Ça va être weird d’écrire ce texte parce que j’ai vraiment eu droit à un voyage dans le temps vendredi et samedi dernier et je tenais à le mettre en évidence. Après mon texte sur ma soirée de mercredi, « Soirée de Légendes« , je peux vraiment tourner en mode ‘old school’ et approcher l’écriture de cette critique/article de façon différente. Je vous explique…
Avec Ondes Chocs on se fait un devoir de couvrir tous les styles de métal, bien que ce soit parfois difficile d’avoir un ratio parfait entre les genres, parce que, avouons-le, le metalcore occupe une grande place présentement (bien qu’en régression…) et beaucoup de shows penchent de ce côté.
Vendredi amenait cependant une cuvée bien différente à mon spot de métal à Québec, le Bar l’Agitée. On avait droit à un lineup qui allait nous ‘puncher’ dans face avec un thrash/death comme dans le bon vieux temps avec Alcoholator, Saccage et aussi Deathroner, un mélange que j’anticipais et comme j’ai pu voir rapidement, je n’étais vraiment pas seul, car déjà en arrivant à 20h il y avait beaucoup de monde et pas n’importe lequel; une crowd complètement renouvelée de celle que je suis habitué quand les shows ont une tendance ‘core’. Les gilets de Dissection, Cannibal Corpse et Slayer étaient de la partie et ça faisait du bien à voir.
Mes papilles gustatives avaient été testées chez moi quelques minutes auparavant pour les préparer à une injection d’alcool et je les ai gardé au garde-à-vous aussitôt entré au bar, mais pas avant d’aller saluer Alex Deleon Cativo, le photographe et vidéaste de Ondes Chocs, et aussi Dany Beauregard, chanteur de Saccage avec qui j’avais échangé quelques messages sur facebook dans le passé. Très cool le gars, beaucoup d’entregent et il semblait vraiment content d’être capable de pouvoir tripper avec son band. Un verre à la main, je m’aperçois que ce n’est pas le soundman habituel qui est derrière la console, mais bien une chevelure dorée avec une face remplie de bar… c’est Blastbeat!!! Yeah man, on a droit à François « Blastbeat » Fortin au son cette soirée là et ça c’est une maudite bonne nouvelle. On se trompe pas avec un gars de cette trempe qui fait le son.
C’est pas long avant que Alcoholator prenne sa place sur scène et maudit crisse que ça fait longtemps que j’avais pas vu une première partie qui brasse de même. Non seulement ça, mais en plus on a droit à DU MONDE EN FACE DE LA SCÈNE. Pourquoi je le cris? Parce que cette soirée allait être ‘ninja-free’, donc pas de coup de pieds ou poings derrière la tête si tu oses aller tripper avec les bands en avant de la scène. Croyez-moi, ça fait toute la différence et on allait en être témoin toute la soirée. Matt Butcher est réellement un excellent frontman et il me fait marrer avec son attitude thrash et son jacket avec des patchs. Oublions pas le reste du band avec entre autre un gilet d’Exodus et, oui encore, Dissection. Leur musique égale tout simplement party, avec des riffs accrocheurs, qui bûchent et surtout des paroles qui amènent à la consommation de bière et personne était là pour s’en plaindre. Avec leur dernier album, « Coma », sorti en 2011, on pouvait s’attendre à une nouvelle compo et on l’a eu sous la forme de la pièce-titre de leur nouvel album, « Escape From Reality ». Pensez à du Alcoholator, mais sur la poudre cette fois-ci. J’ai d’ailleurs aimé les parts de drums sur cette compo, un peu plus groovy et détaché des parts de guitares, en tout cas à première écoute… et sous l’influence de bière. Excellente présence et chimie sur scène, c’était ma première expérience Alcoholator (oui, c’est vraiment le bon mot) et je vais assurément le refaire, car c’est trop beau pour être vrai. Comment passer sous silence la track la plus courte au monde et aussi la plus ‘punchée’, « Gord! », qui était un hommage à leur nouveau bassiste de la soirée… « Gord! ». Si ma mémoire ne me fait pas défaut (oh boy…), il en était à son premier show avec le band et il a très bien su s’en tirer devant une foule déchaînée, car oui, le fucking party a pogné dès le premier band et ça a jamais cessé par la suite.
On fait connaissance avec du monde de la foule, moi et Alex on se prend une bière, mais là y’a du trouble avec un mec et Alex Beaudet derrière le bar me demande de venir l’aider à le confronter pour pas qu’il y est de marde… Man!!!! Je pèse 100 lbs mouillé, tu veux que je t’aide comment??!! Ok je mesure 6 pieds, mais ciboire. On semble régler le problème et c’est l’arrivée de Jean-Sébastien Tremblay, un de mes tatoueurs chez Creative Custom Tattoo et aussi celui qui a dessiné la pochette du band suivant, Saccage. D’ailleurs, j’ai demandé à JS de m’aider avec la critique, disons que deux personnes pactées dans une soirée s’entraident pour donner une critique qui se tient ok.. jouez le jeu avec nous svp!
Belle pochette, mais le beat qui va avec est encore plus satisfaisant, car la troupe de la rive-sud de Québec qui fait dans le crossover punk/thrash saupoudré de death metal est réellement dans mes cordes. La musique est violente, les paroles sont en français et Dany, le chanteur, est fucking possédé sur scène. Tu peux pas ‘faker’ ça, ça se peut juste pas. Son regard est diabolique, et comme vous le verrez dans la photo ci-dessous, il garde son micro bien haut en chantant, un petit élément bien à lui que j’aime bien. Je suis d’ailleurs vraiment surpris de la réception de la foule qui semble connaître les paroles de plusieurs compos et je ne sais si c’est juste moi, mais les tracks semblent être jouées plus vite que sur l’album. L’interaction entre les musiciens et la foule est sublime, beaucoup aidée par le facteur de proximité que j’ai expliqué plus tôt. Encore une fois… ça fait toute la différemce. On a droit à du body surfing, des slams old-school et une excellente prestation. Mention spéciale à la track « Boit ou Crève » qui a été interprétée durant leur set.
Je rencontre J.D Bergeron de Reversal et aussi Ordoxe, un band de black metal de la région de Trois-Rivières qui sortira son nouvel album (qui est tout simplement délicieux, en passant) le 30 mars prochain, et on invite Alex Cativo et aussi Matrak du band Chasse-Galerie à aller abuser des bonnes choses dans le sous-sol de l’Agitée. On allait d’ailleurs perdre Alex à ce moment-là pour les photos….
C’était au tour de Deathroner, un band de Jonquières (« pas Chicoutimi », comme ils ont pris la peine de marquer sur leur page facebook) de prendre d’assault les planches et la foule était aussi prête à se faire rentrer dedans. Notons le changement de personnel avec le guitariste Antikrist qui est maintenant aussi au vocal et Unholy qui fait les backs et my fucking god que ce gars-là a l’air possédé en show! Il s’époumone pendant que son comparse, avec ses méga bracelets à studs, suit le rythme à la guitare et prend le lead au vocals. On ne perd clairement rien de la perte de l’ancien chanteur. Derrière le drum, on a aussi droit à un nouveau-venu et son approche est simple, mais extrêmement efficace pour leur ‘infernal black/thrash’ qui ne laisse personne indifférent. Le pit en face du band semble complètement en furie, même malgré l’immobilisme des musiciens, qui sont peut-être un peu moins engagés que les deux bands précédents, mais en même temps, ce détachement est subtil et machiavélique. Les personnages devant nous semblent mythiques et une trop grande familiarité avec la foule aurait enlevé au charme du moment (je viens-tu vraiment de marquer cette phrase là moi…). Encore une fois, la vitesse d’exécution des pièces est impressionnante et je ne peux m’empêcher de sourire en voyant le tout déferlé comme un ouragan.
Avec la journée de samedi qui m’attendait de pied ferme quelques heures après le show, je vous avoue que mon départ ne s’est pas fait tard, car non seulement j’avais rendez-vous au même endroit le lendemain soir, mais j’avais aussi une méga-journée de planifiée à la shop avec un petit concept que je veux développer avec les bands qui visitent Québec. Je vous explique…
Plusieurs semaines auparavant, à l’annonce de ce fameux show du lendemain que je viens de faire allusion, JeanFeu, chanteur de Burning The Oppressor, m’avait demandé si le band pourrait tous venir se faire tatouer en même temps la journée même du show, un évènement signé Xtrem Prods que j’allais d’ailleurs animer. Est-ce que j’ai besoin de vous dire que j’ai immédiatement accepté l’idée et commencé à préparer cette journée qui se voulait du fun en fucking canne! On parle ici d’un band qui s’implique beaucoup dans le milieu underground au Québec et de les avoir tous en même temps dans ma shop pour partager un tattoo avant leur premier show dans la vieille capitale était un honneur, rien de moins. Que voulez-vous, je trippe.
C’est donc vers 12h30 que le band est arrivé chez Creative Custom Tattoo avec des beignes, du café et des albums du band… pour tout le monde!!! Yeah! Quand JeanFeu sort, il fait ça en grand. Un à la suite de l’autre, il se sont fait tatouer ou dans le cas de JF Roy, le guitariste, poser des stretchs (page de notre perceur, Ben)! Le bassiste Gabriel Jetté en était à son premier tattoo et je suis fier de dire que celui-ci s’est produit chez nous. Trop cool. Voici la journée en quelques photos:

Leur roadie Pat avec moi qui présente une affiche signée par tous les membres du band et qui est maintenant sur notre mur à la shop \m/
Je le dis en privé et je vais le répéter encore et encore en public: Ondes Chocs est là pour avoir du fun, point. On se prend pas au sérieux, on fait des erreurs, on est thrash, mais on essaye de donner une tribune pour les bands de la province qui veulent bien entrer dans notre monde et tout le monde sont les bienvenus. Ceci dit, on a eu la chance de faire la rencontre de personnes extraordinaires dans la dernière année et les boys de BTO sont réellement des personnes de qualité qui méritent d’être connues. Je ne vous remercierai jamais assez pour cette journée à notre shop et ce sachant que le soirée, le plat de résistance, n’était pas encore arrivée!
Je quitte le commerce vers 16h30, je vais chez moi dire salut à Slash pendant sa sortie dehors pour évacuer le méchant, je me lave en vitesse et je repars pour… non! JeanFeu a oublié sa crème au studio, alors je repasse par là et LÀ je peux me rendre à l’Agitée.
On avait eu l’idée auparavant d’avoir tous les bands de la soirée (101 Proof (hommage à Pantera), Behind the Revolver et BTO) rassemblés dans un restaurant avant le show pour manger et boire, mais finalement la meilleure solution était de se faire venir de la bouffe au bar directement, pendant le soundcheck, question que personne ne soit pressé et puisse en profiter. Je me suis mis sur le dossier, ramassé les commandes, appelé le Normandin le plus près, monté la tables et chaises pour un confort total et le repas (avec les souhaits de bonne fête à Rémy, drummer de BTR, bien sûr!) fût un succès; simple et efficace et avec la source de bière à seulement 3 mètres!
Le tout se fini quand même tard et le monde commence à entrer vers 20h, en même temps de l’arrivée de Mat Paré et Corinne de Xtrem Prods. Je suis déjà un peu ‘rond’ à cette heure et je me dis qu’il faut que j’anime, alors je me mets en mode « calme-toi calisse » et le tout peut enfin commencer un peu avant 21h30.
Je monte sur scène et entame ma pire animation depuis que j’en fait, c’est-à-dire un an et demi. Pas que j’étais mauvais, mais il n’y avait rien de fluide comme d’habitude. Pourquoi? Je ne sais pas. J’introduis Burning the Oppressor et c’est parti pour set de sauvage, leur premier à Québec et les boys sortent fort comme une bête qui a de quoi à prouver et veut établir le respect dès les premiers moments de la rencontre. « Fire In The Pit » et « Verbal Aggressor » se verront mes moments préférés de leur performance et on se ramasse sur scène pour mettre les fameux casques de guerriers que JeanFeu distribue à chaque show. J’adore son attitude de party sur scène et les autres boys embarque dans le jeu à chaque fois. Encore là, on remarque que la présence de seulement une guitare n’est aucunement rendu une faiblesse pour le band, bien au contraire. JF Roy est vraiment ‘on top of his game’ et je me joins à la foule pour y montrer avec un slam plutôt violent, surtout considérant que le nombre de personnes dans la salle n’est pas énorme. Comme 7 jours auparavant à l’Hémisphère Gauche de Montréal, les gars ont encore livré la marchandise et je vous conseille fortement de pas les rater si ils passent près de chez vous et surtout d’être présent en juin lors de leur lancement d’album au Café Chaos!
Je jase un peu avec Marc et Tim de La Corriveau pendant le changement de set et je dois avouer que j’ai vraiment hâte de voir le prochain band, donc anxieux un peu.
Anxieux, car les gars de Behind the Revolver sont maintenant des amis et je les adore à tous les niveaux. Même le monde qui les suivent comme Louis-Robert Plante et Catherine Richard sont des personnes formidables et sont également présent pour cette soirée et je les en remercie d’ailleurs, que de la belle compagnie. Je monte sur scène et j’avais environ 40 secondes pour les présenter et je le fais en dédiant le show à Marc Gauvin qui nous a quitté récemment. Il était le meilleur ami de Rémy et aussi le frère de Nathalie Gauvin, une amie du groupe et une sacré bonne personne. Vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous et Rémy portait la moustache en son honneur. Je hurle le nom du band et ils embarquent et là c’est vrai, on vire fou dans le slam et les boys enchaînent leurs compos de leur premier EP (disponible gratuitement en visitant leur page Bandcamp), mais aussi une fucking nouvelle compo, « Headstrong », juste trop impressionnate et que vous pouvez d’ailleurs voir et écouter ci-dessous. Ça va vous donner une bonne idée de leur énergie sur scène:
On slam, je pousse les boys sur stage, je fais du body surfing (Catherine et Nathalie aussi!!) et on ramasse même Mario, un des deux guitaristes, qui est tombé sur le cul durant un breakdown. Les boys, je vous l’ai dit en message et facebook et je le répète; vous prenez une assurance en vous qui est impressionnante et réalisez enfin la force de vos compos. Vous avez une excellente base et devriez en être fier… cependant, crisse pratiquez « Blind » de Korn!!! Man, Tommy, l’autre guitariste, est capable de sortir un solo de Necrophagist en one-take, mais a de la misère avec les trois notes du cover. Évidemment je les niaise, c’est un inside, car oui il y a toujours un fuck weird durant ce cover en show et c’est rendu un gag. Cette fois-ci, Tommy avait pas de son pour la commencer… super! Guys, you rock way too much et votre deuxième opus va être tellement sick!
Je vais jaser un peu avec Mat Paré et on se perd dans un match de la UFC impliquant Koscheck et Lawler…
Pas le temps de fucking niaiser et je présente peu de temps après 101 Proof, un hommage à Pantera en provenance de Montréal et pour avoir vu les soundchecks, j’ai hâte!!! Après l’intro, la guitare refuse de collaborer et après un délai quand même tannant, on se tappe un autre voyage dans le temps et je dis un autre car la veille aussi avait été un beau clin d’oeil aux soirées que je passais au Bar d’Auteuil durant mon adolescence. De « Hollow » à « Walk » en passant par « This Love », on se fait brasser et je vous mentirai pas que j’étais chaud, donc pas mal tout est flou à partir de là. Vous ne me verrez jamais saoûl, never, mais chaud, oui, et cette soirée-là en était un parfait exemple. J’aime beaucoup la présence et la voix du chanteur qui incarne très bien l’esprit de Phil Anselmo, belle job man. Un gros bravo aussi au reste du band qui personnifie un groupe sacré pour plusieurs, donc une base de fans qui est très exigeante, mais avec vos efforts, maudit que vous devriez être fier de leur rendre hommage de cette façon. Si je peux me permettre, il aurait été sage, bien que vous le connaissiez probablement pas, de laisser Frank faire votre son, car il y avait un changement radical avec le reste de la soirée et à la fin, la guitare était complètement enterrée dans le mix. Aucunement méchant contre votre soundman, mais connaissant Frank et aussi le fait qu’il connaît les subtilités de la salle. Son implication aurait été bénéfique. Autre que ça… WOW!
Après le show, ce n’était pas fini, car je suis passé dire salut aux gars de Ancestors Revenge qui faisait leur lancement d’album au Scanner, à quelques rues de l’Agitée. JeanFeu est tombé au combat, mais j’ai eu la chance d’avoir Marc et Tim à mes côtés pour le 20-25 minutes que nous sommes restés là. Je voudrais remercier le band pour la copie de l’album, ça a été un honneur de me faire remettre la copie, c’est ÇA notre paie. Est-ce que je peux me permettre de dire de quoi??
ALLEZ ACHETER LE NOUVEL ALBUM DE ANCESTORS REVENGE, « THE ARCHAIC RETURN ». Je suis persuadé que cet album sera dans le top 5 des albums 2013, hands down. C’est juste épique à souhait, en plus que Jef Fortin du Badass Studio en a fait la réalisation.
Voici des magnifiques photos de la soirée par Sébastien Dion et la dernière… l’album!





















