Bon, comme un soldat je me suis dirigé vers les Foufounes Electriques pour couvrir le lancement de la formation métallique montréalaise, Dissension. Sachant que c’est la gang de DungeonWorks Productions qui produisait l’événement et que je remercie de m’avoir fait bénéficier de l’accès au show, je savais que j’aurais un bon line-up pour satisfaire mes sens. L’équipe que constitue Nick Guérin et Michelle Ayoub est vraiment puissante lorsqu’il est question de monter des shows de malade. Anyway, vous le savez aussi bien que moi comment ça marche.

 

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Pour starter la soirée, à 19H00 le show commence. Comme pour tous les partys, ça prend un band de party pour ouvrir la soirée. Là, Citizen Vicious arrivent. Ok, tu connais pas ça encore, bein y a rien qui t’empêche de cliquer sur leur nom dans la phrase pour rejoindre leur facebook et les découvrir. Un band de « Thrash N’Roll » de la Rive-Sud qui réchauffe rapidement une salle. On pouvait sentir l’émerveillement des gars sur scène alors qu’ils donnaient tous ce qu’ils avaient au fond de leurs tripes. Les membres du groupe se sont donnés corps et âmes, question de divertir la foule qui commençait à arriver dans la place. Ils ont également annoncé que leur album était à l’institut psychiatrique pour préparer sa sortie à venir prochainement. Le tout est enregistré par JF Roy de la formation “Burning The Oppressor” et devrait voir le jour dans un temps assez rapproché. Pascal, le nouveau batteur semblait apprécier sa participation à une prestation sur la scène des Foufounes Électriques. Alors que le duo à corde et le chanteur souriait constamment par l’adrénaline que produisait leur expérience. Les gars ont livré la marchandise avec toute l’énergie qu’ils possèdent au fond de leur personne. Excellent début de show. J’ai d’ailleurs filmé sur place la pièce « Loud, mean, fast & dirty » dont l’album à venir portera le même nom.

 

 

Ensuite, vint donner un tout autre ton à l’événement, un groupe que j’avais mieux apprécié la première fois que je les avais vu. Venomenon a donné un show à la hauteur de leur talent. De bons musiciens qui produisent une musique Thrash avec une teinte « Groovy ». Le batteur me faisait penser à Bill Ward en 1970, un membre de Black Sabbath. Toutefois, je dois dire que le gars en mettait beaucoup plus que Bill Ward dans ses mélodies rythmiques. C’est clairement une équipe qui frappe fort. Pas ma tasse de café mais des musiciens très compétents qui livrent une musique mélodique et « thrashy » avec des ambiances assez « space ». Je dois reconnaître qu’ils ont plusieurs riffs que j’ai apprécié dans l’ensemble de leur composition. Et par moment, ca me faisait penser à Motörhead dans le style musical. Je le recommande aux amateurs de Thrash Old School et aux amateurs de Motörhead. Voici « Crawlspace » et « Bottom of the label ».

 

 

L’activité se poursuit avec le début de prestation de la formation Murtenscythe qui vient nous présenter un son que j’ai vraiment apprécié. Lex m’avait glissé un mot à leur sujet et il disait juste. Ce groupe-là possède une formule gagnante selon moi. Le batteur de cette formation a également quelque chose qui lui permet de se démarquer. Le guitariste livre plusieurs solos fort intéressants. Seul inconvénient, un peu trop de boucane sur scène. Mais cela n’enlève rien à la folle prestation de ce trio montréalais. Des ambiances dignes de la formation Muse dans le style ambiant et «groovy» de certaines mélodies, mais avec un côté beaucoup plus mouvementé et plus méchant. Méchant, mais pas agressant pour les tympans. Le vocal me faisait penser à du Carcass par moment et la musique est demeurée très rythmée dans l’ensemble de son exécution. En fait, les gars donnent un bon show et le vocal est très intéressant dans son approche «Old School». Regardez les interpréter « The call of Kadru » lors de cette soirée.

 

 

Là je dois dire que je connais Damian Dürion depuis un bon moment et je ne savais pas à quoi m’en tenir avec son nouveau projet que je n’avais pas encore entendu. Je connaissais ce dernier en raison d’une collaboration avec son ancien band « Worignition », que j’adorais d’ailleurs. Ce qui n’enlève absolument rien à son nouveau projet Skeleris qui donne un style Death Metal avec le genre de vocal s’apparentant à Lamb Of God. Le gars livre la marchandise avec brio. Une autre formation qui s’amusait pleinement sur scène ce qui rendait le tout très intéressant. Le groupe possède une bonne chimie entre ses membres et la musique coule comme de l’eau dans un ruisseau. J’ai franchement été surpris de voir comment Damian s’était rapidement remis sur ses pieds pour revenir en force avec Skeleris pour arme de vengeance. La musique est très colorée et nécessite un enregistrement à venir pour satisfaire l’oreille des amateurs de leur matériel. Voici « Zealotry » live en attendant du stock de studio.

 

 

Maintenant le clou de la soirée se prépare sur scène, question de voir aux préparatifs d’avant prestation. Nathan Afilalo semble relax et en paix avec lui-même. Lui et les membres de son groupe se sont longuement préparé pour ce moment ultime. Je connais ce groupe depuis 2008 alors qu’il portait le nom de Set To Kill. Avec de grands changements viennent de grandes réalisations. Et c’est exactement ce qui arrive avec Dissension et leur premier album intitulé « Of Time And Chronic Disease »… un effort bien mérité. Maintenant, je ne savais pas à quoi m’attendre de cette formation avec tous les changements qu’elle a faits dans son essence même et j’avoue que je suis content d’avoir assisté à leur prestation puisque les gars ont tout donné ce qu’ils avaient au fond d’eux mêmes. Comme voulu, ils ont répondu à la demande en offrant un spectacle à la hauteur des attentes. Écoutez la pièce titre de leur nouvel album.

 

 

Félicitations à Dungeon Work Productions pour le bon travail exécuté pour ce lancement d’album. Les 5 groupes choisis pour cette soirée avaient tous un petit quelque chose qui les qualifiait parmi les groupes montréalais qui se placeront parmi les têtes d’affiches dans un proche futur.

Daimon