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Vendredi passé, c’était le party/concert de fête de Mumu à l’Hémisphère Gauche. Pour l’occasion, la soirée avait été organisée par Have Fun Production que je remercie beaucoup pour l’entrée. Pour ceux qui se disent, « who da f**k is Mumu? Ce n’est pas si grave que ça si vous ne la connaissez pas parce que de toute façon, il n’y aurait peut-être pas eu assez de place pour vous accueillir car la place s’est paqueté de monde solide. Ses amis s’étaient donc donnés le mot pour ne pas manquer ce qui, vous le lirez plus loin, a été un maudit beau party. Le line up de la soirée nous le promettait d’ailleurs avec la présence de WHISKEY TAX, FATAL FLAW (qui ont remplacé KONKREAT), ALCOHOLATOR et BOMBNATION qui allaient tous suivre sur scène Mumu elle-même, qui ouvrait la soirée avec son propre groupe TWO-FACED FUCKERS.

Je me suis donc pointé à l’Hémisphère Gauche vers 21h30. Le soundcheck venait à peine de se terminer quand je suis arrivé et la foule déjà nombreuse remplissait le trottoir devant le bar. Je suis donc resté dehors à jaser avec les nombreux visages connus (pour les noms, oubliez ça … d’une fois à l’autre, ça s’améliore pas vraiment la mémoire) jusqu’à ce que la soif me pogne et qu’il soit temps d’aller saluer la barmaid. C’est avec plaisir que j’ai constaté qu’il y avait aussi beaucoup de monde à l’intérieur. Ça s’annonçait bien, très bien même. Surtout que tout ce beau monde avait le sourire et semblait toute une grande gang de chums à les voir passer d’un groupe à l’autre pour se saluer et jaser. Une belle vibe, je vous le dit.

C’est donc dans une atmosphère plus que propice que TWO-FACED FUCKERS sont montés sur scène pour nous lancer cette soirée déjà bien amorcée. Avec leur crust punk simple mais entraînant au possible, ils ont eu tôt fait de rameuter une partie de la foule dans la fosse (pour ceux qui ne le savent pas, à l’Hémisphère Gauche, il faut descendre d’environ 1 mètre – 4 marches – pour aller dans la fosse frontstage). Il y avait quand même plein de place pour leur chanteur qui a passé le set à bondir de la scène à la fosse pour venir nous livrer ses textes « right in our face ». Ça cadre très bien avec le message et l’énergie dégagés par la musique du groupe. Les assauts de leur musique sont propulsés par un D-beat caractéristique à ce style pendant que la guitare et la basse nous envoient leurs accords punk rock métallisé. Ça n’a pas la prétention d’être compliquée mais ça a l’avantage d’être catchy  pour un gars comme moi qui a grandi avec la musique de Discharge, GBH, Conflict … et leurs pièces contenaient les éléments nécessaires pour starter le mosh. Et danse la compagnie …

WHISKEY TAX suivaient sur scène pour nous envoyer leur thrash crossover et là, la job déjà bien débutée par TWO-FACED FUCKERS s’est poursuivie au son des riffs de guitares que s’échangent leurs 2 guitaristes sur une rythmique efficace du combo basse/drum. Je veux ici donner une mention spéciale à Sam pour son travail de destruction derrière le drum. Les guitaristes s’échangent aussi les paroles des tounes avec juste assez d’attitude « I don’t give a f***in f**k » même si on voit bien qu’ils trippent avec le monde dans la salle. Le summum a été atteint lorsque Ricky a déballé un dragon chinois (tsé les trucs de 20 pieds de long qu’on voit dans les fêtes chinoises) et la envoyé dans la foule. Instantanément, plusieurs se sont précipités pour s’engouffrer dessous et l’emporter dans un « circle pit » furieux auquel le reste du pit s’est joint. C’était dément de voir tout ce monde, dont plusieurs ne voyaient rien sous le dragon, thrashant à qui mieux mieux mais le plus « way out » était de regarder le tout d’au-dessus de la fosse. Placé à cet endroit, on voyait un grand dragon orangé enroulé en spirale qui tournait furieusement, comme cherchant à se mordre la queue, créant un vortex dans lequel apparaissaient mains, pieds et autres parties indifférenciée des mosheux qu’il avait englouti sur son chemin. Pour une idée de débile, chapeau à WHISKEY TAX!

Avec l’atmosphère survoltée qui venait d’être créee par le passage du dragon, FATAL FLAW n’avait qu’à présenter la même énergie qui les caractérise à chaque présence sur scène pour satisfaire cette foule qui trippait au max. Pensez-vous qu’on a été déçu? Pantoute! Comme à chaque fois que je les vois, leur présence est imposante et solide. Pendant que les cordes nous assomment de riffs, le groupe est fronté par une chanteuse qui semble pas mal « pissed of ». Ah oui, on a encore eu un drum qui a mangé une volée pendant ce set. Je me laisse donc embarquer à chaque fois dans leur crossover violent auquel s’ajoutent les « growls » et « screams » impressionnants de leur chanteuse. De la trempe de la chanteuse de Fuck the Facts (pour vous donnez un exemple plus connu), ce qui est un beau compliment.

ALCOHOLATOR sont ensuite montés sur scène pour nous envoyer leur speed/thrash metal. Le seul band résolument métal de la soirée, ne fait pas dans les compromis lui non plus. C’est un raz de marée de « shred » sur un 4/4 à fond la caisse encore une fois. Je ne peux m’empêcher de penser au groupe Destruction à chaque fois que je les entend. Ils nous ont enchaîné leur pièce avec conviction malgré la présence d’un bassiste de location – d’occasion – euh hey salut Gord! Sérieusement, c’est avec plaisir que j’ai revu Gord, le bassiste et chanteur de Warcall que j’ai interviewé au début du mois. La dernière fois que j’avais vu ALCOHOLATOR aux Katacombes en 1ère partie de PILEDRIVER, ils n’avaient pas de bassiste (une longue histoire pleine de rebondissements futurs dont nous parlerons éventuellement avec Matt Butcher lorsque ce sera le temps). Donc, pour ce show, ils avaient invité Gord pour remplir le poste et en plus de faire une maudite bonne job, il a eu l’air de ben tripper. Tant mieux et je le comprend d’avoir trippé au max. J’ai rarement vu un thrash d’une telle envergure considérant l’endroit. Voici le commentaire de David, un de nos collaborateurs,

Bon show old school hier soir à L’hémisphère Gauche. Un mélange de thrash crossover hardcore punk. Pas mon genre de show habituel mais y’avait des criss de pit que j’ai rarement vu dans mes shows habituels de death et black. Les thrasheux plus les punks sont plus allumés, on dirait. Surtout durant Alcoholator j’ai rarement vu des thrash aussi violents pis en plus que le pit est ptit, tout le monde se pile dessus, tu manges quasiment une volée si tu fais pas attention. Ctait cool de te voir Matt, votre band a crissment détruit la place as promise.

Après la tornade déchaînée par ALCOHOLATOR, BOMBNATION avait l’ingrate tâche de clôturer cette soirée. Je dis ingrate parce qu’en plus d’être de Québec et d’avoir le moins de fans sur place, ils ont joué à l’heure de fermeture du métro ce qui a encouragé l’exode d’une bonne partie de la foule. Qu’à cela ne tienne, ceux qui pouvaient rentrer autrement et naturellement les die-hards sont restés pour finir de se thrasher la face. Bien que l’heure était tardive, BOMBNATION avait encore toute l’énergie nécessaire et nous avons donc pu profiter de leur mouture crossover thrash sur D-Beat qui incorpore des passes de grindcore. Les gars de BOMBNATION jouent dans d’autres groupes au style parfois très différent ce qui paraît dans certaines passes qui agrémentent leurs compositions, sortant des chemins battus habituels du style. Pour ma part, j’avais bien hâte de les voir pour une 1ère fois sur scène car j’appréciais bien ce que j’avais entendu de leur musique. Je n’ai pas été déçu. Bon, j’ai été un peu surpris par l’accoutrement de leur chanteur qui parodie l’attitude pop-glam comme le faisait certains groupes punks des années 1980, mais cé ben juste parce que ce style est moins fréquent aujourd’hui. Allez voir la page fb du défunt groupe, Adrenalin O.D., vous allez voir que le look nerd n’empêchait pas de faire de la maudite bonne musique. Donc, un peu de théâtre sur scène par leur chanteur pendant que les musiciens nous rentrent encore une fois des riffs « destroy » appuyés naturellement par un bombardement de l’enfer, généré à la batterie.

Une fois le carnage rendu à son terme, beaucoup d’énergie, de sueurs et de bières avaient été déversées dans la fosse et il était plus que temps de rentrer à la maison pour dormir. Enfin, pas pour tous car selon les dires, il restait un fêtard endormi sur le trottoir à proximité du bar quand les activités du samedi ont débuté. Dernier indice que cette soirée a été toute une virée. Bonne fête encore Mumu.

Cheers!!