« Ça vous déranges-tu si on joue des tounes qu’on joue pas souvent d’habitude?? »
Paul, la réponse est un non catégorique. On en veut et redemande, man.
Paul, c’est Paul Di Giacomo, le talentueux chanteur de Never More Than Less, un band de Québec que j’ai découvert sur le tard avec l’album « The Album », bien que je connaissais quelques compos de leur matériel précédent.
On avait tous rendez-vous hier soir au Bar-Coop l’Agitée, un endroit que je commence à apprécier de plus en plus pour la foule qui s’y tient, son personnel qui est très cool et le nombre de shows qui s’y présentent. C’est aussi à 3 min de char de chez moi, what’s not to like?!
Alors, après une grosse journée de travail, une nouvelle Capsule Ondes Chocs, des appels importants et une invitation de Daniel Souto à me rendre jeudi soir au Club Soda pour me faire enfoncer la tête par la musique d’Anonymus, je me suis enfin rendu à la salle, pour arriver en plein milieu de Go To Whitecastle, un band qui représente la définition même de deathcore, devant une foule quand même satisfaisante pour un mardi.
La première pinte de blonde embarque en même temps…
Ne vous y méprenez pas, les boys ont de l’énergie, ça bûche et c’est pesant. Ceci étant dit, je n’ai rien entendu de nouveau dans leur approche et l’absence d’album à acheter pour me familiariser n’aide pas. Le band de Québec aura sûrement la chance de se faire voir encore sur la scène et j’ai hâte de voir de quel bois ils se chauffent quand on les retrouve sur CD.
Une deuxième pinte de blonde se joint au party…
Jack Quan de ButterButtButler (ex-Daedalean Complex), Maude et moi jasons de sujet extrêmement important à l’avenir de la planète (croyez-vous qu’un band local devrait se faire faire plus de merch et la vendre moins cher ou le contraire? Moi je dis la première option, Jack dit le contraire… et Maude est partie ça fait longtemps…).
Pat de NMTL check son kit, Paul crache, Lewis se tune et le bassiste… attend. Il est diverti par un gars qui n’a pas compris que 21h15 un mardi c’est pas normal de crier à tue-tête, seul dans un bar, ben chaud. Il mettra de la vie tout le long de la soirée, par contre.
Mike check… let’s get rrrrrready to rock… and rock they did! Je me sentais comme une gang de chums dans un jam, vous me comprenez? On aurait dit qu’ils avaient décidé de nous laisser entrer dans leur monde, avec un set dynamique, des fautes, mais du divertissement à souhait. Lewis, tu me fais penser (sans le poids) au guitariste de Glasscloud avec la manière que tu bouges ta guitare. Kamasutra pour guitariste, t’as pensé à écrire un livre? Paul prend la foule par la gorge, la ramène vers lui et si ce n’était pas assez, il se charge de venir lui-même à notre rencontre et nous crier à 6 pouces de la face. Good times, man. Avec tout le respect que je dois au headliner de la soirée, il y aurait quand même eu plus de sens de vous avoir en fin de lineup… just my take on it. Dernièrement, j’adore le fait qu’il n’y a jamais de silence entre les compos, un peu comme un CD en continu, très bonne approche.
La troisième et dernière pinte fait connaissance avec mes papilles gustatives…
Black Bomb A embarque sur les planches et je ne sais pas DU TOUT à quoi m’attendre. Finalement, j’ai l’heureuse surprise de rencontrer une version hardcore et plus sauvage de Never More Than Less! Il sont de Paris pour promouvoir leur dernier album, « Enemies Of The State » et se tappe une série de concerts avec des groupes d’ici, dont justement Anonymus que je sais maintenant que je vais voir jeudi à Montréal. Les cris de « Jacou!!!! » se font entendre par les gars de NMTL à l’endroit du bassiste de BBA… un ‘inside’ entre les deux bands… S’ensuit un hardcore quelque fois furieux, d’autres fois plus groovy. Les deux chanteurs (un de ceux-ci, avec ses ‘moves’, serait aussi à sa place avec du beat rap…) s’échangent des paroles engagées:
« Come to my world with your hate and your anger
I’m crossing the treshold that keeps all the borders
I can’t stand this world where so few have the power
I’m so disgusted by men and their valours
I am the man who’s fighting all the cries
I am the real anarchist
I want the death of all the system lies
This time will come because of me ! »
Un hardcore/punk efficace et énergique qui était de mise en ce mardi soir et que je vais essayer de vous faire entendre dans une future Capsule Ondes Chocs.
Fait à noter, les spectateurs et les bands sont restés jusqu’à la fin, un irritant sur lequel Ondes Chocs a râlé en masse dans la dernière semaine.
Les dernières minutes de ce show sont passées dehors avec le sympathique Pat Labbé pour discuter de Mass Hysteria et une future présence au Québec, car oui, il sera une pierre angulaire au succès de cette initiative. Plusieurs idées sont sur la table et Pat, tu as tout notre support. Si tu as besoin, tu appelles, man…
Si tous les mardis soir étaient comme ça…

Never More Than Less – Photo de Alexis BC, prise lors d’un autre show.




