Rien de mieux que d’aller voir un show dans les alentours de l’Halloween, surtout en plein milieu de la semaine. Je me suis tapé une petite journée tranquille pour me garder des forces pour un bon concert. En fait, j’avais le choix entre le concert de Arkona avec Valfreya et WarCall qui se passait au Cabaret Underworld, le concert de Orange Goblin avec Holy Grail, Lazer/Wulf et Hopeless Youth aux Foufounes Électriques ou The Black Dahlia Murder avec Skeletonwitch, Fallujah et Noisem au Cabaret La Tulipe. Je vous avoue que j’ai longtemps hésité entre The Black Dahlia Murder et Orange Goblin puisque ce sont deux concerts qui allaient vraiment me plaire de A à Z, mais au final, j’ai opté pour The Black Dahlia Murder. Donc, c’était direction le Cabaret La Tulipe situé au coin, ou presque, Mont-Royal et Papineau. Je ne me souviens pas le dernier concert auquel j’ai assisté au Cabaret La Tulipe, mais j’avais hâte de revoir cette belle salle.
Extensive Enterprise était l’organisateur de cette soirée qui s’annonçait excellente. Ayant manqué de très peu l’autobus qui me permettrait d’arriver un peu à l’avance pour assister au début de Noisem, je m’étais dit que j’allais manquer entre 5 à 10 minutes le début du concert avec le prochain autobus. En arrivant sur place, surprise, le groupe n’avait pas commencé parce que Noisem est arrivé en retard et le concert était donc retardé d`une quinzaine de minutes. Ça m’arrangeait disons parce que je ne voulais pas manquer une seule seconde de leur prestation. En attendant, je suis allé saluer des amis et je suis allé m’installer dans le parterre du Cabaret La Tulipe pour voir Noisem. Et je voyais certaines personnes déguisées dans le cadre de la fête de l’Halloween.
La soirée a commencé avec Noisem donc, un groupe de death metal avec des tendances old school dans le même genre que Morbid Angel, Cannibal Corpse, Obituary. C’est un groupe qui vient de Baltimore, dans l’État du Maryland aux États-Unis. J’avais découvert ce groupe au mois de mai passé lorsque j’ai acheté leur seul album à la table de marchandise du groupe Ilsa. Je vous avoue que je ne m’attendais pas de les voir cette année, mais ce fut une belle surprise en voyant leur nom sur la tournée. Même avec le retard de 15 minutes pour la soirée, il n’y avait pas tant de monde que ça devant la scène et même dans le parterre et je dirais même qu’on n’était pas nombreux à connaître ce groupe. Ce n’était qu’une première impression, mais j’étais convaincu que j’avais mis le doigt sur le problème. Musicalement, c’était très bon, mais le son ne les avantageait pas tout le long de leur prestation. Le micro pour l’un des guitaristes n’a jamais fonctionné comme il le faut. Le chanteur en arrachait quelques fois et ça paraissait. Sinon, une très bonne présence scénique et quand on est jeune, il faut en profiter pendant que l’on peut. Pour le peu de personnes qu’il y avait, les gens semblaient apprécier leur musique et criaient à chaque fin de chanson. Le groupe s’est fait de nouveaux fans visiblement.
Ensuite, ce fut au tour de Fallujah, un groupe de death metal technique de San Franscico, de l’État de la Californie aux États-Unis. J’avais entendu parler et lu sur Internet comme quoi ce groupe était absolument génial. C’était le seul groupe de la soirée que je ne connaissais pas et j’avais vraiment hâte de les découvrir pour voir si leur réputation était fondée ou pas. Et pour me garder une meilleure surprise, je n’ai pas écouté une seule seconde de leur musique sur Youtube ou ailleurs sur Internet et ni dans un magasin de musique style HMV, Archambault ou peu importe. Et comme je ne savais pas si ça allait être du death metal technique que j’aime (Beyond Creation, Obscura, Spawn Of Possession) ou que je déteste (Brain Drill ou tout groupe qui ne fait que la même chose de chanson après chanson), je m`attendais soit à une bonne surprise ou à une mauvaise surprise.
Les lumières étaient fermées et le groupe embarqua sur scène. Leur musique me plaisait beaucoup dès le moment. Il y a un mélange de death metal technique avec des passes plus progressives et parfois des passes qui m’ont fait penser à du deathcore (heureusement que ce n’était pas trop répétitif). Les petites ambiances sont bien placées aux bons endroits et aux bons moments dans les compositions du groupe. Les musiciens étaient très tight et montraient pas mal tous les petits côtés techniques de leur composition en faisant aller leurs doigts sur leurs guitares ou sur la basse. Mais l’un des guitaristes s’est probablement enfargé une coupe de fois lorsqu’il faisait du tapping. Cependant, les membres du groupe ne bougeaient pas beaucoup pour se concentrer sur les notes à jouer et même le chanteur restait pratiquement immobile durant le long de leur prestation, mais il avait l’air d’être en forme.
Au niveau de la réception du public, il y avait un peu plus de monde et les hostilités avaient réellement commencé pendant la première chanson. Les gens semblaient énormément apprécier la musique du groupe et répondaient aux appels du chanteur. Pour une première prestation à Montréal, c’était très réussi et j’ai hâte de revoir le groupe. Tout de suite après leur prestation, je suis allé m’acheter leur seul album, mais malheureusement, il n’y avait pas un modèle que j’aimais dans leurs t-shirts à ma grandeur. Une prochaine fois peut-être. Toujours très plaisant de découvrir un groupe.
Après, c’était Skeletonwitch, un groupe de thrash/black metal de Athens de l’État de l’Ohio aux États-Unis, qui embarqua sur scène. Je vais vous avouer que Skeletonwitch était la raison principale de mon choix entre le concert de Orange Goblin et celui de The Black Dahlia Murder. Et surtout que je me suis mis dans la tête de me procurer leur dernier album intitulé Serpents Unleashed, qui est sorti la veille du concert officiellement. Il fallait surtout que je me le pogne en vinyle s’il était disponible. Et oui, il y avait une version vinyle et c’était une édition spéciale, qui venait avec un poster en plus, pour la tournée. Je suis allé fouiller s’il n’existait pas cette version qui pouvait être disponible en précommande sur le site Indiemerch et bien non, c’est bien et bel une version spéciale pour la tournée seulement. Les autres éditions qu’on pouvait se précommander, les vinyles étaient rouges, clear ou noir (le normal quoi) limité à 300 copies, 300 copies et 1500 copies respectivement. Le vinyle que j’ai acheté est de couleur red splatter mais j’ignore cependant à combien de copies est limitée ma version. Autre achat que j’ai fait, comme les deux dernières fois que j’ai vu le groupe, j’avais acheté des verres en vitre du groupe qui sont différents et devinez quoi, il y avait un troisième modèle. Un autre 5$ très bien investi.
Revenons à la prestation du groupe. C’est rendu assez rare que je manque une prestation de Skeletonwitch à Montréal et c’est rendu, parmi quelques groupes, que je ne suis jamais écoeuré de les voir en concert. Le groupe nous a offert 3 chansons du nouvel album (Serpents Unleashed, Burned From Bone que le groupe avait joué lors de leur dernier passage à Montréal pour nous donner un aperçu du nouvel album et I Am Of Death (Hell Has Arrived)) et évidemment quelques classiques comme Beyond The Permafrost, Repulsive Salvation, Upon Wings Of Black, etc. Au niveau de l’énergie sur scène, les membres du groupe étaient en grande forme. Ils avaient un peu tendance à rester dans leur coin, mais ils n’hésitaient pas à bouger pour mettre un peu de piquant dans leur prestation. Le chanteur se déplaçait de gauche à droite. Au niveau de son vocal, je trouvais qu’il chantait encore mieux que les autres fois que j’ai eu la chance de voir le groupe en concert et je trouvais sa voix plus agressive et plus intense que d’habitude. La foule était très réceptive, pas mal de moshpit. Après leur prestation qui m’a paru très courte, quelques amis, qui ne connaissaient pas Skeletonwitch ou très peu, sont venus me voir pour me dire que le groupe est génial et que c’était très bon. Honnêtement, j’ai toujours trouvé que Skeletonwitch était une valeur sûre comme je ne cesse de le dire depuis quelques années.
Pour finir, c’est The Black Dahlia Murder, un groupe de deathcore de Waterford dans l’État du Michigan aux États-Unis, qui est la tête d’affiche de cette soirée qui est jusqu’à maintenant, excellente. La seule fois que j’ai vu The Black Dahlia Murder, c’était en première partie de Dethlok avec Machine Head et All That Remains au Metropolis. Je m’étais acheté leur t-shirt de cette tournée avec la pochette du dernier album en avant. Je me suis installé cette fois-ci à la gauche de la scène puisque j’étais à droite pour les autres groupes. La foule attendait impatiemment que les musiciens rentrent sur scène. Dès que les lumières se sont fermées, la musique part et c’est déjà le début des hostilités. Au niveau musical, c’était très bon avec un excellent son où on entendait quand même très bien tous les instruments et le vocal. Le groupe a évidemment présenté plusieurs pièces du dernier album intitulé Everblack, mais aussi en choisissant rigoureusement des excellentes chansons de sa discographie.
Quoi de mieux d’exécuter des chansons quand les musiciens sont très intenses en restant tight tout le long de leur performance. Les musiciens bougeaient de gauche à droite, ce qui indiquaient qu’ils étaient en pleine forme. Le chanteur était probablement celui qui bougeait le plus et allumait la foule comme un vrai leader. Au niveau de la réception de la foule, elle était excellente. Dès les premières notes, le parterre est devenu un champ de guerre et c’était comique de voir les gens déguisés dans le moshpit. Les gens ne semblaient pas s’épuiser puisqu’il y a eu de l’action du début à la fin et répondaient extrêmement positivement aux appels du chanteur.
Certains embarquaient sur la scène pour faire du bodysurfing ou pour se lancer dans la foule en respectant le fait que les gens étaient conscients qu’ils allaient recevoir le poids de leur corps dessus. Je dis ça parce que dans de nombreux de concerts de hardcore auxquels j’ai assistés, plusieurs embarquaient et se lançaient dans la foule en donnant des coups de poing ou des coups de pied ou en faisant des pirouettes, ce qui peut être très dangereux pour quelqu’un qui ne sait pas ce qui peut arriver. Et c’est surtout que si on peut éviter des blessures, ça serait mieux pour le vivre-ensemble. Une bonne surprise, c’est que je m’attendais de voir pas mal de hardcore dancing mais il me semble de ne pas en avoir vu, ce qe je considère une bonne chose personnellement parce que quand tu manges un coup de poing ou un coup de pied dans le visage en regardant attentivement la prestation du groupe, comme je l’ai dit, ce n’est pas très plaisant. En bout de ligne, la foule en avait pour leur argent et chaque cenne investie dans l’achat du billet en vaut largement la peine pour voir The Black Dahlia Murder qui m’a beaucoup impressionné et plu en ce 30 octobre 2013.
En conclusion, ce fut une excellente soirée que j’ai passée en compagnie de quelques amis et quatre excellents groupes qui ont tous donné leur 110% et ça rentrait au poste solide. Et c’est toujours plaisant de voir de la marchandise des groupes à des prix super raisonnables parce que lorsqu’ils vendent des t-shirts à 30$ à 40$ ou autre chose à des prix de fou, tu ne fais pas trop de folies disons. Je me suis gâté et je suis très content. En bout de ligne, je n’ai pas regretté mon choix. Bravo à Extensive Entreprise pour cette magnifique soirée et merci de laisser Ondes Chocs couvrir vos concerts.
Note : Cette critique est spéciale étant donné qu’il y a un an, Dave Rouleau m’avait demandé de faire une critique pour le concert de Napalm Death avec Municipal Waste et Vektor aux Foufounes Électriques pour Ondes Chocs, ce qui était ma première critique en plus, et ce concert avait eu lieu le 31 octobre. 1 an de boucler!
Marc-André





