Échos d’Outre-Monde

156355_494561677251997_515469747_n

Vol. 1 – No.7 : Orient Extrême

Plus je creuse vigoureusement dans les profondeurs du métal underground, plus je constate à quel point je suis dépassé par l’ampleur de la chose qui me semble à l’image de l’univers … infini et en pleine expansion.

C’est un peu en continuité avec le thème de Global Metal abordé la semaine dernière, que l’on se transporte cette semaine en Extrême-Orient. Nous savons depuis longtemps que le heavy métal a la cote chez les Nippons qui sont d’ailleurs adeptes de notre culture occidentale. Par contre maintenant que la Chine, pays le plus populeux du monde, ouvre peu à peu ses frontières, cette ouverture laisse entrevoir un monde de possibilités qui semble encore difficile à quantifier. Encore une fois, Sam Dunn est beaucoup plus en mesure de vous renseigner sur le sujet dans Global Metal.

Donc sans plus attendre, voici 3 groupes Black Metal en provenance de l’Asie justifiant très bien le titre de ce nouveau chapitre des Échos d’Outre-Monde : Orient Extrême!

 

Juno Bloodlust

 

 

Comme je le disais en introduction, le Japon est sans doute le pays d’Extrême-Orient qui est le plus ouvert sur la scène métal et par la même occasion sur notre culture occidentale. Depuis les visites de Deep Purple, Kiss, Judas Priest ou Iron Maiden (pour ne nommer que ceux-ci), le Japon a développé sa propre scène musicale métal qui, bien que relativement peu connue en Amérique, n’en demeure pas moins étonnante et parfois très étrange. On n’a qu’à penser à l’excentrisme des artistes du visual K ou de la J-Pop, prêts à tout pour surprendre son auditoire. Somme toute, un beau sujet que je me permet de suggérer à Jonathan Blais des Chroniques de l’Étrange. Pour en revenir à nos moutons présentement en attente de sacrifice, voici un groupe de Black Metal SymphoniqueJuno Bloodlust formé initialement en 2008 en tant que projet d’un seul homme: Juno Nitta, qui a vraisemblablement un attrait pour les récits vampiriques qu’il transpose dans une musique qui m’évoque légèrement  les premiers Cradle of Filth, Carach Angren ou les thèmes sonores typiques de la série de jeux Castlevania. Donc, sans être vraiment très original dans son ensemble, le groupe s’en tire plutôt bien avec son premier album The Lord of Obsession, sorti en 2012.

 

Anthelion

 

Taïwan est une île située au sud-est de la Chine continentale, au sud du Japon et au nord des Philippines. Bien qu’elle soit politiquement autonome et administrée par un gouvernement distinct et démocratiquement élu, son indépendance n’a toutefois pas été proclamée et elle demeure officiellement une province de la République Populaire de Chine. Malgré tout, grâce à ce système, Taïwan jouit de libertés individuelles plus larges, ce qui est indispensable à l’expression de toutes formes d’art incluant la musique inspirée de cultures étrangères comme le métal. La  scène métal Taïwanaise, selon metal-archives.com, compte un peu plus d’une trentaine de formations actives présentement, en quasi totalité originaires de Taipei, dont les plus connus sont : Seraphim (Power Metal) et Chthonic (Black Metal). Cependant d’autres gagnent à être découverts, et c’est le cas d’Anthelion ,que j’ai remarqué il y a quelque temps déjà grâce à leurs vidéo-clips sur youtube.com extraits de leur album 沐血再臨 (Bloodshed Rebefallen). Bien qu’il soit difficile de ne pas pointer des similitudes majeures autant au niveau musical que visuel avec Dimmu Borgir et quelques influences de Cradle of Filth, ce groupe offre une excellente alternative à ceux-ci.

 

Screaming Savior 

 

Est-il possible que l’on commence à voir des brèches dans la jadis impénétrable muraille qui coupe la Chine, cet État socialiste de dictature démocratique populaire, du reste du monde? C’est fort probable, car la récente progression économique fulgurante du pays le plus populeux du monde aurait été impossible sans cette ouverture. Certes, le gouvernement chinois exerce toujours un contrôle sur sa population via une censure médiatique et d’internet, mais peu à peu le métal commence à  prendre sa place, et on commence à voir les premières formations y émerger. Déniché dans un premier temps pour les besoins de cette chronique, je dois avouer que Screaming Savior, ce groupe de Black Symphonique fortement influencé par Emperor , Dimmu Borgir (encore?) et dans une moindre mesure par Turisas, est néanmoins une belle découverte qui offre cependant un niveau de dépaysement similaire à savourer un Big Mac au cœur de Shanghai! Mais on commence à s’habituer à la copie chinoise, n’est-ce pas?

 

 

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Échos d’Outre Monde

156355_494561677251997_515469747_n

 

Vol. 1 – No.6 : Global Metal

Si vous êtes un Metal Maniac comme moi, vous avez sûrement vu le documentaire Global Metal de Sam Dunn (je l’ai d’ailleurs ré-écouté en fin de semaine) qui vous montre que le métal se propage comme un virus partout sur la planète et à des endroits qu’on a encore du mal à imaginer, des mondes souvent aux mœurs et cultures tellement différentes de celui d’où il est originaire. Ces mondes en voie de développement économique, qui étaient autrefois isolés par une technologie trop coûteuse, ont maintenant accès aux outils qui leurs permettront de matérialiser leur esprit créatif et de nous en faire part. Ceci prouve d’un seul coup, que dans le fond,  au-delà des frontières linguistiques, religieuses, culturelles, économiques et politiques, ils ont une passion commune avec nous tous… le métal!

 

 

Insepulto

Honnêtement, en connaissez-vous beaucoup de groupes originaires du Costa Rica? Pour moi, Insepulto était le premier, mais ne sera certainement pas le dernier. L’Amérique latine est certes déjà reconnue pour sa passion pour le métal et ce n’est qu’une question de temps avant que des centaines de groupes émergent de ces régions en ébullition. Pour en revenir à Insepulto, c’est un trio né en 2008, à San José la capitale du Costa Rica, comptant actuellement une démo sortie en 2010 et un premier album complet appelé Morbid Spawn of Resurrection sorti l’an dernier. Bien que le groupe ait recours à un drum machine, on ne ressent pas vraiment sa présence et les pistes de drums pourraient, selon moi, vraisemblablement être reproduites en spectacle. Enfin si vous êtes un fan du bon vieux Death Metal old school à la: Morbid Angel, Deicide, Massacre ou Sinister pour ne nommer que quelques-unes de leurs nombreuses influences, Insepulto est une valeur sûre.

Facebook

 

1833 AD

 

L’Inde, deuxième pays le plus populeux de la planète, plus d’un milliard d’âmes, et celle-ci commence à s’ouvrir tranquillement au métal, d’après ce que j’ai vu dans Global Metal. Bien que celui-ci soit un phénomène encore extrêmement marginal, imaginez les dégâts si celui-ci prenait le moindrement d’ampleur! Si 1833 AD compte parmi les pionniers du Métal en Inde, la simple écoute de leur musique ne nous donne que très peu ou pas d’indices sur leur mère patrie. Si plusieurs diront sans doute qu’il s’agit seulement d’un autre groupe de Black Metal largement influencé par les Emperor, Dark Funeral, ou Dissection, le fait qu’il soit originaire de New Dehli demeure une particularité non négligeable. Ce groupe possède un potentiel certain, enfin c’est la conclusion que j’en ai tiré à l’écoute de leur tout premier album intitulé My Dark Symphony.

 

Facebook

 

 

Mirrorblaze

Voisin de l’Inde, le Bangladesh nous est beaucoup plus connu pour sa pauvreté et toutes les catastrophes naturelles affectant continuellement celui-ci, que par sa contribution à la scène métal, pourtant il existe bien quelques groupes actifs entre deux inondations (je rigole!). La formation thrash Mirrorblaze est l’une de celles-ci. Ouais bon, ok, ce groupe, qui puise son inspiration entre autres de Sepultura, de Nuclear Assault ou même de Black Sabbath, n’a certes pas la trempe de Warbringer ou Havok, et vous vous souviendrez probablement de Mirrorblaze par ce qu’il provient du Bangladesh que pour les pièces contenues sur leur premier album Triumph of the Villain sorti en 2012, néanmoins vous pourrez toujours impressionner votre entourage en mentionnant le nom de ce groupe Bangladais.

 

Facebook

 

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

(Dave – un petit bonus, étant donné la mention de Sam Dunn en début de chronique, voici une entrevue avec le maître lui-même sur une Capsule Ondes Chocs!)

Échos d’Outre-Monde

156355_494561677251997_515469747_n

Vol. 1 – No.5 : L’éveil Russe!

On peut constater qu’en général, l’évolution et la prolifération de la scène métal et tous ses sous-genres sont directement reliés à une conjonction des conditions économiques et politiques, ou par le rôle que pourrait jouer la religion sur les libertés individuelles de sa population.

La Russie le plus grand pays au monde, autrefois l’URSS  fermé sur l’Occident par le rideau de fer jusqu’en 1991. Après la chute du communiste et l’ouverture des frontières, l’Europe de l’est toujours appauvri par les conséquences d’un système politique austère commençait à voir lentement apparaitre les premiers groupes qui évoluaient déjà en secret, notamment en Pologne d’abord avec Vader et ensuite Behemoth, mais il aura fallu presque une génération avant de voir la scène métal Russe éclater, et encore aujourd’hui peu de ces groupes ont réussi à atteindre physiquement les côtes Américaines, le seul qui me vient en tête, vite de même est possiblement Arkona, il y en a surement d’autres mais bon, disons que le métal en Russie est encore en voie de développement, et que beaucoup de ce développement passe par… non pas la copie, enfin pas directement… enfin pas toujours (dans quoi je viens de m’embarquer moi là ?). Tout ça pour dire que contrairement à bien des endroits dans le monde qui ont réussi à définir une sonorité locale, on ne le ressent pas encore avec les groupes Russes, qui ont encore une forte tendance à prendre la couleur de leurs influences.  Ce qui ne veut pas dire que ces groupes sont dénués d’intérêt, au contraire certains ont cet énorme potentiel qui ne saurait tarder à éclater. En voici 3 qui gagnent à être connus!

Deviant Syndrome

Le death mélodique est en pleine expansion, et la Russie qui est proche voisin de la Suède et la Finlande n’y échappe certainement pas. Beaucoup de groupes encore peu connus ici tentent de faire leur marque, on n’a qu’à penser à : Last Wail, Elzevir, Riverain ou bien Deviant Syndrome. Ce dernier m’a particulièrement marqué par la qualité des compositions présentées sur leur premier album appelé Inflected Deviations. Deviant Syndrome pourrait être facilement confondu avec un de ces groupes de Gothenburg, comme le bon vieux Dark Tranquillity par exemple, mais il partage aussi des affinités avec leurs voisins Finlandais, tel que Mors Principium Est ou même Children of Bodom des belles années. Bref, sans réinventer la roue, Deviant Syndrome s’assure qu’elle tourne comme une bille! Alors, c’est avec beaucoup d’enthousiaste que j’attends leur prochain album 66 Ways To Redemption qui sortira au printemps 2013!

Facebook

 

 

Svartby

Un autre genre qui semble compter beaucoup d’adeptes parmi les Russes est le Folk Metal. Encore une fois, beaucoup de groupes évoluent dans l’ombre d’Arkona, celui qui a tracé la voie et qui reste sans doute le plus connu d’entre eux, comme je le disais en introduction. Selon moi, le  plus déjanté du lot, le plus fou d’entre tous est Svartby!  Ce groupe voue un culte à Finntroll, ça me paraît clair! À un tel point que leurs 2 premiers albums sont écrits en Suédois! Pour un groupe de St-Petersbourg, c’est assez inusité, non? Leur nom Svartby est aussi tiré du Suédois et signifie black village. Aujourd’hui, même si la langue n’est plus un point commun avec Finntroll, puisque Svartby privilégie désormais l’anglais sur leurs dernières parutions, leur musique n’en demeure pas moins très liée à leurs influences. Festif et brutal, joyeux et sombre, un heureux mélange pour égayer vos soirées dansantes!

Site Officiel

Facebook

 

 

Black Shadow

 

 

En tant que pays nordique célèbre pour sa Sibérie pour laquelle on n’avait rien à envier la semaine dernière, côté température extrême, la Russie possède tous ces paysages glacials qui sont sources d’inspirations pour le Black Metal. Mais outre ces paysages glacials, cette inspiration provient, selon moi, encore une fois de leurs voisins scandinaves, et elle semble encore bien ancrée à ses origines. Black Shadow est un bon exemple de ce phénomène et partage beaucoup de points communs avec Dark Funeral spécialement dans cette pièce dont la traduction anglaise serait Blackwinged Precursor of Armageddon, tirée de leur premier album sorti en 2004. Et bien qu’à ce jour, le groupe ne compte pas moins de 8 albums complets en moins de 10 ans d’existence, ce prolifique duo qui écrit exclusivement dans sa langue maternelle, reste sans doute quelque peu invisible à notre radar et c’est bien dommage. Mais il n’est jamais trop tard!

 

Facebook

 

Un bonus? Pourquoi pas! Une pièce tirée du dernier album de Black Shadow, Through the Dark Flame of Moloch (traduction anglaise) sorti en 2012. du matériel un peu plus lourd avec des influences un peu plus Death.

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Échos d’Outre-Monde

156355_494561677251997_515469747_n

Vol. 1 – No.4 : Comme dans le temps!

« Les nouveaux groupes c’est de la m…! C’était ben meilleur dans le temps! » Vous l’avez déjà sûrement entendu plus d’une fois! Bien voici quelques trucs qui plairont à tous ces nostalgiques qui cherchent désespérément à revivre leurs belles années exemptes de responsabilités et l’époque où ils avaient plus de cheveux!

Tandis que les dernières années ont vu leur lot de comebacks, tellement qu’on en est presque rendu à ressusciter les morts! Cette fois-ci, en plus des nombreux retours en force de certains vétérans, le métal peut maintenant compter sur une toute nouvelle génération de groupes qui, dans une visée rétro, nous font revivre à travers de nouvelles compositions, les belles époques de ces quelques sous-genres que l’on croyait éteint. Inévitablement, quelques mauvaises langues pourraient leur reprocher un manque de créativité, mais je vous jure que ceux-ci compensent amplement par une passion et une énergie contagieuse.

La sélection de cette semaine n’offre que quelques groupes triés sur le volet, mais comme il y en existe beaucoup d’autres et des bons, il est fort possible que cette thématique revienne à plusieurs reprises.

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

 

Hellbringer

Êtes-vous adepte de thrash old school? Si la réponse est positive, je vous conseille fortement de tendre l’oreille à cette formation Australienne nommée Hellbringer. Profondément ancré dans les années 80 autant dans la forme que dans le fond,  ce trio, dont le chanteur/bassiste Luke Bennett, qui est le frère jumeau du batteur Josh Bennett, ne cesse de me faire penser à Tom Angelripper. D’ailleurs, leur premier album Dominion of Darkness sorti en 2012, hautement influencé par les bons vieux Slayer et Sodom, est ce genre d’album qui nous ne donne presque pas d’autre choix que de vouloir l’écouter en vinyle! Ce qui est possible puisqu’il est également disponible dans ce format via leur label High Roller Records basé en Allemagne.

 

Facebook

 

Air Raid

Le début des années 80 fut l’affaire des Britanniques et du New Wave Of British Heavy Metal, mené entre autres par Iron Maiden, Saxon et Raven. Plus de 30 ans se sont écoulés depuis, et l’Heavy Metal Traditionnel est de retour avec une nouvelle lignée de groupes, dont la plupart des membres n’étaient même pas dans les couilles de leur père, pendant ces belles années du NWOBHM qu’ils reproduisent avec brio! Nul ne peut en douter maintenant, le métal survivra aussi longtemps que l’humanité, alors que le flambeau se passe d’une génération à l’autre. Étrangement ce n’est pas en sol britannique que l’on verra surgir la relève de ces pionniers du métal, mais en Suède, alors qu’Air Raid n’est qu’un exemple de cette nouvelle vague qui frappe d’assaut le pays des vikings. Encore toute jeune, la formation qui a vu le jour en 2009 dans le berceau du Death Mélodique, la ville de Gothenburg, a tout juste dévoilé son premier album en Décembre dernier intitulé Night of The Axe. Du pur Heavy Metal, et surtout une remarquable performance vocale du chanteur Michael Rinakakis qui est originaire de Grèce, un croisé entre Michael Kiske et Paul Di’Anno.

 

Facebook

 

Demisery

Un autre sous-genre du métal qui reprend du poil de la bête ces derniers temps est celui du Death. Certes, une légion de groupes se dispute la palme du plus brutal ou du plus technique, mais selon moi, la plupart semblent oublier l’essentiel que l’on retrouvait inévitablement dans tous les bons vieux groupes de Death Old School, le désir de se brasser la tête au rythme des mélodies et des changements de tempo. C’est alors que débarque Demisery, ce duo de Portland, Oregon! Dès la première écoute, leur seul et unique album Hive of Mutation, qui fut pour moi une belle découverte à la fin 2011, resta marqué dans ma mémoire, par la qualité exceptionnelle des riffs et des solos qui ont la capacité de donner la chair de poule, ainsi que l’excellente performance vocale de Gord Olson dans la lignée des: Pestilence, Gorguts ou Death, qui se permet même d’imiter à la perfection Chuck Schuldiner dans un cover de Flattening of Emotions. Si vous grafignez pour du bon Death Metal comme dans le temps, pesez sur play, ça presse!!

 

Facebook

 

Tant qu’à en avoir parlé. Voici un petit bonus, le cover de Death Flattening of Emotions par Demisery. Même pas de recherches à faire, mes gâtés vous autres!

 

 

 

Échos d’Outre-Monde

Vol. 1 – No.2 : 

Comme les « Échos d’Outre-Monde » n’en sont seulement qu’à leur deuxième semaine, il me reste donc bien des choses à peaufiner afin d’optimiser sa présentation. Au cours des prochaines semaines, je vais tenter de réunir les groupes présentés dans cette chronique selon différentes thématiques, en portant un intérêt particulier sur l’origine ou le genre de ceux-ci ou quelques autres caractéristiques communes qui seront mises en lumière lors d’une légère introduction. Vos suggestions afin d’orienter mes recherches sont les bienvenues, mais en attendant d’établir cette unité, débutons dans le chaos avec mes 3 choix de la semaine :    

 

Aether Realm

Alors que nous venons tout juste d’entamer la nouvelle année, ici à Ondes Chocs on se remet des excès des fêtes en s’affairant déjà à recueillir les données pour la deuxième édition du Gala Die-Die! J’exagère à peine, mais cette collecte étant un travail se déroulant tout au long de l’année, donc il n’est jamais trop tôt pour bien faire, spécialement quand le premier album que j’ai la chance d’écouter présente une telle qualité! Formé en 2010, Aether Realm est groupe de Death mélodique et Folk Métal qui nous provient des États-Unis, plus précisément de Greenville en Caroline du Nord. Bien que les membres n’hésitent pas à mentionner les noms d’Ensiferum, Wintersun ou Insomnium  parmi leurs favoris, ils semblent n’avoir rien à envier à leurs homologues Finnois. Leur premier album lancé plus tôt cette semaine est intitulé «The One Chosen by the Gods », et si on exclut la misérable pochette, il est vraiment excellent! Alors je n’ai aucune inquiétude à le recommander fortement non seulement à tous les amateurs du genre, mais aussi aux néophytes, car bien qu’il possède clairement des racines Folk, Aether Realm mise pleinement sur la mélodie des guitares et une utilisation plus conventionnelle du clavier en toile de fond. Si comme moi, vous avez été déçu par le dernier de Wintersun, puisse Aether Realm, vous apporter un peu de réconfort durant ce long et froid mois de janvier et même au-delà!

 

Facebook

MySpace

Bandcamp

 

 

 

Deathronic

Un autre groupe totalement nouveau sortira son premier mini-album intitulé « Duality Chaos », d’ici la  fin janvier. En fait, le terme groupe est plutôt inexact dans le cas de Deathronic qui est en réalité l’œuvre d’un seul homme: le parisien Amine Andalous. Celui-ci a pris les moyens nécessaires pour s’assurer de la visibilité dès le début avec une pochette conçue par nul autre que Seth Siro Anton de Septic Flesh et une qualité de production haute gamme requérant les services du réputé Fredrik Nordström et ses studios Fredman (Dimmu Borgir, In Flames) pour le mixage. Côté musical, Deathronic ne se gêne pas pour expérimenter, puisqu’à ce qui ressemble être à la base du death metal symphonique à la Septic Flesh, s’incorpore des éléments d’électronique, d’heavy metal, de gothique et de musique du Moyen-Orient. « Kalila wa Dimna », la première pièce présentée comme avant-goût a vraiment bien jouée son rôle d’aguicheuse. Maintenant,  il reste à savoir si la suite sera à la hauteur, bien que malheureusement, tout porte à croire qu’un maigre 24, minutes de musique me laissera sans doute sur mon appétit.

 

Site Officiel

Facebook

 

Dust Bolt

L’Allemagne est reconnue mondialement depuis les années 80 pour son apport musical à la scène métal dans plusieurs sous-genres, notamment le Thrash Metal. Kreator, Sodom, Destruction et Tankard sont des noms familiers pour la plupart d’entre-nous, mais qu’en est-il de la relève teutonne? Je vous confirme qu’elle est belle et bien présente! Dust Bolt cette formation de Munich, qui en est seulement à son premier album complet témoigne de cette réalité en perçant d’un coup le voile de mon ignorance. L’album « Violent Demolition » qui ‘bénéficie’ de la participation de Derrick Green (Sepultura) sur la pièce nommée « Deviance »,  est un de mes (nombreux) coups de cœur de 2012, car celui-ci a réussi à se frayer un chemin à travers la masse de parutions que j’ai eu la chance d’écouter au cours de cette année très fertile en sorties thrash de qualité.

Site Officiel

Facebook