Monolord - Vaenir

 

Monolord

«Vaenir»

RidingEasy Records

2015

 

Monolord est un trio de sludge/doom métal qui vient tout droit de Gothenburg, Suède. Le trio, formé en 2013, est composé d’un chanteur/guitariste, d’un bassiste et d’un joueur de batterie. Le groupe a à son actif deux albums. Le premier album s’intitule «Empress Rising» sorti le 1er avril 2014 par le label Easyrider Records. Le deuxième album, auquel je m’intéresse dans ma revue, s’intitule «Vaenir» et sortira le 28 avril via le label RidingEasy Records. Voyons voir ce que cet album vaut.

Musicalement, comme je l’ai dit dans mon introduction, c’est du sludge/doom métal. Je dirais que le groupe se penche principalement sur le côté doom, mais il arrive que le côté sludge se manifeste de temps en temps. Le son du groupe est lent, simple et lourd comme dans les groupes classiques du doom métal que j’adore énormément. Pour moi, ce son est venu me chercher automatiquement. Cependant, les compositions ne sont pas si originales puisque n’importe quel amateur de doom métal a déjà entendu de nombreux riffs à travers les groupes classiques du même genre.

Seulement six chansons sur l’album mais le total fait plus de 50 minutes et la durée des pièces est extrêmement variée. D’ailleurs, «Vënir», la plus longue avec une durée de 16 minutes et 49 secondes mais qui m’a paru comme une chanson de 7 minutes (ce qui est bon signe), est mon coup de cœur pour les mélodies, mais aussi pour la lourdeur. C’est d’ailleurs une excellente chanson pour finir un album de doom métal et on peut le remarquer dans ses dernières minutes. À l’opposé, «The Cosmic Silence», l’avant-dernière chanson de l’album, différente du reste et qui est de loin la plus courte de l’album, comme une interlude a ajouté un côté mystérieux et très intéressant et aurait facilement pu se retrouver comme bande sonore dans un jeu vidéo de la série «Silent Hill».

Concernant la voix, je ne sais pas quel est le nom de l’effet que le chanteur utilise, mais j’avoue que c’est le côté que j’ai aimé le moins de cet album. Est-ce que c’est pour rajouter un côté mystérieux et psychédélique? Ou bien, est-ce parce que le chanteur est inspiré, en partie du moins, par le chanteur d’Electric Wizard? Possible, mais j’ai toujours eu une préférence pour les chanteurs qui utilisent leur voix sans effet.

Au niveau de la production en général, c’est très bien. C’est exactement ce que l’on peut s’attendre d’un groupe de doom métal. Par contre, par bout, j’ai eu l’impression que le son était plus fort pour les moments forts de cet album. Par exemple, dans leur deuxième chanson intitulée «We Will Burn», on peut constater ce changement radical à partir de 4 minutes et 47 secondes. Pas que ça me déplait complètement, mais c’est ce genre de détail minime que je trouve bizarre et il est difficile de passer à côté.

En conclusion, malgré quelques défauts, «Vaenir» est un bon album pour les amateurs de doom métal. Comme je l’ai dit, si vous cherchez quelque chose d’original, ce n’est peut-être pas le bon album à se procurer, mais si vous vous en fichez de l’originalité et que vous voulez un bon vieil album de doom, il est parfait pour vous. N’empêche que j’ai apprécié son écoute. Je tiens à remercier Sheltered Life PR qui m’enrichit dans ma soif de connaissance musicale avec l’occasion de découvrir un groupe de doom métal qui partage beaucoup mes goûts.

7/10

Marc-André Jobin