• Critique d’album: Gruesome – «Savage...

    Posted by Alison on May 27th, 2015

    12 Jacket (3mm Spine) [GDOB-30H3-007}

     Gruesome
    «Savage Land»
    Relapse Records
    2015

    Liste des pièces
    «Savage Land»
    «Trapped In Hell»
    «Demonized»
    «Hideous»
    «Gangrene»
    «Closed Casket»
    «Psychic Twin»
    «Gruesome»

     

    Formé par le guitariste/vocaliste Matt Harvey (Exhumed) et le drummeur Gus Rios (Malevolent Creation) suite à leur participation au «Death To All tour», Gruesome n’existe que pour rendre hommage à la première période du groupe légendaire Death. Complété par Robin Mazen de Derketa à la basse et Daniel Gonzalez de Possessed à la guitare, les quatre musiciens se sont réunis pour créer un son non seulement old school, mais aussi fortement inspiré d’un grand classique du genre death metal, classique étant nul autre que «Leprosy» du groupe Death. L’album «Savage Land» de Gruesome a vu le jour le 21 avril dernier sous la bannière de Relapse Records.

    Comme «Leprosy», «Savage Land» possède 8 morceaux. Réunis pour garder l’âme du groupe éponyme Death bien vivante, malgré le fait que Chuck Schuldiner et tous les membres qui furent de passage dans le groupe aient su composer des œuvres qui orneront à jamais l’entête des palmarès de musique death metal avec une discographie ne comportant aucun album de mauvais goût, ils ont désiré rendre hommage à ceux-ci en faisant renaître l’entité Death de ses cendres.

    Si depuis le moment de la sortie de «Savage Land» vous avez entendu des gens le comparer à «Leprosy», ils ont su cerner l’essence même de l’album. Le son de celui-ci contient des éléments de taille surtout reliés aux deux premiers opus du groupe Death, «Scream Bloody Gore» et «Leprosy», plus principalement. Lorsque nous débutons l’écoute de «Savage Land», nous sommes automatiquement transférés en 1988, en plein cœur du studio dans lequel Chuck se préparait à enregistrer son nouveau matériel. Même si je tentais tant bien que mal de jeter une oreille davantage critique à ce tout premier opus de Gruesome, les éléments négatifs se sont révélés… inexistants. Tout est d’une parfaite droiture, de la production des morceaux au résultat final des pièces elles-mêmes. Les guitares grondent de manière identique à celles de Death par le passé et nous avons presque le sentiment que l’homme derrière le kit de drum est nul autre qu’Andrews. Cela a beaucoup à voir avec la qualité du son de l’instrument, mais certainement beaucoup aussi avec le fait que nous avons ici affaire à l’ex-Malevolent Creation, Gus Rios.

    En plus des riffs, du drum, de l’atmosphère et de la production, les vocaux de Matt Harvey sont à couper le souffle: Chuck est revenu d’entre les morts. Je crois qu’il n’y avait pas meilleur homme que le vocaliste/guitariste d’Exhumed, dont les compétences rendent hommage au metal depuis 1990, pour prêter sa voix à un hommage à Schuldiner. Sans toutefois ne devenir qu’une pale copie du amèrement regretté Chuck, Harvey a su remplir son devoir qui était de s’en approcher le plus possible, en y ajoutant néanmoins sa teinte. Je crois sincèrement que quelqu’un qui ne connaît pas Death (cela se peut malheureusement) et qui écouterait un album du groupe et qui par la suite jetterait une oreille à «Savage Land» ne saurait réellement faire la différence entre les deux produits finaux. Il ne doit pas être tâche simple de recréer une ambiance aussi puissante et aussi importante dans la musique metal que celle de Death, mais ils y parviennent en faisant sonner le tout de manière plutôt fraîche et originale en dépit du vieux son qu’ils tentent de dépeindre. C’est à mon avis un hommage d’une envergure exemplaire !

    Gruesome aurait déclaré qu’avec cet album, nous n’étions tenus qu’à entendre leur amour et leur dévotion envers le groupe Death et que le son qu’ils désiraient recréer n’est que celui dudit band avant qu’il ne devienne un peu plus progressif. Je ne crois pas que Gruesome aurait cru possible que leur album, qui s’avérait au départ n’être qu’une sorte d’hommage à «Leprosy», deviendrait plutôt un égal à celui-ci du point de vue des adeptes. Je suis convaincue que Chuck serait sans mot à l’écoute de cet œuvre.

    Tout est là. Les idées, les riffs, les chants, l’expérience et la maturité qu’un groupe se doit de posséder pour lier tous les éléments que je viens de vous énumérer. À mon avis, la pièce «Gruesome», en plus d’offrir le meilleur solo de l’album entier, débute en quelque sorte de la même manière que la pièce «The Philosopher» de l’album «Individual Thought Patterns». Aucune fioriture, aucune déviation de la formule de base, on ne tourne pas autour du pot. Malheureusement, d’une certaine manière, «Savage Land» vivra toujours dans l’ombre de l’ère 1987-1988 du groupe Death. Avez-vous constaté que j’ai mentionné dans cette revue le nom du groupe Death aussi souvent sinon plus que le nom du band ayant composé l’album dont je fais la critique, Gruesome? Cela est bien loin d’être péjoratif et met surtout en valeur la passion que le groupe éprouve pour le genre et celui qui en est le grand et défunt auteur, Chuck Schuldiner.

    «Savage Land» est, à mon avis d’adepte d’old school death, un album que vous vous devez absolument de posséder au sein de votre discographie. Il agit directement comme une machine à retourner dans le temps!

    9/10

    Alison

     

     

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