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C’est vraiment sans aucune attente que je suis parti pour aller voir le show qui avait lieu à La Tulipe à Montréal le mardi 12 février. Une petite marche de santé jusque là puisque La Tulipe se trouve à 10 minutes à pieds de chez nous. Ouan, finalement c’est pas mal plus 20 minutes et quand je suis arrivé dans une salle déjà pas mal pleine au parterre, TURNING TIDES de Montréal était déjà sur scène.  J’enfile l’escalier qui descend aux toilettes et au vestiaire porté mon coat et c’est là que j’y rencontre Jidé, bassiste de NODIRECTIONHOME. Thx dude pour l’accès au show pis merci aussi par la bande à Extensive Enterprise responsable de l’organisation de cette soirée. On jase et je lui demande comment il voit son show. il me répond

Bah, ça va être drôle d’être critiqué par mes collègues de Musik Universe. Mais drôle/cool en même temps qu’il a ajouté.

On s’est laissé là-dessus pis je suis remonté pour pogné les 15 dernières minutes du 1er band qui nous offrait leur style de emocore influencé par des groupes comme Asking Alexandria et Avenged Sevenfold. On a donc eu droit comme pour ces groupes à des couplets chantés. Jesse s’acquitte de cette tâche d’une voix et façon somme toute pas mauvaise et surtout gutsy dans un monde où tous les frontmen des groupes core rivalisent pour être le meilleur beuglard. Certains avec grand succès et d’autres… Enfin, revenons à TURNING TIDES qui, côté musical ne réinventent pas le style mais ont certaines passes catchy. Un peu plus de variations et d’implications de la basse pour remplir l’espace sonore leur permettra de donner de la latitude à leur guitariste pour continuer à nous en donner côté riff car il en semble capable. Ils nous ont donné un bon set d’ouverture et les encouragements de leur chanteur pour faire bouger la foule ont trouvé écho dans sa gang de chums à l’avant qui ont commencé à réchauffer le plancher. On ne perdait rien pour attendre … le crescendo vers CANCER BATS était enclenché.

Après avoir salué Alain de Québec-Métal qui sort toujours fumé sa cigarette 2 tounes avant la fin question d’être prêt pour le groupe suivant, et commenté sur la situation des photographes qui sont frontstage sans vrai pit pour eux et peut-être qu’un changement de lentilles s’impose. Bon, Alain est sorti et j’ai pu voir en regardant vers le fond de la salle qu’on avait encore du monde qui était arrivé et se pressait autour du bar. Les dernières pièces terminées, je me suis à mon tour dirigé vers l’arrière où j’ai rencontré Simon de Reason Prevails qui m’offre une bière pis une jasette. Sur l’entrefaite arrive David, son guitariste. On jase musique, de ses chums de NODIRECTIONHOME et finalement, on est prêt pour continuer le show.

CALL OF SAINTS, de Montréal aussi, étaient les 2ème sur scène. Ils nous présentent une musique qui montrent des riffs métal mais un peu plus dans un son rockmétal. Pour vous dire, des fois, on croirait entendre un riff de Metallica ou plus southern à la Pantera, alors qu’on se retrouve dans une ambiance d’une toune heavy de Our Lady Peace par exemple … et tout à coup, on a un ralentissement du tempo qui n’est pas un vrai breakdown mais plus du chug-a-chug avec les backvocals qui viennent nous amener ça un peu du côté screamo qui m’a fait penser mettons à Taproot. Allez écouter « Out go the lights » sur leur Facebook en cliquant sur leur nom au début du paragraphe. J’ai bien aimé leur mélange mais mallheureusement pour eux, après quelques pièces, ils ont eu un problème technique avec un ampli qui leur a fait perdre la guitare de Chris, le lead. Ça ne les a ralenti qu’un court instant il nous ont envoyé un solo de drum de Justin pour meubler l’intermède pendant qu’on s’affairait autour de la pièce défaillante. Bon comme le problème persistait et que leur chanteur, J.T., bouillait d’enchaîner, ils ont décidé de poursuivre à une guitare ce qui s’est avéré le meilleur des 2 mondes. Le son en est devenu naturellement moins rempli mais d’un autre côté, ils ont donné leur max pour nous servir une version épurée de leurs compositions qui, comme je n’en connaissais pas la moindre pièce, m’a tout de même satisfait pour l’instant. On a même eu droit à quelques bons solos de guitare de Nick et pour un fan de basse comme moi, le retrait d’une guitare me permet d’entendre et d’apprécier d’autant plus le jeu du bassiste, Tommy, qui ici en a valu la peine.  Pis ils se sont même aventurés à nous faire une nouvelle pièce quand ils ont vu qu’ils en avaient le temps. Chris a réussi à régler son problème d’ampli lors de la dernière chanson et il est venu nous faire le cordcrash de la fin de leur set. Bon, ils auront la chance de se reprendre et on ira encore les voir car avec la réaction de la foule qui ont embarqué dans leur set, ils ont sûrement gagné quelques fans. En tout cas, ils ont sûrement gagné le respect de plusieurs pour la façon qu’ils ont su dealer avec leur pépin. THE SHOW MUST GO ON. L’action venait de grimper d’un cran dans la foule et de plus en plus de monde se massait au devant de la scène alors que toutes les tables et les allées étaient remplies.

Pis Alain, ça commence à se resserrer frontstage. Oui, mais là, il a la bonne lentille.

Maintenant place à NODIRECTIONHOME qui définissent leur musique comme du hardcore. Bon oui, on a eu des breakdowns qui ameutent quelques karatékas sur le plancher mais c’est dans une rythmique parfois un peu groovy et funky que le bassiste, Jidé, nous les amènent (ya vu des vidéos de RHCP) avec l’assistance du drummeur, Peter, qui contrôle très bien les transitions. L’addition de Peter s’est avérée un plus et on sent qu’il apporte une assurance accrue aux membres du groupe qui déjà avait leur part d’expérience scénique. Parlant d’expérience, le guitariste, Marc-André, en a vécu une lorsque, lors d’un headbanging intense, ses lunettes ont quitté son nez sur lequel elles glissaient déjà depuis plus d’une toune, pour aboutir dans la poubelle en bas du stage. Je sais que toute malchance comporte son bon côté alors justement la poubelle était la meilleure place pour ses lunettes parce que sur le plancher devant le stage, elles auraient été piétinées. NODIRECTIONHOME avait réussi à créer beaucoup d’action frontstage et on aurait pu dire bye bye aux lunettes. Ça l’a aussi été le début d’une aventure pour les photographes qui ont commencé à se faire rentrer dans le dos par des thrasheux débordant qui répondaient à toute l’énergie déployée sur scène. Pis l’énergie vient autant de leur musique que de leur chanteur, Nicolas, qui est comme une bête en cage et fait des aller-retour incessants dans l’espace qui lui est accordé, surtout lorsqu’il cède le vocal à ses partenaires. J’ai trouvé intéressant l’apport de tous au vocal, sauf le drummeur, allant des cris de leur frontman jusqu’aux passes mélodiques interprètées par leur bassiste. Leur set tout comme celui des groupes précédents à fait monter d’un cran dans l’intensité mais je vous le dis, on était encore à des années-lumières de ce qui s’en venait.

Après avoir commenté l’action frontstage avec Alain qui s’inquiétait pour la petite photographe aux cheveux bleus qu’il surveillait pour parer un mauvais coup (un vrai chevalier! 😉 ), on était prêt pour la suite de la soirée. Non, ce n’est pas vraiment ça! Le prochain groupe , DANCE LAURY DANCE, était prêt pour la suite, pis nous on a juste été entraîné dans le tourbillon qu’ils ont créé. Pis quelle tornade!! Le plancher devant le stage s’est rempli. C’est devant une foule enthousiaste qui savait les paroles que Max, un entertainer de talent, heureux mélange en version métal de Mick Jagger, Freddy Mercury et David Lee Roth, nous chantait ou leur laissait chanter en passant le micro dans la foule, les tounes qui sont des maudites bonnes tounes de thrash’n’roll. Ils ont commencé leur set avec une toune qui avait parfaitement l’allure d’une toune de Metallica dans ses 1ères mesures et le ton était donné pour une 30 aine de minutes intenses pendant laquelle la foule du plancher est devenue une masse grouillante et poussaillante. DANCE LAURY DANCE ont vraiment l’étoffe pour faire péter la baraque. On a eu droit à des pièces qui sont catchy tant dans leur mélodie que dans leur propos. « Montréal Hooker » en est un exemple pendant que Max nous mime une entrevue qu’il fait passer à une postulante. Des solos de guitares, un solo de basse (yeah!!!), des riffs bien alignés dans des pièces toutes aussi entraînantes les unes que les autres. Toutes de belles ballades comme disait Max! Et il nous disait aussi plein d’autres choses lors de ses interventions entre les chansons comme lorsqu’il s’est informé si certains ou plusieurs de nous travaillaient mercredi matin pour nous ajouter qu’il s’en kawlissait!! ROCK’N’ROLL!!! Non, la coche au-dessus. THRASH’N’ROLL. Ça lui a donné le goût de boire qu’il nous a aussi dit. Si CALL OF SAINTS ont manqué une guitare, DANCE LAURY DANCE ont manqué de temps. Tout le monde en voulait plus et Max gardait un œil sur l’horloge pour être sûr de profiter au max  de sa présence sur scène (pour ceux qui voit un jeu de mots ici ben vous vous trompez … je ne m’en étais pas rendu compte en l’écrivant et c’est en me relisant que je m’en suis rendu compte pis comme j’avais pris la peine de tout vous expliquez ça, je n’étais toujours ben pas pour l’effacer). Les gars sont vraiment des bêtes de scène, ne se gêne pas pour s’avancer à l’avant nous faire leurs passes et nous ont fait passer une maudite belle demi-heure. Je vous encourage tous, gens de la région de Québec (je sais que vous les connaissez ils sont de chez vous …) je vous encourage donc à ne pas manquer leur passage chez vous au Dagobert le 18 février avec la tête d’affiche de cette soirée, CANCER BATS qui ont vraiment fini de défoncer la place et que tout le monde ici attendait les bras ouverts.

Après avoir commenté sur la détérioration de la situation des photographes frontstage avec Alain qui s’inquiétait pour la petite photographe aux cheveux bleus qu’il protégeait maintenant d’un mauvais coup (un vrai héro! 😉 ) et qui s’inquiétait aussi pour Myriam, la photographe de Capitale du Métal (mais elle est plus grande, elle), on était prêt pour la suite de la soirée. Ben non, je me trompais encore. Peu de gens peuvent dire qu’ils étaient prêts pour la suite. Premièrement, CANCER BATS se sont avancés sur scène et c’est en français que leur chanteur, Liam, s’est adressé à la foule tout d’abord pour s’excuser de son français puis pour nous lancer le début de leur set (excuse-toi pas, on s’en fout-tu pas mal de ton accent pis de tes hésitations … man, ils nous parlaient dans ma langue pour nous remercier, pour nous caller les tounes, ya des groupes d’ici qui ne font même pas ça mais ça c’est un autre débat …). La suite des interventions s’est poursuivie en français majoritairement et si vous trouvez une manière plus hot d’embarquer une foule, dites-moi la. Le pire là-dedans, c’est qu’ils n’avaient même pas besoin de ça pour embarquer la foule. La foule était 100% dedans et chantait les tounes assurant souvent les backvocals profitant du micro avancé dans la foule. On a eu aussi Nicolas de NODIRECTIONHOME qui a été invité sur scène pour chanter une chanson avec eux. Way to go!! Il avait l’air content en maudit. Je le comprend. Leur set a été un mélange de leurs nombreux albums et EP et on a eu droit à leur très bonne reprise de « Sabotage » des Beastie Boys. Pis en plus, personne ne m’avait dit que CANCER BATS, c’est du punk’n’roll. Je sais que plusieurs d’entre vous vont dire, hein tu ne connaissais pas ça? Ben non. Et je ne m’en cache pas. C’est quelque chose qui n’avait pas attirer mon attention jusqu’à là. Mais là, oubliez ça. Ils m’ont convaincu.  En allant voir leur Facebook après le show, j’ai vu qu’ils citent Black Flag, Refused ou Down comme influence, mais ils ont aussi une façon de les incorporer à leurs tounes qui avec un peu d’aide pour promouvoir leurs stuffs, pourraient faire d’eux aussi une référence. Pis en plus, c’est des malades sur stage. Ils sont seulement 3 à l’avant mais la scène n’est pas assez grande pour tous. Surtout quand le bassiste se met à virevolter sur lui-même. « Tournicoti-tournicoton ». La soirée est devenue une séance de défoulement collectif frontstage et c’était drôle de voir tout le monde thrashé et tout à coup s’arrêté tous ensemble pour envoyer le refrain en chœur et repartir de plus belle. Ya eu des éjections de thrasheux moins chanceux qui sont sortis les mains au visage, témoins de la violence qui s’était installée dans le pit et même si je n’ai pas revu Alain qui avait déjà quitté comme à l’habitude avant la fin du show, j’imagine que la situation devait être rendue invivable pour les photographes fronstage. D’ailleurs, Myriam de Capitale du Métal, est finalement venue faire sa couverture à partir d’où j’étais donc l’avant-scène devait être dangereux. Un show vraiment écoeurant et un pit pour les vrais.

En attendant mon coat au vestiaire, j’entend « hey, excuse-moi mais tu as un chandail Ondes Chocs, es-tu là-dedans? Je me tourne et j’ai un gars devant moi avec une boule de kleenex grosse comme une balle de ping pong dans la narine droite et le nez gros comme une balle de golf. Sur le coup, c’est drôle mais sa question s’est comme perdue dans ma tête. J’y répond

Man, t’es-tu correct? Je t’ai vu sortir du thrash en courant tantôt!!

Oui! Oui! C’est des affaires qui arrivent dans le thrash. Mais t’es-tu Ondes Chocs?

Yep! Je suis Lex.

 

J’ai fini par savoir que je jasais avec Julien des Juggerhead de Matane. Paraît que les boys vont venir rejoindre Julien à Montréal pis nous travailler du stock. Quand on vous dit qu’on fait des drôles de rencontre avec Ondes Chocs.

Man, j’espère que ton nez n’est pas cassé!!

 

Je suis finalement remonté écouter la dernière toune de CANCER BATS avec mon coat sur le bras et je suis parti tranquillement à pied jusque chez moi. C’est drôle, le retour c’est pas mal plus 30 minutes!!!!

 

Échos de dernière minute recueillis dans les jours suivants

J’ai à peine réussi à sortir 20 photos de la prestation de CANCER BATS quand j’en ai 60 et plus des autres groupes. Mais ce n’était pas tenable en avant! – Alain de Québec-Métal

J’ai encore un bleu gros de même … – Myriam de Capitale du Métal

On vous invite encore une fois à ne pas manquer ça au Dagobert.

 

Lex