5-6 août - Montréal - Heavy Montréal

Comme chaque année, la première fin de semaine du mois d’août est la fin de semaine que je prends toujours mon congé pour pouvoir participer à un festival métal qui est le Heavy Montréal. Jusqu’ici, les festivaliers ont été chanceux d’avoir des belles fins de semaine et on va espérer que cette tradition va se poursuivre tout au long de cette fin de semaine.

Lors des premières annonces des organisateurs du Heavy Montréal, on a pu constater plusieurs changements. Le premier changement concernait l’emplacement. Si je ne me trompe pas, le nouvel emplacement est le même endroit où j’ai vu le Vans Warped Tour en 2012. Notre repère habituel (R.I.P. 2008-2015) sera tout de même occupé par un autre festival, qui est l’Ilesoniq. De quoi déplaire encore plus aux habitants de St-Lambert.

Le deuxième changement concerne le nombre de scènes. On passe de quatre scènes à trois scènes. C’est donc dire qu’ils sont revenus à la formule offerte pendant quelques années et ça implique également qu’il va y avoir moins de groupes, ce qui réduira peut-être les chances d’avoir un conflit d’horaire. Au lieu que la troisième scène se nomme Apocalypse, elle se nomme dorénavant Blabbermouth.net.

Pour le dernier changement, on retourne à la formule de deux jours au lieu de trois jours.

Cette critique comprend plusieurs parties comme je l’ai fait les années précédentes. Je présenterai une critique de chaque groupe vu durant la fin de semaine. Pour chacune des journées, je vais vous donner mon top 5 des meilleures performances vues dans la journée. Ensuite, je vais parler des points positifs et des points négatifs que j’ai remarqués durant la fin de semaine. Je vais également vous faire la liste de mes achats de la fin de semaine sur le site. Et pour finir, je vais vous donner mon top 10 des meilleures performances de la fin de semaine. Il est important de souligner que les meilleures performances de chaque journée n’occuperont pas nécessairement les deux premières positions mais vous verrez bien. Maintenant allons-y.

SAMEDI

Et voilà, nous sommes finalement rendus le 6 août qui ouvre les hostilités au Heavy Montréal. Une fois arrivé sur le site, je me suis dirigé à la table des marchandises. Dès que mes achats ont été complétés, je me suis dirigé tranquillement vers la scène Blabbermouth.net pour ouvrir mes festivités.

Vastum est pour moi le groupe qui ouvre les hostilités du Heavy Montréal avec son death métal qui vient tout droit de San Francisco, en Californie aux États-Unis. Au départ, c’était supposé être Inquisition, mais ces derniers ont été refusés aux douanes et comme Vastum performait la veille aux Katacombes de Montréeal avec Misery Index, le remplecement fut facilité. Quoique j’aurais pensé voir Misery Index à la place. Voyons voir ce que les membres du groupe ont dans le ventre. Musicalement, c’est solide et pesant même si c’est quand même du déjà entendu. N’empêche que j’ai pas mal bougé la tête au rythme de leur musique. Le son était très bon à l’exception des «backing vocals» de la guitariste qu’on n’entendait presque pas. Les membres avaient tendance à rester dans leur coin, mais l’attraction de leur performance repose sur le chanteur qui a passé plus de temps avec la foule que sur la scène. Il a fait plusieurs «body-surfings» alors que la foule de début de journée s’amassait de plus en plus et le public était de plus en plus nombreux à le soulever au bout de leurs bras. Il se promenait devant la clôture en faisant des grimaces de temps en temps. Même qu’il a sauté par-dessus la clôture pour se promener dans le public pour revenir sur la scène environ deux minutes plus tard pour finaliser la performance. Pour un premier groupe et pour un groupe de remplacement de dernière minute, le groupe a accueilli pas mal de personnes qui avaient l’air d’apprécier leur début d’après-midi ensoleillé et chaud. Et cerise sur le gâteau, il y a eu même pas mal d’action pour un groupe qui ouvrait les hostilités du Heavy Montréal. Quelle belle manière de commencer un festival!

Il m’a fallu attendre un bon 40 minutes pour voir Fear Factory. Le groupe allait jouer au complet, à l’exception d’une chanson, l’album classique «Demanufacture» qui fête son vingtième anniversaire. Dès le commencement, ça sonnait comme une tonne de briques avec Dino à la guitare, dont la précision et le «picking» sont considérés comme l’un des meilleurs. On entendait bien les éléments industriels en arrière-plan. Les gars ne bougeaient pas plus que je l’aurais imaginé. À vrai dire, j’aurais pensé qu’ils seraient restés dans leur coin à bouger la tête. À un moment donné, on a entendu des coups de basse où le son était tellement fort que mes oreilles étaient sur le point d’exploser. Heureusement, le technicien de son a réglé le problème assez rapidement pour que les autres coups soient moins désagréables. Du côté du public, il y avait pas mal de monde très heureux de donner une grosse ovation après chaque chanson. J’ai d’ailleurs vu pas mal de gens autour de moi avec des chandails du vingtième anniversaire de «Demanufacture». Par contre, j’ai identifié deux problèmes à cette performance. Le premier problème repose sur la voix «clean» du chanteur, qui est tout simplement atroce à entendre. Heureusement, les parties plus «clean» ne sont pas très nombreuses. Était-ce un problème de voix du matin, le chanteur n’ayant pas eu suffisamment de temps pour réchauffer sa gorge. Je serais curieux d’entendre si ça serait différent dans une salle de spectacle tard le soir. Le deuxième problème est sur les compositions du groupe. Au début, c’était vraiment plaisant d’entendre ce classique mais plus le temps passait, plus je trouvais que les chansons du groupe se ressemblaient et ça devenait sur le coup redondant à la longue. Comme si mes souvenirs dépassaient ce que j’entendais. Dans l’ensemble, ce fut quand même une bonne prestation.

Ensuite, ce fut au tour de nos représentants du Death Metal, Kataklysm de nous livrer la marchandise. Voici comment je résume leur performance: ils sont restés fidèles à eux-mêmes. Peu importe où le groupe se retrouve, les gars de Kataklysm donnent leur 110% et nous rappelent sans cesse pourquoi ils font partie de la crème de la crème de la scène du Death Metal au niveau international. Le chanteur bougeait pas mal, appelait souvent la foule à se soulever et à faire des «moshpits». Et comme d’habitude, le chanteur a demandé à la foule d’occuper les agents de sécurité en faisant du «bodysurfing». Mais selon ce qu’on m’a rapporté, il y a eu des agents de sécurité qui se sont déplacés dans la foule pour empêcher les gens de le faire. De quoi décevoir le chanteur de Kataklysm. Sinon, musicalement, les gars ont joué un «setlist» solide avec une précision intense et sans merci. Sans oublier que le son était d’une très bonne qualité pendant toute leur performance. Les gens étaient dedans comme d’habitude en brassant la place comme jamais auparavant.

Carcass était le suivant sur la liste. Comme la dernière fois, le groupe s’est concentré principalement sur son dernier album en jouant quelques classiques, dont l’incontournable «Heartwork». Bizarrement, leur performance ne m’a pas tant accroché et j’ai été un peu déçu. Déçu parce que leur «setlist» était très prévisible. Le chanteur n’a presque pas parlé au public comme la dernière fois préférant enchaîner les chansons l’une après l’autre. Les gars ne bougeaient pas tant que ça et restaient dans leur coin. Et même pour les classiques, je n’ai presque pas réagi. Par contre, le son était impeccable et l’ovation du public était au rendez-vous. Peut-être que je suis sorti déçu de leur performance parce que je m’attendais à quelque chose de beaucoup mieux en terme de divertissement.

Après plusieurs groupes plus extrêmes, il était maintenant l’heure de baisser la tension avec un peu de Hard Rock avec nul autre que Sebastian Bach. Toutes les chansons que je voulais entendre, le groupe de l’ex-chanteur de Skid Row les a jouées quasiment dans l’ordre de mes préférences. Ce n’est pas pour rien que Sebastian Bach reste l’un des chanteurs les plus charismatiques de nos jours puisqu’il a énormément d’énergie sur scène, appelait souvent son public à réagir et donnait tout ce qu’il pouvait malgré le peu de temps qu’il disposait. On ne peut nier qu’il adore faire la fête, et ce, peu importe où il se situe. Même les autres musiciens avaient une bonne énergie sur la scène et se donnaient à fond pour respecter les standards de ce que le public attend d’eux. Malgré le petit problème technique relié à une guitare acoustique, le groupe a eu suffisamment de temps pour performer toutes les pièces qu’il voulait jouer. La seule chose qui fut dommage, c’est que l’on n’entendait pas assez le fameux chanteur bien qu’il était dans une forme hallucinante. Malgré un public moins nombreux, en attendant Sabaton, comme Sebastian Bach a voulu un peu blaguer là-dessus (précisément sur le nom semblable au chanteur), j’ai trouvé qu’il a donné un accueil positif au groupe et particulièrement au grand classique de Skid Row «Youth Gone Wild», qui fut la chanson que j’attendais le plus à entendre et le classique incontournable que personne ne voulait manquer.

Un des incontournables de l’édition 2016 était le suivant sur la liste et c’est nul autre que Sabaton qui va s’en charger pour divertir la foule très nombreuse. Dès que j’arrive pas loin de la scène, je peux apercevoir un tank en plein milieu de la scène et de mémoire, c’est la première fois que le groupe l’amène en Amérique. Dès le commencement, les gens commençaient déjà à brasser le terrain dans l’un des plus gros «moshpits» que j’ai vu durant la fin de semaine. Il n’était pas rare, en regardant autour de moi, que les gens connaissaient les paroles des classiques du groupe et même des chansons plus récentes. À chaque appel du chanteur, les gens répondaient de façon extrêmement positive en donnant des ovations, qui furent pas mal les plus grosses de ce que j’ai vu durant la fin de semaine. Comme à leur habitude, les gars sur la scène avaient énormément d’énergie à donner. D’ailleurs, le groupe aurait pu donner un concert de 3 heures et on ne les aurait pas senti fatigués. Non seulement le groupe jouait sa musique avec précision et de façon épique, mais les membres du groupe passaient leur temps à tout donner pour rendre leur courte prestation la plus épique possible. Le chanteur a prouvé encore une fois qu’il est l’un des plus charismatiques de la nouvelle génération et un bon meneur pour soulever la foule. Non seulement ça, mais le groupe a apporté de la pyrotechnie, ce qui a fait en sorte que leur prestation a été encore plus solide et épique que d’habitude. Ce n’est pas pour rien que ce groupe devient de plus en plus populaire au niveau international parce que peu importe où il se retrouve, leur prestation est épique et sensationnelle.

Deux problèmes que j’ai identifiés dans cette prestation. L’un est mineur tandis que l’autre est majeur. Le problème mineur provenait du fait qu’on entendait mal les symphonies en arrière-plan, ce qui rendait les chansons un peu moins épiques. À part de ça, le son était très bon. Le problème majeur est que la «setlist» du groupe est trop prévisible. En réalité, on a très peu d’effets de surprise lorsque le groupe fait un concert parce qu’on sait approximativement quelles chansons il jouera et dans quel ordre ça va se dérouler. Malheureusement, ma prédiction a été presque parfaite à l’exception des deux dernières chansons où je pensais que ça aurait été le contraire. Par contre, ça n’enlève pas le fait que leur prestation fut la plus épique et que la barre est extrêmement haute pour surpasser Sabaton en terme de qualité du show.

S’il y a un musicien qui est tout un guerrier, c’est bien Zakk Wylde qui allait donner une deuxième performance en moins de 24h avec son groupe Black Label Society en plus de donner une performance de son projet solo le lendemain. Je n’ai jamais été un gros fan de ce groupe et le paragraphe suivant va l’expliquer pourquoi entre autres. Avant d’aborder le côté négatif, parlons du côté positif de la performance. Le son durant la performance était très bon puisqu’on entendait très bien et assez également tous les instruments. De plus, Zakk Wylde est un homme qui sait soulever la foule et montrer qu’il est un bon meneur. La foule a d’ailleurs été très active à ce niveau-là. Les autres membres du groupe étaient également quand même assez actifs. Sans oublier que le groupe a joué pas mal les chansons que j’aime bien. Mon problème avec Black Label Society provient de ses compositions. En gros, les compositions du groupe auraient pu facilement se retrouver sur un album d’Ozzy Osbourne puisqu’elles sont similaires. Pas pour rien que plusieurs critiques dénoncent le fait que c’est pas mal le même «pattern». Mais le plus gros hic vient du fait que Zakk Wylde est incapable de faire un solo original. Depuis plus de 20 ans, il fait le même type de solo de chanson en chanson, que ça soit durant sa carrière avec Ozzy Osbourne, dans son projet solo ou avec Black Label Society. À un moment donné, c’est redondant à mort d’écouter ce groupe qui n’a jamais réellement fait quelque chose d’original mis à part d’exploiter encore et encore le même «pattern» redondant peu importe dans quoi il s’embarque. Celui qu’on considérait comme étant un prodige ne l’est plus depuis fort longtemps malheureusement.

Ce que j’aime dans les festivals, c’est de pouvoir voir des groupes que je n’ai pas tendance à me donner la peine d’aller les voir en concert. C’est pas mal le cas pour le groupe Mastodon que ça fait des années que je n’ai pas vu devant mes yeux et dont je ne m’intéressais pas tant que ça sur CD non plus. Il était donc temps de renouer avec le groupe. Malgré le fait qu’il n’y avait pas beaucoup d’énergie sur la scène, je dois dire que leur prestation a été meilleure ce que j’aurais pensé. Ce qui m’a étonné, c’est le choix et l’ordre des chansons qui furent tout simplement splendides. Pas une seule seconde, je me suis ennuyé et même que j’étais complètement hypnotisé par ce que le groupe jouait sur scène. Des chansons provenant des albums que j’aimais moins sonnaient beaucoup mieux en concert. Et ce qui a aidé davantage à rendre cette prestation mémorable, c’est que le son était parfait avec aucun défaut selon moi. Le public fut évidemment très satisfait en offrant une bonne ovation au groupe. N’étant pas un grand fan du groupe, je dois dire que ce fut de loin la meilleure prestation que j’ai vue du groupe dans ma vie.

Nightwish est le suivant sur la liste. La dernière fois que j’ai vu le groupe, c’était en septembre 2012 avec Kamelot au CEPSUM dans le temps que la chanteuse Anette Olzon était au micro. J’ai toujours voulu voir une performance avec la talentueuse Floor Jansen, mais je n’ai pas eu cette occasion de voir Nightwish dans une salle de spectacle. Pour le Heavy Montréal, le groupe a décidé d’amener son arsenal de festival dans le but de donner une performance encore plus grandiose que d’habitude. J’avais très hâte de voir ça. Avant le début de la prestation, j’ai eu la chance de me faire offrir une bière par un individu, que je remercie encore une fois pour cette générosité. Dès que les membres du groupe sont apparus dans l’introduction du spectacle, la foule était visiblement très heureuse de les accueillir et d’écouter pour la prochaine heure ce que le groupe allait nous offrir. Pour nous épater encore plus, il y avait non seulement un écran géant en arrière qui diffusait différentes vidéos selon les chansons, accompagnés des décors de la scène juste en avant, et on avait également le droit à différents types de pyrotechnie. Ça faisait en sorte que leur prestation devenait beaucoup plus intéressante. Concernant le choix des chansons, j’ai un peu de misère avec le fait que le groupe a joué, pendant le 2/3 de sa prestation, des chansons qui sont apparues sur les deux derniers albums. Les chansons du dernier album sonnaient beaucoup mieux que sur CD, mais le fait de finir la prestation avec une chanson qui dure un peu plus de 10 minutes alors qu’il y a des classiques qui sont manquantes, j’ai un peu de misère avec ça. Malgré tout, leur prestation s’est très bien terminée sous les applaudissements du public. L’interprétation de quelques chansons sous Tarja par Floor Jansen est pour moi une réussite et ça sonnait beaucoup mieux qu’avec Anette Olzon. Elle était costumée de façon assez «fancy» avec une longue cape. Les autres membres du groupe ont également donné le ton sur le concert puisqu’ils avaient une bonne énergie et semblaient vouloir à tout prix offrir quelque chose de mémorable au public du Heavy Montréal. En plus, le son était excellent parce qu’on entendait très bien tout le monde sans qu’aucune personne sonne plus fort que les autres. Le public, évidemment émerveillé par cette prestation monstre, a été très participatif et a donné une excellente ovation au groupe, qui fut bien sûr extrêmement méritée. Je n’ai pas observé si ça brassait quelque part dans la foule étant donné que j’ai gardé l’oeil sur ce qui se passait sur la scène. Possiblement l’un des coups de cœur du public durant cette fin de semaine.

Malheureusement, comme j’étais encore très fatigué de mes huit jours de travail consécutifs, je n’avais plus beaucoup d’énergie pour assister à Cult Of Luna. Je sais pertinemment que je vais le regretter, mais comme j’avais besoin de repos, je suis retourné chez moi très satisfait de ma première journée.

Top 5 des meilleures performances de la journée:

1- Sabaton
2- Nightwish
3- Vastum
4- Sebastian Bach
5- Mastodon

DIMANCHE

Déjà la deuxième et dernière journée du Heavy Montréal. Comme à mon habitude, mon premier réflexe lorsque je rentre sur le site du festival est d’aller à la table de marchandise pour m’acheter quelque chose. Une fois que c’est fait, je me dirige à la scène Heavy en essayant de ne pas trop porter attention à la musique du groupe I Prevail que je ne considère pas très bonne.

Pour commencer les hostilités de ma deuxième du Heavy Montréal, je suis allé voir le groupe Hardcore We Came As Romans, que ça faisait un bout que je n’avais pas vu en concert. D’ailleurs, je n’ai pas porté attention aux nouvelles chansons que le groupe a faite depuis leur deuxième album. Voyons voir si le groupe a changé ses habitudes depuis ce temps-là. Heureusement, le groupe n’a pas changé ses habitudes. D’ailleurs, je dirais même que le groupe est resté très fidèle à ce que j’avais vu il y a un peu plus de trois ans. En même temps, j’ai découvert leur nouveau matériel qui n’est pas mauvais, mais qui n’égale pas ce que le groupe a fait sur leurs deux premiers albums et spécialement le deuxième album. Au niveau sonore, je n’ai pas identifié quelque chose d’anormal puisque je l’ai trouvé excellent pour un groupe d’ouverture. Les gars ont toujours autant d’énergie sur scène et bougeaient constamment d’un côté à un autre de la scène. Le public, qui fut fort nombreux, semblait être extrêmement satisfait du moment avec le groupe. Comme d’habitude, le groupe a reçu une très bonne ovation, mais comme le temps a joué contre eux, c’est avec un sentiment d’insatisfaction que sa performance d’une demi-heure a passé littéralement trop vite pour en profiter correctement.

Les Allemands de Mantar étaient les suivants pour une première performance sur le sol canadien. Pour les fans de musique plus «underground», c’était l’un des incontournables de la fin de semaine. Comme mentionné, il s’agissait de sa première performance au Canada et c’était l’occasion de découvrir comment le duo allait s’en sortir. On ne pourrait réellement blâmer le duo pour le manque d’énergie, car le guitariste/chanteur se donnait quand même à fond même s’il restait dans son coin. Le son était bon, mais pas assez fort à mon goût puisque ça manquait d’intensité. Le côté que j’ai le moins aimé de la prestation, c’est le fait que les deux membres du groupe se tenaient sur le côté au lieu de faire face au public. C’est quand même moins pire que d’être dos au public. Un autre détail qui m’a un peu déplu provient des compositions. Comme c’est le cas pour énormément de groupes du même genre que Mantar, à la longue, ça devient redondant. Honnêtement, j’ai trouvé que ça manquait d’inspiration et que l’utilisation de plusieurs riffs était trop fréquente dans leurs compositions. Encore une fois, j’ai été impressionné à quel point plusieurs amateurs de métal plus «underground» étaient présents pour donner une très bonne ovation au groupe, qui fut très touché par l’accueil du public du Heavy Montréal. Même que plusieurs en redemandaient encore et encore, mais comme ce fut une courte prestation, limitée à 30 minutes, il ne serait pas impossible pour le groupe de revenir sur le sol montréalais pour donner une prestation plus longue, car les gens seront prêts à se déplacer pour les soutenir.

Animals As Leaders a été le groupe suivant sur la scène Heavy. Dès que Mantar a terminé sa prestation, tout le monde s’est dirigé vers la scène Heavy pour voir les virtuoses. Je tiens à être honnête et désolé si ça offense les gens, mais je n’ai jamais accroché à ce groupe depuis que je l’ai vu la première fois il y a quelques années. Les gars sont des musiciens hors pairs et savent ce qu’ils font avec leur instrument. Ils ont autant de talents qu’une méchante pognée de groupes que je connais mais bizarrement, j’ai toujours trouvé leur musique plate à écouter et ça ne m’intéressait pas plus qu’il le faut. Peut-être parce que j’ai de plus en plus de misère à écouter des groupes instrumentaux? Pour ce genre de groupes, pour garder mon attention, il est essentiel qu’il se passe de quoi pendant la chanson et j’ai trouvé qu’il ne se passait absolument rien sans avoir de réelle transition entre les chansons. C’est d’ailleurs la même chose que je ressens pour le groupe Scale The Summit. Petit fait amusant: c’est pendant ce «mood» que la pluie glaciale a décidé de tomber pour environ 20 à 30 minutes. Cette pluie a extrêmement bien rafraichi l’air et ça a fait du bien. Disons quand même que la pluie n’a pas empêché le public d’écouter et d’apprécier leur musique. Après chaque chanson, on entendait des cris et des applaudissements. Je me dis quelque part que si une personne n’a pas apprécié la musique des virtuoses d’Animal As Leaders, ce n’est pas le cas pour des milliers fans.

Pour le groupe suivant, je suis allé voir Saint Asonia que je n’avais pas encore eu la chance de voir en spectacle. De mémoire, le groupe était au Heavy Montréal il y a deux ans mais il jouait en même temps qu’un autre groupe que je voulais plus voir. L’occasion était donc parfaite pour découvrir le groupe. Leur prestation fut quelque chose de rafraichissant dans le sens où je n’ai pas l’habitude de voir ce genre de groupes. Sur scène, les gars ont une très bonne énergie et donnaient tout un spectacle pour le peu de temps accordé au groupe. Musicalement, c’est original même si certains bouts me faisaient énormément penser à Three Days Grace. Dans le genre, ce genre de groupes n’est jamais mauvais, mais ça n’écarte pas la possibilité que ça puisse devenir répétitif. Heureusement, ce ne fut pas vraiment le cas et ce fut une bonne chose parce que j’aurais fini par partir assez rapidement. Du côté du public, je dirais que c’est la foule la moins enthousiaste que j’ai entendu du Heavy Montréal, mais les gens furent quand même nombreux à assister à cette prestation qui a passé rapidement. En gros, ce fut quand même une belle découverte et je ne dirais pas non pour revoir le groupe en concert.

S’il y a un groupe qui se retrouve souvent au Heavy Montréal, ou même à Montréal tout court, c’est bien Hatebreed avec son metalcore pesant. J’ai décidé d’aller le voir au lieu de me détendre quelque part sur le site. Je peux vous dire que je n’ai pas regretté mon choix. Les gars avaient une forme du tonnerre pour des gars qui ont été contactés presqu’à la dernière minute. Le son était excellent et même que je trouvais que les chansons du groupe sonnaient vraiment mieux en concert que sur CD. Par exemple, toutes les chansons que j’ai trouvé moyennes sur leur dernier album sonnaient comme une tonne de briques en direct au Heavy Montréal. Le choix des chansons était également excellent sans que j’aille quoi que ce soit à redire sur leur performance. Comme d’habitude, le public était déchaîné et malgré le retour de la chaleur, rien n’arrêtait les festivaliers de fêter et de bouger autant de fois qu’ils le voulaient. Après chaque chanson, l’ovation envers le groupe devenait de plus en plus forte et ça semblait satisfaire amplement le groupe, très heureux de faire un retour sur le sol montréalais après seulement deux mois depuis sa prestation au Théâtre Corona Virgin Mobile. Comme il s’agit de la troisième ou quatrième fois que je vois ce groupe en concert, j’ai trouvé que les gars performaient de mieux en mieux sur scène et que ça devenait de plus en plus un incontournable à voir au moins une fois dans sa vie. Ne regrettant pas mon choix, je suis parti de cette prestation extrêmement satisfait car le groupe avait donné une prestation de feu à son public.

Un autre incontournable du Heavy Montréal était bien sûr Blind Guardian. Le groupe a tenu sa promesse faite il y a environ 9 mois de ne pas prendre cinq ans pour revenir donner une autre performance à Montréal. Il était intéressant de voir comment le groupe allait gérer le décalage horaire étant donné que deux jours auparavant, le groupe était au Wacken Open Air. J’avais surtout hâte de sentir si on allait avoir la même ambiance que lors de sa performance au Théâtre Corona Virgin Mobile, qui fut pour moi le meilleur concert de l’année 2015. Pour le peu de temps accordé, le groupe s’est concentré sur certains incontournables tout en présentant une chanson du dernier album et une chanson de l’album «A Twist In The Myth» paru en 2006. Ce qui m’a surpris le plus, c’est le fait que Blind Guardian ait fini leur prestation avec l’excellente chanson «Valhalla» alors que d’habitude, il finit avec «Mirror Mirror», qui est ma chanson préférée du groupe. Le groupe est visiblement en forme malgré tout même si les membres du groupe restent davantage dans leur coin se contentant de jouer les notes. Seul le chanteur bougeait de gauche à droite de temps en temps pour capter l’attention des festivaliers tout en ayant une voix sublime et en forme pour sa prestation. Dans les refrains les plus connus du groupe, le public chantait littéralement avec lui, mais j’ai trouvé que c’était moins impressionnant qu’au Théâtre Corona Virgin Mobile où ce fut l’un des meilleurs concerts que j’ai vu de ma vie. Et évidemment, les gens criaient et applaudissaient après chaque chanson. Malheureusement, le temps est passé très rapidement et ce fut la fin de leur prestation.

Enfin un 45 minutes de pause avant de voir un peu de brutalité avec Suffocation qui a pris congé de la tournée Summer Slaughter pour venir tripper à Montréal. Et surprise, ce n’est pas le chanteur de Disgorge au micro, mais bien le bon vieux Frank. Et comme lui seul est capable de le faire, à chaque rythme rapide des riffs destructeurs du groupe, il a agité sa main droite au-dessus de sa tête. Suffocation est un autre groupe qui est resté fidèle à lui-même. En effet, les gars ont misé sur le côté «old school» dans leur prestation en présentant des incontournables comme «Infecting The Crypt», «Breeding The Spawn» ou encore «Liege Of Inveracity». C’est sûr que je me serais attendu à plus de mouvements sur la scène, mais ce ne fut pas le cas étant donné que les gars sont restés dans leur coin. Du côté de la foule, c’était surtout des amateurs de Death Metal qui étaient réunis et ils appréciaient chaque seconde de la prestation «old school» de Suffocation. Sans oublier le gros «moshpit» violent qui a duré pas mal toute la prestation. Lorsque les gens couraient en rond dans cette arène de combat, il y avait tellement de poussières qui se propageaient dans les airs que ça créait même un effet de tornade, ce qui était visuellement intéressant même si on ne voyait presque plus les membres du groupe sur scène dépendamment de l’endroit d’où on regardait la scène. Comme d’habitude, Suffocation et Montréal sont faits pour être ensemble et cette histoire d’amour n’est pas prêt de s’arrêter.

Après la performance brutale de Suffocation, c’était au tour de Killswitch Engage de divertir le public. C’est un groupe que je n’ai pas eu beaucoup la chance de voir en concert, mais j’étais curieux de les voir performer. Globalement, les gars étaient très en forme et bougeaient souvent sur la scène de gauche à droite tout en jouant des pièces dont je suis plus ou moins familier. Je dirais que le choix de chanson était solide étant donné que j’ai quand même pas mal trippé. Et comme à leur habitude, le public du Heavy Montréal a eu droit à une excellente reprise de Ronnie James Dio avec la pièce «Holy Diver» parfaitement exécutée en guise d’avant-dernière chanson de leur prestation. Je dirais même que ce fut le moment fort de leur prestation puisque la réaction de la foule a été extrêmement positive. Encore une fois, ce fut pour moi une prestation courte et disons que ça ne m’aurait pas dérangé d’entendre davantage de chansons de la part du groupe parce que j’étais dedans.

Un autre incontournable de la scène du Death Metal repose sur Napalm Death. Je vais résumer de la même manière que j’ai résumé la performance de Kataklysm: ils sont restés fidèles à eux-mêmes. Si les autres membres ne bougeaient pas tant que ça puisqu’ils restaient essentiellement dans leur coin tout en exécutant les pièces l’une après l’autre de façon intense et agressive, le chanteur ne se privait pas de divertir son public. En effet, il était celui, comme d’habitude, qui bougeait le plus sur la scène tout en chantant ses notes de façon impeccable. Petit fait amusant: à peine trois minutes après le début de la performance, le chanteur a glissée sur la scène, mais fort heureusement, il s’est rapidement relevé pour nous en mettre plein la vue. Au niveau sonore, je dirais que je n’ai absolument rien à dire étant donné que le son était tout simplement parfait sans que le technicien de son ait quoi que ce soit à arranger. On entendait tout le monde très parfaitement et ça restait intense. Du côté de la foule, on voyait clairement que Napalm Death avait réuni tous les amateurs de Metal extrême en plus de quelques curieux. Il n’était pas rare d’entendre le public donner une grosse ovation à l’un des plus gros groupes de Metal extrême sur la planète. Et comme d’habitude, on pouvait assister à un très gros «moshpit» où les gens s’en donnaient à cœur joie à foncer sur tout ce qui bougeait et accueillait tout individu qui osait se joindre dans cette espace de combat. Même après une heure, les gens en voulaient plus et malgré que le groupe ait joué la plus longue «setlist», en terme du nombre de chansons, la demande fut très forte pour que le groupe joue encore et encore.

Volbeat est le suivant et la foule était très nombreuse pour regarder leur performance. Auparavant, j’avais écouté quelques chansons et je n’avais pas accroché. Pour être resté à les écouter le temps de 6-7 chansons, j’ai compris pourquoi ce groupe ne mérite pas le succès qu’il connaît en ce moment et c’est assez flagrant comment je n’ai pas aimé ce que j’ai vu et entendu. Avant de parler du négatif, je tiens à dire certaines choses positives. Tout d’abord, les gars bougent beaucoup sur la scène. Le chanteur a une voix quand même originale par rapport au contenu (la musique) et a une très bonne communication avec son public qui était très heureux de voir le groupe et répondait à chaque appel du chanteur. Mon problème avec le groupe vient de ses compositions. Musicalement, c’est un mélange de Metal avec du Rockabilly et du Hard Rock, mais qui recrache exactement tout ce que l’on pouvait entendre à partir des années 70, dans les années 80 et un peu des années 90. Dès les premiers riffs, ça ressemblait beaucoup au riff principal de «Burn It To The Ground» de Nickelback. La chanson suivante, c’était un mélange flagrant d’AC/DC avec un groupe Rockabilly alors que le son ressemblait à celui de Motörhead en un peu moins lourd. Normalement, je bougerais un peu la tête, mais ce ne fut absolument pas le cas tellement que je remarquais trop de défauts dans leur musique. C’est tellement ordinaire que ça devient plate et du déjà entendu à la tonne, ce qui rend leur performance ordinaire et plate.

Pour terminer les hostilités du Heavy Montréal, je ne suis pas allé voir Disturbed, mais plutôt Candlemass qui était pour moi les vrais «headliners» de cette journée. Candlemass est mon groupe préféré dans le Doom Metal et je ne voulais pas manquer une seule seconde de sa performance. En plus, j’ai la chance de m’installer pour voir le groupe à la première rangée, la seule performance à laquelle j’ai assisté de la première rangée tout le long du Heavy Montréal. Je me croisais les doigts pour que sa performance soit épique. Comme de fait, les vétérans du Doom Metal ont fait une performance au-delà de mes attentes malgré que le groupe n’a pas joué autant de classiques que j’aurais voulu en entendre. N’empêche que la «setlist» était très solide. Sur scène, les gars bougeaient quand même pas mal tout en se concentrant principalement sur l’exécution des pièces. Pour une première fois, les gars de Candlemass étaient visiblement très heureux de voir autant de personnes devant la scène à brandir le bras vers eux avec le signe des cornes du diable tout en chantant certains passages des chansons plus connues du groupe. Comme je le souhaitais également, le groupe a eu le droit à une excellente ovation de la part du public. La seule chose que j’ai à dire sur cette performance est que pour moi, le son était trop fort et particulièrement le «bass drum». Mais mis à part ça, on entendait tout le monde parfaitement. D’autant plus que l’exécution des pièces était magique au point que je sentais au fond de moi-même une immense satisfaction d’entendre ce groupe joué devant moi au lieu de sur mon lecteur MP3. Comme je connais Mats Levén depuis quelques années pour sa contribution avec Yngwie Malmsteen, mais surtout avec Therion, j’avais des grosses attentes envers lui au niveau de sa performance. Que dire? Tout simplement parfait. Le chanteur est tout simplement charismatique en bougeant sur la scène et en étant très gestuel lorsqu’il chantait ses parties. Sa voix concordait parfaitement avec la musique et la philosophie de Candlemass. Jamais pendant l’heure que le groupe a joué, je l’ai senti fatigué. Il a été «top shape» tout au long de la performance et avait une bonne chimie avec le public, mais aussi avec les autres musiciens. Bref, pour une conclusion de festival ce fut l’un des moments les plus intenses que j’ai vécu au Heavy Montréal en assistant à l’un de mes groupes préférés dans la musique et j’espère sincèrement que j’aurais l’occasion et le privilège de revoir le groupe à Montréal ou ailleurs dans le monde.

Top 5 des meilleures performances de la journée:
1- Candlemass
2- Napalm Death
3- Blind Guardian
4- We Came As Romans
5- Hatebreed

En conclusion, ce fut encore une fois une très belle fin de semaine où j’ai assisté à des performances impressionnantes tandis que d’autres étaient moyennes ou pas vraiment bonnes. Vous verrez en dessous mes points positifs et mes points négatifs du Heavy Montréal en plus de plusieurs sections originales.

Points positifs

Dans cette section, je vais vous énumérer les points positifs que j’ai remarqués au Heavy Montréal et évidemment je vais vous dire pourquoi.

Le premier point positif poursuit dans la même lignée que les années précédentes et ça concerne certains groupes. Depuis deux à trois ans, les organisateurs nous amènent des groupes qui font des visites très rares à Montréal (voire même au Québec). Cette année, on a eu le droit à Candlemass, Fear Factory, Mantar, Alter Bridge, etc. Il y a de quoi pour plaire à tous les fans de Metal dans cette sélection. Honnêtement, j’espère que les organisateurs ne vont jamais lâcher cet aspect parce que je considère ce point comme étant important. Voir des groupes qui viennent rarement est toujours plus attirant que des groupes qui viennent souvent.

Le deuxième point positif que je peux donner est bien sûr personnel, mais j’ai toujours cette chance de voir tous les groupes que je veux vraiment voir sans qu’aucun n’entre en conflit. Mis à part un groupe que j’aurais voulu voir, disons que tout le reste a été nickel pour moi.

Pour le point suivant, je vais aborder la disposition des scènes pour le festival. J’avoue que j’étais très réticent quand  l’emplacement des scènes a été dévoilé par le biais d’une vidéo. Je me souviens d’avoir commenté en disant «beurk». Mais une fois sur place, ce n’était pas si pire que ça. Même que c’est mieux. J’avais seulement la crainte que le son de la scène Molson Canadian enterre le son de la scène Blabbermouth.net parce que les deux scènes jouaient en même temps tout le temps, mais finalement ce ne fut pas le cas. L’accès entre les deux scènes principales est beaucoup plus facile pour passer de l’une à l’autre que sur l’ancien site. Je ne serais pas contre que le festival conserve ce site.

Ce que j’ai aimé de la programmation du festival, c’est le côté «old school». Je trouve qu’il y a toujours ce côté qui revient assez fréquemment avec plusieurs groupes qui ont marqué leur génération, mais la nouvelle également. Cette année, le côté «old school» était largement concentré sur la scène Death Metal. Carcass, Napalm Death, Kataklysm et Suffocation sont tous des groupes qui ont grandement contribué à leur scène et même que les deux premiers nommés ont contribué largement au genre qui est le Grind Metal. Souvenez-vous qu’il y a deux ans, le côté «old school» était concentré sur les groupes de Thrash Metal.

Par rapport à l’année passée, le son était très bon et les petits défauts qu’on pouvait remarquer étaient corrigés la plupart du temps assez rapidement. On entendait pas mal bien tout ce qui jouait sur scène. Tout ce que j’espère, c’est que ce n’est pas un «pattern» puisqu’en 2013 et 2015, le son n’était pas fameux alors qu’en 2014 et cette année, le son était au contraire très bon. D’autant plus que si on assistait à une performance sur la scène Blabbermouth.net, on n’entendait pas ce qui jouait sur la scène Molson Canadian, sauf entre les chansons naturellement. Et le son du festival de l’Ilesoniq qui se tenait simultanément dans une autre portion de l’île n’a pas enterré le son d’aucune scène du Heavy Montréal. Le seul endroit où j’ai pu entendre ce qui jouait à l’autre festival, c’est à l’entrée du site.

Le dernier point positif que j’ai trouvé est la capacité des organisateurs à trouver des remplaçants et à modifier l’horaire rapidement. Comme chaque année, ce n’est jamais plaisant d’avoir des groupes qui annulent et cette année, certains ont dû annuler presqu’à la dernière seconde. Heureusement, les organisateurs ont trouvé des bons remplaçants et ont su donner le ton au festival malgré tout.

Points négatifs

Malheureusement, il y a toujours un petit quelque chose à redire sur ce qu’on n’a pas aimé durant le festival. Il s’agit de faire une critique constructive qui vise, du moins je l’espère, à améliorer certains détails pour une fin de semaine de rêve.

Le premier point négatif est tout simplement flagrant. C’est le manque de toilettes disponibles sur le site. J’ignore le nombre total mise en place, mais je peux vous dire qu’il n’y en avait pas assez pour le nombre de festivaliers sur le site et juste à un endroit, pas loin de la scène Blabbermouth.net, il y avait trois files d’attente pour accéder à des bécosses. Je peux comprendre que le nombre de personnes qui ont assisté au Heavy Montréal a probablement diminué cette année par rapport à l’année dernière, mais ce n’est pas une raison valable pour ne mettre qu’une poignée de toilettes pour un festival.

Le deuxième point que je veux aborder, et désolé de faire mon critique culnaire à la Gordon Ramsay, mais je ne peux pas passer à côté et je dois aborder la qualité de la nourriture des tentes casse-croûte, pizza, etc. Par exemple, samedi, j’ai pris un hamburger avec des frites et j’ai presque vomi tellement que ça goûtait mauvais. Les frites n’étaient presque pas chaudes, même pas assaisonnées et on pouvait goûter le surgelé dès la première bouchée. La boulette de viande ne goûtait presque rien, aucune saveur, extrêmement fade et en plus,le tout était froid. Sans oublier que le pain n’était pas cuit. Honnêtement, j’aurais dû demander un remboursement tellement que c’était mauvais parce que ce fut l’un des 10$ les plus mal investis de toute ma vie. Même l’espèce de «food truck» où j’ai pris un hamburger Angus avec des frites avait quelques défauts dans sa nourriture. Pour le prix que les festivaliers payent, on s’attend à de la meilleure qualité.

Le prochain point est quelque chose de similaire, mais ça concerne les files d’attente pour pouvoir remplir sa bouteille d’eau. Selon le plan du site, il y avait deux postes de remplissage, mais je crois que l’un des deux était dans la zone VIP, ce qui réduit à un seul et unique endroit pour la majorité des festivaliers pour remplir leur bouteille d’eau. Peu importe le moment au cours de la fin de semaine, les files d’attente n’ont jamais diminué et il y avait, selon ce qu’on m’a dit, environ 10-12 robinets pour plusieurs milliers de festivaliers. Est-ce que le but d’avoir mis si peu d’endroits pour remplir sa bouteille était d’augmenter les ventes des bouteilles d’eau? Ou est-ce simplement une négligence de la part des organisateurs? C’est quand même ironique qu’ils se donnent la peine d’afficher plusieurs fois comme message de bien s’hydrater. Ce n’est certainement pas avec de la bière que ça va marcher. Il faudrait s’améliorer là-dessus.

Le dernier point que j’aimerais identifier comme étant quelque chose qu’il serait utile à améliorer concerne le fait que plusieurs endroits qui vendaient de la nourriture et de la bière n’avaient pas une machine qui permettait de payer avec une carte de débit ou une carte de crédit. Saviez-vous qu’il y a un peu plus de 72 millions de cartes de crédit qui sont en circulation au Canada, ce qui représente le double de sa population. Dans ce chiffre, on ne compte pas les touristes qui représentent plus de 10 millions par année et qui ont fort probablement aussi une carte de crédit. Il serait important que les organisateurs puissent fournir au moins une machine à chaque endroit où on vend de la nourriture et/ou de la bière. On me dira qu’il y avait des machines ATM. Cependant, je tiens à rappeler que ce n’est pas tout le monde qui a le goût de payer 5$ de frais, si ce n’est pas plus, et en plus, n’oubliez pas que certaines machines ATM appartiennent à la mafia. Si vous pensez que je délire là-dessus, je vous invite à faire vos petites recherches. Si certaines gens payent en argent comptant tout au long du festival, tant mieux, mais des gens comme moi utilisent beaucoup la carte de crédit pour faire des paiements (sans pour autant m’endetter). Et avec le chiffre que j’ai donné plus haut, c’est assez convaincant pour que tous les endroits où il y a nourriture, marchandise et boisson de tenir une machine qui permet aux consommateurs de payer avec leur carte de débit ou de crédit.

Achats de la fin de semaine

Voici la liste dees achats que j’ai faits sur place et je me suis trouvé sage par rapport aux années précédentes:
Chandail de Vastum: 40$
Hamburger: 6.50$
Frites: 4.50$
Hamburger Angus: 7$
Frites: 4$
Bouteille d’eau: 2.50$
3 bières avec le verre Heavy Montréal: 27$
TOTAL de 91.50$

Top 10 des meilleures performances

Pour finir ma critique du Heavy Montréal, j’ai pensé qu’il serait intéressant de vous présenter mon top 10 des meilleures performances auxquelles j’ai assisté. J’aimerais seulement que vous notiez qu’il s’agit d’une opinion personnelle et que ce n’est pas mes deux choix #1 de chaque journée qui occupent les deux premières positions:
1. Sabaton
2. Nightwish
3. Candlemass
4. Napalm Death
5. Vastum
6. Blind Guardian
7. We Came As Romans
8. Hatebreed
9. Sebastian Bach
10. Mastodon

 

Marc-André Jobin