by Jonathan Blais | Nov 9, 2012 | Uncategorized
Grosse nouvelle! Céline va être à TLMEP ce dimanche!!!!!! Woooohooooo!!!!! Euh, oups… C’est vrai, on est sur Ondes Chocs icitte pis c’est le métal qui nous intérresse. N’empêche que c’est une méchante grosse nouvelle et je dois vous faire une confidence: en tant que métalhead fier et assumé, amateur par contre de pleins d’autres genres musicaux, eh bien Céline… J’MEN CÂÂLLIIISSSSS!!!!!!!!!
On passe aux choses sérieuses:
– La formation de la région de Montréal Murder the Elite, qui sévit dans le Grind-Core depuis un bon ptit bout déjà, entre en studio ce week-end pour immortaliser quelques unes de leurs meilleurs pièces. On attends ça avec impatience et en passant, boys and girls, créez vous donc un FB qu’on sache se qui se passe avec vous autres? Tsé!
– En parlant d’enregistrement, un petit communiqué de nos amis de Tunguska Mammoth:
« Tunguska Mammoth (Stoner/Sludge Metal) sera au Studio Wild (Voïvod, Gorguts, Misery Index, etc.) à St-Zénon (Québec) du 18 au 21 janvier pour enregistrer son tout premier album. Les pièces du EP « First Chapters » paru en juin 2011 seront enregistrées de nouveau pour compléter cet album concept. Montréal, 9 novembre 2012 – Suite aux bonnes réponses des webzines, blog, radio et autres médias (Heavy Planet, Stonerobixxx, The Sludgelord, Ride with the Devil, etc) pour leur premier EP, Tunguska Mammoth pousse la machine et enregistrera dans un studio de grande qualité afin d’offrir un album à la hauteur des attentes. L’album devrait être composé de 9 chansons, pour une durée totale d’environ 45 minutes. » Nous vous rappelons également que « First Chapters » est toujours disponible, et ce gratuitement, sur bandcamp au
http://tunguskamammoth.bandcamp.com/.
Tunguska Mammoth (Stoner/Sludge Metal) sera au Studio Wild (Voïvod, Gorguts, Misery Index, etc.) à St-Zénon (Québec) du 18 au 21 janvier pour enregistrer son tout premier album. Les pièces du EP « First Chapters » paru en juin 2011 seront enregistrées de nouveau pour compléter cet album concept. Montréal, 9 novembre 2012 – Suite aux bonnes réponses des webzines, blog, radio et autres médias (Heavy Planet, Stonerobixxx, The Sludgelord, Ride with the Devil, etc) pour leur premier EP, Tunguska Mammoth pousse la machine et enregistrera dans un studio de grande qualité afin d’offrir un album à la hauteur des attentes. L’album devrait être composé de 9 chansons, pour une durée totale d’environ 45 minutes. » Nous vous rappelons également que « First Chapters » est toujours disponible, et ce gratuitement, sur bandcamp au
http://tunguskamammoth.bandcamp.com/.
-C’est en fin de semaine que ce tient le
Salon de la Musique Indépendante de Montréal (SMIM) . Bien que le métal y soit très peu représenté, c’est une belle occasion d’assister à des conférences, ateliers et même un gala. Ce n’est pas gratuit pour les participants mais c’est un très bel investissement. Mais ça l’est pour les visiteurs demain, samedi le 10 novembre.
– Un autre beau week-end de show partout dans la province et ça commence ce soir avec une grosse soirée Death-Metal au Katacombes avec Paroxysm. Dernier gig avec leur bassiste JP, alors bonne occasion de venir voir comment ça sonne et en profiter pour donner votre C.V., la place étant encore libre… Avec aussi Pallor Mortis et Impalement! Ça va bûcher mal sale pis Ondes Chocs y serra…
Si vous êtes un groupe, promoteur ou autres et avez des nouvelles du jour pour nous , ne vous gênez pas pour nous en faire part car c’est pour VOUS qu’on fait tout ça. Écrivez alors soit au responsable (daverouleau@gmail.com), à l’assistant-directeur (lexivian2003@yahoo.ca) ou en message privé sur notre page facebook!
by Jonathan Blais | Nov 9, 2012 | Critiques de Shows
Combien de temps ça prends à un cerveau normalement constitué pour se remettre d’une série de coups de drill trempée dans le vitriol? C’est l’impression que j’avais à la sortie des Foufs hier soir. Une soirée d’une extrême violence organisée de main de maître par Apocalypse Metal, première étape de la tournée d’Anaal Nathrakh en territoire canadien. Les formations québécoises Obscurcis Romancia, Vengeful et Unhuman avaient aussi été mises à contribution pour ouvrir ce véritable carnage.
Les hostilités ont débutés à 19h30 lorsque Obscurcis Romancia, revenu d’une longue période d’hibernation. La bête en est sortie affamée et désirait vraissemblablement se nourrir de l’enthousiasme de ses fans. »Beware the Moon » et »Mournful Darkness », entre autres, furent l’occasion pour le combo Black/Death de donner la couleur de leur nouvelle direction. Je dirais d’emblé que le clavier complètement déchainé permet à Obscurcis Romancia de se démarquer des autres groupes du genre, du moins au Québec. Les notes de piano, souvent pure et sans artifices, virevoltent furieusement au travers des riffs tortueux et envellopants. Du bon Black, rapide et meurtrier, appuyé par la voix tour à tour gueulée ou hurlée du chanteur. En pleine forme, celui-ci donne un bon spectacle, rôdant sur la scène, le regard plein de rage. Les autres membres sont resté un peu plus sobre par contre, à l’exception du pianiste, aussi fou que ses partitions. Espèront qu’ils reprendront un peu d’aisance sur scène au cour de cette longue tournée. Leur courte prestation s’est terminée sur une autre pièce de leur nouvel opus »Theatre of Deception », la lugubre »In Memoriam ». À la fois sombre et passionnée, collant parfaitement au nom du groupe.
Au tour de Vengeful, au retour de l’entracte, de nous assiéger avec son Death lourd et brutal. Après 7 ans de carrière, où albums, shows et musiciens se sont succédés, c’était l’ultime spectacle montréalais, car les membres ont décidé de poursuivre d’autre chemins séparés. Les derniers adieux se termineront le 30 mars devant un public abitibien… Mais qui sait, peut-être les reverront-nous dans un avenir lointain car avec ce que j’ai vu hier, ces gars là aiment ce qu’ils font et ils le font bien. Du gros death sale et intense où tout les éléments typiques sont réunis: le drum dans le tapis, de bons gros riffs bien pesant incitant à »slammer en rond » et une bonne vois gutturale, qui punch aux bonnes place. Le band se laisse aller, à part le chanteur lors des moments où il n’est pas sollicité. Peut-être que je me trompe mais il semblait s’ennuyer à ces moments là de la guitare qu’il tenait dans une précédente incarnation du band. Mais lorsque son tour vient de déverser son fiel sur la foule, il joue son rôle parfaitement. Et il fût encore plus à l’aise lorsqu’Étienne, ex-bassiste et Marc-André, premier chanteur, se succédèrent à ses côtés pour nous offrir un duo de beuglements féroces. Une foule un peu amorphe aussi, qui malgré une bonne session d’headbanging, semblait réticent à s’engager dans un slam. Il eut fallu l’invitation du chanteur pour que soudain le bon vieux »rentre dedans » commence et se termine aussitôt car Vengeful décida de nous quitter sur un morceaux plus contemplatif, mais d’une monstrueuse lourdeur, presque doom. Mais je je m’inquiète pas pour ces gars-là, car je suis sûr et certain qu’on les reverra d’ici peu…
Une autre pause, une autre cigatrette, une autre bière et… Ouate de phoque! Avez-vous déjà déboulé un escalier roulant qui monte? Moi non plus mais c’est comme ça que je me sentais lors de la prestation d’Unhuman. Ça tourne, ça roule sans fin et tous nos repaires disparaissent au fur et à mesure que les pièces s’enchainent. D’une virtuosité époustouflante, les 4 musiciens (dont 2 qui sévissent au sein de Teramobil), nous distribuent un tir nourris de notes et d’accords, mais sans pour autant sacrifier le côté mélodique. La bass 7 cordes n’est pas ici pour le »flash », car chaque corde est sollicitée, tout comme chaques pièces du drum. Le côté inhumain du groupe se retrouve aussi, et surtout, dans les sons émits par Youri, le »chanteur », qui revient tout juste d’une tournée japonaise avec Cryptopsy. Il est chargé à bloc et sa priorité est sans contre-dit d’avoir du plaisir avec ses chums sur le stage ou dans la salle. Les petits pas de samba côtoient le headbanging. Tout comme dans les morceaux choisis ce soir là et qu’on espère voir sur un album très bientôt, histoire de rattraper ces notes perdues… Les clins d’oeil sont nombreux (punk-rock+Passe-Partout, Faceless…) et ce mélange de riffs ludiques et brutaux est parfaitement réussi. Le public participe avec joie, surtout au moment où on lui demande de montrer aux Britanniques qui finiront la soirée que le Québec n’est pas considéré comme la capitale du métal pour rien. À suivre pour les amateurs de sonorités qui sortent de l’ordinaire.
Je me demandais bien comment allait sonner le duo anglais Anaal Nathrakh live. Première surprise, ce sont 5 musiciens qui se chargeront de reproduire sur scène ce Black apocalyptique. Deuxième surprise, les gars ont plus l’air d’un band de Death. On n’a pas droit aux maquillages caractéristiques du genre musical ni aux habits gothiques que plusieurs fans arborent fièrement ce soir là. Dès les premiers accords, c’est l’hécatombe sur le parterre. La foule monstre attendait depuis longtemps la venue du phénomène de l’heure et ne s’est pas fait priée cette fois pour trasher furieusement. Le chanteur hurle ses couplets, cherchant par contre sa voix sur les refrains plus métal (tout comme le technicien de son d’ailleurs). Les choses se replacent par la suite et il entonne toutes les paroles de façon extrêmement convaincante tout le long du show, prenant le temps de discuter entre les pièces avec le public. Tout va bien, jusqu’à se qu’il parlent des élections américaines. Un fan »je m’en foutiste » se fait un peu rabrouer mais on passe par dessus et la soirée reprends de plus belle avec »Between Shit and Piss We Are Born ». La violence froide du Black, la brutalité du Death et les hymnes légèrement épiques du NWOBHM, tout y est pour créer un maëlstrom des plus extrème. Peut on surpasser un tel niveau de haine et violence? Sûrement mais ces gars-là mérite leur place dans le palmarès des bands les plus dévastateurs de l’heure. Dave Hunt utilise son micro comme une arme de torture, s’étranglant et se frappant,et gueule ses textes misanthropiques, tout en parcourant la scène, en presqu’adoration devant ses musiciens. Son chant clean sur »Forgings Towards the Sunset » n’est est pas lamenté comme on en retrouve souvent chez d’autres formations. C’est peut-être ce qui amène un peu d’humanité dans cette bestialité musicale. Mais malgré ce mur de son, où guitares supersoniques et blastbeats de drum compétitionnent, l’ensemble demeure étrangement mélodique. Et cette fois, la trame sonore superposée ne vient pas ajouter des voix angéliques ou des claviers envoûtant. Ce sont d’avantage des choeurs de cris malsains qui ont été échantillonés, ce qui crée une ambiance encore plus malsaine. Quelques ennuies de moniteur viennent par contre couper quelque peu le rythme du set, obligeant Kenney, le guitariste et cerveau derrière cette musique infernale, à bidouiller sur son équipement, mais rien (ou presque) ne transparaît et je peux dire sans me tromper que cette première étape de cette tournée canadienne qui dévastera Trois-Rivières ce soir, fût un grand moment, apprécié autant par la foule que par le band. Le tout s’achève sur 3 pièces en »rappel » (le band préférant les jouer tout de suite au lieu de jouer les Rock Star qui se font priés par la foule, compactés dans leur loge) dont »More Fire Than Blood » et la non moins haineuse »Of Fire, and Fucking Pigs » et plusieurs téméraires en profite pour »stage diver », à la demande du groupe. Intense et mémorable.

Un line-up audacieux et un très bon coup de la part d’Apocalypse Metal d’avoir réussi à amener ce band qui a longtemps refusé de se produire en spectacle, ainsi que d’avoir donné la chance à Obscuris Romancia (qu’Ondes Chocs remercie grandement de l’invitation) de retrouver son fidèle public, à Vengeful de se produire une (peut-être) dernière fois devant ses fans montréalais et à Unhuman de nous faire chier en nous faisant attendre impatiement pour un (ou des) albums studio!!!
}:)~>
by Jonathan Blais | Nov 9, 2012 | Uncategorized
Lex? Lex? Leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeex!!!!!!
Bon, pas de réponse… Ça a ben l’air qu’il est repartit déterrer d’autres crânes pour faire ses bock pour les Productions Kranium. D’ici son retour, je m’assurerai que vous receviez vos nouvelles hebdomadaires de Nouvelles du Métal Québécois.
-C’est plutôt tranquille côté show dans la métropole ce soir mais pour les interrêssé(e)s, l’édition de ce soir du Bourreau Metallique sera diffusée en direct des Katacombes, 1635 St-Laurent coin Ontario. Pis c’est GRATISSS (l’entrée, pas la bière, bande de saoulons…)
– Endless Horizon, formation Black-Metal de Québec, vient à peine de mettre en écoute l’intégralité de leur nouvel album durant 1 semaine via le net qui sortira le 1 déc. avec Mankind’s Demise Records lors de leur show de lancement. Allez cliquer sur la section Music sur leur page Facebook, et aussi sur Like, tant qu’à être là… 
-Le groupe Folk-Metal Ogmios vous dévoilera son nouveau logo si ils atteignent 300 like, d’ici le 15 novembre! Et l’album lui, les boys?
-Pour leur part, Nordheim, les Pagans de Québec, sont quant à eux à seulement 38 j’aime de présenter leur nouveau cover de…
– Vous voulez apprendre à jouer comme Piggy, de Voïvod? Rien de plus »simple »:
– Les Verdunois de CADAVERINE remplacent Eternal Judgment pour la La Soirée d’inscription – En Route Heavy MTL 2013 – Sign-up Night , qui se tiendra le 14 novembre prochain.
– Grosse soirée en perspective pour les Metalheads de Québec (et les environs) ce samedi:

Si vous êtes un groupe, promoteur ou autres et avez des nouvelles du jour pour nous , ne vous gênez pas pour nous en faire part car c’est pour VOUS qu’on fait tout ça. Écrivez alors soit au responsable (daverouleau@gmail.com), à l’assistant-directeur (lexivian2003@yahoo.ca) ou en message privé sur notre page facebook!
by Jonathan Blais | Nov 7, 2012 | Chroniques de l'Étrange
Il y a parfois des phénomènes qui dépassent l’imagination et la musique semble un terrain fertile pour l’expérimentation et les trucs plus qu’étranges. J’ai eu la chance cette semaine d’assister au concert de Dethklok. Pour les rares metalheads qui ne seraient pas familier avec ce band, il s’agit ici d’un groupe virtuel apparaissant dans la série animée Metalocalypse. Crée de toute pièce par Brendon Small (qui est le compositeur/guitariste du »band » et qui personnifie les voix) et Tommy Blacha (aussi aux voix), Dethklok compte aussi sur la participation de Gene Hoglan pour le drum sur album (3 au total ainsi qu’un split avec …And you will know us by the trail of death) et aussi live. Car, bien que ce groupe soit à la base un produit télévisuel, eh bien il part aussi en tournée, performant sur les plus grande scène. Me rappellant légèrement ce que Gorillaz faisait dans la pop, j’ai réfléchis (oui, oui, ça m’arrive quelques fois) et je me suis dits qu’ils n’étaient sûrement pas les seules.
C’est aux Phillipines que j’ai découvert (par l’internet on s’entend car Ondes Chocs est trop CHEAP pour me payer un voyage là-bas) un band vraiment weird. La particularité des membres de Mistula tient au fait qu’ils sont fabriqués… en usine!!! Fondé en 2004, le groupe est composé (essayez de ne pas rire) de poupées articulées. Lol excusez, c’était plus fort que moi… C’est Bella Lugosi qui est le fondateur et qui écrit les textes ayant pour thème la religion catholique. Il est accompagné de ses comparses Manx Minuet, ex-pornstar et chanteuse/guitariste, Uno à la bass et Lobo aussi aux guitares qui remplace Dragan qui a quitté la formation pour cause de dépression causé par le trop grand stress des tournées… o.O
Mistula a produit 5 chansons et tourné quelques vidéos. Pas très productif me direz-vous mais il faut leur pardonner car la formation est très occupée à parler à ses milliers de fans sur leur site internet. Mais soyez assurés qu’Ondes Chocs vous tiendra au courant d’une éventuelle prestation dans une salle ou un Toys’R Us près de chez vous…
Le monde des comic books semble aussi assez ouvert à ce genre de phénomène. Par exemple Jeph Jacques, auteur américain de la série Questionable Content à donné vie au groupe Deathmøle apparu dans un des épisodes. Le band débuta d’abord comme une farce mais, peu à peu, le son se perfectionna pour arriver à un projet plus sérieux. Une dizaines d’albums sont disponibles, dont Absent Gods & Creatures Foul disponible gratuitement en suivant le lien dans le descriptif du vidéo suivants:
Pour les amateurs du genre, allez jetter un coup d’oeil sur la page d‘Eternal Descent ( http://www.facebook.com/EternalDescent#!/EternalDescent), une bande dessinée pour les fans de guitares et de Fantasy. Supporté par ESP Guitars et Eddie Kramer (producteur entre autres de Led Zeppelin, Kiss et des Stones), deux albums sont sortis en marge de la bande dessinée, où même Joe Satriani fait une apparition.
C’est ainsi que se termine cette 12ième Chronique de l’Étrange. Mais avant de vous quitter, je me devais de vous présenter un dernier band »virtuel » et Thanks God!, il l’est resté. Les plus vieux d’entre vous vous rappellerez sûrement de Cold Slither, band métal des années 80, sensé par sa musique et les messages subliminaux qu’elle contenait, corrompre l’esprit maléable des jeunes qui l’écoutait. Cette formation dont faisait partie le seul et unique Commandant Zartan et accompagné de ses infâmes Dreadnoks!
Sur ce, passez une autre bonne semaine et je vous réserve quelques surprises dont une édition toute spéciale pour la 13ième. Soyez-y, gang de freaks!
}:)~>
by Jonathan Blais | Nov 3, 2012 | Critiques de Shows
Metal progressif
Le metal progressif est une fusion entre le rock progressif et le heavy metal. C’est l’un des genres de metal les plus complexes à cause des durées erratiques des mesures, de ses compositions longues, de ses structures de composition complexes, et du niveau excellent de ses musiciens qui jouent des solos détaillés et étendus. La voix, peu présente, est mélodique et parle généralement de sujets philosophiques, spirituels, et/ou politiques. Quelques-uns des plus grands groupes de ce genre sont Dream Theater, Symphony X, Pain of Salvation, Fates Warning, Opeth, et Queensrÿche.
Source WIKIPEDIA
Cette définition résume assez bien la soirée à laquelle j’ai eu la chance d’assister hier soir, le 2 novembre, au Foufounes Électriques. Un évènement signé Extensive Enterprise qui mettait en vedette 3 formations québécoises: Imperium, Dial Triple Zero, Transcend ainsi que les américains Three (3).
Enfin presque… Car pour ce qui est du jeune groupe de Rawdon Imperium, c’est plutôt du gros rock qui nous est offert. Ici, pas d’artifices ni de partitions jouées de façon spectaculaires. C’est davantage vers les mélodies accrocheuses, appuyés par la voix (particulièrement mature pour son âge) de Darcy, le guitariste/chanteur que le groupe a décidé de mettre ses efforts. De bonnes compositions où les guitares se font bien sentir. La ligne de bass fluide se joint au drum classique mais efficace. Un bon son qui rappelle le rock des années 2000 et que je ne serais pas surpris d’entendre sur une radio comme CHOM. Certe leur jeu est un peu statique et on aimerait un peu plus de contacts visuels avec le chanteur mais leur manque d’expérience scénique explique bien la chose. Si les membres d’Imperium continuent à nous offrir des morceaux de cette qualité, surtout le dernier présenté où le up-tempo accéleré et la complexité plus présente justifiait grandement leur présence en cette soirée, je ne serai pas étonné de les revoir très bientôt. Un must pour les amateurs de rock accessible, oui, mais avec une touche de progressif où l’émotion est mise en valeur.
Ecore dans l’esprit de l’Halloween, ce fut au tour des montréalais Dial Triple Zero d’envahir la scène. Les premieres notes nous donnent rapidement la couleur et l’ambiance que ce groupe veut apporter à la scène musicale. Un léger air de polka se transforme tout à coup en un rock très groovy. L’esprit est à la fête et ils ont bien l’intention de faire bouger la cinquantaine de personnes présente depuis le début de la soirée. L’Ange Noir au chant est très énergique et la jeune fille possède une belle voix juste. Mais on sent un peu l’effort dans les notes hautes et longues. Du côté musical, les riffs enjoués et diversifiés du Captain America incite à sauter sur place tandis que la batterie d’Angry Bird attaque chaques mesure simplement mais furieusement. Quelle surprise, lorsque les masques tombent, de découvrir que la personne responsable de ces percutantes rythmiques est une jeune fille qui à vu de nez, à tout juste l’âge d’être en ces lieux! À vrai dire, tous les membres sont sensiblement du même âge mais cela ne les empêche pas de posséder une très bonne maitrise de leurs instruments. À la droite de l’estrade, c’est un Batman en pyjama qui claque les cordes de sa bass, s’assurant, avec le Chirurgien à la »ryhtm guitar », de produire ces mélodies accrocheuses. L’ensemble est somme toute bien rôdé, et les quelques passages plus complexes sont exécutés avec synchronisme. On est en territoire »rock alternatif » rappelant parfois les débuts d’Incubus ou les plus récents Paramore. Eux même surpris d’être présents sur cet évènement, ne se considérant pas comme un groupe dit »progressif », ils nous ont tout de même joués en troisième choix »Revolution », une pièces beaucoup plus concept, où chacuns pouvaient démontrer son talent à travers une structure plus complexe et des solos plus poussés. Ce fut une belle occasion pour la chanteuse, Émilie, de remercier les groupes et nous confier sa joie d’être au sein de Dial Triple Zero depuis 3 mois, ceux-ci fêtant leur 3ième année d’existence et en étant à la 3ième participation à un spectacle de Three (3)… Triplement weird! Cette prestation endiablée c’est terminée après deux autres pièces, dont une nouvelle en primeur. Une bonne petite formation qui, à force de travail, pourrait bien se retrouver dans un avenir rapproché sur un média tel Musique+ ou Much Music… On leur souhaite!
C’est tout un honneur et en même temps un beau défi que recevait Transcend en précédent Three (3) sur la scène des Foufs. Mais à voir l’engouement des mélomanes présents, qui en passant avaient un peu plus que doublés en nombre durant la pause, plusieurs personnes avaient répondu à l’appel du groupe originaire de la banlieue montréalaise. Leur set débute en force et on est ici en présence d’une formation métal progressif pur et dur. Malgré leur jeune âge, chacun fait preuve d’un professionalisme déroutant. On peut constater qu’ils ont passés plus de temps à parfaire leur art que de passer leurs temps libre à pitonner sur une manette de jeu. Les frères Damoulianos, Costa et Nico, ont la musique dans le sang et ça se sent. Les cordes de la guitare du premier sont tour à tour grattées, pincées ou tapées avec virtuosité tandis que la bass du second est caressée, avec un son sec et organique hautement agréable à l’oreille. Les claviers, jouées de main de maitre par Alexi Lagogianis, s’occupe de créer une atmosphère surréaliste. Entre deux solo éclatants, celui-ci s’amuse à passer devant son clavier pour nous offrir de temps en temps une petite passe d’Air Guitar, remplaçant celle qui est absente du groupe et qui, de toute manière, serait superflue tant chaque espace musical est bien rempli. Un musicien accompli, expressif à l’extrême, autant dans son jeu que par ses mimiques. Et derrière eux, sur une batterie beaucoup moins imposante que son jeu, Jake Shamash porte sur ses épaules la charge de rythmer cet ensemble complexe. Et c’est avec brio qu’il réussit cette tâche, qui n’en est pas une avoir le plaisir qu’il démontre à battre la mesure. Les beats sont lourds mais agiles à la fois, tout comme les riffs de guitares. Ce parfait équilibre trouve son écho dans la voix de Costa. Ne négligeant nullement ses accords complexes à la guitare, il chante avec émotion d’une voix forte et juste, pacourant un bon registre, tantôt douce, tantôt empreinte d’une sourde colère sans toutefois trop d’aggressivité. Les différentes compositions de Transcend comportent une multitudes d’inspirations. On peu y décerner quelques influences méditéranéennes (issuent de leurs origines grecques) mais aussi orientales. Tous les standards du style musical sont présents: des hamonies de voix, des riffs en montagnes russes et des solos longs qui, quand on croient que c’est le dernier, nous transporte encore plus loin et plus haut. Une démonstration époustouflante où la vitesse et la performance laissent aussi la place aux mélodies. Le groupe joue pièces par dessus pièces et achève leur portion du spectacle avec une pièce qui débute à la guitare accoustique. Parmis les (très nombreux )adeptes, c’est l’euphorie et plusieurs fredonnent en choeur les paroles de cette chanson au saveurs moyen-orientales. On se sent comme dans ces chaudes soirées d’été, quand on voit au loin se pointer l’orage. Et c’est précisément ce qui se passe ici. Costa troque sa guitare accoustique pour une électrique et après quelques regards complices parmis les musiciens, ça y est. Une tempête de notes s’acharne sur nous. Ça gronde, ça tonne, ça tournoit… Très belle découverte et je placerai sans honte leur CD double »The Mind »dans ma discothèque entre Liquid Tension Experiment et Andromeda. 
Epuisé mentalement par tant de notes, il me restait assez d’énergie pour apprécier la prestation des singuliers Three (3). Les new-yorkais n’en était pas à leur premier passage en sol québécois et plusieurs s’étaient donnés rendez-vous pour les revoir. Je suis cependant dans la deuxième catégorie de gens, ceux qui les découvrait pour la première fois. Je m’étais déjà initié à leur musique mais je dois avouer que j’avais quelques réserves face à la voix particulière de Joey Eppard. Cependant, c’est totalement conquis que je suis sortis de ma première (et non dernière) expérience live de Three. Pas évident de décrire leur son tant les influences sont multiples. On passe facilement du jazz au métal, tout comme certains passages sont parfois rockabilly ou folk. Mais le produit fini est loin d’être brouillon. Loin de là. L’ensemble est étonnament homogène et la constance des musiciens, toujours poussées à l’extrême, donne à cette formation crée au début des années 90 une identité qui lui est propre. Une autre spécifité du groupe: la voix. Comme je l’ai mentionné plus tôt, ce n’est pas tout le monde qui aime cette façon particulière de chanter. Ni très haute, ni basse, un peu nasillarde et très émotive, on parvient tout de même à presque l’apprécier, si on s’y donne la peine et qu’on voit toute l’énergie que son propriétaire y met. Et je me dits que si j’ai réussi à passer par dessus celle de James Labrie, eh bien je vais laisser sa chance à Eppard… 
Commeje le disait plus tôt, c’est toute une expérience que d’assister à une prestation de Three, mais celle-ci est loin d’être éprouvante. Il faut seulement se laiiser aller éa leur délire et mettre nos repères de côté. Bien que plusieurs styles sont interprètés, c’est dans le jeu des musiciens et les structures éclatés que le band mérite sa connotation de groupe progressif. La guitare électrique de Billy Riker est intense et complète celle toute aussi présente mais semi-accoustique d’Eppard. La ligne de bass de Daniel Grimsland est omniprésente et les contributions au back-vocals sont parfaites. Chris Gartmann quant à lui, donne une phénoménale performance derrière ses toms, complètement en trance tout le long du show, ne sortant de sa bulle que pour chanter en choeur quelques notes. Les pièces sont bien choisis, remplies de progressions qui étonnent plus d’une fois. Sur la pièce »React, tirée du dernier album »The Ghost you Gave Me » (2011), au dire du chanteur meilleure du LP, on peut percevoir une trame préenregistrée autour de laquelle le band construit un des grands moments de la soirée où les mélodies pleines de subtilités s’enchainent. On a aussi droit à un flamenco avec le morceau »Dregs », subitement amplifié par une guitare électrique supersonique. Retour à l’accoustique sur un long et magnifique solo. Le genre de solo qui donne l’envie de crisser sa guitare dans le mur en revenant à la maison… Bach est invoqué sur quelques mesures et c’est au tour du batteur de se déchainer. On suit l’histoire qu’il nous raconte à grand coups de baguettes, les yeux ouverts au maximum et la machoire pendante. Après cette petite pose pour les guitaristes, »Amaze Disgrace » nous amène au rappel, tuant toutes les cordes de l’instrument d’Eppard, celui-ci les empoignant et en profite pour le faire tournoyer furieusement. Malade! Three, après une très courte pose, revient nous achever avec la sludgy »These Iron Bones » et son gros riff sale et prenant, et le tout s’achève sur les voix unies des quatres membres qui entonnent les derniers refrains.
Une soirée mémorable qui risque fort d’apparaitre dans mon top 3 de mes shows de l’année. Une belle réussite de l’équipe de Extensive Enterprise et un Big Fucking Cheers! à Costa pour avoir permis à Ondes Chocs d’y assister. Et nous seront assurément au poste le 25 novembre aux Katacombes pour voir Transcend en programme complet et j’invite tous les fans de prog metal à y assister, vous ne serez pas déçus!