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Bonjour tout le monde c’est Dave. J’ai eu la chance de parler avec Hugo Mudie (The Sainte Catherines, Yesterdays Ring, Powernap). Il est aussi un fondateur du Pouzza Fest. Voici donc mon entrevue complète, bonne lecture!

  1. Comment ta passion pour le punk rock s’est développée ?

Ça s’est fait tout seul. Au début j’aimais beaucoup le rock heavy, genre Poison, Bon Jovi, Motley Crue et quand j’ai vu Sex Pistols, The Ramones, Dead Kennedys à la télé, j’ai tout de suite été charmé. C’était exactement ce que je recherchais : excitant, catchy, abrasif, provocateur, weird. C’est encore ce que je recherche en musique, aujourd’hui.

  1. À quel âge as-tu commencé à chanter dans un groupe? D’ailleurs, The Sainte Catherines a-t ‘il été ton premier groupe?

On a commencé The Sainte Catherines quand moi j’avais 18 ans et Fred 22 ans. Avant, j’avais passé un an dans un groupe ska-punk avec mon ami d’enfance Phil Aubut et Fred était aussi aux drums. Donc à 17 ans, certaines paroles des tounes du 1er Ste Cath ont été écrites au secondaire.

  1. Je sais que The Sainte-Catherines a été signé avec Fat Wreck Chord dans le passé. Comment y êtes-vous arrivés?

À l’époque, ce qu’on croyait être la façon de faire, c’était de tourner sans arrêt, partout dans le monde. Faire le plus de shows possible, devant le plus de monde possible pour ouvrir des portes. Donc, c’est ce qu’on a fait et de fil en aiguille, notre nom est arrivé assez souvent aux oreilles de Fat Mike qu’il a porté attention à ce que l’on faisait. À l’époque, on avait des démos, qui allaient devenir Dancing For Decadence, et on les envoyait aux labels ici et là, et beaucoup de labels étaient intéressés. On s’enlignait pour sortir ça avec No Idea (de Floride), mais quand on a eu l’appel de Fat Mike, les plans ont changé et on était extrêmement fiers de faire partie de cette prestigieuse compagnie de disque.

  1. En 2012, vous avez annoncé la séparation du groupe, que s’est-il passé?

On avait commencé 13 ans plus tôt et on avait fait plus de 1000 shows. On était un peu fatigué. Fat Mike n’aimait pas nos nouveaux démos (qui allaient devenir Fire Works). On avait tous des enfants et des femmes aussi. On avait le goût d’être plus souvent à la maison. Sur un coup de tête un peu, on s’est dit « fuck it, on fait un dernier album et on arrête après ». Donc, on le savait avant même d’enregistrer Fire Works. Mais on voulait quand même faire l’album et faire des shows avec ce disque-là. On ne voulait pas que Ste Cath soit fait à moitié. On aimait mieux arrêter.

  1. Le premier Pouzza Fest a vu le jour en 2011 avec Hélène McKoy. Comment est venue l’idée?

En fait, on s’est totalement basé sur THE FEST à Gainesville en Floride. On y allait avec Ste Cath depuis le Fest 2 et on trippait ben raide. L’idée d’un gros weekend, qui est comme un buffet de punk rock et de party, semblait être un truc qui pouvait faire fureur à Montréal. On est des grands fans de punk rock ici, alors c’était une bonne ville pour faire ça.  On trouvait que ça devait exister, donc on l’a fait. C’est souvent comme ça que je réfléchis aux projets que je fais, en musique ou autre. « Pourquoi ça n’existe pas ? Je vais le faire! »

  1. Aviez-vous des contraintes avant d’aller droit au but?

Énormément, oui. Organiser un festival comme celui-ci prend énormément de temps, mais aussi d’argent et on en n’avait pas vraiment. On ne fait pas parti d’une grosse compagnie et on n’a pas des parents riches ou rien de ça. Donc tout sortait de nos poches collectives. C’était vraiment un gros pari et nous l’avons pris. Depuis le début que c’est difficile, mais l’amour de la musique et le soutien des bénévoles et des fans de punk, qui sont devenus vraiment le focus central du festival, nous donnes le goût de continuer et de passer par-dessus les épreuves.

  1. Je sais que vous avez quelqu’un qui s’occupe de la programmation, mais est-ce que vous avez votre mot à dire? Comment vous fonctionnez?

Je m’occupe de la programmation depuis le tout début du festival. On a toujours eu des partenaires et des employés, mais aujourd’hui, c’est moi, Guilhem (de Lost Love), Matt (des Planet Smashers) et Sam Thifault qui travaillons majoritairement sur la programmation.

  1. Tu as eu un autre projet musical qui est Powernap. Qui est à l’origine de cette idée?

Powernap c’était un peu un projet pour le fun, pour passer le temps et jouer de la musique. C’était l’idée de moi et Dan Césare (il était le tour manager de Miracles, un autre de mes groupes, à l’époque). Fred était en voyage pendant longtemps. Ça me donnait donc le temps de jammer avec d’autre monde. C’est à ce moment que moi et Dan avons commencé à gosser sur des tounes dans le sous-sol. On a demandé à d’autres amis (Jepeto, Kick Up et Nick) pour jouer avec nous. On a fait le 1er EP, sortie chez Asian Man Records, quelques shows et ensuite un autre EP sortie chez Little Rocket Records en Angleterre.

  1. Ça fait longtemps que nous n’avons pas entendu parler du groupe. Est-ce que s’est terminé?

Oui, je ne pense pas refaire quoi que ce soit avec Powernap.

  1. Comment trouves-tu la scène Punk-Rock aujourd’hui ?

Je trouve que les bands sont de mieux en mieux et beaucoup plus diversifiés aussi. Y’a beaucoup de groupes avec des filles, ce qui est vraiment cool.

J’aime vraiment tous les styles de musique et je suis plus intéressé par les chansons et les mélodies que par les styles, mais je dois dire que j’ai un faible pour le punk rock. Je me considère encore aujourd’hui, au fond de moi, comme un punk. En général, si tu ne comprends pas les Ramones, je ne comprendrai pas ce que toi tu aimes.

Dave – Merci beaucoup Hugo de m’avoir accordé de ton temps et en espérant se revoir bientôt dans un show!