Jeudi le 18 juillet, j’avais donné rendez-vous à notre photographe Karolane pour couvrir le spectacle organisé par Extensive Enterprise au Cabaret La Tulipe. Pour l’occasion, ils avaient réunis 6 groupes qui font tous dans le « core » à leur façon.

 

1005565_446343905461558_2042435719_n

 

La soirée commençait très tôt, 18h30, et je suis arrivé un peu juste. J’ai récupéré mon accès fourni gracieusement et m’informe auprès de la guichetière pour ma partner. Pas arrivée, ok. Je pogne mon étampe et retourne sur le trottoir question de l’attendre et elle arrive sur l’entrefait. On s’enligne à nouveau vers le guichet où je la laisse pour tout de suite aller dans la salle car j’entends la 1ère pièce de ComeOnRangers de Montréal. La salle contient déjà pas mal de monde pour l’heure. J’attends près du bar à l’entrée puisque Karolane devrait me rejoindre dans 2 secondes le temps de récupérer son accès. J’ai eu le temps de me commander une bière et d’écouter la fin de leur 1ère pièce et puis la 2ème et toujours pas de Karolane. Voyons!! Elle arrive tout à coup.

Ils ne voulaient pas me laisser entrer!!!

Ben voyons! J’ai vérifié que ton nom était bien sur la liste!?

J’y étais et la guichetière m’a remis mon billet. C’est les portiers qui ne voulaient pas me laisser entrer parce que je n’ai pas mes cartes!

…. !!?? Bon, anyway là c’est réglé. Let’s go into the pit!

On est donc parti vers la scène où déjà près d’une 100aine de personnes se trouvaient. Je me suis placé un peu en retrait, à gauche le long du mur et Karolane est partie en face de la scène. Je sais que c’est la job des photographes mais à chaque fois que c’est des shows « core » je me dis qu’il faut quand même avoir du « guts » pour aller se planter face à la scène, dos aux karatémen pour prendre des photos. D’ailleurs, ça n’a pas été long avant que ça parte. Un moment donné, y’avait 3-4 gars qui faisaient leurs passes, tout allait bien mais probablement trop bien pour eux. Ils ont décidé « out of nowhere » de foncer dans la foule du côté où j’étais. Pas besoin de vous dire que personne ne s’attendait à ça et que ça r’voler. La fille en avant de moi a été catapultée vers l’arrière sur moi et ma bière a été squeezée entre les 2, s’imbibant dans le dos et le devant de nos chandails respectifs. Désolé, Mamzelle! Paraît que c’est toute mon imagination qui fait ça et que ça n’arrive jamais pour vrai … Bon, je me suis reculé le long du mur à côté de la dame qui prenait des photos et qui s’était aussi fait ramasser. En tout cas maintenant qu’on était un peu plus à l’abri, tout pouvait continuer et ça n’a pas vraiment ralenti pour le restant. J’imagine que plusieurs de leurs amis s’étaient pointés tôt pour ne pas manquer ComeOnRangers car la réponse qu’ils ont obtenue de la foule – ils ont même réussi à faire clapper des mains pendant une toune – ne correspondait pas vraiment aux types de réactions qu’un groupe « opener » obtient habituellement. Surtout que leur musique m’a paru assez générique. Bon, ils connaissent l’essence du « core » et savent que c’est fait à base de « chug-a-chug » et de « breakdowns » mais s’ils veulent se démarquer, ils devraient travailler un peu plus leurs compositions pour que ce soit moins répétitif. Mais comme je disais, c’était « l’opener » et ils avaient embarqué la foule qui appréciait leur musique pesante et leur présence sur scène très énergique. C’est ce qu’on leur demande et ils l’ont fait avec un plaisir évident et avec les encouragements du chanteur, Édouard, à la foule pour que tout le monde se tape sur la yeule.

 

s_DSC_1850

 

1069802_539740546074524_2100620655_n

 

556990_539740736074505_1940736202_n

 

Après ComeOnRangers, Karolane me disait que ce n’était pas si pire devant la scène et qu’elle aviserait si ça devenait dangereux. JF de Silver Wings Studio disait un peu la même chose. Corinne et Mat de X Trem Prods sont venus nous rejoindre puis retour à l’intérieur pour Rosewood qui comme d’habitude ont livré un « set » intense, pesant et surtout drette dans notre face amplifiant ce que ComeOnRangers avait très bien débuté. Andrew et Justin se sont occupés de la partie énergie de leur « set » sautant partout pendant que Tyler et Jesse nous envoient les « riffs » de guitares qui font que leur musique est plus que du « core » mais est plutôt une violente attaque tout en étant technique par moments et Le Fou à la batterie fait … Le Fou, avec ses passes techniques, ses « blastbeats » et roulements allant jusqu’à lancer ses baguettes à 5 mètres dans les airs à un moment donné. Les gars reviennent de tournée, ils sont en plein contrôle de leur prestation et leurs fans semblaient également s’être organisés pour ne rien manquer de leur prestation. Après les avoir vus plusieurs fois dernièrement, je suis d’accord que c’est un show à ne pas manquer. La foule avait grossi et la violence a augmentée. J’ai perdu de vue Karolane et j’ai su après qu’elle avait reçu un coup de pied par la tête par un gars qui faisait des flip-flaps dans le « pit ». Bravo Champion!!

 

164965_539741356074443_1274049384_n

 

 s_DSC_1995

 

s_DSC_1966

 

s_DSC_1915

 

1001028_539741372741108_1594952665_n

 

Le passage de Dayshell, nouveau groupe de l’ex-bassiste de Of Mice and Men, a eu l’effet d’une douche froide sur la foule. Bien que leur chanteur s’efforçait de garder le contact, leur musique n’a pas fait bouger la foule du tout. Même qu’ils ont vidé une partie du plancher devant la scène. Bien que je n’avais aucun intérêt pour la prestation de Dayshell, je suis resté jusqu’à la fin de leur passage sur scène, question de voir où tout ça s’en allait et finalement, j’ai réalisé que ça resterait pareil et que leur musique est surtout formée d’une série d’accords qui servent principalement à supporter la voix de leur chanteur.

 

 a_DSC_2027

 

a_DSC_2106

 

Le groupe qui suivait était I Wrestled a Bear Once. Je les voyais pour la 1ère fois en personne et je ne peux donc comparer la performance de leur nouvelle chanteuse, Courtney LaPlante, comparativement à l’ancienne mais je peux vous dire qu’elle en a dedans la demoiselle autant côté énergie que registre vocal. Bon, y’avait pas mal d’effets dans sa voix mais ses « cleans » n’écorchaient pas les oreilles bien au contraire même si certains refrains de leur nouveau matériel comme celui dans « Letters to Stallone » sont beaucoup plus « pop ». Et côté « growl », c’est vraiment intéressant.  Elle avait aussi un excellent contact avec la foule et on pouvait voir qu’elle était contente d’être là allant jusqu’à faire des « highfive » avec ceux dans le 1er rang de la foule. Le party était repogné et Dayshell n’était même plus un souvenir. Y’a même eu un gars – celui dans la photo en bas – qui est monté sur le stage et qui a plongé en bas en faisant une tourniquette. Courtney n’en revenait pas et nous a dit que cette cascade était le « highlight » de tous ses shows depuis qu’elle avait joint I Wrestled a Bear Once. Ce moment a comme accentué les sourires des musiciens sur scène et leur prestation s’est poursuivie avec un plaisir évident d’être là. Et cette atmosphère sert très bien le côté festif de leur musique qui incorpore jazz, funk, reggae, pop à une mixture metalcore parfois grindé. Des bêtes de scène qui étaient en grande forme.

 

1001521_539741066074472_1981929821_n

 

z_DSC_0154

 

z_DSC_0105

 

 z_DSC_0002

 

264852_539741109407801_1443393050_n

 

 z_DSC_0133

 

 

La prestation de I Wrestled a Bear Once avait ramené l’action dans la place et Veil of Maya promettait de nous en mettre plein la vue et les oreilles ce qu’ils n’ont pas manqué de faire. Marc, leur guitariste, a couru d’un bout à l’autre de la scène, a fait tournoyer sa guitare autour de lui tout en nous envoyant ses « riffs » d’enfer. Faut pas oublier qu’ils n’ont qu’une guitare et une basse pour faire tout ça. Bon, ils ont une « track » enregistrée mais je veux dire que malgré le côté technique et l’intensité de leur musique, rien n’allait les empêcher de faire leur steppette à tour de rôle. Remarquez que y’auraient pu être gênés par les 3-4 gars qui sont montés sur scène pour aller y sautiller eux aussi. Mais finalement, nos vedettes improvisées finissaient par se rendre compte qu’ils n’avaient personne pour les attraper au « stage dive » et ne servaient non plus à rien sur le stage. Ils finissaient par redescendre comme ils étaient montés. Trop « chicken » pour plonger dans la foule et surtout « pas d’amis » pour l’attraper. Wow, tout un moment de gloire! Je n’ai absolument rien contre le fait de monter sur le stage pour faire un « dive » ou partir en « bodysurf » mais on n’a vraiment pas besoin de ça du monde qui vont juste sautiller sur le stage comme des totons, juste assez pour se pogner dans les fils ou comme il est arrivé, accrocher la guitare. Mais comme les gars de Veil of Maya se garrochent partout eux-mêmes, j’imagine qu’ils sont habitués à regarder où ils vont et à « dealer » avec ça. En tout cas, ça a fait une prestation où il y a eu de l’action autant sur scène que dans le « pit » qui était devenu une mer de monde grouillante. Et on a pu voir encore une fois des sourires dans la face des musiciens.

 

1070019_539741639407748_1529915729_n

 

v_DSC_0175

 

 v_DSC_0195

 

 33849_539741772741068_1918177394_n

 

v_DSC_0369

 

 

Immédiatement après la prestation de Veil of Maya, on a eu droit à du « dance ». Ben oui, du « f***in’ dance »! Et grâce à la culture pop de Karolane, j’ai pu savoir que c’était un hit de Carly Rae Jepsen qui s’intitule « Call me maybe ». Après cette torture, je me demandais bien qui en était le responsable pendant qu’on entendait maintenant une pièce de Linkin Park après un petit interlude de « electro crash noise ». J’ai décidé d’aller prendre l’air au lieu de me casser la tête avec de quoi qui finalement était désagréable. Lorsqu’on est rentré, on a pu s’apercevoir que finalement, la « track » qui avait joué pendant l’entracte, faisait partie du show de Chelsea Grin parce que leur spectacle a débuté dessus et aussi parce que le « electro crash noise » est revenu pendant leur show entre les tounes. J’imagine que c’était pour élever le degré d’agressivité de la foule qu’on les a torturé comme ça! Peu importe, l’arrivée de Chelsea Grin était attendue par un parterre ben plein et Alex, leur chanteur, a lancé en partant qu’ils étaient bien content d’être là parce que …

Montreal is the best fuckin’ place to play

s’assurant du coup d’avoir tout le monde ben embarqué dans leur « trip ». Que ce soit quand il jasait à la foule ou quand il thrashait le stage, la foule suivait Alex et sa gang qui donnent tout un spectacle. Ils avaient même 2 canons à boucane sur le stage de chaque côté du batteur. Parlant du batteur, lui aussi se donne en spectacle prenant même la peine de se lever derrière la batterie lorsque ses jambes n’étaient pas requises. Comme je ne connaissais pas le groupe, je ne peux vous expliquer pourquoi il manquait un guitariste mais pour un 1er contact avec eux, je suis bien content de ce que j’ai vu et entendu. Bon, ils ont un côté un peu « emocore » lors des refrains « cleans » mais ça assure les transitions entre la violence et la mélodie d’une belle façon. Et Alex montre un bon registre vocal aussi passant avec aisance des « cleans » aux « screeches » aux « growls » selon le type d’agression qui nous est servi. Encore une belle façon variée de nous servir du « core » qui a permis à tous de finir de se défouler et de couronner la soirée avec brio.

 

64596_539740436074535_638555553_n

 

1000885_539740406074538_1352708604_n

 

988652_539740339407878_1126293043_n

 

c_DSC_0418

 

1069197_539740519407860_283358542_n

 

1075680_539740499407862_1885429941_n

 

Extensive Enterprise ont organisé une superbe soirée en attirant cette tournée à Montréal appuyée par 2 groupes appréciés par la scène montréalaise – la quantité de monde et surtout leur présence tôt en soirée confirme ce fait. Du « core » varié allant du simple au très complexe sans tomber dans le technique à outrance, juste ce qu’il faut pour que la « groove » nous travaille les muscles et que le côté technique nous réveille les oreilles et les yeux. Bravo à tous pour un maudit bon show et merci encore à Phil et Dave de Extensive Enterprise de nous accueillir. Je veux également remercier nos 2 collaborateurs, JF Gagnon de Silver Wings Studio et KarolaneGB pour les photographies prises dans des conditions définitivement difficiles.

Cheers!

Lex