Voici les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Avatar présenté par Heavy Montréal, Greenland Productions au Théâtre Corona de Montréal le 7 juillet 2022 et qui mettait également à l’affiche Light The Torch et Fall Of Stasis.

Pour des raisons, hors du contrôle d’Ondes Chocs, nous n’avons malheureusement pas de photos de la première partie de la soirée. Nos plus sincères excuses à Fall Of Stasis, nous nous reprendrons rapidement!

**La critique de Dany Marchand suivra sous peu**

 

Critique

Ce soir, malgré une lourde semaine de déménagement et de sommeil quasi inexistant, c’est avec mes 2 attelages aux genoux (qui ne veulent pratiquement plus collaborer) comme le lutteur Stone Cold Steve Austin que mon comparse Joé m’amène au concert que je n’aurai manqué pour rien au monde,

C’est donc dans les murs chaleureux du théâtre Corona que notre odyssée s’arrête pour un autre gros évènement accueillant un grand nom d’outre-mer.

Encore une fois, c’est une salle bondée qui s’offre à nous alors que nous faisons quelques pas dans cet amphithéâtre qui fait office de résidence secondaire à moi et mon coéquipier depuis les derniers mois. L’ambiance est magique, sur les visages, les maquillages du frontman de la tête d’affiche. Les fans arborent les vestes de style « hawaiennes » conçues expressément pour cette tournée de la formation suédoise.

Fall Of Stasis

Nous arrivons à temps pour assister à la fin de la prestigieuse performance black death symphonique de Jessica Dupré et ses ménestrels de l’enfer qui ont la tâche d’allumer la torche pour les bands internationaux ce soir.

C’est avec un énorme plaisir de voir qu’ils remplacent Otep ce soir pour nous présenter leur album sorti un peu plus tot cette année. Nos locaux, avec leur impressionnante et orchestrale formation, livrent une performance sublime qui méduse l’assistance demandante,

La sono impeccable et le son cristallin nous permettent d’apprécier chaque instrumentiste qui peut briller de mille feux avec une grande définition auditive. L’intensité tant scénique que lyrique de la vocaliste est tout simplement majestueuse.

La disposition géographique des musiciens sur les planches est intéressante, mais on aurait aimé une belle bannière de scène aux couleurs du groupe ou, du moins, que les organisateurs occultent celle du band suivant pendant leur prestation. De toute façon, cela nous donnera une raison de plus d’assister au prochain spectacle de cette ampleur du groupe, mieux préparé et moins dernière minute, car oui ils méritent un headline à eux.

Fall Of Stasis est un amalgame éclatant de saveurs, de couleurs et de textures pour l’ouïe et la vue! Leur musicalité unique et leur talent sans limites auront su conquérir leurs nouveaux et actuels fans présents.

 

 

Light The Torch

Après un court changement de ligne, c’est un Howard Jones tout souriant qui arrive en trombe et qui est acclamé par ses fans en mettant le party dans la place instantanément au premier contact visuel.

L’ancien leader du groupe Killswitch Engage est en forme et en voix, c’est tellement plaisant de le voir libéré de ses démons. Howard nous signale qu’il célèbre ses 30 années dans le domaine et qu’il aime toujours autant faire ce qu’il fait (dans un langage un peu coloré certes.). Il fait bon de le revoir mettre le feu avec sa bonne humeur communicative au Corona auprès de ses talentueux et dynamiques musiciens.

D’ailleurs la flamme provenant du bassiste, tant de son jeu que de sa voix (qui tiens plus du lead vocal que du back vocals), est d’une incandescence qui a vraiment allumé la torche ce jeudi soir dans la grande métropole. Le son est puissant et bien balancé, même si le micro du bassiste a mis du temps à avoir sa place adéquate dans le mix.

Ce fut aussi fort dommage que la foule ait été gênée et plutôt tranquille, car l’énergie offerte sur scène était débordante de générosité! On voit même des gens danser comme dans une discothèque… Oui oui, sur Light the torch ce qui est un tantinet déstabilisant. Est-ce le retour pandémique qui a fait oublier comment se comporter dans une foule d’un show métal ou est-ce le manque de formation?

Sur scène c’est une leçon solide de professionnalisme musicale instruite par le quatuor de Los Angeles autrefois connu sous le nom Devil You Know. Aux percussions c’est du bonbon, tellement que mon taux de glucose monte en flèche. Un métronome de chair et de sang. Le guitariste arrive à créer un monde parallèle à lui seul, qui lie l’ensemble de la musicalité des orchestrations qui nous sont exposées avec brio.

Vers la fin de leur prestation, la foule commence enfin à se dégêner et à bouger, ce qui visiblement fait plaisir aux artistes américains. Le réchauffement de la planète peut compter ce soir sur le groupe comme facteur principal et majeur!

 

Avatar

L’assemblée scande le nom, la musique séquencée de fond est propre au band. Tout ce qui se voit et s’entend créer une hype. C’est un jeu de séduction et d’aguichage avec le public… Les lumières s’éteignent, les yeux s’illuminent. Entrée théâtrale digne d’Avatar, leur nom s’illumine. Le show va commencer…

C’est en formation serrée et en demi-cercle sur un mini setup de scène qui pourrait être contenu dans le plus minuscule bar de fond de village qu’ils font leur apparition (ironiquement sur Colossus) avec le regard vide, des mouvements stoïques et machinaux. Ils réussissent à nous faire frissonner avec un minimum de théâtralité, d’espace, et de mouvement. Ce qui prouve l’énorme génie créatif du groupe. Plus les pièces avancent, plus le cercle s’élargit et l’action chorégraphique s’amplifie.

À chaque fin de pièce, l’amphithéâtre tout entier vibre pour souhaiter la plus chaleureuse bienvenue à leurs idoles de retour en leurs murs. C’est après « let it burn » qu’on change de formation, de scène et de costumes. Arborant salopette noire et écarlate, Johannes et sa troupe reviennent pour quelques autres rounds encore plus épiques et puissants les uns que les autres.

Changement de costume pour la délectable Bloody Angel en optant pour des vêtements ressemblants fortement à ceux portés dans l’excellent clip de cette émouvante pièce. L’éclairage rouge, la qualité sonore de la guitare, la voix parfaite, la basse lourde et les percussions qui battent au cœur même de notre âme. Tout est parfaitement orchestré!

Un discours de fou pour Paint Me Red. Traitant du retour post pandémique sans jamais mentionner quelque termes médicaux trop souvent entendus durant les 2 dernières années. Affirmant que pour se débarrasser d’un démon, on doit invoquer un plus grand démon.

Chorégraphie vous dites? Chorégraphie nous avons! Chacun des membres est sur son X et synchro comme une montre… ben ouais, Suisse! C’est littéralement une soirée sur Broadway en plein cœur de la grande métropole.

Animation de foule au doigt et à l’œil. M. Eckerström est une console contrôlant la foule entière avec une précision chirurgicale troublante. Contrôlant la voix de chaque humain présent à chaque recoin du théâtre grâce à des câbles de pianos invisibles liant ses yeux aux cerveaux des milliers d’obnubilés ce soir! On sort même les cuivres pour un cours instant avant un délire heavy métal rempli de solo intense. C’est démentiel, c’est disjoncté et c’est ce qu’on aime!

On ramène le concept du king en interprétant Statue of the king, C’est en prenant la pose « Statue » de façon hallucinante par tout le band, que l’on habille le guitariste Jonas (qui lui, reste mobile) en roi. Remémorant la tournée « ’avatar country », les statues reprennent vie pour la chanson thème avec canons à bulles en prime.

On a droit à un merci Montréééééééal (et oui le vocaliste a mis l’accent sur l’accent tout au long de la soirée alors qu’il nommait en français la métropole) et le bands quitte.

Cependant, la foule en veut plus et la générosité des musiciens nous permet de les revoir revenir sur scène. On nous sert un superbe exposé avant Smells Like A Freak Show sur le fait que sans les fans ils (Avatar) ne sont que des freaks en yoga pants qui font des mouvements sans sens devant un miroir.

La grande finale se fera sur Hail The Apocalypse comme 2e rappel qui sera aussi le dernier avant de quitter en faisant la révérence à plusieurs yeux tristes de voir quitter nos Suédois préférés derrière la scène.

Un sentiment de vide s’empare de moi malgré le plein d’émotions qui m’a encore une fois été offert par l’expérience Avatar en concert!

Merci à Heavy Montréal et tous les organisateurs qui ont rendu cet événement possible… C’est sur mes genoux encore moins en forme que je retourne hiberner avant la prochaine Odyssée!

-Texte: Dany Marchand
Photos: Joe Weller Photographe