by Dave Rouleau | Déc 17, 2012 | Critiques de Shows

Christian Donaldson a un message pour vous! – photo de Michelle Boisvert
C’est pas parce que j’ai ma plus grosse Capsule Ondes Chocs EVER à préparer que je vais arrêté d’aller dans les shows et je crois que le compte-rendu de ma nuit de vendredi et samedi, à Québec et Trois-Rivières respectivement, saura vous le démontrer!
Vendredi soir soulignait la fin de ma journée à ma shop de tattoo dans la Capitale, mais aussi le début de 4 jours d’activités intensives pour Ondes Chocs à préparer le « Die-Die 2012 » de mardi, mais aussi une Capsule de Otep samedi, édités des textes de chroniqueurs, solliciter mon monde pour les Top 10 de l’année en cour, etc. C’est vraiment une 2e job que je me suis créé avec ce site de métal, mais man, je ne changerais rien à la situation même si je pouvais!
J’étais aussi à quelques heures de voir Cryptopsy hanter les murs de l’Union Commerciale, la nouvelle salle de Québec pour les shows extrêmes. Alors une visite de la douche, un essai culinaire, une marche avec le chien et j’étais prêt à partir pour la salle avec l’album « Blasphemy Made Flesh » qui me défonçait les tympans.
En arrivant là-bas, il nous est coutume de remercier le promoteur avant tout pour les accès, donc dans ce cas je parle à Karl de District 7 Productions et le remercie en plus pour son show de mars prochain avec Every Time I Die au Cercle… ÇA ça va être juste mongole, mark my words fucker, je les ai vu trois fois et à chaque fois c’est les plus beaux moments de ma vie!
Laissez-moi me corriger; j’ai CRIÉ mes remerciements à Karl, car Upon Your Grave, un groupe métal de Lévis qui est difficile à mettre un genre dessus, mais auss un band que j’ai critiqué par le passé pour leur prestation qui ne m’avait guère impressionné… jusqu’à ce soir! Wow! Crisse les gars, qu’est-ce qui s’est passé dans le dernier mois pour vous voir en feu de même et surtout être ‘tight’ de même? Ma principale critique dans le passé avait été leur manque de synchronisme en spectacle et aussi la vilaine impression que le beat m’accroche pas, même si je me force. Pas ce soir!! Jordan se défonce, se roule par terre dans le moshpit (littéralement, pas une façon de parler) et y passera tout le show (beau move, man!), Alex a finalement un grand sourire en jouant de sa guitare à côté de son chanteur sur le plancher et le reste du band sonne extrêmement bien sur le stage. Je vous le dit, je ne les reconnaissais pas. Ils offrent un métal qui passe du death au classique dans la même compo, nous rappelant Iron Maiden avec certains riffs très efficace et la foule se fait unn plaisir de les suivre dans leur paradis. Un bémol est la voix qui est beaucoup trop extrême pour le style de musique joué par le band, il serait intéressant d’ajouter de la profondeur à ce niveau pour rendre le tout moins stérile. Jordan peut pousser comme pas un, mais les nuances vont garder l’auditoire intéressée. Somme toute, une excellente façon de me fermer la gueule, car on se gêne pas pour critiquer dans nos critiques, mais on ne recule pas non plus devant les compliments; guys, you fucking ruled!
Je lève encore une fois mon chapeau à la scène métal de Québec pour avoir réussi à pacter la salle même si dans la même semaine plusieurs shows auraient pu ralentir l’ardeur des métaleux de la ville et aussi aux bands qui sont venus encourager leurs chums à l’UC. Faut qu’on se tienne les boys et vous le faites, vous avez tout mon respect!
Je suis obligé de me tapper de la Pabst toute la soirée, car ma bière de la place n’est pas disponible, mais c’est cool de la partager avec les trippeux qui viennent me jaser de Ondes Chocs et de métal, vous faites ma soirée. Arrêtez jamais, c’est ça notre récompense pour notre travail acharné. Cette soirée est un peu différente cependant, car des amis de Montréal (les boys de Bookakee, Valfreya et plus) sont en ville, alors on en profite.
Deviant Process monte sur scène et y’a rien pour m’enlever le sourire: leur death mélodique est complexe, entraînant et je me fais un malin plaisir à envoyer le doigt d’honneur à Stéphane Simard, qui se tappe deux shows dans la même soirée, car il est aussi de la formation suivante, The Aftermath. Le gars m’énerve au plus au point, comme Pados de Kälter; les petits crisse font des choses avec leur instrument et avec une aisance déconcertante qui fait que je suis jaloux, donc les haïr est mon mécanisme de défense… ou d’attaque! Bien sûr, je dis tout ça en riant, car j’ai le plus grand des respects pour leur art, mais vous comprenez ce que je veux dire. J-D Villeneuve, le chanteur et membre fondateur, est particulièrement doué avec ses responsabilités vocales et de guitaristes, mais le lien avec la foule semble plus difficile. Une meilleure communication entre les tracks pourraient régler le problème très facilement. Il connaît des problèmes techniques au tout début, ce qui l’a peut-être déstabilisé, mais je ne fais que spéculer. Le band se veut technique et je suis heureux de les voir pour la première fois, mais ils semblent ne jamais perdre de vue le côté ‘groovy’, ce qui rend l’expérience un peu plus intéressante qu’avec certains groupes dont la masturbation instrumentale est leur seul désir. Ils ont un EP à leur actif, leur premier LP est en production et avec ce que j’ai entendu cette soirée là, j’ai hâte d’entendre le tout!
The Aftermath suit la parade brutale (tout comme mes bières qui s’enfilent une après l’autre) et ce band est un ouragan en show, le tout une initiative de William, le chanteur, un personnage que je n’ai pas encore correctement cerné, mais que je me promets de craquer le code en 2013. Il semble être la bougie d’allumage de la formation et avec les compos de death/grind qui se déchaînent derrière lui et le pacte qu’il a assurément signé avec Satan, tout est parfait dans mon petit monde. Le niveau technique est haussé encore d’un cran avec cette prestation et on a même droit à une nouvelle compo du band, une gracieuseté de Stéphane (ben oui, encore lui!) qui semble écrire la majorité du stock. Raphael occupe la droite du stage et offre un parfait support à son collègue guitariste, surtout avec son dos bien droit, son visage sans expression, mais qui se change en démon dès que le rythme devient plus agité! Vraiment une belle découverte en 2012 ce band qui offre deux EPs, « Locust Rodeo » et « Meurs! », et qui est à l’écriture de nouveau matériel. L’image à retenir est celle de chaos sur le plancher de mosh, car William l’utilise très bien et la foule s’en mêle en le bousculant. Encore une fois, je suis ravi…
Un petit tour dans la loge pour voir Bookakee se préparer (maquillage et tous les ‘props’ requis pour faire de leur show une expérience unique…), on abuse des bonnes choses et on se rejoint tous en haut où j’avais la tâche de filmer le band pour le compte de Mat Paré, un des guitaristes de la formation. Faut mettre de quoi au clair, un show de Bookakee c’est un SHOW de Bookakee… ils mettent le party avec leur maquillage, cadeaux, personnages… et musique! On parle ici d’un mélange éclectique de death metal progressif et original, mais si j’aurais à critiquer, qui manque de punch et mélodie. La brutalité est au rendez-vous, mais le facteur mémorable n’y est pas, je ne peux me rappeler d’aucun air en particulier. Ceci dit, ce party death metal commence et comme j’avais prévu, la foule ne sait pas comment réagir devant ces personnages, l’un deux étant Phil, le chanteur, qui est habillé en Père Noël et arrache son masque à la fin de l’intro pour dévoiler une face en sang, un maquillage particulièrement bien réussi. Ensuite s’enchaîne les tracks et la foule embarque dans le jeu avec Crook de Valfreya qui vient faire une apparition, Mario Bros qui vient distribuer les cadeaux et bien sûr Betty, la poupée gonflable qui en prend pour son rhume sur le plancher de moshpit! Si vous voulez les découvrir, leur EP est offert gratuitement en suivant ce lien.
Dernier arrêt aux puits et Cryptopsy est prêt à faire mal aux gens de Québec. J’ai la chance d’être sur le côté de la scène avec leur tech, Steve Burns (drummer de Mythosis) et c’est difficile de faire une critique de ce band légendaire, pour la simple et bonne raison que la machine est réglée aux quart de tours, les gars sont tights, Matt utilise très bien la scène, Christian est précis et intimidant sur scène et je ne sais pas si vous connaissez Flo Mounier derrière le drum…. mais c’est FLO!!! Man, je me sentirais mal de même essayer de critiquer le côté technique, I’m simply not worthy. J’aime beaucoup les différents types de cris gutturaux que Matt emploi, passant d’un sombre et ténébreux ‘growl’ à un qui est plus criard et pressant. Avec Youri et ses ‘dreads’ qui monte la garde à la droite du stage, Olivier qui nous fait une clinique de basse à lui seule tout en thrashant comme si ça vie en dépendait, tout ce qui pourrait surpasser cette expérience est un medley de l’album « Blasphemy Made Fleash »… oh wait!!! Ils en font un! « Defenestration » a été mon premier contact avec ce band de death dans les années ’90, alors c’est un retour aux sources plus qu’apprécié que les boys de Montréal m’offre et si je me fie à tous les commentaires entendus, le show de Crypto en ce vendredi soir est une réussite et les fans ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles!
Après le show, j’ai eu la chance de finir la soirée avec Cryptopsy, Robert Jr. Girard et d’autres potes au Bar Le Scanner sur Saint-Vallier, encore une fois accueilli de façon très cool par tout le band. Ils sont juste trop sympa et c’est une soirée qui restera gravée dans ma mémoire…
(Note à moi-même: ne plus jamais jouer avec Steve Burns au fucking Babyfoot, une tragédie pour s’ensuivre. Merci.)
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Un dodo de 4h m’était réservé par le destin, car une Capsule ça se monte pas par magie, alors café, texte, Capsule, douche et je reprends la route, mais cette fois pour Trois-Rivières! Cryptopsy y avait son dernier show de 2012, mais le reste du lineup était différent. Vous vous demandez pourquoi je ne suis pas resté à Québec pour Unexpect? Don’t worry, on est des pros, Pat Graham couvrait le show (sa critique est ici), Jonathan couvrait Eluveitie (son texte est ici) à Montréal et le team de Lex-Dave couvrait le milieu du Québec… vous en pensez quoi?
Le Bistro-Café Nord-Ouest m’accueille avec sa pinte de Indian Pale Ale de la place et je m’installe pour attendre Lex qui arrive de Montréal en propageant la promo du « Die-Die 2012 » (avouez que ça rentre en crisse??!!) sur facebook. Lex arrive, ça se transforme en meeting de Ondes Chocs rapidement devant une bonne pinte de blonde, un repas et une serveuse un peu mélangés, mais tout de même un bon temps. De réaliser qu’on peut faire ce qu’on fait et que le travail soit apprécié par les lecteurs/auditeurs, ça a juste pas de prix et ça nous donne toujours une second souffle lorsque l’énergie se veut moins présente.
J’amène Lex pour sa première visite du Rock Café Le Stage sur la rue Fusey, mais pas avant d’arrêter au Super C pour ramasser des denrées non-périssables, car les promoteurs du show en faisait la promotion, donc ça devient notre priorité. D’ailleurs, un gros merci à Trois-Rivières Métal pour l’accès au show, votre coopération est toujours excellente et sachez que nous l’apprécions grandement.
Avec le retard de Lex, on rate Les Satanic Glue Sniffers et une couple de compos de Hollow, mais on en voit assez de ce dernier pour vous dire que maudit que c’est bon! Je n’étais pas très familier avec le band au début de 2012, mais avec leur présence au Heavy Mtl 2012, leur profil a monté. Après la tragédie de 2007 quand ils ont perdu leur bassiste Vlad (retrouvé mort après un manque à l’appel pendant un mois…), les évènements récents semblent leur avoir donné des ailes, car leur performance scénique, rehausser par les maquillages complexes, est superbe. Le chanteur prend le contrôle de la foule avec son gesticule et faces démoniaques, une présence que le foule dense semble beaucoup aimer! Ils offrent un black métal mélodique et symphonique joué par une track en background, car la joueuse de keyboard est absente. Belle job d’ailleurs de CaDAVEr à la guitare, qui est seule à manier l’instrument à six-cordes sur la scène.
C’est encore plus gratifiant d’arriver dans une ville où on ne va pas souvent et que le monde nous reconnaisse et approche pour nous jaser métal, c’est la qu’on voit la portée du travail de notre staff… alors on fête ça avec de la bonne bière!! Toutes les raisons sont bonnes, right?
End Is Near est un band de trippeux de la région trifluvienne et je dois avouer que j’adore J-D, leur guitariste, car le gars est juste trop cool et en plus il injecte une énergie en show qui est louable. C’est pourquoi la décision de Fred, grand manitou de la formation Outlying, de donner la responsabilité de la basse à celui-ci il y a un mois environ deviendra un grand coup, surveillez-les bien. Un autre malade est Seb, le chanteur, qui est non seulement cool, mais aussi passionné par son band et ça c’est inspirant. Les voir embarquer et déchirer la place, ça aussi c’est le fun pour un journaliste! J’aime beaucoup le mix de clavier qui accompagne leur death metal mélodique, mais surtout la présence du keyboardiste qui semble possédé et captivé par son instrument, tout comme son collègue à la basse, ce que je ne manquerai pas de mentionner à celui-ci à la toute fin du show. C’était ma troisième fois à les voir en 2012 et comme d’habitude, il ne m’ont guère déçu, ouvrant même le show avec une version thrash d’un classique hivernal du temps des fêtes (même que Seb semblait pas prêt avec son souffle à l’affronter celle-là!). Ils ont joué pleins de tracks de leur excellent album « Beyond The Theater », alors je suis très satisfait de leur performance, les boys sont motivés, ils bougent beaucoup sur scène ET ils sont précis dans leur exécution. J’espère vraiment que leur tour viendra en 2013, car le monde en parle pas assez de ce band là, même si Crook de Valfreya les a dans son Top 5 albums 2012.
Avant de voir Cryptopsy pour la 2e fois en autant de soir, on avait droit à Unhuman, un band que j’avais vu sur les mêmes planche dans le cadre de l’after-party du TR Metalfest en octobre 2012. Regardez, là on va se parler dans le blanc des yeux: vous DEVEZ connaître ce band de fou dans tête. On a ici la présence de quatre musiciens et personnalités qui méritent que leur musique soit entendu par tous les métaleux digne de ce nom. Du death metal? nah, pas assez précis. Du grind? non, moins fou et plus travaillé. Calisse, c’est quoi votre beat les boys? Je vais y aller pour du death métal très technique et encore aujourd’hui, je fais face à un musicien, Youri Raymond, qui va effectuer deux shows back-to-back, même que dans Unhuman il chante en plus de la guitare. Chanter… il ré-invente la façon de chanter avec la puissance de sa voix et son usage particulier et originale de sa langue pour moduler sa voix et ses sons gutturaux. Impressive shit, man! Il me l’a fait en face de moi, sans micro, et je sais pas encore son truc. Vous en voulez plus? Mathieu Bérubé de Teramobil est sur la basse et croyez-moi, la chimie entre ces deux-là est magique. Les compos son intelligentes ET brutales, comme en témoigne la track qui commence avec un riff et beat punk, pour ensuite se métamorphoser en création haineuse et complexe. Un des rares bands qui peut être très intense et atteindre un autre nouveau par la suite, seulement à cause des subtilités des cris et l’usage de la force de frappe. C’est une des rares fois dans des shows où les sourires que ces deux musiciens s’échangent ne me dérange vraiment pas, car ils ont juste trop de fun! D’habitude, je trouve ça weird de voir ça, car quand le show est mauvais, je me dis « ciboire, arrête de sourire, vous êtes pas bon et vous jouez du métal brutal en souriant! ». Pas cette fois-ci. Math mentionnait à Lex que si il pouvait jouer 7 jours sur 7 sur scène et dormir le reste du temps, il serait heureux. Du peu (malheureusement) que je connais de lui, je le crois à 100%. Que dire du reste de l’ensemble avec Kevin à la guitare qui suit impeccablement l’exemple donné par ses confrères et Alex derrière le drum qui… regarde, j’en parle pas où je vais me fâcher crisse… le gars est technique ET a du feel dans son jeu… comment vous faites VOTRE BEAT??? Si j’aurais un label je vous signerais, si je serais promoteur je vous ferais jouer, pis vu que j’ai Ondes Chocs, ben je vous lâcherai pas dans vos démarches!
Vous allez me trouver plate, mais pour ce qui est de Cryptopsy, je pourrais faire un copié/collé avec le show de la veille; fantastique. « Two-Pound Torch » me rappelle le côté catchy à travers la brutalité que j’ai connu sur leur premier album et leur nouveau stock s’entre-mêle à merveille avec le reste du catalogue. Wow… la foule a embarquée en plus, juste trop pour un simple serviteur comme moi qui en redemande encore et encore d’habitude…
La soirée s’est terminée tard au 2e étage de la salle, avec les histoires de Youri, une discussion avec Flo et Lex, des échanges avec les autres membres de band et ben du plaisir en général.
Man, si je devais mourir, aujourd’hui serait pas une si mauvaise journée que ça pour se faire…

Seb et JD (End Is Near) en pleine action! – photo de Martin Carle

Mathieu Bérubé qui en veut à sa basse… et moi?? – photo de Michelle Boisvert

Une chimie incroyable est retrouvée dans Unhuman et ces deux là s’aiment!!! – photo de Martin Carle

- Hollow!!! photo de Martin Carle
by Jonathan Blais | Déc 16, 2012 | Critiques de Shows
Un vent glacial soufflait sur la ville en ce samedi soir, annonçant la venue de la saison morte. Ou peut-être était-ce aussi pour accueillir la venue de 3 grands noms du métal européen en sol québécois… L’équipe BCI avait choisi pour ce nouvel évènement la salle du mythique Club Soda, une magnifique salle du centre-ville, l’endroit rêvé pour apprécier la performance de Varg, Wintersun et Eluveitie.

C’est la toujours charmante (et débordée) Nathalie qui me reçoit et qui me remet mon entrée. Je me sens alors extrêmement prévilégie compte tenu du fait que le spectacle est à guichet fermé depuis près de 3 semaines. La salle est bondée, la bière coule à flot, certains sont maquillées et la table est mise pour une soirée à saveur nordique qui s’annonce mémorable.
Les loups germaniques de Varg ont déjà commencé leur massacre, le visage peinturé de rouge et de noir, à grand coup de black metal païen, teinté de touches moderne. Dans certains passages, on croirait entendre Rammstein, mais sans le côté techno. Cependant, la comparaison s’arrête là car c’est un métal belliqueux que nous livrent les allemands. La fureur est telle que les adeptes d’hymnes guerriers n’ont pas à se faire prier pour former le désormais incontournable »wall of death ». Le fait de voir cela en début de spectacle est de bonne augure, signifiant ainsi que la foule sera énergique et hautement participative. Freki, le frontman, hurle avec rage et se laisse aller à quelques chants gothiques sur la sombre et dénonciatrice »Was nicht darf », tirée de leur dernier album »Guten Tag ». On retourne ensuite vers le passé avec la violente mais entrainante »Rotkäppchen », et on »hail » à tout rompre dans la salle, des centaines de poings levés bien haut. Varg est sans contredit une machine de guerre redoutable et quelque chose me dit que nombreux seront les (nouveaux et anciens) fans à leur prochaine venue, surtout si ils sont en tête d’affiche.
Et si cela est vrai pour Varg, que dire de l’accueil réservé aux peu productifs mais oh combien talentueux Wintersun. Certe, certain diront que ce sont d’excellents musiciens qui profitent de leur (trop rare) performance pour démontrer leur virtuosité. Je suis tout à fait d’accord mais ce groupe a sa place au Panthéon de virtuoses. Leur death métal mélodique à tendance progressive m’a laissé bouche bée. La puissance de frappe du batteur est phénoménale et d’une rapidité équivalente aux jeu frénétique des guitaristes. Les notes mélodiques se superposent aux riffs black metal, tandis que Jari Mäenpää, le leader, hurle férocement, accompagné par la voix chaude du bassiste. Tels des ménestrels modernes, les membres entonnent en canon une triste balade qui s’électrifie progressivement pour devenir épique à souhait. Le son est glacial, comme un ruisseau crystallin qui coulerait dans les montagnes de leur Finlande natale. Mais celui-ci devient un violent torrent et la tempête se lève lors de l’intense »Battle Against Time ». Mon pauvre cerveau usé en a même de la difficulté à en absorber toute la complexité et la densité. Le chanteur est on ne peu plus enthousiaste, saluant les fans aussitôt qu’il le peut, un large sourire sur le visage. Il faut dire que la foule scandait »Wintersun » haut et fort avant même qu’ils n’embarquent sur scène. Plusieurs fans un peu trop tardifs se sont sûrement rongé les ongles au sang lorsque les billets se sont épuisés, comme celui, rencontré plus tard, et qui a déboursé 100$ pour assister à la première venue de son idole en sol canadien. Les musiciens nous ont généreusement 4 pièces de leur premier opus dont Starchild comme dernier morceau, après entre autre »Time », tirée de l’album du même nom paru plus tôt cette année. Une prestation sans failles, fidèle à l’album et qui risque fort bien de se retrouver dans mon palmarès des performances de 2012.
Les helvètes d’Eluveitie n’en étaient pas à leur premier arrêt à Montréal mais plusieurs amateurs s’étaient donné rendez-vous pour les recevoir à leur juste valeur. C’est sur un fond sonore majestueux que les 8 musiciens aguerris ont prit possession de la grande scène. Anna Murphy, armée de sa vielle à roue, nous invite de sa voix envoûtante à découvrir leur nouvel album qui sera joué dans son entier. Les riffs sont accrocheurs et quelques instant plus tard, Chrigel ajoute sa voix rageuse et rauque aux sons du violon, de la cornemuse, des guitares, de la basse et de la batterie. On passe aisément du death mélodique digne de l’âge d’or de Gothenburg pour ensuite se laisser aller sur les airs tradionnels pas étrangers à notre propre folklore. Tous les instruments sont en symbiose, aucun plus en vedettes qu’un autre. Excellente performance de la chanteuse qui entame une déchirante complainte, seule sous les projecteurs. Après s’être surement gorgés d’hydromel (ou de potion magique…), ses comparses la rejoignent et c’est avec furie que toute la troupe nous transporte des forêts sombres de Bretagne aux landes désolées d’Écosse. On a même droit à un moment de romantisme lorsque des roses sont disribuées dans la foule et même un collier à une demoiselle choisie par le chanteur. Je comprends alors l’engouement de cette formation chez certains adeptes de la gente féminine. La mer de monde se scinde en deux sur l’intense »The Uprising » et les fans se déchaînent furieusement, à la grande approbation du chanteur. S’en suit »Alesia », et la brutalité des champs de bataille se fait ressentir dans la voix de Mlle Murphy qui nous dévoile une autre facette de son talent en gueulant à plein poumons. Le retour de la trame sonore nous rappelle que la soirée tire à sa fin, l’album »Helvetios » en étant à sa dernière pièce. Mais les Suisses n’allaient pas nous laisser rentrer sans nous avoir offert quelque cadeaux en ce 10ième anniversaire d’existence. Ils nous livrent quelques pièces de leur imposant répertoire, dont »Inis Mona », meilleure interprétation de »Tri Martolod » depuis celle d’Alan Stivell il y a quarante ans, nous faisant oublier les infâmes Manau… Une fête celtique parfaitement réussi.
C’est une foule épuisée mais hautement satisfaite qui a par la suite envahi la rue St-Laurent et les bars de la rue Ste-Catherine, tous conscient d’avoir assisté à un moment magique. BCI vous invite à un autre évènement du genre au Foufs cette fois, l’année prochaine, alors que les barbares de Turisas viendront tout détruire le 8 février 2013. Ondes Chocs les remercie de tout coeur de la confiance qu’ils nous portent et on se revoit là-bas, peu importe si l’hiver s’installe pour de bon, le métal et l’alcool étant là pour nous réchauffer le coeur!

by Dave Rouleau | Déc 16, 2012 | Critiques de Shows
Un vent glacial soufflait sur la ville en ce samedi soir, annonçant la venue de la saison morte. Ou peut-être était-ce aussi pour accueillir la venue de 3 grands noms du métal européen en sol québécois… L’équipe BCI avait choisi pour ce nouvel évènement la salle du mythique Club Soda, une magnifique salle du centre-ville, l’endroit rêvé pour apprécier la performance de Varg, Wintersun et Eluveitie.

C’est la toujours charmante (et débordée) Nathalie qui me reçoit et qui me remet mon entrée. Je me sens alors extrêmement prévilégie compte tenu du fait que le spectacle est à guichet fermé depuis près de 3 semaines. La salle est bondée, la bière coule à flot, certains sont maquillées et la table est mise pour une soirée à saveur nordique qui s’annonce mémorable.
Les loups germaniques de Varg ont déjà commencé leur massacre, le visage peinturé de rouge et de noir, à grand coup de black metal païen, teinté de touches moderne. Dans certains passages, on croirait entendre Rammstein, mais sans le côté techno. Cependant, la comparaison s’arrête là car c’est un métal belliqueux que nous livrent les allemands. La fureur est telle que les adeptes d’hymnes guerriers n’ont pas à se faire prier pour former le désormais incontournable »wall of death ». Le fait de voir cela en début de spectacle est de bonne augure, signifiant ainsi que la foule sera énergique et hautement participative. Freki, le frontman, hurle avec rage et se laisse aller à quelques chants gothiques sur la sombre et dénonciatrice »Was nicht darf », tirée de leur dernier album »Guten Tag ». On retourne ensuite vers le passé avec la violente mais entrainante »Rotkäppchen », et on »hail » à tout rompre dans la salle, des centaines de poings levés bien haut. Varg est sans contredit une machine de guerre redoutable et quelque chose me dit que nombreux seront les (nouveaux et anciens) fans à leur prochaine venue, surtout si ils sont en tête d’affiche.
Et si cela est vrai pour Varg, que dire de l’accueil réservé aux peu productifs mais oh combien talentueux Wintersun. Certe, certain diront que ce sont d’excellents musiciens qui profitent de leur (trop rare) performance pour démontrer leur virtuosité. Je suis tout à fait d’accord mais ce groupe a sa place au Panthéon de virtuoses. Leur death métal mélodique à tendance progressive m’a laissé bouche bée. La puissance de frappe du batteur est phénoménale et d’une rapidité équivalente aux jeu frénétique des guitaristes. Les notes mélodiques se superposent aux riffs black metal, tandis que Jari Mäenpää, le leader, hurle férocement, accompagné par la voix chaude du bassiste. Tels des ménestrels modernes, les membres entonnent en canon une triste balade qui s’électrifie progressivement pour devenir épique à souhait. Le son est glacial, comme un ruisseau crystallin qui coulerait dans les montagnes de leur Finlande natale. Mais celui-ci devient un violent torrent et la tempête se lève lors de l’intense »Battle Against Time ». Mon pauvre cerveau usé en a même de la difficulté à en absorber toute la complexité et la densité. Le chanteur est on ne peu plus enthousiaste, saluant les fans aussitôt qu’il le peut, un large sourire sur le visage. Il faut dire que la foule scandait »Wintersun » haut et fort avant même qu’ils n’embarquent sur scène. Plusieurs fans un peu trop tardifs se sont sûrement rongé les ongles au sang lorsque les billets se sont épuisés, comme celui, rencontré plus tard, et qui a déboursé 100$ pour assister à la première venue de son idole en sol canadien. Les musiciens nous ont généreusement 4 pièces de leur premier opus dont Starchild comme dernier morceau, après entre autre »Time », tirée de l’album du même nom paru plus tôt cette année. Une prestation sans failles, fidèle à l’album et qui risque fort bien de se retrouver dans mon palmarès des performances de 2012.
Les helvètes d’Eluveitie n’en étaient pas à leur premier arrêt à Montréal mais plusieurs amateurs s’étaient donné rendez-vous pour les recevoir à leur juste valeur. C’est sur un fond sonore majestueux que les 8 musiciens aguerris ont prit possession de la grande scène. Anna Murphy, armée de sa vielle à roue, nous invite de sa voix envoûtante à découvrir leur nouvel album qui sera joué dans son entier. Les riffs sont accrocheurs et quelques instant plus tard, Chrigel ajoute sa voix rageuse et rauque aux sons du violon, de la cornemuse, des guitares, de la basse et de la batterie. On passe aisément du death mélodique digne de l’âge d’or de Gothenburg pour ensuite se laisser aller sur les airs tradionnels pas étrangers à notre propre folklore. Tous les instruments sont en symbiose, aucun plus en vedettes qu’un autre. Excellente performance de la chanteuse qui entame une déchirante complainte, seule sous les projecteurs. Après s’être surement gorgés d’hydromel (ou de potion magique…), ses comparses la rejoignent et c’est avec furie que toute la troupe nous transporte des forêts sombres de Bretagne aux landes désolées d’Écosse. On a même droit à un moment de romantisme lorsque des roses sont disribuées dans la foule et même un collier à une demoiselle choisie par le chanteur. Je comprends alors l’engouement de cette formation chez certains adeptes de la gente féminine. La mer de monde se scinde en deux sur l’intense »The Uprising » et les fans se déchaînent furieusement, à la grande approbation du chanteur. S’en suit »Alesia », et la brutalité des champs de bataille se fait ressentir dans la voix de Mlle Murphy qui nous dévoile une autre facette de son talent en gueulant à plein poumons. Le retour de la trame sonore nous rappelle que la soirée tire à sa fin, l’album »Helvetios » en étant à sa dernière pièce. Mais les Suisses n’allaient pas nous laisser rentrer sans nous avoir offert quelque cadeaux en ce 10ième anniversaire d’existence. Ils nous livrent quelques pièces de leur imposant répertoire, dont »Inis Mona », meilleure interprétation de »Tri Martolod » depuis celle d’Alan Stivell il y a quarante ans, nous faisant oublier les infâmes Manau… Une fête celtique parfaitement réussi.
C’est une foule épuisée mais hautement satisfaite qui a par la suite envahi la rue St-Laurent et les bars de la rue Ste-Catherine, tous conscient d’avoir assisté à un moment magique. BCI vous invite à un autre évènement du genre au Foufs cette fois, l’année prochaine, alors que les barbares de Turisas viendront tout détruire le 8 février 2013. Ondes Chocs les remercie de tout coeur de la confiance qu’ils nous portent et on se revoit là-bas, peu importe si l’hiver s’installe pour de bon, le métal et l’alcool étant là pour nous réchauffer le coeur!

by Patrick Graham | Déc 16, 2012 | Critiques de Shows

Unexpect
Non, je me suis pas perdu dans un club obscure au mœurs alternatives, hier soir j’étais au Bar Coop l’Agitée pour une autre soirée réussie, signée Karl Emmanuel Picard & District 7 Productions. J’aime la salle de l’Agitée, certains la trouve un peu exigüe, je la trouve intime, le staff est vraiment sympathique et la bière y est bonne et peu chère. En plus, hier j’y étais avec le contrat de coucher en mots tout ce que j’y verrais et j’en ai profité pour rencontrer chaques bands en sortie de scène et de les questionner à chaud, ils ont tous joué le jeux et la jeune groupie dévergondée qui sommeille en moi était aux anges (mon ti-coté féminin)… Parlant de féminin, les pouelles et autres trippeux qui ont osé braver le froid hivernale de notre chère Capitale Nationale, hier soir, ont eu droit à trois « belles du métal », en effet trois des 4 groupes comptent des membres féminins, c’est le fun de voir que le métal c’est pas juste une histoire de poilus, merci mesdames!
Le premier band à prendre la scène l’a fait en lion, les 4 membres de Karmatik nous ont montré qu’il n’avait pas peur de briser la glace et ça c’est senti, ils font de la très bonne « musique à cheveux », des rifts puissants, une mélodie bien pensé, les 2 guitares se complètent bien, et la basse n’est pas en reste, la batterie était sur la coche. Faut dire que c’est pas des débutants; en fin de show, Carol (chanteur et guitariste) me disait que si Karmatic n’a été formé qu’il y a 3 ans, ils cumulent chacun plus d’une vingtaine d’années d’expérience en musique et ils avait déjà pas mal tous joués ensemble à un moment ou un autre dans divers groupe Death. En fait, Carol me disait que pour leur premier album (fusion), Karmatic n’était alors qu’un « side-project », chacun ayant leurs propre band Death et ils avaient tous le goût de toucher à autre choses, ce qui fait que cette album est plus un projet rock. Ce qu’ils nous ont jouer ce soir était cependant presque tout du stock qui s’en va directement sur leur prochain album à sortir début printemps, en même temps que les petites mini-jupes, la saison des torticolis quoi. Un autre point que j’ai adoré, Karmatik est un de ces groupes qui fait un sacré pied de nez à tout ceux qui pensent que la musique en français c’est soft et/ou kétaine (juste à écouter la deuxième chanson qu’ils nous ont joué hier « L’Enfant Soldat »). Ils ont plusieurs titre anglais, mais ne semblent pas avoir peur à faire du français. Leur métal est d’ailleurs typiquement Québécois et c’est crissement bien comme ça! Pour les entendre et rien manqué d’eux, on a qu’à les suivre sur leur page Facebook.
En deuxième lieu venait Valfreya, l’énergie de Karmatic était encore présente dans la salle, mais il a fallu la canalyser et réchauffer ceux qui s’était adonné au vice du tabac (brun ou vert), mission qui fût déclarée réussite avant la fin du deuxième morceau, les 6 vaillants guerriers débordaient eux-mêmes d’énergie et la foule a dans l’ensemble finie de dégelée et a été super contente de participer dans un wall of death avec des épées en mousses à la fin du set. C’était beau à voir, imaginez : une gang de gros métaleux, séparé également de chaque coté de l’Agitée, agitant fièrement et fermement leur épées en véritable mousse bien molle, attendant impatiemment que la cantatrice Corine veuille bien donné le signal de l’hallalli, ce qu’elle fit en abaissant sa propre épée (en métal celle-ci, s.v.p.) telle une Walkyrie vengeresse, et les métalleux, devenu guerriers vicking d’un instant, se jettèrent dans la mêlée en se piochant joyeusement avec les dites épées de mousse, on se serait cru au Valhalla (ou au parc du mont royale un dimanche aprem d’été, c’est tout comme)! Mais leur show n’était pas que ça, ils nous ont joué plusieurs morceaux de leur très bon métal viking et j’étais au remier rang pour l’entendre, Mat Paré (bassiste de Valfreya et aussi guitare rythmique de Bookakee – entre autres – ) m’avais en effet demandé de filmer leur show avec sa caméra, et ça m’a fait grand plaisir de le faire. Le band roule sa bosse depuis 2009, mais il y a eu plusieurs changements dans le line-up, espèrons que celui-ci tiendra, car ça donne de très bons spectacles! Ils offraient un album (« Path To Eternity ») en vente hier et tout plein de merch. On peut aussi se renseigner ou se procurer leur merch sur leur page web ou Facebook.
Ce qui nous emmène au troisième groupe de la soirée, un band local et un autre de ces bands qui nous prouvent que le français ÇA TORCHE DES CULS! Merci Trobar! Je les avais déjà vu lors du dernier passage de Unexpect à l’Agitée, je les avais alors trouvé intéressant, mais ils ne m’avaient pas impressionné (désolé, ça arrive). La prestation d’hier c’était une toute autre histoire cependant, hier ils m’ont impressionné! Ce qu’ils ont fait en quelques mois est superbe et j’ai très hâte d’entendre un nouvel album d’eux, ont-ils répété des heures et des heures? Pas vraiment plus que me disait Éric Albert D’Astous, le vocal du groupe, mais simplement me disait-il, quand on veut, on peut, et le vouloir on l’a! Yes, parlez-moi de ça du monde avec de la détermination! La voix guttural d’Éric a d’ailleurs pris du pic et est bien appuyée par celle de Pascale. À noter que l’ajout de la flûte traversière à un trip métal, si cela peut paraître incongru au début, c’est un très bon mélange. Et Pascale maîtrise très bien sont instrument, tout comme les autres musiciens d’ailleurs. Définitivement, Trobar est un band à voir et à surveiller, et pour ce faire, on peut soit suivre leur page Facebook où l’on pourra aussi trouver un lien pour l’achat électronique (via BandCamp) de leur EP.
…ou vous pouvez aussi passer à la plus meilleure des salles de répétition de Québec et accessoirement un très bon studio, je parle bien sûr du Studio Sonum, où vous pourrez retrouver le EP de Trobar, mais aussi les EP, albums, mini-albums et démos de plein d’autres bands locaux!
Enfin, après avoir vu trois bands que l’on aurait sincèrement pu qualifier de 3 headliners et après un rapide remaniement de la scène le clou du spectacle, les seuls, les uniques Unexpect ont pris la scène et notre attention! J’adore les écouter en CD, mais les voir live c’est toute une expérience. Avec leur bassiste (Chaoth) et son énorme 9 cordes, le violoniste (Borboen) et ses danses désarticulés (à le voir vous jureriez que son instrument est en fait partie intégrante de son être), les deux guitaristes (Syriak et Artagoth) qui se partage autant les riffs de fou que les chants démoniaques et psychosés, et la belle Leilindel, tel un ange noir qui nous charme de sa voix divine où nous pousse à des danses macabres, nous guidant de ses mains et de ses cris, le tout sur les rythme fracassés de Landryx. D’ailleurs la musique de Unexpect est tel qu’elle nous laisse pantois et sans défense face à ces maîtres musiciens. Par chance malgré leurs noms de scène et leur allure à faire peur aux « matantes », ils sont super sympathiques et j’ai adoré parler, tout de même assez longuement, avec eux. Ils sont un très bon band (tant qu’à moi ils ont leur place à coté de Voivod, dans le style band du Québec digne de mention mondiale) et ont joués dans de grands événement, et joueront dans des évènements très gros (fort à propos le 70 000 tons of Metal – un méga festival de métal sur un bateau de croisière – auquel ils participeront en janvier prochain (28 jan. au 1er fév.). Ils ne se prennent pas la tête avec ça. En fait, ils adorent encore jouer dans des petites salles et sentir la proximité de leurs fans me diront-ils après le show. Bien nous aussi on aime sentir votre proximité et on aime vous voir! Encore une fois, je me suis couché le sourire fendu jusqu’aux oreilles, dans un état de félicité totale et ce même si je me suis hyper-extensionné le pouce dans le slam de Trobar, que mon cou a l’impression de tenir une tête qui pèse 70 000 tonnes (bien récupéré, n’est-ce pas?…) et que mes oreilles sifflaient encore tel des bouilloires ce matin. C’est ça le métal, du bonheur en barre, du poil, d’la sueur pis des fuckin Walkyries man!
Au prochain shows les poilus!!!!
PatOndesChocs@gmail.com

Valfreya