Trop de boissons, métal, ****, femmes…. c’est possible?
J’anticipais avec fébrilité la première expérience de Ondes Chocs à couvrir un festival ou évènement qui se déroule sur plusieurs jours. On parle de 15 bands, du monde en masse et tous les excès qui viennent avec ce rassemblement de plaisirs de la vie.
Mon chien (Slash) chez son deuxième père, mon packsack bien ancré sur mon banc arrière et Benoît Parizé, photographe de Ultimradio, dans le banc passager, on est parti pour Trois-Rivières avec un playslist qui commence avec Strapping Young Lad, mais se transforme rapidement en playslist du Trois-Rivières MetalFest… Fuck yeah!
50 minutes (ne jugez pas ma vitesse…) passent comme 15 et on quand on arrive, Trollheims a déjà commencé. La foule est clairsemée, mais quand même, j’aime qu’ils aient pris le temps de venir voir un band local. J-D du band End Is Near fait encore une fois une apparition, mais cette fois, beaucoup plus préparée que celle de Drummondville. Le temps de prendre ma « media pass » et de faire mon ‘setup’ dans la salle des médias (très bien accueilli et installé, en passant), Trollheims est débarqué du stage!
Capitale Du Métal est là, Québec-Métal, Daily-Rock Québec, des promoteurs de Montréal et de régions, des fans de Ondes Chocs et de métal… trop cool de pas être capable de faire deux pas sans jaser avec quelqu’un d’intéressant.
Je me reprends avec l’hommage à Death, par Symbolic. Comme j’ai dis au chanteur Matthew Sweeney après le show, c’est frustrant de savoir que t’es capable de chanter en même temps de jouer les ‘parts’ à Schuldiner, alors que je suis pas foutu de faire un accord! Le son est un peu sourd pour le drum et ça mettra quelques chansons avant qu’on voit une bonne amélioration. Tous les classiques sont enchaînés très rapidement, alors l’impression sur la foule est excellente! Comme Sweeney a si bien hurlé, « on peut thrasher 24h sur 24h tabarnac! » Great job guys.
La Heineken à seulement 50 cents de plus que la Molson Dry? Je m’en prends une. J’ai besoin de vous dire de quoi j’ai abusé toute la soirée? Man…
Le soundcheck de Unexpect est, sans surprise, un peu plus long que la normal avec les instruments additionnels, les ‘in-ears’ et le reste de ce que ce cirque amène sur stage. Le band expérimental de Montréal n’est pas pour tous, mais si vous êtes capable d’entrer dans leur univers, vous ne voudrez pas en sortir, car non seulement la musique est bonne, mais la violoniste et la chanteuse sont très plaisantes pour l’oeil. Comment Chaoth fait pour jouer si bien de sa basse 9-cordes? Je ne sais pas et je ne suis pas sûr de vouloir le savoir, ça me frustrerait encore plus je crois. Une bête ce gars là! Que dire de la chimie entre les six membres; une chose est sûre, ils s’amusent vraiment et jouent leur compos bi-polaires avec entrain et bouge en malade… encore une autre source de frustration pour moi… je veux faire ça aussi!!! Comme l’animateur a dit en les présentant, « des musiciens de tête qui font de la musique avec leur coeur ». Des problèmes techniques de plusieurs minutes viennent interrompre le rythme de leur show, mais les dernières tracks nous font rapidement oublier ce délai. Je ne connais pas assez leur noms de pièces pour les écrire ici, alors pardonnez-moi.
Anonymus, que j’ai vu la semaine dernière au Club Soda, nous donne un setlist plus condensé, mais tout aussi brutal. Le monde encore dehors au début de leur set m’a un peu fait peur, mais les premières notes de « Sous Pression » et les coudes de thrasheux m’ont vite remis sur terre, le monde était revenu! En fait, la review de ce band se fera rapidement: les boys sont une valeur sûre en show. Quelqu’un veut m’ostiner? En passant, les pièces de leur dernier album « État Brute » ne sont peut-être pas aussi connu que leur classiques, mais maudit que ça rentre ‘live’!!!
Une aire de massage est entretenue par Chantale Vallières, qui offre deux massages gratuit par band. Très cool comme concept.
Ensuite, Cephalic Carnage, un band de grind/death metal du Colorado a pris la scène d’assault et bien que leurs prouesses techniques sont impressionnantes, en show c’est un peu chaotique. Difficile de suivre quand le band ne t’es pas familier, mais je ne peux pas leur reprocher leur énergie! Comment ils font pour jouer aussi vite des dynamiques aussi variées et qui s’enchaînent sans hésitation, je ne le sais pas, mais cheers aux milliers d’heures de pratique!
B.A.R.F…. ben c’est B.A.R.F.. Énergie, le poisson (« y’est mort!! »), des vétérans qui savent animer une foule et une précision sur l’instrument qui est enviable. Est-ce que Marc Vaillancourt va veillir un jour, crisse? Le gars a encore l’air jeune ciboire… Comme tout le long de la soirée, on peut remarquer (et surtout ici avec Forest) que la basse est haute dans le mix du soundman et c’est très apprécié. Dans certains shows, on peut la voir se faire anéantir sous les autres instruments, mais pas ce soir. Matricule 728 est mis au pieds une fois de plus et c’est à coup de « A mort les chiennes » qu’on lui fait savoir! \m/
Le section de la marchandise de bands est bien située et surtout, on peut y trouver des deals sur des CDs, vinyls, cassettes… et patchs! Ça m’a rappelé mon ‘bummer’ que je portais quand j’étais jeune avec les patchs de Deicide, Cannibal Corpse et autres.
Gorguts termine la soirée en beauté et brutalité! Luc Lemay mène sa troupe à travers les classiques qui m’ont tant fait thrasher, surtout l’album « The Erosion Of Sanity », un foutu bon album. Y’a pas à dire, comme un bon vin, ce band québécois vieillit très bien…
À mi-chemin dans le show, je prends mes trucs et je me dirige à l’after-party au Rock Café Le Stage sur la rue Fusey. Satanic Glue Sniffers, un band de Martin Carle qui offre du trash métal, n’était pas supposé jouer, mais finalement se font accorder un spot à l’arrière du bar, donc aucun micro, le band et c’est tout. Ça sonne thrash, sale et j’aime ça. Cependant, je n’ai vu que 2 tracks, alors je vais me reprendre très bientôt.
Après une discussion autour de mon char avec le band Unhuman (durant laquelle le drummer, à mon insistance, se sert de ma porte comme ‘drum pad’) où Youri Raymond m’apprend qu’il sera de la tournée de Cryptopsy au Japon dans 2 semaines. Faites-vous une opinion sur cette nouvelle, j’en dit pas plus.
Unhuman, un mix de Anonymus avec Unexpect, est exactement ça: pas humain. Là je suis sérieux… quelle découverte!!! De Mathieu le bassiste (7 cordes!!!) jusqu’au drummer, on parle ici d’une sérieuse machine qui ne pourra pas être arrêté. Je mettrais beaucoup d’argent que ce sera très gros dans le style. Même après avoir vu tant de shows dans ma vie, Youri me fait découvrir quelque chose que je n’avais jamais vu encore: ‘mike-eating’. Le gars, en jouant de la guitare, se fout le bout gros bout de micro dans la gueule et CRI! Voyons donc… j’étais littéralement bouche-bée de voir ce que je voyais tout le long de leur show, des compos tout simplement sublime et efficace. Leur premier album sera bientôt disponible et je vous jure que je vais les pousser fort!
Des gars d’Anonymus, B.A.R.F. et Unexpect se sont pointés à l’after-party, beau geste de classe de la part de ces vétérans.
On récupère un peu et on repart la machine samedi soir… avec les mêmes excès…





