Une Soirée Pas Comme Les Autres…

553133_10151207153668461_1515896441_n

Dirt Cannon qui détruit la place! Veuillez noter l’exposition de peintures par des artisans de Québec sur le mur du fond.

 

C’est toujours quand tu entres dans une sorte de routine que quelqu’un ou quelque chose arrive de n’importe où et change ta perception ou manière de faire les choses.

C’est ce qui m’est arrivé vendredi soir, après une journée passée à la shop (je suis co-propriétaire de Creative Custom Tattoo) à faire le foutu inventaire, rendez-vous avec la comptable, etc.  Je passe ensuite ma vie sur la route à courir les shows pour Ondes Chocs, à l’aide de mon staff, aux quatre coins du Québec, mais ce vendredi ça se passait à la nouvelle salle Noise Isn’t Noise au 221 St-Vallier Ouest à Québec.  Donc, je restais dans mon patelin, à mon plus grand bonheur, et pour une raison que j’ignore encore, j’étais vraiment excité depuis 2 semaines en pensant au lineup qui nous était présenté par David Raymond Leblanc; Black Khox, Aly The Band et Dirt Cannon.

Avant de continuer avec la critique du show, j’ai cru bon de parler quelques minutes avec le principal concerné, David Raymond Leblanc,  et je vous présente la discussion et quelques images de la soirée.  Tenez compte que le tout était TOTALEMENT improvisé, un vidéo n’ayant pas été discuté avant le show.  Quand même content du « feel » et des infos recueillies.

Alors, armé de mon éternel iPhone avec écouteurs pour être sûr de ne pas passer une crisse de seconde de ma vie sans musique qui me drive dans les oreilles, d’une caisse de bière parce que c’est une salle « apportez votre alcool » (la belle vie, man!), mais SURTOUT d’un ami qui devient tranquillement un homme de confiance et partenaire au niveau des photos (et vidéo aussi dans ce cas-ci, what a great job you did in a few hours, thanks!), Alex Deleon Cativo, on s’est présenté à la nouvelle salle avec aucune idée pré-conçue.

Une chance.

Quand tu arrives à l’adresse de la salle, la porte est barricadée et un écriteau nous invite à entrer par la porte de garage à gauche. Pas ouverte,  nonon, ouvre la toi-même ta crisse de porte de garage… j’adore déjà et je ne suis pas encore en-dedans!!!  Voici de quoi je parle:

 

852_10152350351310018_810237646_n

Photo: David Raymond Leblanc

 

Un couloir entre deux bâtiments se cache derrière la porte de garage et on entre dans le fond à droite dans une ancienne friperie qui a sensiblement les même dimensions qu’un grand appartement, avec à notre gauche « La Loge des Artissss » (sic), en face le rack qui sert de vestiaire et aussi une table où le très minime 5$ est sollicité par les visiteurs (gros méga merci à David pour l’accès à l’évènement).  Tout se passe à droite, où on entre dans un genre de grand salon au plafond élevé avec une cage d’escalier (qui mène à une des toilettes disponible) dans le milieu du mur de gauche et la scène en face de nous, qui est au niveau du sol, une situation que j’aime bien, car le contact avec les artistes est meilleur selon moi.

J’avais même pas idée comment cette dernière phrase allait s’avérer vraie au courant de la soirée…

150658_10151207153638461_813499370_n

Dirt Cannon

 

On tombe tout de suite sur une panoplie de monde qu’on connaît, comme Louis-Olivier de Endless Horizon (man, ton rire est TROP entraînant!), Vincent Dion (ancien chanteur de Burial et Leonos qui déménage à Montréal, si un band se cherche un chanteur GRAS, ciboire, il est dispo, sautez dessus!) et bien sûr les musiciens des bands de la soirée, avec qui je jase souvent sur Facebook, mais dont la rencontre se fait pour la première fois dans le cas de deux groupes!

Ce qui n’était pas une première pour moi est un show du band de Québec, Black Khox.  Le groupe de stoner/southern metal joint le talent de 3 bands de Québec: The Aftermath (William), Unfallen (Francis, Maxime) et Agnès Beauregard (Christian)… mais fuck ça devient redondant, parce que encore une fois les fuckés nous ont livré une excellente prestation dans une atmosphère chaude, unique et surtout entassé.  Vous devez comprendre qu’on est collé sur les musiciens, on est réellement comme dans un party de fraternité avec un band dans le salon.  Aussi simple que ça.  J’ai peut-être senti un peu moins de contact avec la foule de la part du chanteur et du reste de la troupe, mais peut-être que les conditions étaient différentes et surprenantes autant pour eux que pour moi.  Je ne pourrais pas le jurer, mais je crois qu’ils ont incorporé un petit jam vers le milieu de leur set, j’ai oublié de le demander après le show.  Regardez, on tournera pas autour du pot, si vous aimé votre métal gras, dégoûlinant de pesanteur et gratuit, voici le lien pour télécharger gratuitement leur démo.  On parle d’influences de Mastodon, Down et comme il le mentionne si bien sur leur page Facebook: Beer!  Ce qui me fait tripper de ce band là est que les membres ont l’air de tripper en jouant, il y a un beau petit buzz autour de leur nom et si leur premier album se tient et offre de quoi de solide, c’est sûr qu’ils pourraient se faire une base de fans très intéressante.

 

63723_10151207097193461_584425297_n

Max de Black Khox

 

Il était temps d’aller entre les deux bâtiments pour jaser avec David et Yan de Unfallen qui était venu supporter leurs confrères (et qui sont très souvent dans les shows , comme plusieurs autres musiciens de la scène underground de Québec… ÇA c’est supporter la scène) et aussi d’autre monde cool, car oui, avec la place que t’as pour bouger un peu partout sur les lieux, t’as pas le choix d’être entouré par du monde le fun pour passer du bon temps…

 

IMG_8505

Le couloir entre les deux bâtiments qui mène de la fameuse porte de garage dans le fond jusqu’à l’entrée de la salle.

 

Aly The Band se prépare, on serre la main à Alex et Frans qui suivent déjà Ondes Chocs (malade se faire dire ça les boys!) et c’est le temps de partir.  Dans tous les sens… La salle s’EMPORTE comme si quelqu’un aurait mis le feu et on est témoin d’un slam de salon!  Faites juste imaginez la scène!  Le punk/hardcore de la formation du Saguenay ne fait qu’envenimer la situation et après la deuxième track, le bassiste Alex déclare qu’après seulement le temps de deux tounes, c’est déjà dans les meilleurs shows du band.  Crisse!  Faut vraiment être là pour le croire. Si je peux me permettre Alex, tu l’as en esti l’affaire en show (comme tes chums aussi d’ailleurs…) avec ta personnalité et tes faces/manières qui donne le goût d’être chummey immédiatement avec toi et te serrer ben fort (lolol).  Sérieux, quelle belle découverte scénique.  Les côté gras du vocal est assuré par Frans et les ‘cleans’ sont la responsabilité d’Alex, qui en met en masse et garde ça entraînant.  Le beat me plaît beaucoup aussi, mais je dois avouer que je suis curieux de consulter l’album au complet pour savoir si il me tiendra en haleine tout le long.  L’énergie y est certainement, ce qui reste à voir est le produit hors scène, pour mes goûts personnels bien sûr.  J’aimerais mentionner le t-shirt du drummer avec une pédale de double-bass drum avec un cercle et une barre rouge dessus comme les pancartes d’interdictions! Nice touch \m/

David Chiasson, chanteur de Pray For A Sunset, nous jase ça en masse (en plus d’être un participant très actif des slams qui sont actif toute la soirée), Patricia Morin aussi, une actrice connue de la scène underground punk-rock à Québec, que j’avais pas vu ça fait trop longtemps et aussi David Ouellet, bassiste de Never More Than Less. Cheers à vous trois!  En passant, Alex, une douze c’était pas assez, man…

Le band précédent nous avait averti que ça allait brasser avec le dernier band et c’est avec Oli qui nous demande de se garder serré que Dirt Cannon se lance dans l’interprétation de son album « Get Beaten », un mélange de hardcore et punk qui offre encore une excellente collaboration entre le chanteur qui fait les gras et un des deux guitariste qui s’assure des ‘cleans’.  Leux mix est particulièrement intéressant, d’ailleurs.  Oli sonne vraiment comme Keith Buckley de Every Time I Die, ce qui est un compliment.  Étant le troisième show en 3 jours (Montréal et Trois-Rivières), on pouvait sentir une petite fatigue chez lui, mais le gars sait comment donner un show, c’est un pro.  Ajouter à ça Julien à la basse qui veut tout casser dans son petit coin serré et vous avez une foule qui réagit encore plus fort que le band précédent.  On est témoin de body-surfing (ta caméra était où Alex!) dans une pause de slam, un peu surréaliste comme situation, mais c’est la magie de la soirée.  Pour ce que je connais de l’album, bonne interprétation de la formation montréalaise avec de l’énergie en masse et une électricité qui se partageait entre le band et la foule.

Après le carnage, j’ai été parler avec David de sa salle, ce qui a donné le vidéo totalement improvisé qui est disponible plus haut.  Le gars, de ce que j’ai pu voir à date, a vraiment une passion pour ce projet qui est inspirante.  Lâche pas, man, changer les règles est habituellement du travail, mais avec le soutien de la foule métaleuse de la vieille capitale qui existe présentement pour cette salle, y’a pas de raison de lâcher.

 

293608_10151207153723461_1288941002_n

Dirt Cannon

 

Alex de Aly The Band

Alex de Aly The Band

 

427667_10151207153803461_236993736_n

Dirt Cannon

 

Aly The Band

Aly The Band

 

541017_10151207097423461_1504438962_n

Nouvelles de la Scène Heavy Québécoise du 5 janvier 2013

L’année 2013 vient à peine de commencer et déjà ça déborde d’action. Les shows continuent sur leur lancée de cet automne avec autant de line up malade. ONDES CHOCS aussi a un line up de malades et on a maintenant un petit nouveau, Luc Saint-Laurent, qui se joint à nous et nous offrira toutes sortes de trouvailles. Allez lire sa 1ère chronique, Les Échos d’Outre-Monde.

Aujourd’hui, c’est le retour des capsules de Super Dave qui frappe fort avec une entrevue de XEN de NE OBLIVISCARIS, un groupe australien qui s’est vu attribué notre choix pour le meilleur album de 2012 sur la scène étrangère. Il jase aussi avec des membres de OGMIOS, un groupe de folkmetal de la région de Montréal qui a sorti un démo de 5 pièces que vous pouvez télécharger GRATOS.

On a aussi plein d’autres articles à vous faire lire. Une nouvelle Chronique de l’Étrange. On y parle de Native Metal. Ya aussi une nouvelle Chronique nécrologique. On peut faire confiance à Daimon pour nous déterrer les morts!!

 

  • Vous êtes tannés des tounes de Nöel et voulez vous réconforter avec votre moi intérieur. Écoutez FEAST OF CORPSES. Pis vous pouvez vous procurer leur album ICI.

 

 

  • Hier soir, j’ai vu A HITMAN’S BUSINESS au Café Chaos. Leur album s’en vient. Voici quelque chose pour vous donner une idée.

 

 

  • SAWYERPATH font le lancement de leur album, »Enter the fog« , dans moins d’une semaine. Toutes les raisons sont bonnes pour se pointer aux Foufs et venir tripper avec eux !! mercredi 9 janvier avec Mystify , Understone et Korum.

 

276659_409539719117086_1848769152_n[1]

 

 

 

  • Voici un teaser pour le clip à venir de la pièce Condemned to desolation de l’album Reign through immortality par ERIMHA

 

Erimha – video clip coming soon from Jim Brunelle on Vimeo.

 

 

  • Connaissez-vous SANGUINE GLACIALIS?? Ils se retrouvent dans les découvertes 2012 de Musique d’une Nation!

 

  • Les gars de HANG THEM ALL nous en promettent avec leur nouvel album.

New album is in progress! Vocals remains, everything is almost done! Can’t wait to make your ears bleed, CHEERS!

 

  • FLESHWORM INFECTION  vont finir le nouveau stock dans les prochaines semaines et nous donner bientôt un extrait de comment ça va sonner.

 

  • Jerry de ARAPACIS nous promet « some tasty riffs » dans leur nouveau stock!

 

  • Vous pouvez précommander maintenant l’édition numérique du premier album de EPIPHANY FROM THE ABYSS,  »Generation of the Hopeless » qui sera disponible sur iTunes le 1er février!

 

  • Le groupe CARDINALS PRIDE font maintenant partie de la famille URSA Clothing aux côtés d’excellents bands dont Skip The Foreplay, Close To Home, Crown The Empire et plusieurs autres! Allez jeter un coup d’oeil!

 

Hey everybody out there in internet land, Manuel (lead guitarist) here and as some of you know I’ve achieved every guitar players worst nightmare which is severly fracturing my left wrist while I was drunk. Now I must have surgery next week with 3 metal pins sticking out of my fucking wrist. Good news is I WILL be able to play again in the next 3-4 months including physiotherapy, new recordings may be a bit delayed but I promise everyone that they will the best and heaviest DOTC tracks you have ever heard and that I will unleash my fucking venom when I’m back. Until then cheers my friends!!! \M/

 

388266_10150269291659950_811306024_n[1]

 

 

Vous avez un groupe ou vous produisez des spectacles, ONDES CHOCS vous offre une vitrine sans pareille qui vous permet de rejoindre plus de 1000 malades du métal et de tous ses dérivés. Envoyez-nous vos nouvelles à daverouleau@gmail.com ou à lexivian2003@yahoo.ca ou encore utilisez notre boîte de messagerie sur notre page Facebook. ONDES CHOCS est là pour vous!!

Chronique de l'Étrange 18

Un autre Temps des Fêtes de passé… Le foie se remet tranquillement, quelques caisses de bières vides sur la galerie qui vont aider à payer le compte de Visa durement éprouvé, quelques reflux gastriques à la seule vue des restants de tourtière dans le frigo, un gilet de laine trop grand et d’une couleur que je ne connaissais même pas l’existence et que je devrai ressortir la prochaine fois que je reverrai Mémère… Une chance que ça n’arrive qu’une fois par année, burp!

Mais alors que le sous-sol de Mononc’ Roger et les bars de la Province étaient remplis de fêtards assoiffés, une révolution sociale se mettait en mouvement dans plusieurs villes et villages partout au Canada. Appuyés par des milliers de gens à travers la planète, Idle No More se veut le penchant autochtone du Printemps Érable ou du Occupy Wallstreet. C’est en réponse au projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui met en jeu les droits et acquis des Traités signés à l’époque et qui est en violation de la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones de l’ONU, que les Premières Nations se sont mobilisées et ont marchés dans les rues de plusieurs ville canadiennes. Leurs revendications sont hautement justifiées et les répercussions sur toute la population de cet autre projet de loi  »Mammouth » pourraient être catastrophiques, compte tenu du fait qu’il touche la gestion et l’avenir des cours d’eau et lacs à travers le Canada.

 »Hey, c’est ben beau tes affaires de politique mais c’est quoi l’ostie de rapport avec la musique, Chose? »

Attends, Bâtard, j’y arrive… L’image des amérindiens a été rudement mise à l’épreuve après la Guerre d’Oka et toutes les crosses qui sévissent sur les réserves mais c’est un peuple fier qui, malgré les drames du passé, sait se tenir debout et qui a à coeur de préserver ses traditions. Cependant, les plus jeunes se tournent souvent vers le Hip Hop pour exprimer sa colère et ses préoccupation. Tout le monde connait ou a entendu parler de Samian ou Anodajay, mais malheureusement, rares sont ceux qui ont explorés le Métal comme moyen d’expression, du moins au Québec. 4 jeunes de Pikogan, en Abitibi, ont par contre décidé de former un groupe au milieu des années 2000. Après quelques années à se faire la main sur le répertoire de Metallica, Megadeth et Iron Maiden, les 4 cousins Ruperthouse ont formé Realityet c’est en mars 2010 qu’ils produisent l’album  »Screaming My Rage ». Le style y est cependant conventionnel et chanté en anglais. C’est au niveau de l’écriture que Brandon et ses compères nous racontent leur réalité d’autochones.

Du côté de la Colombie-Britannique, Gyibaaw se sont quant à eux inspiré du Black Metal et, à la manière de plusieurs groupes Pagan européens, y ont inclus des sonorités indigènes ainsi que des textes dans leur propre langue, soit le S’malygax, parlé par le peuple Tsimshian. Un parallèle peut facilement être fait avec ce qui se fait en Norvège, ceux-ci prônant également un retour aux valeurs pré-colonialistes. Sur leur album  »Ancestral War Hymns », ils font l’éloge de ces batailles sanglantes où, bien avant que l’Homme Blanc ne vienne souiller leur Terre et leur croyance avec sa croix et ses Saints, les Dieux animistes prenaient soin des vainqueurs et des vaincus tombés au combat. Le band est toujours actif après 6 ans d’existence, bien qu’il n’ait produit qu’un album en 2009 ainsi qu’un démo et un split. À découvrir pour les amateurs d’histoire, de Black primitif et d’ambiances guerrières.

 

Du plein coeur des Appalaches, Nechochwen nous transportent eux aussi grâce à leurs atmosphères envoûtantes, en ces temps anciens, véritable hommage à la beauté majestueuse des Montagnes et l’esprit shamanique y est très présent. Utilisant quelques instruments traditionnels, c’est la guitare qui y est cependant à l’honneur, tantôt classique et progressive, tantôt flirtant avec le black metal dans de puissants passages sur leurs 3 albums, dont  »Oto » qui vient tout juste de parraître à la fin de 2012 sur l’étiquette Bindrune Recordings. Celle-ci distribut également Blood of the Black Owl, un autre groupe américain à saveur amérindienne, mais dans un registre plus près du Funeral Doom metal.

Bien que le  »Native Metal » semble un style plus qu’underground, certains musiciens autochtones ont toutefois réussis à avoir un succès planétaire. On n’a qu’à penser à Chuck Billy, lui-même de la tribu Pomo, qui nous a offert au cour de sa longue carrière des titres comme  »Trail of Tears »,  »Allegience » et  » Native Blood », véritable hommage à ses origines. Les peuples amérindiens étant assez unis, c’est cependant du Mexique que ce genre a eu un de ses plus grand allié, et ce, en la personne de Jesse Pintado. Le regretté guitariste participa à la fin des années 80 à la création de  »Resistant Militia », groupe quasi-mythique de Grind californien. La formation devint par la suite Resistant Culture et produisit 2 albums. les 2 co-fondateurs Anthony “Wolf” Rezhawk et Katina Culture, 2 autres membres de Terrorizer et au sang amérindien, continueront leur combat sur le 3ième effort et sur lequel on pourra aussi entendre leur ami de longue date Pete Sandoval. Il est certain que le groupe gardera sa touche particulière sur le très attendu  »Shamanic Healing ». Avec un nom comme Dan Swano derrière la console, les chants traditionnels et les instruments tribaux comme la flûte et le tambour trouveront le parfait équilibre avec le son aggressif des instruments dits plus modernes.

En conclusion de ce voyage au pays de la  »Musique de Sauvage », (comme disent certains esprits obtus), il ne faudrait pas oublier de mentionner l’influence que la culture autochtone Nord-Américaine a eu sur plus d’un musiciens, que ce soit dans le son ou encore la thématique. On n’a qu’à penser à  »Indians » d’Anthrax,  »Run to the Hill » d’Iron Maiden, le look d’Ian Astbury de The Cult, l’oeuvre quasi-complète de Crows, band allemand power métal des années 80… Un autre a ne pas négliger est sans contredit l’album  »Anonymous » de Tomahawk, autre projet complètement disjoncté de Mike Patton ainsi que d’ex-musiciens de Jesus Lizard,Battle, Helmet et Mr Bungle. Basé sur des enregistrements datant du 19ième siècle, ce troisième CD du groupe américain tire son titre du fait qu’aucun crédits n’y était inscrits. Un excellent album pour découvrir un son trop souvent parodié ou ignoré mais qui fait tout de même parti de notre histoire collective.


Intérressant de voir que ce peuple décide de se lever et, par des actions concrètes, faire oublier cette réputation de buveurs et de crosseurs. Tout ce qu’ils demandent, c’est le respect qui leur est dû en tant que Première Nation et de ne plus être ce Peuple invisible .

}:)~>

 

Chronique de l’Étrange 18

Un autre Temps des Fêtes de passé… Le foie se remet tranquillement, quelques caisses de bières vides sur la galerie qui vont aider à payer le compte de Visa durement éprouvé, quelques reflux gastriques à la seule vue des restants de tourtière dans le frigo, un gilet de laine trop grand et d’une couleur que je ne connaissais même pas l’existence et que je devrai ressortir la prochaine fois que je reverrai Mémère… Une chance que ça n’arrive qu’une fois par année, burp!

Mais alors que le sous-sol de Mononc’ Roger et les bars de la Province étaient remplis de fêtards assoiffés, une révolution sociale se mettait en mouvement dans plusieurs villes et villages partout au Canada. Appuyés par des milliers de gens à travers la planète, Idle No More se veut le penchant autochtone du Printemps Érable ou du Occupy Wallstreet. C’est en réponse au projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui met en jeu les droits et acquis des Traités signés à l’époque et qui est en violation de la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones de l’ONU, que les Premières Nations se sont mobilisées et ont marchés dans les rues de plusieurs ville canadiennes. Leurs revendications sont hautement justifiées et les répercussions sur toute la population de cet autre projet de loi  »Mammouth » pourraient être catastrophiques, compte tenu du fait qu’il touche la gestion et l’avenir des cours d’eau et lacs à travers le Canada.

 »Hey, c’est ben beau tes affaires de politique mais c’est quoi l’ostie de rapport avec la musique, Chose? »

Attends, Bâtard, j’y arrive… L’image des amérindiens a été rudement mise à l’épreuve après la Guerre d’Oka et toutes les crosses qui sévissent sur les réserves mais c’est un peuple fier qui, malgré les drames du passé, sait se tenir debout et qui a à coeur de préserver ses traditions. Cependant, les plus jeunes se tournent souvent vers le Hip Hop pour exprimer sa colère et ses préoccupation. Tout le monde connait ou a entendu parler de Samian ou Anodajay, mais malheureusement, rares sont ceux qui ont explorés le Métal comme moyen d’expression, du moins au Québec. 4 jeunes de Pikogan, en Abitibi, ont par contre décidé de former un groupe au milieu des années 2000. Après quelques années à se faire la main sur le répertoire de Metallica, Megadeth et Iron Maiden, les 4 cousins Ruperthouse ont formé Realityet c’est en mars 2010 qu’ils produisent l’album  »Screaming My Rage ». Le style y est cependant conventionnel et chanté en anglais. C’est au niveau de l’écriture que Brandon et ses compères nous racontent leur réalité d’autochones.

Du côté de la Colombie-Britannique, Gyibaaw se sont quant à eux inspiré du Black Metal et, à la manière de plusieurs groupes Pagan européens, y ont inclus des sonorités indigènes ainsi que des textes dans leur propre langue, soit le S’malygax, parlé par le peuple Tsimshian. Un parallèle peut facilement être fait avec ce qui se fait en Norvège, ceux-ci prônant également un retour aux valeurs pré-colonialistes. Sur leur album  »Ancestral War Hymns », ils font l’éloge de ces batailles sanglantes où, bien avant que l’Homme Blanc ne vienne souiller leur Terre et leur croyance avec sa croix et ses Saints, les Dieux animistes prenaient soin des vainqueurs et des vaincus tombés au combat. Le band est toujours actif après 6 ans d’existence, bien qu’il n’ait produit qu’un album en 2009 ainsi qu’un démo et un split. À découvrir pour les amateurs d’histoire, de Black primitif et d’ambiances guerrières.

 

Du plein coeur des Appalaches, Nechochwen nous transportent eux aussi grâce à leurs atmosphères envoûtantes, en ces temps anciens, véritable hommage à la beauté majestueuse des Montagnes et l’esprit shamanique y est très présent. Utilisant quelques instruments traditionnels, c’est la guitare qui y est cependant à l’honneur, tantôt classique et progressive, tantôt flirtant avec le black metal dans de puissants passages sur leurs 3 albums, dont  »Oto » qui vient tout juste de parraître à la fin de 2012 sur l’étiquette Bindrune Recordings. Celle-ci distribut également Blood of the Black Owl, un autre groupe américain à saveur amérindienne, mais dans un registre plus près du Funeral Doom metal.

Bien que le  »Native Metal » semble un style plus qu’underground, certains musiciens autochtones ont toutefois réussis à avoir un succès planétaire. On n’a qu’à penser à Chuck Billy, lui-même de la tribu Pomo, qui nous a offert au cour de sa longue carrière des titres comme  »Trail of Tears »,  »Allegience » et  » Native Blood », véritable hommage à ses origines. Les peuples amérindiens étant assez unis, c’est cependant du Mexique que ce genre a eu un de ses plus grand allié, et ce, en la personne de Jesse Pintado. Le regretté guitariste participa à la fin des années 80 à la création de  »Resistant Militia », groupe quasi-mythique de Grind californien. La formation devint par la suite Resistant Culture et produisit 2 albums. les 2 co-fondateurs Anthony “Wolf” Rezhawk et Katina Culture, 2 autres membres de Terrorizer et au sang amérindien, continueront leur combat sur le 3ième effort et sur lequel on pourra aussi entendre leur ami de longue date Pete Sandoval. Il est certain que le groupe gardera sa touche particulière sur le très attendu  »Shamanic Healing ». Avec un nom comme Dan Swano derrière la console, les chants traditionnels et les instruments tribaux comme la flûte et le tambour trouveront le parfait équilibre avec le son aggressif des instruments dits plus modernes.

En conclusion de ce voyage au pays de la  »Musique de Sauvage », (comme disent certains esprits obtus), il ne faudrait pas oublier de mentionner l’influence que la culture autochtone Nord-Américaine a eu sur plus d’un musiciens, que ce soit dans le son ou encore la thématique. On n’a qu’à penser à  »Indians » d’Anthrax,  »Run to the Hill » d’Iron Maiden, le look d’Ian Astbury de The Cult, l’oeuvre quasi-complète de Crows, band allemand power métal des années 80… Un autre a ne pas négliger est sans contredit l’album  »Anonymous » de Tomahawk, autre projet complètement disjoncté de Mike Patton ainsi que d’ex-musiciens de Jesus Lizard,Battle, Helmet et Mr Bungle. Basé sur des enregistrements datant du 19ième siècle, ce troisième CD du groupe américain tire son titre du fait qu’aucun crédits n’y était inscrits. Un excellent album pour découvrir un son trop souvent parodié ou ignoré mais qui fait tout de même parti de notre histoire collective.


Intérressant de voir que ce peuple décide de se lever et, par des actions concrètes, faire oublier cette réputation de buveurs et de crosseurs. Tout ce qu’ils demandent, c’est le respect qui leur est dû en tant que Première Nation et de ne plus être ce Peuple invisible .

}:)~>

 

Échos d'Outre-Monde

Ici, le but est clair avoir du fun et découvrir de nouveaux groupes qui continueront d’alimenter notre passion commune pour le Metal! C’est dans cette optique que Dave m’a approché pour participer à son projet multiplateforme qu’est Ondes Chocs.

Cette passion pour le Metal brûle en moi depuis plus de 20 ans et j’ai passé à travers bien des phases très intenses au fil du temps. Depuis la mort du Thrash au début des années 90 jusqu’à sa récente renaissance, en passant par les belles années du Death et du Black Metal des 90’s, et même celles non moins glorieuses du Power Metal et du Folk Metal dans les années 2000. Si la popularité des genres semblait suivre des tangentes bien distinctes dans un passé pas si lointain, au tournant de 2010, alors que je croyais avoir fait le tour, émergea une multitude de nouveaux joueurs venus de partout sur la planète et maintenant accessible grâce à la magie du web!

Ce que je vous propose chaque semaine est en fait ce que je proposais sur ma page personnelle de Facebook, le meilleur de mes découvertes accompagné d’un petit texte descriptif (heureusement plus court que celui là), incluant à l’occasion mon appréciation et le plus important, un lien direct pour écouter celles-ci. Aussi simple que ça! Vous aimez tant mieux, vous n’aimez pas, vous passez au suivant!

C’est alors que je vous souhaite la bienvenue à cette première, des Échos d’Outre-Monde, qui sera mise à jour tous les jeudi soir!

 

Vol. 1 – No.1 :

Bloodshot Dawn

Parmi tous les excellents groupes que j’ai découverts en 2012, celui à qui je décernerais le titre de révélation de l’année est sans doute Bloodshot Dawn du Royaume-Uni. Celui-ci, qui a été voté meilleur groupe non-signé de 2012 par le réputé magazine Terrorizer, m’a littéralement jeté par terre! Leur album éponyme, enregistré en Italie au studio de Fleshgod Apocalypse est un amalgame de tout les styles de death metal. À  la fois mélodique dans ses solos et ses riffs, il peut aussi se montrer aussi très brutal comme du Malevolent Creation et très technique voir même progressif, sans jamais oublier de laisser une petite place à un groove old school qui vous fera headbanger sans avoir à y penser. Selon moi, Bloodshot Dawn est un nom qu’on risque d’entendre souvent dans les années à venir!

Page Facebook

MySpace

 

Arafel

Parfois naviguer ça et là à travers les liens de YouTube donne droit à d’agréables découvertes, comme ce groupe Folk metal nous venant d’Israël. Ce groupe sorti du brouillard (Arafel en hébreu) grâce à l’apport de nul autre que l’allemand Helge Stang (ex-chanteur d’Equilibrium) nous offre un bon équilibre, justement, entre mélodie et agressivité en incorporant des éléments Death et Black metal à leur Folk. « The Siege » représente bien l’allure de leur troisième album « For Battle once Fought ».

Page Officiel

MySpace

 

Harm

Si la scène Norvégienne fut reconnue à l’international pour son Black Metal, celle-ci comme bien d’autres tend maintenant à se diversifier. Avec un retour en force du Thrash et du Death Metal il n’est pas étonnant de voir apparaitre des groupes du genre aux quatre coins du monde, et même dans un bastion dominé par le Black Metal comme la Norvège. Harm est une des nombreuses formations que j’ai eu le bonheur de découvrir l’an passé, malgré que Demonic Alliance soit en fait leur 2e album. Ceux-ci nous offrent un Death/Thrash très efficace et très agressif à l’image du clip de la pièce choisie.

Page Facebook

MySpace

 

250172_395397543864991_147780217_n