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Vol. 1 – No.7 : Orient Extrême

Plus je creuse vigoureusement dans les profondeurs du métal underground, plus je constate à quel point je suis dépassé par l’ampleur de la chose qui me semble à l’image de l’univers … infini et en pleine expansion.

C’est un peu en continuité avec le thème de Global Metal abordé la semaine dernière, que l’on se transporte cette semaine en Extrême-Orient. Nous savons depuis longtemps que le heavy métal a la cote chez les Nippons qui sont d’ailleurs adeptes de notre culture occidentale. Par contre maintenant que la Chine, pays le plus populeux du monde, ouvre peu à peu ses frontières, cette ouverture laisse entrevoir un monde de possibilités qui semble encore difficile à quantifier. Encore une fois, Sam Dunn est beaucoup plus en mesure de vous renseigner sur le sujet dans Global Metal.

Donc sans plus attendre, voici 3 groupes Black Metal en provenance de l’Asie justifiant très bien le titre de ce nouveau chapitre des Échos d’Outre-Monde : Orient Extrême!

 

Juno Bloodlust

 

 

Comme je le disais en introduction, le Japon est sans doute le pays d’Extrême-Orient qui est le plus ouvert sur la scène métal et par la même occasion sur notre culture occidentale. Depuis les visites de Deep Purple, Kiss, Judas Priest ou Iron Maiden (pour ne nommer que ceux-ci), le Japon a développé sa propre scène musicale métal qui, bien que relativement peu connue en Amérique, n’en demeure pas moins étonnante et parfois très étrange. On n’a qu’à penser à l’excentrisme des artistes du visual K ou de la J-Pop, prêts à tout pour surprendre son auditoire. Somme toute, un beau sujet que je me permet de suggérer à Jonathan Blais des Chroniques de l’Étrange. Pour en revenir à nos moutons présentement en attente de sacrifice, voici un groupe de Black Metal SymphoniqueJuno Bloodlust formé initialement en 2008 en tant que projet d’un seul homme: Juno Nitta, qui a vraisemblablement un attrait pour les récits vampiriques qu’il transpose dans une musique qui m’évoque légèrement  les premiers Cradle of Filth, Carach Angren ou les thèmes sonores typiques de la série de jeux Castlevania. Donc, sans être vraiment très original dans son ensemble, le groupe s’en tire plutôt bien avec son premier album The Lord of Obsession, sorti en 2012.

 

Anthelion

 

Taïwan est une île située au sud-est de la Chine continentale, au sud du Japon et au nord des Philippines. Bien qu’elle soit politiquement autonome et administrée par un gouvernement distinct et démocratiquement élu, son indépendance n’a toutefois pas été proclamée et elle demeure officiellement une province de la République Populaire de Chine. Malgré tout, grâce à ce système, Taïwan jouit de libertés individuelles plus larges, ce qui est indispensable à l’expression de toutes formes d’art incluant la musique inspirée de cultures étrangères comme le métal. La  scène métal Taïwanaise, selon metal-archives.com, compte un peu plus d’une trentaine de formations actives présentement, en quasi totalité originaires de Taipei, dont les plus connus sont : Seraphim (Power Metal) et Chthonic (Black Metal). Cependant d’autres gagnent à être découverts, et c’est le cas d’Anthelion ,que j’ai remarqué il y a quelque temps déjà grâce à leurs vidéo-clips sur youtube.com extraits de leur album 沐血再臨 (Bloodshed Rebefallen). Bien qu’il soit difficile de ne pas pointer des similitudes majeures autant au niveau musical que visuel avec Dimmu Borgir et quelques influences de Cradle of Filth, ce groupe offre une excellente alternative à ceux-ci.

 

Screaming Savior 

 

Est-il possible que l’on commence à voir des brèches dans la jadis impénétrable muraille qui coupe la Chine, cet État socialiste de dictature démocratique populaire, du reste du monde? C’est fort probable, car la récente progression économique fulgurante du pays le plus populeux du monde aurait été impossible sans cette ouverture. Certes, le gouvernement chinois exerce toujours un contrôle sur sa population via une censure médiatique et d’internet, mais peu à peu le métal commence à  prendre sa place, et on commence à voir les premières formations y émerger. Déniché dans un premier temps pour les besoins de cette chronique, je dois avouer que Screaming Savior, ce groupe de Black Symphonique fortement influencé par Emperor , Dimmu Borgir (encore?) et dans une moindre mesure par Turisas, est néanmoins une belle découverte qui offre cependant un niveau de dépaysement similaire à savourer un Big Mac au cœur de Shanghai! Mais on commence à s’habituer à la copie chinoise, n’est-ce pas?

 

 

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