », avec eux « c’est toujours la St-Patrick », que le band est composé de septs très bons musiciens qui dégagent beaucoup sur scène, tant en audio qu’en visuel, c’est une très grosse commande pour un album.
Leur opus comporte 12 pièces bien balancées, toutes des compositions originales sauf deux pièces traditionnelles et une reprise de la ballade The Fields of Athenry de Pete St.John. Il y a même leur fameuse « The Bear and The Maiden Fair » qui sût plaire à votre humble auteur, très amateur de G.R.R. Martin (les paroles sont en effets tirées de A song of Fire And Ice, ou si vous préférez,de Games of Thrones). Pour ceux que ça leur prend absolument un featured guest à quelque part sur un album, rassurez-vous, quelques joueurs de cornemuses du 78th Fraser Highlanders sont en effet présent sur la septième pièces, un très bon arrangement de la marche écossaise Lord Lovat’s Lament, titré ici tout simplement « LLL », un excellent arrangement signé Mathieu Audet et Dominic Haerinck.
Pour avoir vu en show, incrédule, la quantité d’alcool qu’ils pouvait tous ingérer sur scène et continuer de jouer, et après avoir écouté en long et en large leur album, je peux vous jurer que si vous vous sentez un brin dépressif, que vous avez les bleus, comptant les jours avant le prochain 17 mars, n’hésitez plus et comptez les jours avant le lancement officiel du 17 septembre prochain, car je crois que vous serez d’accord avec moi pour dire qu’ils ont tenu leur promesse et ont réussit l’exploit d’enfermer la St-Patrick sur un CD. Peut-être ont-ils un Leprechaun avec eux pour effectuer cette magie? Non, ils ont juste Olaf la giraffe irlandaise et surtout, ben du fun sur scène et, faut croire, en studio. Ils réussissent même à se faire des fans aussi loin qu’en amérique du sud, comme le prouve le petit vidéo sous le texte, annoté en espagnole por favòr par un de leurs fans, génial!
Ceci dit, avoir l’album n’est en aucun cas une raison pour ne pas aller les voir en shows! Et leur prochain, comme je le disais plus haut, c’est ce vendredi même à Expo Québec, ils prendront la scène d’assaut tout de suite après Dropkick Murphys vers les 22h45. Ils nous joueront tout leur album et en bonus, on aura droit à deux nouvelles interprétation soit The Devils Dance floor des Floggin Mollys et Kiss Me I’m Shitfaced de Dropkick Murphys, ça va être malade, manquez pas ça!
Irish Moutarde c’est :
Mathieu Audet : Guitares rythmiques, voix
Jérôme Bélanger : Guitare principale
Christian Haerinck : Cornemuse, guimbarde
Dominic Haerinck : Banjo,guitare acoustique, flute, cistre, harpe, voix
Sébastien Malenfant : Batterie, voix
Andrée-Anne McHalley : Voix accordéon, piano
Fred Vandal : Basse,voix
Page Facebook officielle
Site Officiel
by Patrick Graham | Août 4, 2013 | Chroniques, On Arrête Pas l’Prog!
On Arrête Pas l’Prog! #20
Dans les bras de morphine…
Et oui, un titre simple pour cette édition qui sera (est? a été?) écrite en plusieurs étapes, entrecoupée de rêves opiacés car votre humble chroniqueur a malheureusement vécu un petit incident à son travail lorsque, juché à près de 24 pieds avec son échelle, cette dernière a décidé d’aller se faire voir à l’est. J’ai fini ma journée à l’hosto après avoir brièvement mais douloureusement atterri au sud, sur l’asphalte. Heureusement j’ai eu le temps de réduire la distance en descendant rapidement l’échelle avant de sauter (chuter) de la dite échelle et de m’effoirer gracieusement dans une tentative d’atterrissage contrôlé, légèrement pathétique sinon très comique… Bref j’en suis quitte, bien chanceux dans ma malchance, pour de bonnes douleurs au dos et aux genoux, arrêt de travail forcé et prescription d’opiacés. La morphine quand t’as mal c’est super, ça fait pas vraiment planer autant que diminuer la douleur tout en augmentant le « lag » mental. Ce n’est pas aujourd’hui que je ré-inventerais le monde mettons. Mais mon état semi-comateux, somnolent se prête très bien à l’écoute musicale. Et c’est ce que j’ai fait pour vous, ayant reçu (enfin ! Car ça vraiment été long) mes disques commandés chez Sargent House via Hello Merch (je renommerais ça par Hell’O’alongwaitforyourstuff Merch…).
Je vous ferai donc cette semaine une petite revue de 5 disques, avec bien sûr force extraits vidéos tirés du tube et en bonus je vous parlerai de deux autres bands découverts sur la toile grâce à deux autres contacts dont mon cerveau a malheureusement oublié le nom… Shame on me, I know mais, si vous vous reconnaissez, dites-le moi et ça me fera plaisir de vous dire un gros merci!
Premier disque, un très bon opus du groupe And So I Watch You From Afar (ASIWYFA) dont, si je ne m’abuse, je vous ai déjà parlé dans une chronique précédente, vous laissant croire que le band était instrumental.
Si le quatuor d’Irlande est effectivement plutôt instrumental, ils font aussi parfois des harmonies de groupes qui ajoutent une très belle touche à leur post-rock comme j’ai eu le plaisir de découvrir sur leur dernier album studio « All Hail Bright Futures ». J’adore comment est construit ce dernier, les mêmes harmonies vocales, paroles, reviendront tout le long de l’album d’une façon ou d’une autre, tantôt presque effacées, en arrière de la musique, tantôt bien en plan, avant de se faire ré-entendre en un genre de rappel en fin d’album. La musique est très bien orchestrée, complexe oui, mais très bien rythmée, nous donnant un album plutôt dansant. Ma douce vous le confirmerais d’ailleurs, elle semble avoir adopté ASIWYFA, faisant danser notre ptite puce au son de « Like A Mouse ».
ou fredonnant et même chantant «we know, we know, that that’s not the way» avec le disque sur l’excellente « The Stay Golden » (en trois délicieuses parties en plus!) En voici les 2 premières parties,
Définitivement un album plein de soleil qui devrait bien agrémenter vos sorties à la piscine ou à la plage, ou encore qui vous accompagnera sur tous ces chemins d’été… (ooooooohhh je me trouve bin drôle – ceci dit mélangez opiacé et cannabinacé (?) vous fera assurément planer mais risque de vous donner un bon coup d’endormitoire….)
Étant un grand fan de feu The Mars Volta et d’Hella, j’étais plutôt fébrile et anxieux d’écouter enfin la collaboration entre Omar Rodriguez Lopez (le génie derrière la guitare de The Mars Volta), Cedric Bixler-Zavala, la voix de The Mars Volta et Zach Hill, le batteur fou de l’énergique duo devenu trio, Hella.
Je vous dirais que cet album, « Cryptomnesia » du El Groupo Nuevo de Omar Rodriguez-Lopez, trône fièrement dans ma collection et a éclipsé à plate couture les deux derniers opus de The Mars Volta, que j’avais plus ou moins appréciés. Je peux enfin faire mon deuil de The Mars Volta mais je vous dirais que Zach aurait dû jouer avec eux depuis toujours! On retrouve en effet sur cet album, la folie et le génie qui nous ont donné « Deloused In The Comatorium », l’énergie que At The Drive-In (groupe pré-The Mars Volta) avait. Merveilleux mélange que nous donne ces deux supers esprits musicaux que sont Lopez et Hill. La performance qui nous est proposée sur cet album est des plus excellente. Bixler-Zavala n’y est pas sans rappeler un Robert Plant des temps modernes alors que Omar, guitariste oui mais aussi grand manitou de cet album, est comparable à un Zappa digne de passer à la postérité. Hill nous prouve tout simplement qu’il est un très grand batteur, aisément capable de suivre les méandres des compositions schizophréniques de Lopez. Cet album créé depuis 2006, enregistré sur 2 ans et sorti en 2009 fût touré en Europe surtout avec les excellents Zechs Marquises. Souhaitons qu’il réitèreront et qu’il ne resteront surtout pas dans le Noir…
Omar Rodriguez-Lopez est très productif. Normal, en plus d’être un multi-instrumentiste, auteur compositeur, directeur de film et acteur, il est lui-même producteur musical avec RLP (Rodriguez-Lopez Production). J’espère pouvoir bientôt me procurer la prolifique intégrale de cet artiste génial, mais en attendant je me suis procuré un autre vieil album de son oeuvre solo éponyme, « Xenophane ».
Accompagné de ses complices du Omar Rodriguez-Lopez Band (admirez ici son imagination débordante quant au choix de ses noms de groupe… Bon, on lui pardonne lorsque l’on constate son esprit musical Zappaesque), cet album sorti dans les mêmes eaux que le précédent ci-haut, est le douzième opus en tant qu’artiste solo de Rodriguez-Lopez. Dédicacé à la «célébration» des Cedric Bixler-Zavala et Ximena Sarinana Rivera, « Xenophane » est un album concept évoquant le voyage à travers la vie, la mort et la renaissance d’une femme assistante sociale égocentrique et critique, désabusée, qui tombe en amour avec un de ses client, seulement pour le voir mourir peu après. Durant les 11 pièces, elle renaîtra, expérimentant chaque fois la vie sous un autre angle, permettant à son âme de mûrir jusqu’au point où elle laissera enfin aller son ego pour s’apercevoir que celui qu’elle pourchasse de son amour durant toutes ces incarnations, a toujours été son esprit «père». Un album nous racontant donc un peu le point de vue de Rodriguez-Lopez sur les expériences psychédéliques et/ou shamaniques, le tout en « espanol por favor ». Mon point de vue : j’ai dévoré ce disque avidement et j’en ai même fait de beaux rêves opiacés et ce, sans avoir compris un foutu mot des paroles ou m’avoir douté de l’intention des propos. Verdict : un très bon album à consommer sans modération!
Laissons là le prog-rock psychédélico-éclaté et changeons complètement de registre; Fang Island nous proposent, sur leur album début éponyme sorti 2010, un post-punk bien ficelé.
Des mélodies bon enfant tirant autant du rock progressif que du punk mêlées à de constantes harmonies vocales des 4 membres du groupes nous donnent une musique à l’effet d’un «wild party» que tous voudront revivre encore et encore pour paraphraser Pfeidler de AbsolutePunk. Depuis la sortie de cet album et surtout lors de leur passage cette même année au festival South by Southwest, ils ont vu leur base de fan exploser et nous offrent continuellement de bons vidéos sur le tube. D’ailleurs, mon copain Marcilos me confirme que leur plus récent effort, « Major » n’est pas piqué des vers lui non plus. En voici d’ailleurs un extrait,
Décidement un autre album «d’été». Fang Island décrivent d’ailleurs leur musique comme «everyone high-fiving everyone» et Bartell (guitariste) explique plus en profondeur en admettant «I am pretty ding-dong-doodily-delighted, all the time» … O.K. Ceci dit, si vous vous sentez morose parce qu’il pleut depuis 3 mois chez vous, une bonne dose de Fang Island ne devrait pas faire de tort et peut-être cela vous permettra d’atteindre la «place absolue»!
Mon achat le plus éclaté et pour ma part, le plus apprécié, est sûrement le ré-édit du EP « Drugs to the Dear Youth » et du split « Complex Full of Phantoms » (avec le band By The End of Tonight), renommé en « Drugs/Complex » et enregistré alors que le drummer Vince Rogers faisait toujours partie du groupe Tera Melos.
Je possède aussi « Patagonian Rats », sorti la même année que le ré-édit (2010) mais enregistré avec le nouveau drummer du band John Clardy. Les deux ont un style quand même différent mais je dois avouer préférer « Drugs/Complex » à « Patagonian » (même si ce dernier est loin d’être mauvais). Il me reste encore à écouter leur dernier opus sorti cette année, « X’ed Out ».
Si Tera Melos est surtout instrumental, on peut parfois (et de plus en plus sur le stock récent) entendre des vocaux sur leur musique déjantée, voix performées par Nick Reinhart, guitariste, programmeur et co-fondateur du groupe avec Nathan Latona à la basse. Un peu difficile à décrire leur musique: utilisation de patterns rythmiques changeant et alternant incessamment, de tapping à 2 mains sur la guitare, d’improvisation et de forces pédales et échantillonneurs, eux qui sont souvent étiquetés sous la rubrique Math-Rock, méritent fortement d’être considérés comme des innovateurs du genre.
Le premier de mes groupes boni cet semaine, si je ne me souviens pas qui de mes exaltés de musique d’amis FB me l’a partagé en premier, je suis cependant sûr que c’est passé sur www.got-djent.com et ça se nomme Chives. Un peu dur à trouver des infos sur Chives. Ça semble être l’effort d’un seul homme qui produit tout directement de chez lui. Chapeau en tout cas, c’est bien construit. Vous trouverez dans le vidéo le lien vers sa page soundclick où vous pouvez télécharger gratuitement son dernier album au complet, « Equinox ». Pour les L.A.B. C’est ici.
Je n’arrive malheureusement pas à me souvenir qui m’a fait découvrir ce groupe mais c’est une belle découverte selon moi. Un superbe vidéo en plus, cinématographie signée Retarded Eye (making us wish to be all retarded that same way 😉 ). Apricot Rail nous proposent un post-rock down-tempo et instrumental directement de Perth, Australie. Régalez-vous avec « Pouring Milk Out The Window »,
Finalement, bien avant de recevoir ma marchandise tant attendue de Hello Merch, j’ai reçu un autre de mes bands favoris que j’ai commandé sur Kung Fu Records et j’ajouterai qu’ils ont été efficaces et rapides et m’ont même envoyé une petite lettre autographiée pour me remercier de mon patronage, what !?! C’est ti pas fin yinke un peu !
Toujours est-il que le dernier opus de Maps and Atlases est totalement délicieux et c’est un plaisir que de l’écouter et de chantonner avec ma douce leurs mélodies accrocheuses.
À très bientôt et n’oubliez pas : On arrête pas l’prog !
Pat G.

by Patrick Graham | Juil 13, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
On Arrête Pas l’Prog (#19)
Édition du 14 juillet: Le prog Franco, d’hier à aujourd’hui.
Salut à tous, c’est le 14 juillet, fête de tous les français et comme j’entretiens une relation tout aussi ambigüe avec eux qu’avec nos voisins des youesses et que j’ai consacré un petit article juste pour ces derniers, je me sentirais mal de ne pas répéter l’exercice avec nos cousins. Alors saisissez vous d’une baguette, attachez vous un brie sur le crâne et commencez à gueuler sur tout et rien tout en reluquant la bonne tandis que votre bonne femme vous fait un bon pompier, voici ma chronique spéciale Eiffel.
Commençons par le commencement, le plus mythique des groupe prog français, formé en 1969 par le batteur Christian Vander, avec comme inspiration une « vision de l’avenir spirituel et écologique de l’humanité ».
L’histoire derrière l’album Kobaia de Magma, qui est écrit au complet dans la langue Kobaïan inventée par Vander, raconte l’exode d’un groupe de personnes fuyant une terre en perdition pour se réfugier sur la planète Kobaïa. Ceci n’est qu’une trame de départ pour l’histoire épique de ce « peuple » qui rencontrera d’autre réfugiés de la terre (ce qui causera des conflits et plein de matières à histoires, ou chansons). L’imaginaire débridé de Vander et de ses nombreux associés (entre autres Stella Vander, Isabelle Feuillebois, James MacGaw, Benoit Alziary, Herve Aknin, Bruno Ruder et Philippe Bussonnet dans les plus récents) ont beaucoup marqué la musique prog d’alors et même d’aujourd’hui, inspirant un mouvement prog dont on donna un nom en Kobaïan, Zeuhl, la musique céleste. D’un parcours et d’une exploration comparable à Zappa, Magma figure parmi les grands selon mon humble avis. Décidément à découvrir.
Et si vous croyez que leur temps est révolu, sachez que ce band qui nous a produit au moins 11 albums studios et une quantité d’autres matériels (dvd live, album sous pseudonyme) et ce aussi récemment qu’en 2012 (album Félicité Thösz). Voici d’ailleurs un live de 2000 de l’album Mekanïk Dëstruktïw Kommandöh.
Dans les mêmes années, plus inspiré du prog anglais de Pink Floyd et King Crimson mais aussi de Genesis, sortait aussi le groupe Ange, création des frères Décamps (Francis au clavier et Christian à la voix, accordéon, guitare acoustique et clavier). Dans l’ensemble, si la musique est plutôt bonne, surtout sur les albums du début, la qualité ne fût pas à la hauteur sur leurs nombreux albums et leur chant en français (sincèrement on peut faire beaucoup mieux, c’est pas la langue le trouble mais leur interprétation), leur chant français donc, leur bloqua assez hermétiquement le marché anglais qu’il ont vainement tenté de percer, allant même jusqu’à refaire un de leurs albums dans la langue de Shakespeare. Je vous mets en lien leur 3e album (probablement le mieux réussi).
Un peu plus tard, milieu 70, on a eu droit a plusieurs bons albums de divers groupes. Commençons par Tai Phong (en français Grand Vent) fondé par deux frères vietnamiens, Khan et Tai Ho Tong. Librement inspiré du symphonique prog à la Yes, la guitare et la voix de Jean-Jacques Goldman venait donner cependant une texture originale à leur son. Parole en anglais cette fois-ci.
Revenons en français et regardons passer le temps avec Carpe Diem, pour une bonne fusion entre Van Der Graaf Generator et Camel. Alliant savamment le rock symphonique et le jazz de Canterbury, Carpe Diem est très planant à écouter (avec un peu de beuh, je vous jure c’est une expérience transcendentale, héhéhé). Les voix sont en français mais en arrière de la musique, très éthérées et sur de courts passages bien temporisées par des interludes cosmiques, à consommer sans modération!
1975,76,77 furent toutes des années où nombre de bons albums furent créés en France, mais j’aimerais maintenant me pencher sur 78 (année importante s’il en fût une et très heureuse car c’est l’année où votre blogueur favori a vu le jour…) avec un des albums les plus marquant de l’excellent groupe Mona Lisa : Avant qu’il ne soit trop tard.
Avouez que l’on dirait les balbutiements du slam, non? En tout cas, on peut clairement entendre le changement de son et de mentalité qui s’effectuait à l’époque et qui nous emmènerait tranquillement vers les années 80. Décennie surtout caractérisée par l’apport des claviers alors intéressons-nous d’abord à un quartet qui fût à la base créé, fin 70, par deux étudiants turcs à Paris. Asia Minor, nous fait un rock symphonique où se fusionnent jazz, musique orientale et le rock progressivo italiano et où se partagent la vedette les Hammonds, Mellotrons, Minimoog, piano électrique et la flûte d’Eril Tekeli. Between Flesh and Divine nous fait effectivement voyager en montagnes russes, entre envolées célestes et descentes vertigineuses. Un autre groupe que j’aime bien savourer de temps à autre.
Un groupe que je ne connaissais guère, le groupe avantgardiste (pour l’époque et j’oserais même dire encore aujourd’hui), et instrumental, se voulant inspiré du roman de Frank Herbert, Dune. À l’écoute, j’y entend un mélange de King Crimson et de Brand X, mais la musique de Dune est beaucoup plus complexe que ça. À date, je ne connais que l’album Eros sortit en 81 mais fiez-vous que je vais creuser le sujet. J’ai adoré écouter les morceaux épiques facilement trouvables sur le tube. Je veux cependant l’album. J’vais essayer de trouver si ça se fait encore. Wow! Ce band a efficacement stoppé mon envolée lyrique. Pause dans mon récit pour apprécier (je vous recommande d’en faire de même, suivez ce lien et revenez nous dans 9 minutes et 31 secondes, après avoir, vous aussi, savouré L’épice !
Ouf! N’est-ce pas? Utilisons ce son avantgardiste pour nous propulser 2 décennies plus loin où des groupes tel Skeem viendraient marquer l’entrée de la France dans le sous-genre néo-prog. Autre groupe inconnu de votre hôte ci-présent, on peut qualifier leur musique de rock mélodique. L’auteur de l’article où je les ai découverts, les compare au groupe Jadis (autre illustre inconnu pour moi, désolé). Si certains vous parleront de Negative Zone ou de Lazuli comme exemple contemporain du prog français, je vous ramènerais plus à certains groupes dont j’ai déjà parlé dans des chroniques précédentes tel que Pryapisme, The Algorithm ou encore les malheureusements défunts 1980. Pour se les rappeler tous, une orgie de vidéo…
Skeem
Negative Zone
Lazuli
Pryapisme
The Algorithm
1980
En finissant, deux autres très bons bands actuels de france, il y a d’abord Gojira qui fait dans le Tech/Extrême Prog Métal. Ils sont loin d’être inconnus et la musique qu’ils proposent est d’une excellente qualité.
Ce qui m’emmène à parler (ou plutôt à re-parler) d’un excellent et assez nouveau band que vous pouvez retrouver ici ou sur leur site officiel ici, je veux bien sûr parler des excellents et disjonctés Fugu Dal Bronx qui nous proposent depuis peu leur album, un 5 titres intitulé Ti Nedo To Xtro disponible sur leur site officiel et sur Eblastshop. Je pourrais tenter de vous décrire leur musique mais si une photo vaut mille mots, dites vous qu’une vidéo de Fugu Dal Bronx vaut encore plus la peine et je vous en envoie trois dont le trailer de leurs albums!
Sur ce, et après avoir remercier Wikipédia, ProgArchives et surtout Dragonjazz.com, je voudrais souhaiter à tous mes possibles lecteurs français, un joyeux 14 juillet et bien sûr vous ré-inviter tous pour une prochaine chronique à paraître très bientôt mais pas la semaine prochaine, alors rester tous bien branchés sur Ondes Chocs la page et le point com pour rien rater!
On Arrête Pas l’Prog, peu importe d’où il vient!
PatOndesChocs@gmail.com

by Patrick Graham | Juil 13, 2013 | Critiques de Shows

Salut à tous! Mercredi dernier j’étais un peu déçu car je ne pouvais aller voir le spectacle de Rush, un groupe mythique que j’ai heureusement déjà eu la chance de voir. Je ne pouvais y aller car je devais travailler le lendemain et vu mon statut de nouveau papa (ceux qui le sont ou l’ont été me comprendront) chaque heure de sommeil (remarquez l’utilisation du singulier ici…) est fucking importante. Ceci dit, quelle ne fût pas ma surprise de constater, un peu sur le tard, que j’avais été « dé-offé » pour le lendemain! Il était un peu tard pour essayer de me trouver un bracelet pour le spectacle mais à charge de revanche, il y avait toujours le show de Shatters ouvert par MIRE au Dag. Et le tout gratisse en plus! Une présentation de 2nd Skin, Seinheiser, Budweiser et de votre webzine/radio métal préféré, Ondes Chocs. Après quelques petites tâches ménagères, un bon repas et, surtout, après avoir embrassé et ma fille et ma merveilleuse et douce moitié qui m’envoya avec sa bénédiction face à la musique, j’entrepris de me rendre au fameux 600 de la Grande Allée.
Je connaissais Shatters par leur stock disponible en ligne mais ne connaissais absolument pas MIRE. Je me disais que ce serait un bon prix de consolation à avoir rater Rush que de voir un show de prog cette même soirée. J’étais loin de me douter que Rush écourteraient leur show face à trois-quatre pets de tonnerre (arrêtant ainsi avant d’avoir jouer leurs meilleures tounes – chose que, y avoir assisté, m’aurait assurément déçu à la puissance mille!) et que je découvrirais deux très excellents groupes!
Je suis arrivé un peu en retard au Dag, ratant du coup le début (une toune – ou deux – et demi) du spectacle de MIRE. Au début je croyais que c’était un soundcheck vu le peu de monde sur place. Je comprend que c’était un milieu de semaine mais je sais que plusieurs se prennent un congé pendant le FEQ et plusieurs ont dû se prendre un congé pour voir Rush et être déçu en plus d’être trempés… ils auraient bien pu venir combler leur désir de musique au Dag, le prix de la bière est à des années-lumières de celui sur les plaines en plus. Lost in the wrong galaxy if you ask me, car pour ceux présents et moi-même, on a eu droit à tout un show! MIRE est exquis sur scène; les musiciens ont une belle complicité et ça paraît que non seulement ils ont du plaisir à jouer mais aussi qu’ils maîtrisent leurs instruments et leur matériel! Si vous ne savez pas à quoi ressemble MIRE, vous pouvez toujours chercher le tube ou aller voir leur page Facebook. Si vous êtes comme moi des fans de Tool et de A Perfect Circle, vous voudrez absolument vous procurer leur album. Déjà pour avoir mis la main sur cet album pour un maigre 10$, ma soirée était faite! Si le band m’a avoué avoir eu quelques petits problèmes de son durant le spectacle (notamment des séquences qui voulait pas jouer) ça l’a pas paru deux secondes sur leur performance (en écoutant le cd je me suis bien sûr aperçu de ce qu’il manquait mais sur le coup c’était transparent). J’aimerais énormément revoir ce band, premièrement avec un système de son adéquat pour tout leur matériel, mais surtout devant une foule plus substantielle; car si déjà, devant une salle malheureusement presque vide, ils peuvent dégager toute cette énergie, ça doit être crissement hot de les voir jouer avec l’énergie d’une vrai foule! Bravo les boys et votre album trônera fièrement dans ma playlist courante. Sérieusement un candidat à mon top dix 2013.
Comme je disais, déjà découvrir MIRE et acheter leur CD a fait ma soirée. Je croyais connaître Shatters, mais oh à quelle surprise ai-je eu droit lorsqu’ils prirent la scène d’assaut! Oubliez les versions que vous pouvez entendre sur leur page Facebook, elles sont bonnes mais ce que vous entendrez en show n’a rien à voir avec ça! 1 non 2 pis peut-être même 10 coches au dessus! Et encore là devant un Dag tristement vide. Peu importe, Martin était en feu et tous ses musiciens aussi, même leur « one shot deal » bassiste qui est venu remplir la place apprenant le set en seulement 1 mois, semblait être membre à part entière (Martin me confirmait que le groupe recherchait toujours un nouveau bassiste, c’est peut-être votre chance??? Contactez-les!). Donc, ouverture théâtrale avec clavier, basse et drum en cascade puis Marc-Antoine et Martin ont pris leur place sous les éclat des feux rouge et blanc. Réussi. Ce que j’aime le plus de Shatters, c’est le nombre d’influences qui est mêlé dans leur musique. S’il y a forcément des influences d’Opeth, d’Anathema, Porcupine tree, peut-être un peu de Hamill aussi, vous ne pourrez pas exactement mettre le doigt dessus. Shatters joue du…Shatters, point. J’ai sérieusement hâte de pouvoir acheter leur CD. Je crois que ça va être quelque choses de très bon, une synthèse de ce que vous pouvez entendre sur leur site et de l’expérience qu’ils ont pu prendre en live. Parlons-en de cette expérience live : Shatters aime jouer ensemble. Ils aiment être sur scène et encore là ça paraissait. Il y a eu plusieurs moments forts dans le show, dont la toune The Hound qui torchait en calvaire et si vous avez pas vu le petit vidéo que j’ai fait et mis sur notre page Facebook, aller le voir vous aller voir un Marc-Antoine qui s’amuse avec sa guitare pis ses pitons pour nous faire planer sur la fin d’une toune épique de 12 minutes! Comme je dis d’ailleurs à la fin de cette vidéo (tout en mangeant ma caméra.. -__- ) pour en entendre plus, il vous faudra malheureusement attendre le prochain show de Shatters qui lui devrait venir à quelque part en Septembre. Mon souhait pour ce show? J’espère qu’ils auront la foule qu’il mérite!
Merci aux artistes pour cette belle soirée!
Pat