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REJECT PROJECT – St-Jean-sur-Richelieu | 22H00.

La première des trois formations à bien vouloir agresser abusivement la scène en cette soirée est un nouveau venu pour moi. Reject Project est définitivement influencé par les mouvements Punk, Ska et Metal additionné de screams, de gueulage et de voix cleans. Très étrange à la première écoute, l’atmosphère plus que joyeux de l’introduction de la troisième pièce, démontre parfaitement la légèreté frivole de certaines des mélodies proposées par ce groupe originaire de St-Jean-sur-Richelieu. Par moment, certaines mélodies me font penser à ce que fait Xterio, alors qu’à d’autres moments, on dirait du Sid Vicious au vocal.

Définitivement, la musique est dynamique et rapidement accentuée de growls et de cris de mort comparable à un tournoi de torture organisé par un troupeau de bourreaux. Non parce que c’est inaudible, mais parce qu’il s’agit d’une musique parfaite lorsque vient le moment de perpétrer quelques sévices à diverses personnes indésirables. Le vocaliste est très versatile, puisque ce dernier se promène dans divers styles et possède un large répertoire de voix. Une nouvelle tune débute, A-ta-boy !!, le riff d’intro ressemble étrangement à un riff de guitare de l’un de mes groupes du secondaire (Rotting Corpse, 1993), avec un brin d’influence Sepultura durant la période de « Chaos A.D.. Puis, la guitare devient groovy pour se métamorphoser en quelque chose qui dégage davantage de brutalité. Si j’étais dans l’un des donjons de l’inquisiteur Thomas de Torquemada, cette pièce incarnerait un engin servant à écarteler, mais en version 2014. La sonorité des mélodies proposées par cette formation est définitivement utilisable pendant des séances de torture dans un donjon près de chez vous.

 

CITIZEN VICIOUS – La Prairie | 23H00.

Ensuite, venu de Laprairie, Citizen Vicious est venu nous présenter son premier album « Loud, Mean, Fast, Dirty« . Présentement, ils se préparent à prendre la scène d’assaut comme le ferait tout valeureux soldat en temps de guerre. Oli, Pete, Guillaume et Pascal ont attendu ce moment toute la soirée. Chacun leur tour, les boys font du bruit à leur goût, question de se balancer au niveau sonore. Une demande spéciale de la part de Oli nous fait comprendre qu’il désirerait entendre « I’m sexy and I know it« , mais finalement, le soundman ne veut pas et c’est aussi bien comme ça. Puis, ça débute avec « Tonight« . Les gars sont en feu et c’est exactement ça que j’adore de ces gars-là » Qu’il y ait 100 personnes ou une poignée, ils se donnent complètement et surtout entièrement à chaque occasion qui se présente. Par moment, Oli sonne comme Phil Anselmo pendant « Vulgar Display Of Power« , ce qui me pousse a dire qu’il est probablement le «Phil Anselmo de l’Underground québécois». Son vocal est puissant et parfaitement épaulé par les mélodies émanant de la guitare de Pete. On remarque tout cela par l’exécution d’une pièce telle que « The Reaper« . La puissance d’exécution est présente et Oli en profite pour inviter deux gars assis au fond de la salle à venir les rejoindre devant la scène, puis sans avertir, Pete enchaine avec « The Payback« .

Un solo invitant nous donne envie d’ouvrir un tonneau de bière et de s’empiffrer au point d’en boire à s’y noyer d’allégresse et de party! Maintenant, Oli nous annonce qu’il aurait eu une relation intime avec une chèvre avant le spectacle. Parfait pour une descente aux Enfers avec une pièce telle que « Welcome To Hell« . Excellente dynamique entre les membres du groupe qui s’amusent comme des petits fous sur scène. Enchaînant rapidement avec une reprise de la pièce « Dérangeant » de Groovy Aardvark en mode ENRAGÉ ! Ensuite, c’est au tour de la pièce qui donna le titre à l’album, soit « Loud, Mean, Fast, Dirty« , une tune qui me laisse entendre un picking de guitare ressemblant à ce qu’aurait fait Mick Mars au commencement de la formation Mötley Crüe. Oli procède au remerciement aux groupes présents, toujours en conservant son esprit de fête en incitant des rires dans la foule. La pièce « Evil Eye » débute avec une intro digne de Kiss, voire à la limite Dio, mais cela ne dure point puisque les boys ont planifié que la suite devait rapidement dégénérer. Puis, le groupe annonce sa dernière pièce de la soirée, une autre reprise, cette fois, il s’agit de leur version de « Born To Be Wild« , mais la foule en réclame davantage. Après la reprise de Steppenwolf, ils nous enfoncent au tréfond de la gorge, une pièce intitulée « Sunday Driver » qui s’avère être une nouvelle composition que l’on devrait retrouver sur le prochain album. Rock N’ Fuckin’ Thrash’N’Roll!!!

 

Demons Keepers – St-Jean-sur-Richelieu, 00H00

Bon ! Tout d’abord, je dois dire que je n’avais encore jamais entendu ce que pouvait offrir cette formation musicalement parlant. À ce que racontait Citizen Vicious avant sa sortie de scène, les gars de Demons Keepers vont thrasher la place! Le trio s’engage sur la Route 666 en direction du pit infernal, alors qu’ils débutent avec un son très « Motörhead« , avec une basse très présente dans la mélodie. Le vrombissement de la basse avec le son de la guitare me fait entendre un groupe qui serait parfait en ouverture de Lemmy Kilmisters et sa bande. Très Rock N’Roll dans son essence, les Demons Keepers ont un côté edgy qui rend leur matériel intéressant. La batterie se démarque grâce à certaines passes qui approfondissent très bien les mélodies proposées par la guitare et la basse. Concernant le vocal, il y a un côté granuleux qui ajoute un autre aspect Motörhead tout en conservant l’originalité de la formation. Les gens présents apprécient la livraison que nous balancent les Demons Keepers.

Par moment, je me dis que les gars sont «primé» solide dans l’ensemble des mélodies qu’ils nous balancent au visage. C’est simple, les Demons Keepers, c’est une locomotive qui se lance tête première sur les rails d’un univers musical tendant vers le Ska, le Punk, le Rock’n’roll et le Metal. Un trio dynamique qui ne s’arrête devant rien avec ces chevaux vapeurs qui le propulsent telle une fusée. Je n’étais pas familier avec leur matériel à venir jusqu’à maintenant, cependant, je peux vous dire qu’ils déménagent amplement. La guitare possède une drive très énergétique qui se martèle efficacement grâce à la rapidité de la batterie qui défonce les tambours avec une  cohérence musicale fortement palpable. Un trio qui s’appuie sur une collaboration d’expérience, qui déménage et apporte un côté caverneux à l’ensemble. La pièce suivante, possède un petit côté « Ace Of Spades » de Motörhead. Suit une petite passe de guitare menant à un solo qui ajoute une touche très personnelle à la composition. La batterie qui y met également du sien, est très intéressante dans le genre de l’approche proposée. Maintenant, du Punk Crossover comme j’aime. On croirait entendre une locomotive lorsque l’on tend l’ouïe au son du hi-hat qui fait un «touti-touti» infini. Remerciement aux groupes de la soirée, suivi d’un vrombissement ressemblant à un son d’essaim de bourdon. Excellente prestation de cette formation.

Daimon