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Shatters

 “L’abysse des pensées

(2014)

 

 

1- Planeshift
2- L’erreur Originelle
3-Les murs de ma folie
4- Seaside homicide
5- Open eyes (never lie)
6-Dim the lights
7-The hound
8- L’abysse des pensées

 

Shatters est une formation de Québec qui a fait face à plusieurs modifications de son line-up depuis l’ébauche du projet en 2005.   Le line-up actuel est composé de Martin Poirier (voix et guitares), François Boivin (basse), Marc-Antoine Guay (guitares et voix), Stéphane Moisan (batterie) et Mathieu Houde (claviers et piano). Cette formation de post-prog-métal de Québec mélange bien les moments ambiants, acoustiques et calmes à d’autres moments beaucoup plus intenses et lourds. Ils ont par ailleurs offert une prestation récemment dans le cadre de la finale du Challenge Parkinson Metal, s’étant déroulée à Québec.  Influencé par des groupes tels que Opeth, Porcupine Tree ou Anathema, le groupe enchaîne, dans une même pièce, des parties bien distinctes, nous faisant ainsi voyager dans des intensités et émotions différentes au sein d’une seule pièce. Shatters aborde le thème de la psychologie humaine, d’où le nom du groupe qui signifie «éclatement»… faisant ainsi référence à l’éclatement, en 1000 morceaux, de l’esprit humain, si fragile. Le groupe est plutôt versatile et pourrait autant jouer avec des groupes rock progressif qu’avec des groupes plus métal.

L’album débute en nous plongeant directement dans un univers intriguant, lourd et cafardeux avec la première pièce de l’album intitulée “Planeshift“, qui en est une instrumentale. Dès le début, on remarque que la basse occupe une place notable dans l’instrumental et qu’elle y est très présente, prenant parfois un rôle très mélodique en jouant dans les notes plus hautes. La seconde pièce, “L’erreur originelle“, débute avec un enchaînement d’accords de guitare acoustique et une voix clean plutôt chambranlante et fragile. L’instabilité de la voix est très appropriée aux propos des textes et à ce qu’on veut en faire ressortir comme émotion. La 3e pièce, “Les murs de ma folie“,  est assez répétitive quoique efficace, avec un picking qui revient constamment à la guitare et des paroles empreintes d’angoisse. Pour les pièces “Seaside homicide” et “Open eyes (never lies)” l’intensité monte d’un cran et la guitare acoustique douce retrouvée en début d’album prend moins d’espace, au profit d’une guitare électrique plus imposante et d’une instrumentation moins paisible. L’album se poursuit avec la pièce “Dim the light” qui offre une très belle progression de l’intensité et ensuite “The hound” qui est une des pièces les plus chargées au niveau musical. Finalement, l’album se termine avec une 3e pièce française, soit “L’abysse des pensées“, pièce titre de l’album

Je dirais qu’une des forces de la formation est de bien gérer l’intensité de ses pièces. Débutant par des moments calmes et acoustiques et enchaînant avec des mouvements plus pesants qui donnent de la profondeur aux pièces… Ou encore, en terminant un riff sur un power chord plaqué, avec plein de distorsion, qui continue à sonner derrière le picking de guitare acoustique, apportant ainsi une transition subtile entre les différents mouvements. Bref, L’abysse des pensées est un album avec des riffs répétitifs et une ambiance plutôt dépressive comme l’impose généralement ce style musical. Ce n’est donc pas un album que tu écoutes en t’attendant à avoir des sensations fortes ou à baver en entendant une passe de guit impossible à repiquer mais plutôt un album qui pousse à la réflexion et à l’introspection via une musique ambiante très intrigante, attrayante et qui plongera ton esprit fragile dans un univers de vulnérabilité et de doute.

 

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