Édition périphérique

 

Et non, je n’ai pas transporté mon bureau en France. Plutôt, le titre de la présente fait référence au merveilleux spectacle que j’ai eu la chance de voir au Dagobert ce dernier mardi, 12 Novembre. Premièrement, un gros gros merci à Karl-Emmanuel Picard, de District 7 Productions de un… pour avoir organisé cette soirée et de deux… pour la passe gratuite! De quoi je parle, me dites-vous? Je parle de la venue dans notre bonne vieille capitale d’un groupe que je voulais voir depuis belle lurette, figure de proue du Djent, directement de Washington D.C., je veux bien sûr nommer Periphery qui était bien accompagné par 3 autres groupes, dont un d’ici-même.

 

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Behold The Nation, qui ont remporté la victoire au quart de final de l’Omnium du Rock quelques jours plutôt au Dag (devant les non moins excellents mais combien différent Inner Odyssey), ont pu réaliser un rêve de jeunesse selon leurs propres dires en ouvrant pour Periphery qui, selon encore leurs propres dires, est une de leur plus grosse influence musicale. Franchement, je dirais que ça doit pas être un vieux rêve car les dudes de Behold The Nation sont pas très vieux… Mais (ou peut-être à cause de cela) ils ont de l’énergie à revendre. Faut avouer que je n’ai pas trouvé qu’ils ont réinventé la roue, ni le djent, mais leur metalcore est appréciable (non, ce n’est pas mon style préféré mais qu’importe) et il savent très bien le rendre. En fait, ça fait un bail que je n’ai pas vu une première partie avec autant de gueule. Comme la norme pour la première partie, peu de gens étaient présents mais peu importe, les gars ont livré une solide performance malgré tout et malgré les ratés du système de playback pour leurs séquences. Tellement que si quelques uns de leurs fans étaient clairement visibles, ils ont su attirer une couple des gens, jusque là simplement assis, à venir se brasser la tête et y’a même eu un ptit début – quoique bien timide – de slam. Une mention spéciale au vocal qui décape bien, chapeau les boys! Aller les découvrir sur leur page FB ici.

Après la courte mais bien sentie prestation de Behold The Nation, la salle était encore chaude pour recevoir, et pour la toute première fois à Québec, les australiens Twelve Foot Ninja. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Un peu avant, j’ai entendu quelqu’un commenter que le prochain groupe allait n’importe où mais je ne réalisais pas à quel point avant d’avoir vécu l’expérience. Pas mauvais, pas mauvais du tout! En fait, j’ai acheté un album que je n’ai eu que le temps de survoler mais à date pas déçu de mon achat. C’est que les gars de Twelve Foot Ninja savent faire de judicieux mélange de style, passant du métal djenty au latin, au reggae,  au disco, et de retour au metal pur. En fait, il ne semble pas avoir de limites ou d’inhibitions dans leur choix des styles musicaux qu’ils aggrègent dans leur sauce rock et c’est très bien comme ça. J’ai eu la chance de parler brièvement avec le chanteur (super cool le Kin) qui me disait combien ils [le band] appréciaient leur première tournée en dehors de leur Australie natale, que tout s’était bien passé jusqu’à date et qu’ils s’attendaient à revenir en Amérique du Nord au courant de l’année prochaine (sur quoi, je leur ai confirmé que ce n’était pas toujours aussi froid dans notre pays mais qu’ils pouvaient sûrement s’attendre à être de nouveau accueilli aussi chaudement une prochaine fois). Vous irez voir les vidéos en fin d’article pour vous faire votre propre idée. Pour ma part, c’est définitivement à classer parmi mes meilleures découvertes et c’est clair que c’est le band qui m’a fait le plus trippé après Periphery dans ce show. Surtout, aller les voir sur leur site  et ajoutez les à votre FB ici.

Après nous avoir fait bien étourdir par les tactiques des ninja géant, la salle du Dag, qui s’était bel et bien remplie depuis, semblait mûre pour accueillir le dernier groupe avant les tant attendu Periphery. Peut-être par ce fait, l’anticipation, peut-être j’étais un peu (beaucoup?) fatigué mais je n’ai pas très gouté ce band qui est néanmoins très bon et somme toute nous a livré une performance d’un professionalisme exemplaire. La foule elle, se foutait bien de mes états d’âmes car elle est embarquée à fond avec le band. Plusieurs fans étaient clairement présents, acclamant leurs chansons préférées ou chantant avec le chanteur. Je dois avouer qu’en ré-écoutant par après, Dead Letter Circus, ne me laisse pourtant pas indifférent. J’haïs pas ça, y’a du bon, ça me rappelle un peu un mix entre 3 et A Perfect Circle, mais je n’embarque pas tout à fait non plus. Bah! Des fois c’est comme ça, faut pas pousser, ça se pourrait même qu’un jour prochain je vous reparle de ce groupe avec passion, sait-on jamais… C’était cependant très compact  en face de la scène et les membres du band donnent un très bon spectacle visuel. Le chanteur a particulièrement su faire embarquer la foule et si je ne m’abuse, c’est pendant leur spectacle que j’ai pu observer pas mal pour la première fois du body surfing au Dag. Le stage dive reste cependant un big No, NO!, même si le groupe aurait voulu. Pour les connaître un peu plus, vous avez le choix entre leur page FB ou leur site officiel.

Ce qui nous emmène enfin au clou de la soirée. La salle était fébrile alors que Periphery prenait les planches et si le Dag shakait pendant les 2 autres groupes précédents, je le répète, je suis sûr que le plancher a fuckin ondulé pendant le main event. Même pas besoin de sauter, mes pieds quittaient le sol tout seul en cadence. Au début de la soirée, certains parlaient avec moi sur FB et se demandaient si venir, hésitait, j’étais certain quant à moi que Periphery nous servirait un bon show pis je n’ai vraiment pas été déçu. Sérieux, j’en ai fait des blagues sur le Dag mais je dois avouer qu’il me surprenne de plus en plus et de façon agréable avec les line up qui y passent et leur son est très sur la coche. On peut dire que le système a été éprouvé pendant ce dernier spectacle et a sûrement été approuvé par plus d’une oreille métalleuse. N’en déplaise au détracteur, le son sort vraiment de l’ordinaire même comparé à une plus grosse salle tel l’Impériale. En fait, la seule chose qui manque au Dag c’est peut-être justement de la place, peu importe la foule s’est pas fait prier deux fois pour starter un bon petit circle pit drette entre les deux bars. Faut pas être trop saoul, le coin vient vite. Autrement la foule a tapé des mains, scandé les éternelles hey!hey!hey! ou sauté sur place, la totale quoi! Et si Periphery, c’est fait un peu plaisir à faire crier la foule one more song un bon petit bout, les narguant/encourageant au micro et au drum, ils nous ont quand même bien récompensé avec une excellente interprétation de la non moins excellente Icarus Lives!. Pour les retrouver, aller les voir sur leur page FB ici où vous trouverez facilement les liens vers leurs nombreuses autre pages (news, merch, etc.).

Je fais changement cette semaine en vous mettant tous les vidéos en bas de page, ainsi vous ne serez pas perturbés par ma prose pour les apprécier chacun à votre guise mais avant, je vous propose un autre band que j’ai connu récemment par l’entremise d’un autre de mes amis musivore et je veux aussi vous rappeler que vous avez possiblement raté un autre très bon show qui aura eu lieu hier au moment ou le présent article paraitra. En effet Mono est en visite du Japon et joue (jouait) à la Salla Rossa le 16 Novembre avant de se rendre à Boston le 17 et New York le 18.

L’autre groupe que je mentionnais précédemment (et dont je suis extrêmement jaloux de mon copain JouJourd qui sera ce soir (jour de parution) en train de le savourer) est Scale the Summit, un quatuor de rock instrumentale qui nous vient du Texas que vous pouvez connaître plus amplement sur leur page FB ou sur leur page officielle. Franchement, leur musique est leur meilleure ambassadrice et je n’ai nulle besoin de vous vendre le groupe, simplement me taire et vous laisser apprécier le génie. Alors sans plus tarder, je vous laisse à la partie intéressante, les vidéos, et je commence ça par Scale The Summit qui joue au Il Motore ce dimanche 17 novembre. Courez-y si vous pouvez, peut-être il reste des places… Place à l’extase!

Merci et à la prochaine, d’ici là… On arrête pas l’Prog.

Pat [OC] G

P.S. : Des fois on fait des rencontres fortuites pendant les shows. C’était encore une fois le cas mardi dernier alors que j’ai croisé le bassiste de Inner Control avec qui j’ai malheureusement peu eu la chance de parler, show oblige MAIS je ne saurais trop vous recommander d’aller voir leur page FB, ce band de Prog Death promet, déjà qu’avec Tommy Hellscreamer au vocal (ex Cervical Autopsy) ça buche en sale! Aller voir ça. Ils ont même une vidéo de qualité pas pire. J’ai hâte d’entendre de quoi de plus pro… EP ou album…

 

Scale The Summit – Atlas Novus

 

Scale The Summit – Odyssey

 

Mono – Hymn to the immortal Wind (Full Album)

 

Periphery – Scarlet

 

Periphery – Icarus Lives!

 

Dead Letter Circus – The Catalyst Fire (Full Album)

 

Twelve Foot Ninja – Comming For You

 

Twelve Foot Ninja – Mother Sky

 

Behold The Nation

 

OAPL