On est vendredi et, heureusement, la semaine vient de finir. Une belle grosse et très attendue fin de semaine est sur le point de débuter. Je passe à la shop de tattoos pour voir mon bon ami Dave Rouleau et du même coup ramasser la cam (ici, je ne parle pas de drogue, mais plutôt d’une caméra). On discute des jours qui s’en viennent, de projets futurs et j’en profite même pour prendre un café. À un moment donné durant notre discussion, mon téléphone mobile se met à vibrer, est-ce que c’est l’appel que j’attends? Fausse alerte, c’est seulement ma compagnie d’assurances auto qui me contacte pour avoir de plus amples informations sur un événement arrivé quelques jours au paravent. Je me suis fait arracher mon rétroviseur coté chauffeur par un chauffeur du dimanche de la merveilleuse Société des Alcools du Québec. Bon, revenons à nos moutons, on continu à discuter affaires quelques minutes quand une autre fois, mon appareil se remet à vibrer et cette fois-ci, c’est la bonne. La personne au bout du fil me dit simplement : “17h au loc. Ok salut à tantôt”. C’était Dany Roberge, bassiste du groupe Get The Shot. Je vais suivre ce groupe pendant deux jours sur la route. Nous irons à East Broughton ce soir et Victoriaville demain. J’en profite pour faire un texte sur mes expériences de ces journées avec eux…
La discussion s’achève avec monsieur Rouleau et j’embarque alors dans ma voiture. Quelques commissions s’imposent et je me dirige au local. Une fois arrivé sur les lieux, je rejoins Guyp à l’intérieur. Guy-Pierre, qui est un des guitaristes du groupe et un bon vieux chum à moi. J’ai connu ce gars lors de ma trépidante jeunesse, alors que je tentais ma chance dans les cadets de l’air. Nous faisions parti du corps musical de l’escadron. Cette phase de ma vie fut très courte, mais nos chemins se sont recroisé à plusieurs reprises. Les autres membres, JP le chanteur et sa copine Van que l’on surnomme l’Impératrice, Tom, l’autre guitariste ainsi que Vandal, le roadie officiel, arrivent un à un. Dany arrive à la toute fin, car il a dû aller chercher la van au garage. “Elle est comme neuve”, dit-il en entrant au studio. Il en manque un vous allez dire, et oui, David celui qui s’occupe des percussions, a décidé de monter avec sa copine. On pack le tout et Dan me dit :“ toé on va t’appeler l’ennemi. Comme dans le film « Almost Famous ». C’est l’histoire d’un reporter du Rolling Stone Magazine qui suit un band sur la route, pis là le groupe lui dit, on va t’appeler l’ennemi, faque c’est ça… »C’est semblable sauf que moi, je ne travaille pas pour le Rolling Stone Magazine…
On se dirige vers la sortie et dans les corridors, on peut entendre d’autres bands pratiquer leur musique et un d’eux est justement à l’œuvre avec un succès de Kaĩn, embarque ma belle !!! Ouin il est vraiment temps qu’on parte. Au moment de charger la van, je me rends compte que chacun a son rôle ou que tout le monde fais la chaîne. Tom est celui qui place les instruments et tout le reste à l’arrière de façon méthodique. Il doit être bon à Tétris!
Tout est là et c’est maintenant le temps de partir. On prend tous place à l’intérieur et nous nous dirigeons vers le dépanneur le plus prêt question de mettre de l’essence et de prendre quelques rafraichissements pour la route. Guyp se porte volontaire pour mettre le carburant dans le véhicule et on voit une certaine fébrilité dans ses yeux comme s’il en était à sa première expérience. “Vérifiez le donc pour ne pas qu’il crisse le feu quelque part”, dit JP en le voyant s’en aller aux pompes. Bon, le gaz est mis, les breuvages son achetés et notre pompiste n’as pas mis le feu nul part alors maintenant, on part!
Tom plug le Ipod dans ce qu’il reste de console et appui sur ‘Play’. Les S.O.D (Stormtroopers Of Death) et l’hymne « United Forces » se mettent à jouer. Tout au long du trajet, c’est les classiques d’Anthrax, Slayer et beaucoup d’autres en trame sonore. Plusieurs discussions sont aussi amenées à sujet du genre, la future tournée en Europe ainsi que les sessions de studio qui sont à venir pour l’enregistrement du prochain album prévu pour la fin 2013. Sur les routes sinueuses de la Beauce, JP nous fait part d’une anecdote de jeunesse. Un échange d’album qui fut un échec monumental de sa part. Il avait échangé « Diabolus In Musica » de Slayer contre « Dude Ranch » de Blink 182 … et je peux vous dire que la réaction de tous ceux qui se trouve à bord du véhicule a été la même, Ouffff… On arrive presque à terme du chemin qui nous mène au Bar La Ronde de East Broughton. Ce soir, c’est le lancement du E.P. de Carey avec les formations Set It Back et No Bones de Mtl.
On arrive et aussitôt on décharge la van et entre dans le bar. Les instruments sont placés au fond de la salle et la table de marchandise prend place tout près de l’entrée. Les autres groupes de la soirée arrivent aussi et pendant ce temps quelques-uns en profitent pour se désaltérer et insérer quelques pièces à l’intérieur du Jukebox qui se trouve au mur. On entend alors des pièces de Dio et d’Anthrax à nouveau, mais juste après Avenged Sevenfold. Guyp qui dit :“Hey Hey Hey, mes tounes sont pas finies criss j’en avais choisi d’autres.” Quelques chansons de groupes inconnus aux sonorités new-metal sont jouées et finalement la sélection de notre boy a repris son cours.
Les shows commencent et c’est Set It Back qui démarre le bal. Un bon punk rock rapide qui me rappelle les années où je faisais du skate !!! On poursuit aussitôt avec No Bones. Une autre formation punk, mais cette fois si avec un vocal plus rauque. Ils nous font une reprise du groupe Jawbreaker qui a tout l’air d’être une de leur principale inspiration. C’est une très belle découverte.
C’est maintenant l’heure de Carey. Ils lancent ce soir leur premier E .P., « Desolation », qui est très attendu par les gens de la scène. Les gars de la région nous transportent dans une ambiance aux lumières tamisées et nous balancent leurs morceaux avec l’énergie du désespoir.
Ensuite, c’est l’heure pour Get The Shot. Ils débutent la performance avec intensité comme on s’y attend. Les gens de l’auditoire en font autant, les coups volent de partout. C’est la folie. Plusieurs dont Miguel Bélanger de Hour Of Defiance et Pascal de Broughton de Carey et Reversal vont même prendre le micro en compagnie de JP pour l’accompagner dans ses textes. La soirée s’achève, les gens font leurs achats à l’Impératrice qui prend place derrière la table de marchandises et on félicite les groupes pour leurs perfos.
Moi et Vandale, on s’improvise une petite partie de dart avec un seul dart, malheureusement, tandis que d’autres ramassent leurs choses car tout le monde a de la route à faire pour retourner chez soi. Pour le retour, il nous manquera un soldat à bord du truck, notre ami Guyp se fait ramener à Québec par une demoiselle… il semble aussi fébrile que lors de l’épisode du gaz, on en saura plus demain… nous, on rassemble les trucs près de la porte et chacun reprend son rôle, Tom à l’arrière pour placé les instruments et nous on fait la chaîne. Je dois vous dire que la température extérieure de la Beauce a chuté de façon extrême. Dans l’après-midi, à l’heure de départ, il devait faire autour des 7 ou 8 degré et maintenant tout près de -10. Moi, qui avais revêtu ma froc de jeans pour l’occasion, a maintenant froid. La van, qui rappelons-le est comme une toute neuve, semble capricieuse ce soir. Le gaz ne se rend pas au moteur lors du démarrage. Dan qui est le pro de la situation tente tant bien que mal de surmonter ce problème en écoutant l’engin faire son injection de gaz au moment de tourné la clé, mais sans résultat. Une idée lui arrive en tête, pourquoi ne pas injecté directement du gaz au moteur? “Il doit bien avoir quelqu’un qui doit avoir sa une chainsaw pour qu’on puisse y mettre du gaz”.
Hey bien oui, on a réussi à trouver quelqu’un qui en avais une dans son coffre de char. Quelques passepasse de mécanique et ‘ti-buck’ (la van) démarre comme une neuve. On semble tous amorti par cette soirée énergique alors vous ne serez pas surpris si je vous dis que le retour est très calme. La trame sonore est une playlist des Beatles et chacun cherche à se réchauffer. Fin de la première journée…
On se retrouve en fin de semaine pour la suite!





