Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de 3 lancements d’album auxquels j’ai assisté dernièrement. 3 événements distincts, dans 3 styles distincts, dans 3 endroits distincts, à 3 moments distincts… la seule chose qui est restée pareil, c’est le plaisir qui fut partagé.
Bon, c’est parti! Je débute avec le lancement de l’album de mes chums de Discorp, Rico à la lead guitare et back vocaliste, Marie-Eve au vocal principal – et aussi chanteuse de Murder the Elite – , Djoul à la guitare d’accompagnement, Shawn à la basse et Chouin à la batterie – il est aussi dans Murder the Elite mais il y joue la basse – , qui s’est tenu le 18 octobre à l’Hémisphère Gauche à Montréal. QUOI!! Le 18 octobre?? Bein oui. J’ai malheureusement eu des obligations et contretemps qui m’ont empêché de faire plein de choses dont ça. Mais là, ça y est. Je vous en parle.
La soirée à laquelle j’ai été invitée, avait été organisée justement par Marie-Eve et Chouin qui s’occupent du booking de leurs groupes. Marie-Eve organise aussi d’autres spectacles dont le Girls can kick your ass fest qui en sera à sa 2ème édition en avril 2014 et que je vous suggère de ne pas manquer car j’ai vu la 1ère aux Katacombes de Montréal et c’était pas mal trippant. Je prends la peine de souligner son implication et la remercier pour tout. Je dis tout parce que je suis content aussi de compter Marie-Eve parmi mes amis. Vous me verrez rarement manquer un show à Montréal d’un de ses 2 bands. Vous devriez faire pareil. Et comme je disais plus haut, la gang de Discorp, c’est des chums. Je connais Chouin depuis le temps où j’étais DJ à l’Hémisphère Gauche, il y a un peu plus de 10 ans et on a continué à aller voir des shows ensemble, parfois accompagnés des autres; j’écoute du football américain avec Rico et Djoul… bref, ce n’est pas les occasions qui manquent. Cette fois-là, c’est à l’Hémisphère Gauche que ça se passait. Un lancement d’album dont la venue au monde et le baptême ont justement été retardés par une autre mise au monde. Je prends cette ligne pour féliciter Chouin – et bien sûr la maman – pour la venue au monde de son … gars/fille(!!??) Ouan pas fort mais je ne me rappelle jamais de ces trucs, euh on ne dit pas trucs quand on parle de bébé… AAAAAAAAhhhhh, je retourne à la critique de show. J’ai pris des notes… je devrais être meilleur!!!
Donc Chouin avait invité pour leur lancement, Lying Truth de Drummondville. Un band du même boutte que le chum de Marie-Eve, Dave que les gars ont lifté pour qu’il puisse monter à Montréal pour le show. Je vous parle un peu de Dave parce que ce gars là, bon c’est un vrai cool dude et en plus il organise plein de shows dans son coin dont depuis 5 ans – avec son chum Pat Lézard et toute une gang de bénévoles – le GrindYourMindFest à Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Un festival en plein air complètement DIY que Dave Rouleau a couvert pour nous cette année et que vous pouvez revivre en cliquant ici. Je vous met le lien pour la page du groupe qui vous gardera au courant des spectacles organisés par GrindYourMind Produktions.
Bon, j’étais encore stallé quelque part. Excusez-moi de perdre le fil de mon propre texte mais la majorité de mes amis me reproche justement de ne pas toujours suivre pis de prendre un autre chemin des fois mais l’important n’est pas de rester sur la route mais surtout de ne pas s’égarer en dehors et hop me voilà de retour…
Lying Truth de Drummondville, comme je disais, ouvrait la soirée. C’est donc vers 22h00 que Pat St-Yves, chanteur/guitariste et ses 3 comparses sont montés sur scène pour nous offrir une petite demi-heure de prestation. Je dis petite demi-heure parce que oui ça n’a duré que 25 minutes mais surtout parce que j’en aurais pris plus drette là. Les gars jouent un old school thrash qui m’a rappelé du Kreator, Exodus mais aussi du Sacrifice, un des 1ers bands thrash canadien des années ’80. Ce sont des vétérans qui connaissent le genre qu’ils pratiquent. Après leur show, j’en jasais justement avec Pat, qui m’a gentiment donné leur album Chain of evil sorti en 2008, et il me disait qu’ils avaient déjà joué avec des groupes comme Razor et DBC à l’époque. Ouan, de quoi raviver ma nostalgie… Et le temps de leur passage sur scène, j’ai pu revivre cette époque et entendre des tounes, que ce soit les anciennes ou la nouvelle – Payback, que j’ai cru comprendre, et elle sera sur le nouvel album qu’ils travaillent – qui sonnaient exactement comme le devrait un bon thrash. Les riffs sont sur la coche et les solos, parce que ça prends des solos, sont thrash. Pat n’essaie pas de se la jouer. Je vous laisse écouter Cryptic Aggressor, tiré justement de Chain of evil et voir ce que ça a l’air parce que j’ai filmé sur place. Désolé que ce soit aussi sombre mais j’ai fait avec l’éclairage disponible.
Après le passage de Lying Truth, c’était au tour des Sherbrookois, Darkmill, de monter sur scène. Dès les 1ères notes, j’ai compris que y’aurait de l’action. Jean Audet, à la guitare, ne tient pas en place, suivant la folie de leur grindcore hyper punché bien accompagné dans son délire par Tony Glaude à la basse – et comme je dis toujours pour ce style – par un drummeur, Ben, qui est une machine et qui frappe comme si sa vie en dépendait. On était parti pour un set intense où… ben voyons, il se passe quoi avec le chanteur. Dom, frère de Tony, chante la main dans les poches avec toute l’énergie d’un… crooner… bein, je dis crooner parce qu’il s’est planté devant le micro, comme j’ai dit, la main dans les poches à la Dean Martin et n’a pas comme embarqué du tout dans les tounes. Il nous a même lancé à un moment donné,
J’aurais pu y mettre de la motivation pis toute mais ça, c’est ma vie!!
Ben, j’espère que la prochaine fois ça ira mieux, mon homme.
Après 20 minutes à peu près, il était évident que la motivation de tout le monde en avait pris un coup et ce fut … the end of the show. J’ai profité de la 1ère occasion pour dire à Jean – merci pour le CD split Darmill/The Murder Squad – que je les avais vraiment trouvé malade et que j’aimais bien leur musique mais que je n’avais pas compris leur chanteur. Il n’a pas commenté alors j’imagine que c’est ça qui est ça comme Dom l’a si bien dit.
C’était maintenant au tour de Discorp de monter sur scène pour nous offrir comme leur nom l’indique, du crust/D-beat, une musique que j’aime bien pour sa drive. Leurs amis – dont nos amis communs, Roman et Geneviève, descendu de leur Saint-Adelphe profond, derrière Saint-Tite, où ils sont allés s’installer pour partir un projet de culture biologique et … bon sortez-le lasso, je suis encore en train de partir dans le champs. Je finis cet aparte en vous mettant le lien pour les Jardins de l’Apothicaire si des paniers de légumes biologiques vous intéressent et qu’il leur reste de la place sur leur liste de commande. Un beau projet par du bein bon monde, je vous le dis.
Bon, j’en étais à dire que leurs amis étaient là pour faire de leur lancement un party et c’est ce qui est arrivé. Toujours aussi bien fronté par Marie-Eve, qui prend toujours la peine de remercier tout le monde de son ton tout doux avant de nous jeter par terre avec ses growls. Y’a pas à dire, c’est plus profond et grave que bein des gars. Juste comme ça, pour ceux qui n’ont écouté que l’album, la voix grave c’est Marie-Eve et celle plus aigüe, c’est Rico. Discorp ont donc réinjecté sans trop de difficultés, la dose d’énergie qu’on avait perdue. Comme j’ai dit, le D-beat, ça l’a de la drive et leurs tounes sont bonnes. Ils nous ont interprété dans le désordre – 12, 4?, 5, 2, 3, ça va, mon Chouin – ce qui s’est avéré la totalité de leur album puisque Marie-Eve a dit à la fin qu’il ne ferait pas de rappel parce qu’ils ne voulaient pas rejouer la même toune. Exactement ce que je pense. Quand tu montes sur un stage, tu joues ce que t’as à jouer puis après c’est bye-bye la visite. Ils ont livré la marchandise, ont joué leurs pièces puis c’était maintenant le temps de fêter pour vrai avec les amis après s’être retenus (Je m’avance peut-être un peu là en supposant ça!!??) pendant la soirée pour donner un bon spectacle. Je vous laisse avec Wake up (la 2, Chouin) aussi filmé sur place.
Le 2ème lancement dont je vais vous parler, était tout aussi attendu que le précédent mais pour une raison différente. Enfin, j’imagine parce que le bébé participerait au Movember maintenant si c’est ça la raison. Hein, de quoi je parle!!?? Bein comme Louise Girard – célèbre pour avoir publié le magazine Sang Frais pendant de nombreuses années et dont on vous reparlera bientôt pour ne pas encore trop dériver- donc comme Louise me disait, alors que je lui verbalisais ma surprise de la voir tenir un kiosque Sang Frais au lancement de Unhuman comme elle faisait dans le temps dans les shows, elle avait promis à Youri Raymond, chanteur et guitariste, qu’elle tiendrait kiosque lors du lancement de son album et elle tenait donc sa promesse faite en…………. 1998. Tabouère, une chance que personne n’a retenu son souffle mais en même temps, Youri a t’il sorti son album…OUI! Louise était-elle là… OUI! C’est tout ce qui compte. Bein, j’aurais aimé ça avoir quelqu’un pour prendre quelques photos mais voici le lien pour aller voir les photos de Unhuman prise par Stewie Henry
Et maintenant en avant le spectacle. Youri avait lui-même organisé ça aux Foufounes Électriques à Montréal le 1er novembre et Dave Rouleau, notre directeur, s’est chargé d’organiser le spectacle du 15 novembre à l’Agitée de Québec; une revue de ce spectacle est en préparation. Pour le lancement de Montréal, la carte réunissait donc outre Unhuman, The Aftermath de Québec en ouverture, puis Killitorous originellement de l’Ontario mais dont au moins le guitariste, Ahh Run Shredder, est déménagé à Montréal – info obtenue de lui-même lors d’une jasette au-dessus de la cloison qui séparait nos urinoirs – suivait sur scène avant que Phobocosm ne viennent finir de mettre la table.
Annoncé pour 20h00 sur le flyer, je me pointe à 19h30 pour ne rien manquer et les portes ouvraient de toutes façon à 19h00. Les shows aux Foufs commencent à l’heure parce qu’ils finissent pour que la salle soit clairée pour 23h30 max. Si vous avez du temps de libre avant, ben la bière est $2,75 de 16h jusqu’à 20h au rez-de-chaussée et y’a toujours une petite gang de trippeux de metal qui s’assemblent au bar soit sans tous les nommer mais au moins la gang de Francis Louis-Seize pis celle de Alain Pérusse que je salue tous d’ailleurs. Et tout ça est géré par le waiter, Walter – bon fallait bien que je le fasse un moment donné ce mauvais jeu de mots pis de toute façon, il ne marche que dans ma tête parce que Walter ce n’est pas le waiter, c’est le barman. Je vous disais donc d’aller prendre une bière pas chère servie par les bons soins de Walter ou de……… euh, je ne m’en rappelle plus encore… pareil comme l’autre jour quand j’ai voulu la présenter à Dave sur la terrasse des Foufs. Bon, je vais m’essayer avec Élizabeth – elle va me trouver insignifiant, c’est sûr – en tout cas, déjà j’avais réglé ça l’autre jour en disant « je te présente… euh… ma barmaid la plus fréquente », en me rendant compte qu’après tout ce temps finalement je ne savais pas son nom, ce qui avait bien fait rire Dave. Bon, là je sens que y’en a d’autres qui me trouvent insignifiant. Ouan, moi-même des fois j’ai des moments mais je vis bien quand même avec ça. Bon, comment ça a commencé pour que je raconte tout ça. Ah oui… Arrivez à l’heure, la bière n’est pas chère et vous serez sûr de ne rien manquer.
Donc, j’arrive vers 19h15, salue Walter avec son secret handshake que j’ai fini par catcher quoique la pratique n’est pas encore tout à fait à point, commande 2 Belle-Gueule Pilsner – je répète que c’est au rez-de-chaussée que la bière n’est pas chère donc faut la prendre avant de monter en haut pour le spectacle – ah oui le spot publicitaire gratuit ici est offert parce que même chez nous je bois de la Belle-Gueule et qu’il n’y en a pas partout dans les bars que je fréquente pour voir des spectacles, donc j’apprécie les places qui en ont – et j’enfile le chemin qui me mènera dans la salle de spectacle via l’escalier.
C’est finalement vers 19h40 que le groupe The Aftermath est monté sur scène pour présenter leur death/grind. C’est rare que je fais ça mais je vais régler tout de suite le seul point négatif que j’ai à apporter à leur prestation. C’est le manque de contact avec la foule entre les pièces. Je veux bien croire que y’a des ajustements à faire, du retuning, du whatever mais maudit, je trouvais le fait qu’ils se retournent aussi souvent dos à la foule, un peu comme si ça empêchait que le tout s’enchaîne bien. Parce que, autrement si ce n’était de ça, dès qu’ils étaient prêts pour la prochaine, William nous rembarquait dans son monde grâce à son énergie de malade bougeant d’un bout à l’autre du stage pendant qu’il nous grognait les paroles des tounes. Finalement, le stage des Foufs devient petit avec toute l’action qu’il y avait quand les musiciens se sont mis eux aussi à bouger partout. Et Stéphane, à la guitare, s’avançait au devant de la scène pour nous envoyer son taping sur le manche, pied sur le moniteur, dans la pause classique du Cap’tain Morgan, au grand plaisir de la foule qui faut bien l’avouer regroupait les amateurs montréalais de musique destroy aux riffs complexes, dont plusieurs musiciens de la scène tech death montréalaise, et là, c’était servi right in there face. Et je vous ai seulement parler de 2 des attractions que The Aftermath nous propose parce que l’autre guitare challenge les riffs de la 1ère et le combo rythmique traditionnel basse/drum, ben oubliez ça. Y’a autant de lead là que dans les guitares. Donc, parfait pour les amateurs de musique brutale et technique. Leur nouvel album s’en vient pour votre plaisir.
Après une pause de 15 minutes, Killitorous ont lancé leur prestation et encore une fois, la foule a été étourdie par une prestation de 2 guitaristes qui superposent ou alternent les riffs avec une précision chirurgicale sur un déferlement de basse et batterie. Avec un chanteur qui lui aussi est déchaîné et je me suis même fait la réflexion sur le coup qu’il me faisait penser à Mr Chi Pig (SNFU). Bon, une version un peu plus soft parce que Mr Chi Pig, ça reste Mr Chi Pig. Tout ça pour dire chapeau à Mark Phillips, qui comme William précédemment, sait utiliser l’espace d’un stage pour se démener et aller voir la foule massée devant pour les embarquer dans son trip. Et la connection est restée bien présente entre les tounes, Ahh Run prenant le micro aussi pour les annoncer et c’est ainsi que j’ai pu savoir qu’au minimum, ils nous ont joué 2 nouvelles dans leur set de 30 minutes. Une 1ère, Till death do us part….y, qui, pour la 1ère fois dans leur musique j’ai trouvé, amène un côté hardcore. Pas du breakdown mais plus genre NYHC. C’est cool parce que ça permet de faire groover la toune dans un registre différent. On a aussi eu une 2ème nouvelle au titre weird, George can’t stand his father’s son, qui a fait dire à Ahh Run,
Do you get this one?
Bein, en tout cas, j’espère que George a un frère!!
Encore une fois, ces nouvelles pièces passent facilement au-dessus de la barre que Killitorous s’est déjà placée et on attend le nouvel album avec impatience.
Autre pause de 15 minutes puis cette fois, le retour à l’intérieur nous propose 2 changements. Bein oui, le 1er est le changement de groupe. Le 2ème est un autre changement de prix pour la bière. Dès 21h00, la bière tombe, que dis-je, chute à $2,00 la bouteille. WHAT A DEAL!!! Belle façon de relancer une soirée.
Et Phobocosm était aussi prêt pour ça. Je vous parlais de changements. Bein, leur arrivée sur scène en a aussi provoqué plusieurs au niveau de la prestation itou. Premièrement, ils ont agrémenté leur performance d’une projection sur écran de nuages d’orage, simple mais parfait pour appuyer leur musique qu’ils qualifient eux-même de dark death et qui, elle aussi, constituait un changement dans le flow de la soirée. Après avoir assisté à 2 prestations de brutal death/grind, Phobocosm ont starté ça dans un registre doomisant avant de nous switcher ça dans de quoi de plus black avec une trame de distortion, style noise/industrial, en arrière-plan. Je ne suis pas sûr si la foule était prête pour ça car le monde a un peu figé mais leur fans présents se sont chargés de l’animation dans le pit. Et en même temps, y’avait rien de mal à la réaction de la foule parce que leur musique avait ce petit côté contemplatif avec les riffs en boucle. Et figé était aussi l’attitude des musiciens sur scène. Ça c’était le contraste le plus frappant avec la tornade des 2 groupes précédents. Plantés sur place, ils nous ont envoyé 45 minutes de prestation sans nous adresser une seule fois la parole, à moins que j’aie manqué la fois. Finalement, une chance qu’ils ont une banner qui dit leur nom parce que faudrait deviner. Bon, je comprends que tout ça est l’image du band et je ne vois rien de négatif dans leur attitude, je fais juste mentionner le contraste. Un line up dans un registre plus approprié pour leur musique, svp, augmenterait de beaucoup leur impact sur la foule parce que leur musique a ce petit côté mélodique un peu plus triste et sombre que juste mélancolique.
Unhuman est monté sur scène vers 22h15. J’avais un peu peur qu’ils tardent trop. Considérant, comme mentionné plus haut, qu’il faut avoir clairé tout l’équipement pour 23h30, on s’enlignait donc pour une performance décente qui pourrait tourner autour d’une heure. Tant mieux parce que ça fait longtemps qu’on l’attend cet album. Bon pas nécessairement pour tous depuis 1998 mais ça fait une bonne mèche. Faut dire que Unhuman ont eu des changements de personnel et toutes sortes de péripéties. Et en plus, il faut considérer que c’est un band de All-Star. Tous les membres du groupe ont d’autres groupes qui les tiennent passablement occupés. Bon. y’en a qui vont dire que c’est un band de All-Star sans renommée mais c’est ça pareil. Posez la question à ceux qui suivent la scène prog tech metal québécoise et tous vous répondront que Kevin Chartré, Mathieu Bérubé et Alex Dupras, tout comme Youri, n’ont plus besoin de présentation et que d’être regroupés dans un projet fronté par Youri ne peut que repousser certaines limites. Et c’est ce qui m’est arrivé. Malheureusement rendu à ma limite, y’avait plus de place pour plus. Tout ce qu’ils font m’impressionne. Ce sont des musiciens hors-pairs. La technique de chant de Youri est totalement way out. Je pense que mon problème est que je me suis perdu en chemin. Je n’arrivais pas à toujours suivre les progressions. Donc la réponse est non à la question que Mathieu nous a posée. C’est quoi la question? À un moment donné, il s’est avancé au micro entre 2 tounes et nous a dit,
J’espère que vous vous êtes rendu compte que je me suis fourré solide dans la dernière…!!
Euh, je le répète… Non. C’était trop complexe pour moi de me taper ma 1ère écoute comme ça live (en fait, c’était la 2ème parce que je les avais vu une 1ère fois dans le garage de Francis Louis-Seize lors d’un party mais on va tous faire comme si cette fois-là ne compte pas). Depuis, j’ai réécouté l’album plusieurs fois et je comprends mieux certains trucs qui m’avaient échappés. Mais de toute façon, je ne suis pas là pour critiquer la musique mais bien pour vous parler de leur performance et de ce côté-là, je vous assure qu’encore une fois l’intensité était au rendez-vous. Bon, Kevin a un style plus statique mais Youri et Mathieu se démène pas mal. Bon, Youri un peu moins des fois parce que la technique de chant particulière à Youri reconnaissable sur l’album, a comme conséquence de le fixer sur place. Le malade se renfonce le micro dans la bouche quand il fait ça. FREAK!! Ça mérite d’être vu live. Et l’effet sonore live est aussi réussi que sur l’album. No tricks! Que de la technique. Bravo!
Dans la salle aussi, l’intensité a grimpé d’un cran et on a eu droit au 1er vrai thrashpit de la soirée. Remarquez qu’il y a eu une tentative pendant Killitorous mais il y avait un gonzo qui occupait toute la place. La performance de Unhuman a donc starté dans un plaisir partagé. Gonzo s’était un peu fatigué et laissait de la place pour que la foule trippe et il était évident que les gars de Unhuman trippaient aussi. Puis, ça a monté d’un autre cran et on a eu un bodysurfer. Une autre coche plus tard, y’avait DES BODYSURFERS. Le party était plus que pogné. Assez que Mathieu a repris le micro vers la fin du spectacle pour nous dire,
Merci! Merci! J’vous regarde. Vous êtes pas toute beaux… mais vous êtes TOUTES!
Thanx, Mathieu!
La soirée s’est étirée jusqu’à la limite permise par la salle finissant autour de 23h15. On en a eu en masse pour notre plaisir. On a même eu droit à une cover de The Faceless et sur les dernières notes de la soirée qui adonnaient justement avec les dernières gouttes de bière, j’ai quitté parce que le lendemain pendant que plusieurs d’entre vous se rendaient au show de Kreator au Club Soda, et bien moi j’avais rendez-vous au Petit Campus pour le lancement du 3ème album de Liva, Human abstract.
Je m’en voudrais de terminer sans souligner le passage sur scène de 2 anciens membres de Unhuman, Steve Dubé et Fred Filiatrault (AKA ChaotH de Unexpect) venus interpréter des vieilles pièces.
On passe maintenant au 3ème lancement que je vous avais promis, celui du groupe de Sherbrooke, Liva, au Petit Campus le 2 novembre. Un autre album qui s’est fait attendre car le précédent, De Insulis, date de 2007. Pour ma part, ça devait bien faire juste un peu moins que 10 ans que je ne les avais pas vu ayant manqué la tournée de spectacle de leur album précédent à cause de mon travail qui me retient souvent à l’extérieur de la civilisation et aussi, sinon surtout, parce que Liva sont rarement sur scène de nos jours. Si je vous souligne ça, c’est parce que, à la sortie de leur démo de 4 pièces en 2000, j’avais été accroché instantanément. Ma blonde de l’époque et moi ne manquions aucun de leur show. Et coïncidence, leur drummeur (qui a quitté en 2012), Sébastien Breton travaillait pour un distributeur de musique locale et elle, elle travaillait chez Archambault et donc, il s’y voyait là aussi. Et si ce n’était pas assez, j’étais DJ à l’Hémisphère Gauche à Montréal qui était le bar de quartier de… Sébastien. Il y avait comme un drôle d’alignement de circonstances qui avaient fait qu’on avait fraternisé et donc, je ne manquais pas leur show jusqu’à environ 2005. Par la suite, la vie, les circonstances… bon je ne les avais pas revus et là j’étais bien content.
Convié par le flyer à 20h, ce n’est pas avant 21h00 que le spectacle n’a commencé laissant le temps de jaser un peu avec les personnes sur place dont un chum de Francis Labadie dont je ne me rappelle jamais le nom mais que je vois dans plusieurs shows (Moi pis les noms, on ne fait pas bon ménage), Philippe Charbonneau de Wishmaster, Benoit Lamarche, photographe de Daily-Rock et bien sûr, Diane Messier dont vous devriez découvrir les pages faisant la promotion de la musique d’ici et dont les photos agrémentent mon texte. Merci beaucoup.
Le groupe Uriel avait donc été invité à ouvrir cette soirée de retour à Montréal pour Liva. Uriel est un autre groupe que j’aime bien musicalement à cause de la présence du violoncelle. Pas juste à cause de ça mais j’aime l’utilisation des instruments à cordes de type violon dans la musique metal. D’ailleurs, l’album Apocalyptica plays Metallica reste, pour moi, une des idées novatrices qui ont frappé le metal dans les 20 dernières années et un album que j’apprécie toujours autant après toutes ces années bien que Apocalyptica ait sorti plusieurs autres albums et aussi malgré l’apparition d’émules. J’aime bien aussi l’utilisation des voix de style opératique et Gaia prend de plus en plus d’assurance dans Uriel. Maintenant, place au spectacle.
Les gars de Uriel ont starté la soirée sans les filles nous jouant une pièce où leur présence n’est pas requise. J’ai pu remarqué qu’ils avaient un nouveau drummeur mais j’ai oublié de poser la question après à savoir si c’est leur nouveau permanent et leur page facebook n’en parle pas. Puis Gaia s’est avancée pour prendre le micro pour la 2ème pièce mais Jessica s’est faite attendre ce qui a fait dire en joke à Philippe, bassiste du groupe et aussi son chum,
Prends ton temps ma belle. Le show est commencé.
Jessica a fini par rejoindre ses comparses sur la scène pour compléter la formation et c’est une belle prestation d’environ 30 minutes qu’ils nous ont offert. Fred, guitariste de la formation, me disait d’ailleurs qu’il s’était bien senti physiquement sur scène pour la 1ère fois depuis longtemps, étant incommodé par des mots de dos. Et ça a paru qu’il était bien. Il nous a envoyé ses riffs avec aisance et dextérité. Jessica, elle, après le show m’expliquait son retard sur scène par le fait que ses bouchons d’oreille ne voulaient pas tenir en place… Euh, ça n’a pas paru, ça!!! En tout cas, elle en a fait fi sur scène pour se démener quand elle ne nous jouait pas de son violoncelle, headbangant debout derrière sa chaise à l’unisson avec Gaia. Ouan, je comprends mieux pourquoi les bouchons doivent tenir.
Leur death mélodique s’est avérée une belle ouverture pour cette soirée et je peux parier qu’ils se sont faits de nouveaux fans parmi la foule présente pour Liva. Et d’ailleurs, je vous invite à découvrir leur album, From ashes to Poenix en cliquant ce lien qui mène à un téléchargement gratuit. C’est le genre de trucs pour ceux qui aiment le death mélodique avec un mix voix claire féminine et growl râpeux, violoncelle et pas de clavier.
Il était maintenant temps de renouer avec Liva qui se présentait dans une nouvelle mouture. Je vous ai déjà mentionné le départ de Sébastien, remplacé à la batterie par Martin Plante et bien ils ont également perdu leur bassiste en 2012, place maintenant occupée par Félix Lampron-Dandonneau. Deux additions qui s’avèrent judicieuses si je me fie au plaisir qui se lisait sur les visages. D’ailleurs, Martin n’a pas arrêté de sourire pendant toute sa prestation. Et le contact entre Catherine Elvira et Pier Carlo, couple dans la vie, est direct et palpable. C’en était même cute quand juste avant d’envoyer The last word, Catherine a remarqué que Pier Carlo était setté pour la suivante et lui a subtilement fait signe. Une complicité, c’est ça. Pier Carlo a rectifié ses pédales pendant qu’il nous mentionnait de faire attention à celle-là dont les paroles lui font lever les poils sur les bras.
On a eu d’autres moments d’émotions comme ça, véhiculés par leur musique. Indian Serenade en est une où Catherine semblait transportée. Et j’ai comme réalisé pendant que je la regardais interpréter cette pièce que son alto est de la forme d’un tomahawk indien. On a aussi eu une passe introspective avec plein de reverb dans Winter Days. Et finalement, ce sont mes émotions qui ont été servies alors qu’ils ont terminé leur prestation avec Agnus Dei, Tuba Mirum et Hostias de leur 1er album.
Leur nouvel album est différent des précédents. Premièrement, ils ont laissé tomber les textes en latin. Il est aussi différent au niveau des sonorités et j’ai trouvé que les compositions avaient un peu plus de la hargne du death et un peu moins de la douceur mélodique orchestrale mais j’ai bien apprécié encore une fois leur belle façon harmonieuse de composer pour guitare et alto. La soirée a permis de bien constater leur évolution musicale puisque l’essentiel du spectacle a été partagé entre leur 1er album (7 pièces) et leur nouveau (7 pièces). Seule Omnis mundi creatura de leur 2ème album a été jouée. On espère maintenant qu’il ne se feront plus autant désirer et qu’on les reverra bientôt.
Cheers!
Lex

















