Nager avec les Requins. 5.) L’Industrie Digitale

Maintenant, parlons de ces plateformes offertes à qui veut bien télécharger les meilleurs pièces du répertoire musical de tous les grands groupes disponibles sur le marché de la musique. Dernièrement, je me suis intéressé au sujet après avoir fait la lecture d’un échange écrit entre musiciens sur le sujet des diverses plateformes de diffusions et des retours de royautés qui revenait au groupe après vente de produit digital issue du domaine l’immatériel. Comme il existe plusieurs plateformes possédant pour vocation de propager la musique des artistes et fournir un minimum de visibilité à cet artiste ou groupe. Nous avons vu que certaines de ces pages offrent une bonne visibilité à la formation nourrissant le désir d’être entendu. Des plateformes telles que Spotify, ITunes, Amazone, Google Music, Amazone, Tidal, Deezer, Bandcamp et  autres, fournissent une visibilité que les artistes ne sauraient chercher autrement. Toutefois, prenez conscience du fait que ces plateformes existent uniquement en vue d’apporter un certain profit considérable à l’entreprise qui est le détenteur de divers moyens pour exposer votre musique.

De nos jours, l’on compte suffisamment de plateformes de ce type pour atteindre un niveau international. Il y a suffisamment de plateformes de ce genre jouant un rôle similaire pour les musiciens, mais dont le rôle réel consiste à créer des profits. La musique est devenue si facile d’accès de nos jours, qu’elle a presque perdu tout effet de “rareté”. Désirant savoir dans quoi l’artiste s’embarque en rendant sa musique accessible au reste du monde. C’est pourquoi, nous avons ajouté les valeurs de retour à l’artiste par titre joué (1). Parlons de ces plateformes pour donner quelques exemples :

 

 Amazone (Prime) Music (2) – Origine Seattle, États-Unis. https://music.amazon.ca/

Retour à l’Artiste : 0,0064$ par écoute pour 2017 et grimpe à 0,0783$ par écoute pour 2018 (3) / 0,00402$ (2020).

Amazone music offre des services de diffusions des bandes audio et également de la diffusion des vidéos officiels de votre formation. L’abonnement reviendrait à 152,80$ CA par année (4). La plateforme offre la possibilité de créer des listes de titres de votre choix. Il est également possible d’obtenir les versions physiques des albums disponibles sur le site. Leur catalogue contiendrait 50 000 000 de titres.

 

Apple Music (5) – Origine États-Unis. https://www.apple.com/ca/fr/music/

Retour à l’Artiste : 0,0064$ par écoute (2018) / 0,00783$ (2020).

Possède également 30 000 000 de titres dans son cœur, avec des abonnements familiaux et une bonne qualité audiophonique. Possibilité de créer des listes de vos choix favoris avec une grande diversité.

 

Bandcamp (6) – Origine États-Unis.  https://bandcamp.com/

Retour à l’Artiste :

Cette plateforme permet au groupe ou artiste de prendre sa carrière entre ses mains, puisqu’il est responsable des ventes survenus de sa page. C’est-à-dire, que l’artiste ou groupe peut y vendre sa musique et sa marchandise également. Bandcamp conserve 20% des ventes et redonne 80% à l’artiste. Cependant, Bandcamp n’attribue pas de rémunération pour les titres jouez (Play) et non acheter. De plus, ils offrent 100% des ventes au groupe le premier vendredi de chaque mois.

 

Deezer (7) – Origine France.  https://www.deezer.com/fr/

Retour à L’Artiste : 0,0056$ par écoute pour 2017 et 0,00324$ par écoute pour 2018 / 0,0064$ (2020).

Comptant plus de 43 000 000 de titres disponibles, offrant une grande diversité musicale pour les amateurs de tous genres. La qualité sonore standard de la plateforme rend son utilisation satisfaisante. Le prix de son abonnement est d’environ 15,42$ CA par mois et offre différents playlists pour les amateurs.

 

Earbits (8) – Origine États-Unis. https://www.earbits.com/

Retour à l’Artiste : Bien que Earbits semble bien établie dans l’univers des médias, il semble exister que très peu d’informations sur la forme de rémunération dont fait preuve cette plateforme.

 

Google Play (9) – Origine États-Unis. https://play.google.com/

Retour à l’Artiste : 0,0059$ par écoute pour 2017 et 0,00611$ pour 2018.

Cette plateforme contiendrait 30 000 000 de titres avec une assez bonne qualité sonore. Il est également possible de créer votre bibliothèque musicale et d’avoir des listes de vos titres favoris. Le prix est d’environ 15,42$ CA par mois et coïncide avec les prix de ses concurrents. Le site offre également des propositions musicales coordonnant avec vos recherches personnelles.

 

Groove Music https://en.wikipedia.org/wiki/Groove_Music

Retour à l’Artiste : 0,02730$ par écoute.

Par-contre, le site ne roule pas suffisamment pour devenir rentable pour les groupes qui en font partie, en raison des faibles écoutes qui en découlent.

 

Napster (10) – États-Unis. https://us.napster.com/

Retour à l’Artiste : 0,01682$ par écoute (2018). 0,019$ (2020).

Tout le monde connaît Napster, puisque c’est cette plateforme qui aura donné le ton au téléchargement. La raison de sa faillite, provient des combats que livra ces concepteurs contre Metallica suite à la fuite de la pièce “I Disappear”, qui se retrouvait sur la piste sonore du film “Mission Impossible II”. Puis, ce fut le tour de Dr.Dre de subir la désolation via cette plateforme, ce qui occasionna une seconde poursuite. Après restructuration, la plateforme est toujours disponible pour l’écoute de musique.

 

Pandora – https://www.pandora.com/

Retour à l’Artiste : 0,00134$ par écoute pour 2017 / 0,00133$ (2020).

 

Qobuz (11) – Origine France. https://www.qobuz.com/

Retour à l’Artiste :

Disponible au même prix que Amazone, Spotify et autres. On dit que la qualité de leur produit sonore est de qualité CD sans Haute Résolution et son abonnement peut monter à 129,77$ CA par année. Cette plateforme fournit également des nouvelles concernant les nouvelles sorties  et offre même un label pour les coups de cœur.

 

Spotify (12) – Origine France. https://www.spotify.com/

Retour à l’Artiste : 0,0038$ par écoute pour 2017 et 0,00397 par écoute en 2018 / 0,00437$ (2020).

Créé en 2006 par les Suédois Daniel Ek, Sophie Champagnon et Martin Lorentzon en vue de créer une source de divertissement pour les amateurs de musique dans le monde. Toutefois, la commercialisation du produit débute le 7 Octobre 2008. En Juin 2015, la plateforme comptait 70 000 000 d’abonnés actifs au quatre coins du monde (13). Cette plateforme rémunère les artistes selon le nombre d’écoutes que génère l’artiste. Selon un article concernant Spotify, chaque écoute rapporterait 3000 euros (14) pour 1 000 000 d’écoutes.

 

Rdio (15) – États-Unis, mais mieux connue en France. https://rdio.en.uptodown.com

Retour à l’Artiste :

Disponible aux mêmes prix que Spotify et les paramètres d’exploitations sont sensiblement les mêmes que ceux rencontrés sur les autres plateformes concurrentes et offre également divers moyens de découvrir les nouveaux arrivages de l’industrie.

 

Soundcloud (16) – Origine Stockholm, Suède. https://soundcloud.com/

Retour à l’Artiste :

Possédait 250 000 000 d’utilisateurs en 2013. Après un remaniement en raison des droits d’auteurs, Soundcloud revoit sa manière de faire et propose de nouvelles options qui ont permises à la compagnie d’échapper à la fermeture.  Le nombre de titres disponibles sur la plateforme grimpe à 120 000 000. Alors que la formule Soundcloud GO contiendrait 175 000 000 titres.

 

Stingray Music (17) – Origine Canada. https://music.stingray.com/

Retour à l’Artiste :

 

Tidal  (18) – Origine Suède. http://www.tidal.com

Retour à l’Artiste : 0,0110$ par écoute (2018) / 0,01284$ en 2020.

Fondé et édité par Aspiro, une compagnie issue de la Suède et des États-Unis en 2014. En 2016, la plateforme fut rachetée par Jay Z. Le site propose un écoute illimité de format haute qualité pour la somme approximative de 30,87$ par mois (19). De grands noms de l’industrie s’étaient joint à la plateforme qui devait redéfinir l’industrie de la musique digitale. On y retrouvait : Madonna, Daft Punk, Kanye West, Beyoncé

 

YouTube – http://www.youtube.com

Retour à l’Artiste :  0,0006$ par écoute pour 2017 et 0,00074$ par écoute pour 2018.

 

L’industrie digitale aura supplanté l’industrie du disque depuis son entrée en vigueur au début de l’an 2000. Même après que Napster ai rendu l’âme suite à un difficile combat l’opposant à des géants de l’industrie Metallica et Dr. Dre ; que la Loi Hadopi (20) n’aura en fait, donné que très peu de résultat avec l’entrée en activité des diverses plateformes de diffusion de la musique. Toutefois, malgré l’imposition de la Loi Hadopi, cela n’aura en rien influencé positivement la vente du disque sur le marché, puisque l’Industrie du Disque aura sévèrement décliné depuis l’entrée en vigueur de l’internet sur le marché. La Loi Hadopi fut définitivement enterrée, comme si on ne l’avait jamais créée. Ce qui me rappelle le vieil adage disant que “ce qui est trop beau cache possiblement quelque chose de très laid”. C’est pourquoi, la prudence est toujours de mise lorsque vous brassez des affaires pour faire avancer votre groupe. Sachez qu’il n’y a rien de gratuit et que peu importe ce que vous allez entreprendre, un service en attire toujours un autre. Alors, soyez prêt à envisager les possibilités qui vous sont offertes avant de prendre une décision finale.

Les abonnements qu’offrent les diverses plateformes disponibles aux adeptes du téléchargement, encouragent d’importantes pertes pour les créateurs de ces musiques, qui ne reçoivent aucunement un dûe équitable lorsqu’une chanson ou un album est téléchargée de manière frauduleuse. Internet permet d’être vu et entendu dans le monde entier, ce qui n’était pas réalisable dans les décennies de 1970-80-90 et début 2000. La baisse des ventes d’album physique peut sembler être en baisse, alors qu’un explosion a eu lieu au niveau de la toile de l’internet. Et c’est ce que craignent les compagnies de disques qui reçoivent des miettes en ristournes pour se re-payer de chaque investissement fait sur des artistes issues de leur label. Pour citer un exemple concret, en 2004, l’industrie du téléchargement aurait rapporté 0,4 milliards de dollars, alors qu’elle en rapporta 5,8 milliards de dollars en 2012 (21). Ce qui démontre que la vente de musique est toujours quelque chose de palpable en 2018. Toutefois, toute cette créativité, elle sert à remplir les coffres de qui exactement, pour justifier le faible retour de royautés dans les poches de la source de la création ?

En fait, les plateformes de diffusion offrent sensiblement la même visibilité que les maisons de disques offraient autrefois. Seulement, il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier et offrir une certaine diversité aux amateurs de musique. Il est vrai que plus grande sera votre visibilité si vous soumettez votre musique a plus d’une source de diffusion, puisque cette visibilité sera attribuable par les diverses plateformes permettant cette diffusion et possédant une base d’amateurs comme abonnés. Ces abonnements sont une forme de ”fan base” disponible pour les artistes se retrouvant sur ces plateformes. Par-contre, quelques plateformes offrent des services de paiement à l’artiste pour le nombre d’écoutes que génère les titres de votre album. Ce qui signifie que chaque fois qu’un fan peut écouter votre chanson, une plateforme telle que Spotify octroie une somme pour chaque écoute générée par les fans, même si ces derniers n’ont pas acheté de musique. Ce qui n’est pas le cas de Bandcamp. Alors que d’autres sites spécialisés dans la diffusion de la musique, s’en tiendront à retourner des miettes aux musiciens et/ou à la maison de disque. Ce qui est un bon point sur lequel l’industrie devrait réfléchir.

En prenant chacune des plateformes de diffusion et que l’on compare chacune d’entre elles pour en connaître les pours et les contres. Ainsi, il deviendrait plus aisé de connaître les sites offrant le meilleur rendement pour les artistes. Parce que pour l’artiste ou le groupe, de recevoir un retour de ristourne de leur vente d’album, constitue la moindre des choses lorsque nous considérons qu’ils sont les principaux créateurs de ces mélodies. Il est vrai que ces plateformes vous offrent une visibilité, mais ce que vous en gagnez en retour ne constitue en rien une justification de vos gains monétaires. Prenant compte que chaque abonnée doit payer entre 10.00$ et 20.00$ (22) et que l’abonné profitera d’un nombre infini de musique provenant d’autant d’artistes et de styles variés. Sachant que chaque individu profitera d’un nombre important de titres sans devoir débourser un centime et que s’il désire téléchargez un album, il devra débourser une somme additionnelle… Nous savons que les entrées de ces plateformes demeurent entièrement rentables pour les compagnies qui en sont les créateurs. Et lorsque la musique est offerte librement pour l’écoute au fans de votre style musical. Il est normal que des retours soient adressés aux auteurs et compositeurs. A priori, la plateforme Bandcamp me semblait le parfait, la formule parfaite pour un groupe, puisque c’est eux qui doivent tout faire. Et quel meilleur moyen pour avoir le contrôle total sur votre œuvre que de faire les choses par vous mêmes ?! Mais contrairement à Spotify, Bandcamp ne donne pas de ristourne sur les écoutes sans achats. Ce qui demeure l’uns des rares points faibles de cette plateforme. Mais encore une fois, tout est une question d’opinion, traités selon les perspectives du jeu qui s’offre à vous en tant qu’artistes et créateurs.

Au début de rédaction de cet écrit, mon opinion concernant la multiplication des comptes d’une formation sur de nombreuses plateformes, m’apparaissait inutile. Toutefois, en discutant avec diverses personnes faisant usage de ces sites de diffusions de la musique, la révélation de certains détails me sont apparus et m’ont fait changer d’avis. Puisque les groupes nourrissant le désir de maximiser leur chance de réussite, feront en sorte de se retrouver sur un maximum de plateforme. Pourquoi faire ainsi ? Parce que chaque plateforme de diffusion possède ce que l’on appelle un “Bassin d’Abonnés” qui pourront bénéficier de ces plateformes pour découvrir votre son. Et que c’est la même chose pour chaque plateforme, qui possède ces usagers qui utilisent le site au quotidien. La visibilité que vous offre un site est semblable à celle qu’offre une autre plateforme de diffusion ; cependant, ce n’est pas assurément le même bassin d’amateurs de musique. Et comme cela ce fait à la bourse, il vaut mieux diversifier ses avoirs pour devenir beaucoup plus rentable et que cela devienne avantageux pour la formation. Cette visibilité vous permettra de vous faire connaître sans devoir sortir de votre local de pratique. Mais voyant comment l’industrie a façonné son royaume de manière à siphonner les poches des artistes, en les exposant à une forme de vampirisme contractuel obligeant le groupe a livré la marchandise, ce peu importe la situation. Puis, l’artiste en vient a douter de l’efficacité de se retrouver sur un label, lorsque le groupe revenant de tournée, éprouve de la difficulté à rejoindre les deux bouts financièrement. Comment escompter un revirement de situation dans de tels cas ? A quand le système équitable qui apportera un renouveau pour l’industrie du disque ?

Lorsqu’un groupe commence sa lancée lors de la sortie d’un album, la surexposition peut s‘avérer positive au commencement et donner un bon coup de vent dans les ailes de la formation. Toutefois, avec cette approche, s’en est fini de l’effet de la rareté puisque vous deviendrez facilement accessible grâce aux réseautages qu’offrent ces diverses compagnies centralisées dans la diffusion de musique. Autrefois, les groupes chérissait cette rareté puisque cela engendre l’effet de convoitise, un effet qui jouait un poids considérable dans la balance des ventes de disques et de cassettes. Nous n’avons qu’à regarder le domaine des antiquités pour constater que ce qui est rare ou difficilement accessible, voit toujours son prix grimper en flèche en raison de la difficulté de se le procurer. Cependant, à notre époque, le seul moyen véritable d’atteindre un certain niveau de popularité, consiste à se retrouver partout à la fois. Ce qui implique d’être dans les médias (les magazines web, les radios) et faire des spectacles lors de prestations. Toujours en vue de faire rouler le nom de votre formation incarnant le nom de votre marque de commerce en vue de donner un élan à l’offre et la demande.

Prenons l’exemple de Tidal, qui fut racheté par Jay Z, Beyoncé, Daft Punk et quelques autres artistes issues de la scène pop internationale. Le but de ce rachat consistait à édifier une plateforme capable de redonner un meilleur pourcentage de retour aux artistes. Toutefois, selon un article paru le 21 Mai 2018 (23), rapporte que des problèmes de paiements aux artistes et des irrégularités auraient attiré l’attention d’enquêteurs. Certains retards de paiements remontent à plus de six mois. En plus, les chiffres des albums “Lemonade” de Beyoncé et “The Life Of Pablo” de Kanye West ont vu les chiffres de leur ventes gonflés miraculeusement par la plateforme. Certains pensent même à retirer leur musique de cette plateforme pour cette raison.

Toutefois, avec l’arrivée des nouvelles technologies et la modernisation de l’utilisation de l’internet, l’industrie a reçu plusieurs coup de pieds au cul qui l’oblige à revoir ses racines pour éliminer ce qui ne fonctionne plus et redémarrer avec une nouvelle manière de faire. Mais n’allez pas croire que cette crise au sein de l’industrie n’est pas nécessaire, puisqu’elle permet de revoir ce qui ne fonctionne pas et d’améliorer ce qui est un tantinet défaillant. C’est une étape importante dans la nouvelle configuration que doit prendre l’industrie pour se remettre au diapason avec les créateurs de qui sont exploités les millions de titres disponibles sur les plateformes de diffusion. En fait, l’internet aura changé la face de l’industrie d’un bout à l’autre et il faut savoir comment en profiter. Puisque c’est encore possible de gagner un peu d’argent avec les plateformes et les produits dérivés du groupe. Il est temps de reprendre les choses en main, d’évaluer quels sont les avoirs et les ressources potentiels à votre disposition pour rétablir l’ordre en traversant le chaos. Il est évident que les pertes occasionnées par le piratage, ne seront jamais rendues aux artistes ; toutefois, ces téléchargements, auront servis d’objet de promotion au minimum. Donc, rien n’est perdu. Mais ne prenez pas panique et faites confiance à votre savoir, sinon n’ayez pas peur de chercher pour trouver réponse à vos questions.

Mais prenons le temps de revoir cette fameuse crise de l’industrie, avant de crier aux loups. Tout d’abord, la cassette 8 Tracks a fait place à la cassette 4 tracks, qui a fait progressivement place au CD ; lequel c’est fait quasi anéantir avec l’entrée en jeu des plateformes de diffusion de la musique. A-travers toutes ces métamorphoses qu’aura connues l’industrie du disque, bien malgré les supports choisis, seule la musique demeure importante dans toute cette représentation. Les labels sont terrifiés en raison des sommes immenses qu’ils investissent dans chaque artiste représenté par leur maison de disques. S’ils n’ont plus de support matériel” (24) à vendre pour refaire leur investissement, comment s’y prendront-ils ? C’est là que les choses se corsent. En raison des sommes élevés que octroient les compagnies de disques pour l’enregistrement d’un album, ils ont raison de vouloir retrouver les sommes investies une fois que la promotion et les ventes d’album débuteront. Il ne faut pas oublier que l’arrivée de l’internet arrive au moment où l’homme à atteint un niveau de consommation l’obligeant à ralentir sa production de déchets ou de produit physique, voir matériel. Grâce au procédé de l’immatériel (mp3, mp4, wave et autres format d’écoutes audio), il deviendra possible de continuer d’avoir de la musique, sans devoir produire de support physique, ce qui réduira une partie infime de polluant potentiel. C’est un effet qui semble être un mal, mais qui se révèlera être bénéfique en bout de ligne. Pour mieux comprendre cette crise de l’industrie, nous vous suggérons la lecture d’un article disponible sur le site Erudit.org (25). Mais admettant que l’industrie puisse émettre le signe d’un moindre effort pour rétablir le système et rendre la chose profitable pour les créateurs de la musique, il serait possible de redresser la donne et de rétablir les affaires de manière à rendre l’industrie à-nouveau prospère.

De plus, un autre problème émanant de ces compagnies de disques, c’est qu’ils vous envoient dans les plus grands studios d’enregistrements pour travailler avec des types du genre de Bob Rock (Metallica, Motley Crue & +), ou encore Scott Burns (Obituary, Deicide, Cannibal Corpse & Gorguts) et vous en ressortez avec les poches vides, mais vous avez un album qui sonne comme le tonnerre de Thor. Un investissement qui semble parfait et en y pensant bien, vous êtes quand même satisfait du résultat et très fier de votre coup. Et là, vous entendez un artiste issue de la scène underground, qui s’est autoproduit et qui possède un album avec une sonorité infernale et qui répond à vos attentes musicales… Vous en venez à vous demandez si cela valait la peine de payer 475 000.00$ pour l’enregistrement d’un album ? Alors, que le kid dans sa chambre s’est autoproduit un album vraiment puissant, pour une somme ridicule. Côté sonorité, les deux albums sonnent la bombe, mais seul le prix semble différent. Ce qui m’amène à poser la question qui tue, à savoir est-ce que ça vaut la peine d’enregistrer dans un studio qui coûte deux bras et une jambe ? A moins que le producteur agite quelques cordes pour vous ouvrir des portes pour votre carrière. Sinon, nous ne voyons pas ce que cela pourrait changer une fois que le produit sera mis sur les tablettes des disquaires ou rendu disponible pour les amateurs de produits numériques.

A une époque, la carrière d’un groupe reposait sur la compagnie de disques qui décidait de lui donner vie en l’exposant au grand public. Cette propulsion dans le monde professionnel impliquait un plein contrôle de la part de la compagnie de disque, qui protégeait son investissement en lui donnant une carrière et une direction. Voilà le travail d’un agent. Toutefois, de nos jours, l’apparition des plateformes de diffusion ont réduit amplement les retours monétaires vers les coffres des compagnies de disques qui poussent l’artiste dans sa carrière. Autrefois, la compagnie de disques était le Maître Absolu sur la carrière de l’artiste et l’entrée en jeu de l’internet aura diminué l’impact sur les profits que produisait l’industrie pour le label qui encaissait les ventes jusqu’à ce que l’artiste ait racheté ses droits. S’il parvient à racheter ses droits ! Parce que la somme aura atteint une somme importante d’ici à ce que l’artiste ait rassemblé la somme impliquée dans la prise en charge artistique.


Référence :

1.) – Ces sommes proviennent d’un article sur le streaming paru sur le site Journal du Geek : https://www.journaldugeek.com/2018/01/18/que-gagnent-les-artistes-lorsque-vous-ecoutez-leurs-musiques-sur-des-plateformes-de-streaming/

2.) – https://en.wikipedia.org/wiki/Amazon_Music

3.(16) – https://www.digitalmusicnews.com/2018/01/16/streaming-music-services-pay-2018/

4.(17) – https://www.numerama.com/pop-culture/146013-deezer-spotify-apple-google-tour-dhorizon-streaming-musical.html

5.(18) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_Music

6.(19) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Bandcamp

7.(20) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Deezer

8.(21) – https://en.wikipedia.org/wiki/Earbits

9.(22) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Google_Play

10.(23) – https://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/09/deezer-spotify-tidal-apple-music-quel-service-de-streaming-musical-est-fait-pour-vous_4673887_4408996.html

11.(24) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Qobuz

12.(25) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Spotify

13.(26) – https://www.numerama.com/startup/spotify

14.(27) – 4’630,31$ CA pour 1 millions d’écoute.

15.(28) – https://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/09/deezer-spotify-tidal-apple-music-quel-service-de-streaming-musical-est-fait-pour-vous_4673887_4408996.html

16.(29) – https://fr.wikipedia.org/wiki/SoundCloud

17.(30) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Stingray_Musique

18.) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Tidal_(musique)

19.) – https://www.numerama.com/startup/tidal

20.) – ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_favorisant_la_diffusion_et_la_protection_de_la_cr%C3%A9ation_sur_internet

21.) – https://archinfo24.hypotheses.org/1773

22.) – Selon la plateforme ou le forfait choisis.

23.) – Trucage du Nombre d’Écoutes et retards de Paiements, Tidal accablés par un Enquête :  https://www.numerama.com/pop-culture/375150-trucage-du-nombre-decoutes-retards-de-paiements-tidal-accable-par-une-enquete.html

24.) – Cassette, Disque Compact et Vinyle

25.) – https://www.erudit.org/fr/revues/rs/2011-v52-n1-rs4019/045832ar/