by Luc St-Laurent | Mar 14, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.1 : Terra Australis Incognita
Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retournent à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, pour les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent.
Afin de me permettre un maximum d’inspiration et de spontanéité dans l’écriture de ces chroniques, il n’y aura pas de trajet tracé d’avance.
De notre point de vue de nord-américains (c’est probablement aussi vrai pour les européens), bien que l’Australie soit une colonie britannique et par conséquent de proches cousins, son éloignement et l’exotisme de sa faune unique nous fascinent depuis très longtemps. Qui d’entre-nous n’a jamais rêvé d’y mettre les pieds?
Bien que la scène métal australienne soit belle et bien vivante, la distance demeure un obstacle majeur à la percée internationale des groupes qui la constitue. Bien sûr, l’internet a facilité beaucoup de choses pour ces artistes qui ont maintenant la possibilité d’atteindre un plus large auditoire via cette vitrine sur le monde, mais ces obstacles physiques restent toujours présents. Enfin je vous invite à écouter ou ré-écouter cette entrevue avec Xenoxyr (Marc Campbell) de Ne Obliviscaris que Dave à réalisé en tout début d’année dans le cadre de l’une de ses mythiques Capsules Ondes Chocs, il explique beaucoup mieux que moi les difficultés que peuvent éprouver ces groupes qui évoluent sur ce qu’on appelait jadis, la Terra Australis Incognita.
Si la scène métal australienne semble être aussi variée que la faune qui habite sur ses terres, elle n’est sans doute pas aussi étrange que la scène métal japonaise. Après tout, culturellement, ils ont beaucoup en commun avec nous :
4Arm
Voici un groupe qui commence à gagner ses galons à l’extérieur de sa terre isolée. Formé en 2004 à Melbourne, 4Arm compte déjà 3 albums d’un Thrash Métal très groovy et qui me semble très inspiré d’au moins 3 grands du Big 4. En effet l’écoute de leur plus récent album, sorti l’an dernier et nommé Submission for Liberty, me fait grandement penser à un mélange de Metallica, Anthrax et Slayer, autant du côté de la performance vocale de Danny Tomb, n’étant pas sans me rappeler à quelques reprises la voix de James Hetfield ou de John Bush, que dans l’ensemble de la musique généralement lourde et groovy qui caractérisait le thrash aseptisé que je détestais tant il y a 20 ans. Mais heureusement aujourd’hui 4Arm, qui incorpore également des éléments de thrash plus rapide des belles années, me permet enfin d’imaginer à quoi Metallica aurait pu ressembler si l’album noir n’était pas devenu ce méga succès que nous connaissons tous.
Metreya
(Page Bandcamp)
Le second groupe de cette semaine est bien sûr toujours Australien, c’est la thématique! Mais elle donne également dans le Thrash! Ce groupe que j’ai connu, avant même que celui-ci sorte leur premier album, grâce à un contact Facebook basé à Sydney qui fait la promotion de sa scène locale et y organise également quelques spectacles. Metreya délivre une musique puissante et sophistiquée qui n’est pas sans rappeler le Thrash de la fin des années 80 tel que joué par les maitres de l’époque: Kreator, Dark Angel, Slayer ou Exodus. Leur première parution consistant en un mini-album de 5 pièces, nommé Machines of War est disponible sur leur page Bandcamp pour environ 5$. Machines of War est également le titre de leur premier vidéo-clip que vous pouvez visionner ci-dessous.
Advent Sorrow
Du Black Metal à l’extrémité sud du globe, est-ce possible? Et bien pourquoi pas! Après tout, ce genre n’est l’apanage unique des pays nordiques. C’est donc de la ville de Perth, que nous provient cette toute récente formation connue sous le nom d’Advent Sorrow. Issu de cette nouvelle génération grandissante de Black Metal Symphonique, tel que: Carach Angren (Pays-Bas), Devilish Impressions (Pologne), Winterburst (France) ou Juno Bloodlust (Japon), qui semble provenir de tous les coins du monde. Bien qu’Advent Sorrow, ne compte à ce jour qu’un seul mini-album de 5 pièces totalisant 25 minutes et intitulé Before the Dimming Light. Celui-ci est plus que suffisant pour démontrer son énorme potentiel!
Bonus: Demolition
Il y a certains de ces groupes qui filent comme une comète, une démo bien reçue par la scène régionale, un premier album qui a les qualités nécessaires à propulser ses créateurs au-devant de la scène, et bang! La formation est dissoute avant même que l’on puisse en entendre parler ici même. Malheureusement, Demolition est l’une de ces comètes. Néanmoins, la formation thrash de Melbourne nous laisse tout de même un excellent album du nom de Kill Zone, qui plaira particulièrement aux fans d’Annihilator!
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by Luc St-Laurent | Mar 7, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 1 – No.10 : En rafale
Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des 2 dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retourneront à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, dans les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent. Mais comme ce dossier me demandera un peu plus de préparation dans son élaboration, et comme je ne voulais pas prendre de relâche pour autant, cette semaine je vous offre quelques excellents groupes en rafale, histoire de vous permettre de patienter.
Subliritum
Si l’Allemagne est souvent associée au Power Metal et la Pologne au Death Metal, la Norvège de son côté va de pair avec le Black Metal. Depuis ses débuts marqués par les tragédies et les actes antichrétiens, la scène Norvégienne Black Métal s’est taillée une place de choix sur le plan international. Bien que selon moi, le mouvement Black Métal en Norvège comme ailleurs semble s’essouffler en ce moment, on peut toujours y trouver quelques perles en creusant un peu plus. C’était le cas pour Vreid (ex-Windir) et c’est aussi le cas pour Subliritum, un des nombreux groupes dans lequel Vyl de Keep of Kalessin est impliqué. Thebon aussi de Keep of Kalessin y a également participé dans le passé. Subliritum nous offre un Black Metal mature aux élans progressifs qui plairont aux fans d’Old Mans Child et Emperor.
Tantara
Par opposition à leurs voisins de l’est (Suède et Finlande), la scène musicale norvégienne qui a explosé dans la controverse au début des années 90 avec le Black Metal, semble bien peu diversifiée. Mais cachée dans l’obscurité, évolue une toute nouvelle génération de groupes qui attendent d’être découverts. Tantara qui donne dans le Thrash est l’un de ceux-ci. La parution de leur premier album « Based on Evil » en fait une de mes plus grandes trouvailles de 2012! Inspiré par les plus grands chefs-d’œuvre de Metallica et Testament qui ont marqué les années 80, Tantara offre un excellent produit qui nous situe tout de suite en terrain de connaissance.
Criminal
De Santiago au Chili, nous provient le groupe Criminal, ce mélange de death mélodique qui me rappelle du Arch Enemy, et de groovy thrash à la Sepultura. Formés en 1991, ils ont une respectable discographie comptant pas moins de 7 albums! Comment est-ce que j’ai pu ignorer l’existence de cette formation si longtemps? En fait, jusqu’à la sortie de « White Hell » en 2009. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce pas?
The Lightbringer
Pour un groupe nommé The Lightbringer, je trouve qu’ils n’ont pas eu beaucoup de spotlight, car je viens juste de les découvrir! C’est un autre de ces trésors cachés bien de chez nous, que j’avais sous le nez mais qui m’avait échappé. Constitué d’un alliage de Black et de Power metal ce groupe plaira sans doute plus aux vrais amateurs de musique qu’aux puristes, car c’est dans la maitrise de leurs instruments que brillent les musiciens de The Lightbringer sur ce premier album « Quintessence of Dawn » sorti en 2010. Un deuxième album serait présentement en cours de production, c’est donc à surveiller!
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by Luc St-Laurent | Mar 2, 2013 | Critiques d'Albums

Ancestors Revenge
« The Archaic Return »
2013
Quand je me suis pointé au Scanner le 23 février dernier pour lancement du premier album d’Ancestor’s Revenge intitulé The Archaic Return, je n’y étais pas pour couvrir l’événement pour Ondes Chocs, j’y allais bien sûr en tant que proche du groupe, plus particulièrement de Bob Girard que je connais depuis un bon nombre d’années déjà, mais aussi en tant que fan de son dernier projet, une ultime tentative qui est l’aboutissement d’un peu plus de 3 ans de travail acharné.
C’est alors en échange d’une promesse de critique (positive) sur le site d’Ondes Chocs que le groupe m’a confié une copie de ce précieux album. Évidemment dit de cette manière, ça peut paraître un peu vendu, mais ce n’est pas par ce que le groupe me cite personnellement dans leurs remerciements, à ma grande stupéfaction d’ailleurs, ainsi qu’Ondes Chocs et ses 2 commandants en chef Dave et Lex, que je vais me mettre à marcher sur une des valeurs, qui compte le plus pour moi, la sincérité. Celle-ci ne m’a pas toujours aidée, pour être honnête mais c’est une autre histoire…
Comme c’est ma première critique d’album, mais certainement pas ma dernière, quoique je ne tienne pas à presser le citron et nuire à mon hebdomadaire des Échos d’Outre-Monde, ces interventions critiques seront faites très sporadiquement et au gré de mon inspiration du moment. Trêve de bavardage sur ma personne, poursuivons avec ce qui se voulait être une demande spéciale de permission, mais qui s’est vite transformée en un ordre du boss! Voici mes impressions sur The Archaic Return, premier album complet réalisé par Ancestor’s Revenge de Québec!
Tout d’abord, comme il s’agit d’un premier album ici pour le groupe, certains se demanderont sans doute de quoi il (en) retourne. Même si la réputation de Bob, son front man, n’est plus à faire dans la région de Québec et qu’il faut avoir vécu sous une roche depuis plus de 15 ans pour ignorer l’existence de ce personnage de notre scène métal. Je vais lui laisser le soin de vous expliquer tout ça grâce à cette vidéo réalisée par notre équipe il y a quelques semaines.
Donc pour en revenir à nos chèvres…, euh je m’excuse, nos moutons dis-je! Enregistré au Studio BadAss et produit entièrement par le réputé Jef Fortin d’Anonymus, The Archaic Return détonne tout d’abord par son excellente production, c’est du top qualité, vraiment impressionnant! Même si maintenant les studios sont plus abordables et les technologies plus accessibles que jamais, Ancestor’s Revenge qui possédait à la base ce mélange d’expérience et de talent à l’état brut, n’a certainement pas lésiné sur les moyens afin de pouvoir faire sa place parmi les grands, incluant des sacrifices souvent déchirants au sein même de la formation, qui n’a pas été exempte de changements depuis l’enregistrement de la première démo Heretic Halitosis en 2009.
Par ce que les introductions c’est trop mainstream! C’est avec une attitude « drette dans ta face! » que s’amorce cette kabbale mystique sur fond de conspirations de près de quarante minutes qui ne vous donneront que bien peu de temps pour souffler. Totalisant dix pièces d’un Death mélodique teinté de Black et parsemé de quelques solos mémorables tels que celui de Kabbalah ou celui à la fin de Dimiurgic Apprentices, qui est aussi ma favorite d’un album vraiment plaisant d’un bout à l’autre! Arborant la signature revampée d’Ancestor’s Revenge, The Archaic Return est un album riche en fer qui saura vous procurer votre apport quotidien de mélodies et de brutalité! Il occupe d’ailleurs présentement le premier rang de mon top 2013, et même si l’année est encore très jeune, gageons qu’il n’y en aura pas dix meilleurs dans les mois à venir!
Comme une image vaut mille mots et un clip en compte au moins 30 par seconde, j’ai nul besoin d’en rajouter, alors voici donc le premier clip officiel d’Ancestor Revenge monté par Richard-Williams Turcotte, également batteur du groupe. La pièce Fakir, tirée de l’album The Archaic Return :
9/10
Ensuite, la version studio de Conjunction of Opposites avec l’artwork de l’album en arrière-plan.
by Luc St-Laurent | Fév 28, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 1 – No.9 : Clonage Musical
Si la majorité des groupes, peu importe leurs genres, tentent de s’inspirer des autres pour créer un son qui leur est propre, combinant dans un amalgame de sources une équation complexe qui sera le résultat créatif d’un produit jamais entendu auparavant. Certains ne se cassent pas les méninges pour rechercher cette identité qui les distinguera de la masse et n’utilisent qu’une seule source.
Les clones sont généralement, à moins que je me trompe, le résultat d’un groupe extrêmement passionné de reprises, qui s’est mis à la création de matériel original directement issu du groupe qu’il reprenait. La manière d’imiter avec précision le jeu des musiciens et chanteurs dans leurs moindres détails étant acquise, ceux-ci on maintenant la possibilité d’aller au-delà de la simple reproduction et créer des pièces qui auraient pu facilement provenir de l’artiste original.
Deadxhead
Site officiel
Ce groupe Russe formé par un gars qui se nomme Paul Staine, ce qui en dit long sur l’ampleur de son obsession pour Dave Mustaine et Megadeth, ne compte qu’un seul album sorti en 2006, intitulé Regressive by Default. Non seulement celui-ci présente une reprise très fidèle du classique Hangar 18, mais la totalité des pièces originales auraient sans doute pu naitre dans la tête de Dave Mustaine lui-même! Si on sait que Megadeth compte un répertoire qui est assez diversifié au cours de sa longue carrière en dents de scie, Deadxhead utilise la presque totalité de cette diversité. Ce qui fait que l’on peut y retrouver autant des pièces plus thrash à la Rust in Peace que des power ballads des jours plus tranquille de Mustaine. Le résultat est très déconcertant mais néanmoins excellent, croyez-moi!
Entrails
Facebook
Le premier groupe Death Metal Suédois à figurer au Billboard a bien changé depuis ses débuts marqués par la sortie de ses classiques Left Hand Path et Clandestine. Mais si dans un univers parallèle Entombed avait conservé cette direction musicale, le résultat serait surement très similaire à ce que produisent leurs compatriotes Entrails, qui pousse les ressemblances aussi loin que dans le design de leur logo. Entrails compte déjà 2 albums et le dernier en liste The Tomb Awaits, me semble être carrément un hommage à Left Hand Path, autant au niveau visuel que musical, tout en bénéficiant des capacités techniques des studios d’aujourd’hui! Cette petite analyse m’a bien certainement poussé à réécouter mes vieilles cassettes d’Entombed après avoir enlevé une couche de poussière et je suis forcé de constater que malgré l’incontestable statut de classique que possèdent ces albums, ceux-ci mériteraient d’être complètement réenregistrés.
Thulcandra
Site Officiel
Dissection de suède est un groupe qui a marqué la scène autant pour sa musique géniale que pour les tumultes hors scène de son créateur Jon Nödtveidt qui a mis un terme à sa vie et à Dissection de manière abrupte en 2006. Mais si Dissection est définitivement terminé, son héritage survit, alors qu’un groupe Allemand nommé Thulcandra semble être nul autre que la réincarnation de Dissection. Il y a tellement de similitudes entre leur premier album Fallen Angel’s Dominion et Storm of the Light’s Bane que je ne sais pas par où commencer! Premièrement, les couvertures de leurs 2 albums sont des créations de Necrolord qui a aussi peint quelques couvertures de Dissection ainsi que beaucoup d’autres groupes du genre, jusque-là ça va, mais dès l’intro de leur premier album on peut commencer à croire que Jon Nödtveidt n’est peut-être pas si mort qu’on le croyait, et ça ne se termine pas là car on peut aussi déjà deviner la suite avec la prochaine pièce, Night Eternal qui n’est pas sans rappeler par moments Night’s Blood, mais aussi Unhallowed et Black Horizons, par ce que oui, Thulcandra s’inspire aussi largement de l’album The Somberlain, le début de la 5e pièce nommée Everlasting Fire est d’ailleurs calqué sur la pièce titre de ce dernier, pièce titre qui est aussi magnifiquement reprise par en fermeture par Thulcandra. Je pourrais encore m’étendre plus longuement sur toutes ces similitudes, mais je vais vous laisser les découvrir par vous-même, car en fait la musique de Thulcandra est loin d’être désagréable et à défaut de pouvoir ressusciter l’original, il faudra bien se contenter du clone!
Hellfueled
Site officiel
Ma découverte de ce groupe remonte déjà à quelques années, alors que j’écoutais l’album The Book of Heavy Metal de Dream Evil, un invité spécial, qui avait une voix identique à Ozzy Osbourne, a surgi à ma grande stupéfaction, ce qui a bien sûr piqué ma curiosité au point d’entreprendre des recherches sur ce parfait imitateur! Le résultat de cette courte investigation a abouti au Suédois Andy Alkman et Hellfuled issu d’un groupe hommage à Ozzy, où la ressemblance, entre la voix d’Andy Alkman et Ozzy lui-même, est si frappante que ça donne le frisson! Mais si ce n’était que ça, car au niveau de la guitare on peut également se demander si Zack Wylde n’est pas derrière celle-ci. Hellfueled compte 3 albums d’Heavy Rock qui plairont à tous les fans du prince des ténèbres dont la relève est assurée sans aucun doute!
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by Luc St-Laurent | Fév 21, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 1 – No.8 : Les Chevaliers de la lumière
Depuis ses débuts le métal n’a cessé d’être démonisé par différents groupes religieux, alors que la pression était forte notamment dans les années 70 et 80. Tout a été mis en œuvre pour contrer cette menace de plus en plus omniprésente dans les médias, alors que ceux qui arboraient une apparence peu conventionnelle propageaient des messages suggérant : haine, violence, satanisme, révolte, vulgarité et mort, repoussant ainsi toujours plus loin les limites de l’acceptable, tout en jouant une musique de plus en plus agressive et lourde. Victimes de leur propre popularité et cibles des comités de censure, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne et Slayer n’étaient certainement pas les modèles que l’Amérique conservatrice voulait prodiguer à sa jeunesse.
Encore aujourd’hui le métal ne s’est pas remis entièrement de ces attaques qui se perpétuent toujours à divers endroits du globe où l’endoctrinement religieux et politique prime sur la liberté individuelle.
Curieusement, dans cette microsociété que représente la scène métal mondiale, il existe également des contre-courants non seulement musicaux mais aussi idéologiques. L’un d’entre eux est le phénomène paradoxal du métal chrétien souvent contraint à la même exclusion à l’intérieur de cette communauté, car il vise selon eux à combattre cette force du mal qui y prédomine avec leurs propres armes. Le résultat est sans doute troublant dans bien des cas, puisque c’est dans la subtilité des textes et non dans la musique ou même l’imagerie en général que se déroule hypocritement le combat. Peut-être écoutez-vous un ou plusieurs de ces groupes métal chrétien plus ou moins discrètement avoués tels que Mortification, As I Lay Dying ou Impending Doom, sans le savoir. Personnellement, comme je suis athée, la nature de leurs convictions religieuses ne compte que pour très peu dans mes choix, même si j’ai développé cette tendance à préférer le côté obscur qui m’a procuré incontestablement beaucoup plus de ces albums classiques que j’ai plaisir à réécouter encore et encore!
Antestor
Site Officiel
Si un groupe cite Satan ou le satanisme comme source d’inspiration, je vais toujours avoir des doutes sur le fondement de leur affirmation. Ce groupe Chrétien de Norvège est en partie responsable de ces questionnements. Non seulement sa musique ressemble à du Old Man’s Child ou du Dimmu Borgir. Mais ils ont poussé l’audace jusqu’à demander à Necrolord, pour la conception de la pochette de cet album qui ressemble étrangement à Storm of the Light’s Bane de Dissection. Bien que leur musique soit d’une qualité exemplaire, je me demande réellement comment une formation adoptant ce genre d’attitude peut évoluer à l’intérieur même d’une scène Norvégienne qui fut à l’origine des actes les plus extrémistes et antichrétiens.
Slechtvalk
Page Facebook
Tiens donc, un autre groupe dont la première impression est à mille lieux de nous révéler la nature de ses convictions religieuses. Slechtvalk (faucon pèlerin en Hollandais) des Pays-Bas, qualifié malgré les apparences de Christian Métal prouve sans doute le vieil adage qui dit que l’habit ne fait pas le moine! Car c’est sous un extérieur aux allures de guerriers vikings relativement similaires à Turisas, que Slechtvalk performe une musique clairement inspirée du black et death métal mélodique suédois et du viking métal norvégien. Si beaucoup s’accordent pour dire que le groupe présente une bonne qualité au niveau musical, notamment avec le matériel contenu sur leur quatrième album nommé A Forlorn Throne sorti en 2010, le fait d’évoquer que celui-ci est Chrétien alimente certainement beaucoup plus les discussions.
Divinefire
Site Officiel
Maintenant, permettez-moi de changer complètement de genre, pour aller du côté du power métal, car c’est parmi ceux-ci que l’on retrouve des exemples un peu plus flagrants de groupes Métal Chrétien : Golden Resurrection, Theocracy, Reinxeed, Seventh Avenue ou Divinefire. Je vais laisser le soin à Éric Deslauriers du Medley Power Metal de peut-être vous entretenir des quatre premiers, alors que je vais seulement me consacrer à mon favori, Divinefire. Ce groupe de power métal symphonique suédois qui compte déjà 5 albums à son actif, bénéficie maintenant, non pas d’un mais de 2 ex-vocalistes de la défunte formation Narnia. Bien que leurs messages de foi, d’amour et de pardon soient bien clairs, ils ne font pas dans la dentelle, dans la manière dont ils livrent ces messages! C’est possiblement ce côté paradoxalement plus sombre du groupe le distinguant de l’image enchantée généralement émise du power métal et qui me plaît le plus chez Divinefire.
Bonus:
HB
En terminant, voici un petit bonus, je ne voulais pas l’inclure dans la sélection, mais c’est le genre de truc qui provoque en moi une certaine confusion, par ce que je dois avouer une sorte de plaisir coupable à écouter quelque chose d’aussi ridiculement explicite dans ses propos que le pape aurait été contraint d’abdiquer, mais néanmoins étrangement accrocheur. HB (abréviation qui n’a aucune signification officielle selon les dires du groupe) est originaire de la Finlande, et ressemble selon moi à une version légère de Nightwish, doté de la simplicité désarmante de Powerwolf, tant dans les paroles que dans la musique.
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