« The Flesh Prevails«
2014
Pour les gens qui ne connaissent pas très bien ces petits Einstein du métal moderne, voici en quelques lignes qui ils sont et d’où ils viennent. Formé en 2007, à San Francisco, Fallujah était alors composé d’Alex Hoffman, Scott Carstairs, Tommy Logan, Dan Wissinger et Suliman Arghandiwal. Plutôt deathcore à la base, ils changèrent rapidement de cap en 2010 avec leur deuxième démo sur lequel on trouve les pièces « Prison of mind » et « Hallucination« . Pièces qui seront réenregistrées ultérieurement sur leur premier album nommé « The Harvest Wombs« . Ne cessant d’innover, ils sortent en 2013 « Nomadic« , un EP plus progressif que l’album précédant et doté d’une sonorité se rapprochant beaucoup plus du son actuel du groupe.
Ce qui nous conduit directement à la bombe atomique nommé « The Flesh Prevails » qui sortira le 22 juillet prochain. Pour être sincère, j’ai été atomisé dès la première écoute par le mix. Il est limpide, ouvert et confortable même à haut volume. Sur l’album rien, n’est laissé derrière, même pas la basse qui au contraire prend d’avantage d’ampleur que dans le passé, au travers de lead et solo très bien fais. La batterie, monstrueusement grosse et organique, me fait frissonner à tous les coups. Andrew Baird (batteur actuel) a su être très créatif avec sa pédale double et ses blast beat à la pelletée! Sans toutefois être excessif, il a su faire la balance entre un jeu death, groove, lourd et ambiant.
Poursuivons cette critique avec le duo du tonnerre que font Scott Carstairs et Rob Maramonte! «Jouissif» est le mot tout désigné pour décrire le travail qu’ils ont fait sur cet album! Des riffs imposants, pesants, rapides, volatiles! Des riffs à la fois techniques et planants sans toutefois être évasés! Bref, un travail de maître.
Finalement, rien de mieux qu’un vocal cru, large et guttural accompagné de paroles chuchotées et de chants d’Ève pour boucler la boucle de l’atomisation signé Fallujah!
Pour conclure, le groupe a su lever la barre de l’excellence à un tout autre niveau avec cet opus de haut calibre. Opus que je conseille aveuglement à tous les cheveux longs du Québec. Je donne une note bien méritée de 9.5 sur 10 à ses génies de San Francisco.
Olivier





