Vendredi le 5 juillet, on avait rendez-vous dans la fournaise du Café Chaos – ils auraient installé une climatisation depuis mais je n’ai pas été vérifié – pour une autre soirée de XTrem Productions. Déjà avec la température extérieure, on pouvait s’attendre à atteindre des sommets dans l’espace clos du 2ème étage du Chaos et dès que j’y ai mis les pieds, ça s’est confirmé. Oh boy! Et l’action n’était pas encore commencée.
Les gars de Satanic Glue Sniffers étaient chargé de réchauffer l’atmosphère (!!) avec leur 1er show à Montréal. On va régler une chose tout de suite. Satanic Glue Sniffers n’ont pas le set le plus « tight » au monde, je dirais même le contraire et ça ils le savent. Les guitares n’étaient pas « tuner » mais ça, ce n’était pas voulu. En même temps, ça ne me dérange pas vraiment. Leur musique est « raw », sans fla-fla et faite pour tripper. Martin, leur drummeur, me disait qu’il ne savait pas drummer il y a 2 ans et que c’est tout un trip de chums leur band. Ben leur trip de chums a quand même passé le test. Les gars ont réussi leur coup avec leur thrash grindé qui a tout de suite embarqué le monde qui était déjà là. Une bonne 30aine de personnes. Et y’a même eu un mosh intéressant d’une 10aine d’irréductibles qui dans le temps de le dire sont devenus liquides! Les gars sur le « stage » aussi ruisselaient. J’ai même cru à un moment donné que Martin tomberait sans connaissance et il m’a confirmé avoir vu des étoiles. Leur « set » d’une demi-heure a été agrémenté des commentaires farfelus et saugrenus de Mick leur chanteur. On a aussi eu droit à une improvisation de Ben, chanteur de Undead Process, invité à chanter sur une pièce dont personne ne connait les paroles. Vous voyez qu’on ne se prend pas au sérieux et j’adore cette mentalité de vouloir faire de la musique pour ce que c’est. Pas des choses compliquées même si ça « grind » solide par boutte mais surtout une façon de mettre le party dans la place. Puis Mick nous a dit qu’on n’est pas obligé de « sniffer » de la colle pour embarquer dans leur « trip » parce que y’en a seulement 1 dans le groupe qui en a déjà « sniffé ».
On ne s’est pas fait prier pour se garrocher dehors après Satanic Glue Sniffers. Il faisait vraiment trop chaud. D’ailleurs, Dominique blonde de Martin, a profité de l’apathie causée par la chaleur et l’allégresse de sentir la brise pour me vendre un CD des Satanic Glue Sniffers. C’est là que Karolane, notre photographe est arrivée. On a enligné l’escalier pour la suite. Je vous l’ai déjà dit qu’il faisait trop chaud. Ben, ça n’avait pas changé.
Ce qui a changé par contre c’est le niveau d’éxécution. Là, on a eu droit à de quoi de « tight ». Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre de Undead Process et j’ai été agréablement surpris par leur « death old school ». Assez pour m’acheter un t-shirt et le CD qui venait avec. Vincent me disait que ça faisait tellement longtemps que lui et Rémy jammaient ensemble et que tout est comme tombé en place quand Benoit a accepté de prendre le drum. Depuis, Vincent qui s’occupait de la guitare et du vocal sur l’album, a laissé la place à un 2ème Benoit au vocal. Et je peux vous dire que c’est toute une addition. J’ai écouté leur album, « When the horde arrived » et sans rien enlever au vocal de Vincent, Benoit a un peu plus de profondeur dans son « growl ». Et le gros avantage est que ça libère Vincent qui n’a pas à rester planter derrière le micro et peut s’exprimer plus dans son jeu. Belle job, les boys. Une belle présence sur scène et un show qui a été apprécié par tous à voir la réaction du monde. Merci Benoit 2 pour la bière.
Naturellement, il ne fallait pas oublier de se réhydrater entre les tounes et aussi pendant.
Après le « death » de Undead Process, on avait la gang de petits jeunes de Open Your Mind qui montaient sur le stage. Quand je vois ça, ça m’impressionne tout le temps parce que les gars ont à peine l’âge d’être dans un bar. En tout cas, s’ils ont à peine l’âge de la maturité, ils m’ont montré qu’ils ont une maturité certaine dans leur compréhension de la musique et de leurs instruments. C’était cool de les voir inclure des passes « funky » dans leur « thrash » qui, en général garde toujours une forte tangente vers le « groove » pendant que les vocaux sont partagés entre Gab, guitariste et William, bassiste.
Chapeau d’ailleurs à Vincent, leur drummeur, qui travaille les « beats » en arrière et nous fait toutes sortes de petites passes. On sent l’influence de son prof, Francis Labelle, drummeur de Reanimator, dans sa façon de jouer …
… et dans ses interventions entre les tounes. Re-Bravo! D’ailleurs, tout ce côté bonne humeur adolescente a été ressentie pendant toute leur prestation et ça cadre bien avec l’ambiance festive de leur musique. Vous cherchez un band de party. Je pense qu’en voici un!
La finale était offerte par Powered by Death. Le groupe « thrash » en avait une mauvaise dans le corps et on est retombé « off beat ». Au début, je n’était pas sûr de qui ne suivait pas le « beat » mais finalement, j’ai fini par me rendre compte que Mat derrière le drum était dans le champ et ne suivait pas la ligne rythmique de Nick à la basse. Et malheureusement, les transitions de Nick sont punchées au drum. Mat m’a d’ailleurs dit le lendemain quand je l’ai croisé dans un autre show qu’il avait été poche, qu’il comprenait pas trop ce qui était arrivé et qu’il promettait de se reprendre à l’Hémisphère Gauche le dimanche 7 juillet. Il avait 2 jours pour mettre sa mauvaise performance derrière lui. Et les commentaires aussi. Ses « partners » sur scène la trouvaient vraiment pas drôle et après que Denis lui eu demandé
What the f**k you’re doing, man?
ils ont abrégé leur « set » et ça s’est terminé abruptement après 2 autres tounes qui n’ont pas plus plu à Denis. Nicolas, leur chanteur a terminé ça en disant
Merci tout le monde et excusez notre drummeur qui suce!!
Ça l’air « heavy » dit comme ça mais pour avoir jasé souvent avec les gars, je le sais que ces gars-là sont « thrash ». Ils n’ont pas la langue dans leur poche et en même temps c’est dans le bon sens. Il y a eu une amélioration notable dans leur prestation depuis la 1ère fois que je les ai vus, autant dans le rendu des tounes que dans leur présence sur scène et je suis bien content de voir qu’ils n’accepteront plus rien d’autres. J’aime leur façon de nous envoyer les soli et de « shredder » les « riffs » avec juste assez de « badass attitude ». Et Nicolas est toujours impliqué auprès de la foule ne manquant pas une occasion de les embarquer dans son « trip ». D’ailleurs, 2 jours plus tard, ils ont donné un maudit bon show à l’Hémisphère Gauche. Et quand ils donnent un bon show, c’est « thrash » en tabouère. Les gars connaissent leur ABC d’une bonne toune « thrash » et bien que certains puristes me gossent que ce n’est pas original, je m’en fous pas mal parce que la musique de Powered by Death donne le goût de « headbanger » et de « thrasher ». Il me semble que c’est ça l’essentiel du « thrash ». En tout cas, ceux qui étaient restés pour terminer la soirée l’avaient compris et ça m’impressionnait un peu justement avec la chaleur qu’il faisait, qu’ils continuent à « thrasher ». Ça donne une idée que la musique de Powered by Death est faite pour ça.














