C’est à la Boite à Bleuet de Alma qu’avait lieu, le samedi 21 décembre, Le Nohell des Pwells, mettant en vedette TROLLWAR en headliner. Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer dans un Road Trip improvisé, me disant que rien de mieux qu’un bon show métal à 3 jours de Noël pour bien starter le temps des fêtes.
Étant arrivé assez tôt, j’ai pu m’entretenir avec certains des membres de TROLLWAR. Une entrevue vous sera présenté prochainement. J’ai aussi profité de leur table de marchandises où je me suis procuré leur dernier opus EARTHDAWN GROVES et pu contempler leur différents modèles de chandail. L’ambiance est relax et la foule commence à faire son entrée dans cette Boite à Bleuet qui se transforme peu à peu en boite à Pwells pour l’occasion.
– 20h30, c’est avec près d’une heure de retard que le spectacle se met en branle. Le technicien de son étant introuvable avant 20h20, il était impossible de commencer à l’heure pour les organisateurs qui avaient convoqué leur monde pour 19h30.
L’honneur de débuter cette soirée va à la formation, SPREAD YOUR GUTS. Un band de Jonquière qui en est à son tout premier spectacle. La formation Black/Mélo/Death, existe depuis 6 mois seulement et on sent une certaine nervosité dans l’air. Le drummer, Michel (Mitch)Tremblay, en est de plus, à son premier show en tant que musicien à cette position. 6 mois en tant que drummer, y a de quoi être nerveux… Mais ce n’est pas ça qui attire l’attention durant le début de leur prestation. C’est plutôt la qualité du son, chaotique, qui fait grimacer la foule présente sur place. Les 2 premières pièces de la formation, se font dans une cacophonie totale. Le pauvre claviériste, Jannick Bergeron, n’a pu profiter d’un moindre son, qu’à la fin de la 2ième pièce. Rien pour aider un pauvre band qui manque visiblement d’expérience. Le son s’améliore à bonne distance de la scène mais sur scène, ça semble invivable. Malgré tout, SPREAD YOUR GUTS donne son show et l’assurance des musiciens semble s’améliorer au fur et à mesure que leur court set avance. La foule embarque malgré un retour de son strident et apprécie le style du band qui se fait entendre de plus en plus clairement. C’est lourd, c’est violent et ça promet pour le futur. Une courte prestation de 5 tounes et le band se retire pour laisser la place aux prochains groupes. La glace est brisée à Alma!
C’est après une trop longue pause que se présente à nous DEADNIGHT REAPER, un groupe hommage au célèbre finlandais, Children of Bodom. Une longue pause qui est difficile à justifier pour DEADNIGHT REAPER, étant donné que le band est formé principalement de membres de SPREAD YOUR GUTS; Jean-Sébastien Simard (guitare), Janick Bergeron (clavier) et Patrick Desgagné (guitare et voix) font un retour sur scène accompagnés par contre d’un autre bassiste (Francis Boucher) et d’un autre drummer (Pat ‘Burns’ St-Pierre). La foule s’est densifiée durant la pause et je dois avouer que ça m’étonne. Le public à répondu de belle façon à l’appel des organisateurs en venant en grand nombre. Le groupe hommage de Jonquière y vont des plus grand succès du passé de Children of Bodom. En majeure partie, c’est des pièces des premiers albums du célèbre band scandinave que nous offre DEADNIGHT REAPER qui surprennent par leur assurance qui manquait en début de spectacle. Assurance qui vient surement d’un drummer solide et tight. Pat «Burns» St-Pierre en met plein la vue à la foule et impressionne votre humble serviteur par son charisme. J’ai même aperçu une demoiselle lui lançant un string. La foule apprécie et réagit incroyablement en brassant solide. La qualité sonore s’est améliorée quelque peu… au moins on entend tout le monde. Après 7 chansons bien interprétées, le band se retire avec le sourire aux lèvres et le sentiment du devoir accompli. Celui de mettre le feu à la Boite à Bleuets.
C’était maintenant au tour de STRASHERS d’entretenir le feu allumé précédemment. J’avais beaucoup entendu parler du groupe de St-Honoré. On m’avait dit que c’était un band Thrash/Old school intense qui déplace de l’air sur stage. La troupe de Simon Girard (vocal), est fidèle à sa réputation dès les premières notes. Un Thrash metal lourd et crasseux à souhait se fait entendre et à ma grande surprise, c’est excellent. Le band est fortement représenté par leur fans du Nord du Saguenay ayant fait la longue route pour le show. Leur style est grandement apprécié par les pwells et un moshpit violent s’en suit. L’ambiance est old school , ça brasse et ça brasse solide. Grand sourire dans le visage de la foule, stage diving et compagnie, le show de STRASHERS en met plein la vue et plein les oreilles. On en oublie même le technicien de son qui volait le show, jusqu’à maintenant, par ses lacunes. Soudain coup de théâtre. C’était trop beau pour être vrai … Sans trop comprendre pourquoi, après 3 pièces, le guitariste de la formation, Sébastien Tremblay, a simplement fait voler son instrument sur une distance de 25 pieds dans les airs avant qu’il ne se fracasse sur le plancher. Oui, vous avez bien lu. Il semble qu’une altercation ayant eu lieu à l’extérieur, avant leur prestation, serait en cause de ce moment de folie passagère du guitariste. La présence dans la salle de son belligérant, à proximité de la scène, en était trop pour lui. C’est la consternation dans le visage de ses comparses et ceux de la foule, dont certains, croyaient que cet incident faisait partie du spectacle. Coït interrompu simplement. Une pause de 4 ou 5 minutes, STRASHERS ayant quitté la scène, reviennent dans l’intention de terminer leur spectacle, au grand plaisir de la foule qui ne semble pas s’être trop refroidie et tente de prendre ça en riant. Sébastien Tremblay est de retour aussi (avec une autre guitare évidemment) et le party est reparti de plus belle… La formation nous offre 2 autres chansons et se retire de plus belle. L’incident aura eu raison de leur prestation. Le band s’est excusé pour les contretemps à la foule. Dommage, c’était vraiment bien parti!
C’est maintenant le moment du clou de la soirée. Les 7 membres de TROLLWAR s’installent rapidement sur la scène. La foule est moins dense que plus tôt, ayant été refroidie par l’incident mentionné plus haut, certains ont sûrement préféré quitter. Dommage car la prestation du band de Alma était sans reproche. TROLLWAR nous démontre qu’ils sont une machine bien rôdée et les gens présents dansent et chantent sur le rythmes folks et festifs. La bonne humeur et l’esprit du temps des fêtes sont bien présentes dans la salle de Alma au grand plaisir du band qui semble s’amuser du fait que la foule apprécie. Scandant en compagnie du chanteur, Värgal the Storyteller, les « Hé! Hé! » durant la pièce Set sail to the north, j’ai même vu des gens faire du Air Accordéon sur les notes jouées par Trolläthan « The Old Bard », accordéoniste du groupe.
Une excellente chimie semble s’être établie au sein du band avec le temps. Visuellement, ils sont beaux à voir. Costumes de scènes et peinture de guerre ne font qu’ajouter à leur présence sur scène et à leur folie. Je suis grandement impressionné par l’interaction entre les deux guitariste du band, WöX et Holrägh qui viennent tour à tour interagir avec leur Shaman au clavier. Que dire du drummer de la formation, Exodiüs, qui trône avec brio au commande de la formation.
Les groupes du Saguenay-Lac-St-Jean en lice pour le En Route vers le Heavy MTL 2014 n’ont qu’à bien se tenir car TROLLWAR est prêt pour la gloire et feront sûrement bonne figure le 8 mars prochain à Jonquière.
Pour terminer, j’ai passé une excellente soirée et je me dois de féliciter les organisateurs qui en était à leur premier spectacle. Parions que leur prochain événement sera un peu plus sur la coche. FIERTÉ!
Tommy Hellscreamer





