C’est un peu à la dernière minute qu’il a été décidé que j’allais couvrir la soirée de samedi passé, qui était organisée par Martin Trottier, guitariste de DEPTHS OF HATRED, de Montréal que je remercie chaleureusement de m’avoir accueilli à pied levé et aussi de m’avoir donné leur CD « Aversionist » paru en 2012 sur Galy records. Mais que voulez-vous, ça bouge vite chez Ondes Chocs et c’est à peine quelques jours avant que j’ai su que Max se joignait à l’équipe et qu’il couvrirait un show le même samedi pour m’aider dans mon dispatch. Avec 5 shows à Montréal le même soir, on a beau avoir une grosse équipe, on ne peut être partout! On regrette d’ailleurs de n’avoir pu se rendre dans tous les shows qu’on avait planifié voir. Juste pour vous mettre au parfum, un de la gang s’est fait défoncé son appart!!! Vous voyez comment une planification au quart de tours peut prendre le bord dans le temps de le dire. Bon, vous avez aussi vos petites misères pis c’est pour ça que j’enchaîne avec la soirée de samedi, le show de DEPTHS OF HATRED avec en ouverture COLD WILL, PANDORA’S WAKE et OBSEK, ces derniers descendus de l’Abitibi pour donner un show à Montréal pour la 1ère fois de leur existence.

 

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C’est donc aussi à la dernière minute que je me pointe aux Katacombes mais malgré mon retard d’une quinzaine de minutes, le show n’est pas encore commencé. Bah, que je me disais dehors en finissant ma cigarette, j’aurais manqué au pire le 1er band ou peut-être juste la moitié. Ç’aurait été ma pire erreur. Pis tout le monde qui me lisez, vous comprendrez pas de quoi je parle tant qu’ils n’auront pas encore sorti leur pièce. pis là je parle de COLD WILL. J’imagine que y’en a encore qui se redemande de quoi je parle, ben vous allez le savoir en même temps que tout le monde à moins que vous grouiller votre cul pis que vous checkiez les calendriers de show pour leur prochaine prestation. Je vous répète le nom COLD WILL …. c’est pas dur à retenir COLD fuckin WILL, 2 mots COLD WILL. Pour vous aidez à vous en rappeler, je vais vous dire que j’ai vu le nouveau venu dans la cour des BENEATH THE MASSACRE, ION DISSONNANCE et bien sûr, notre headliner de la soirée, DEPTHS OF HATRED et d’autres fast and brutal techdeath destroying machine dont nous avons le secret au Québec. Oh que OUI! Le pire, c’est que les gars nous l’ont fait discret en tabouère. Inscrit à peine depuis le mois de décembre sur Facebook, sans toune sur leur bandpage, avec à peine 126 likes et un 1er show depuis leur formation, COLD WILL est le plus beau joyau caché à voir le jour sur la scène depuis un boutte.  Bon je me suis laissé dire par Francis de HIDDEN PRIDE qui connait tout le monde et est dans tous les shows, que ça fait 3 ans qu’il pratique leur stock mais drette comme ça à frette sans savoir à quoi t’attendre, ça fesse comme un train. Dès le début de leur prestation, on a compris tout de suite qu’on était parti pour en manger une maudite et plus ça allait, moins on en revenait de ce qu’on entendait. Bon fallait un peu imaginer la basse dans le mix du son par boutte mais vraiment leur musique c’est du béton tellement qu’à la fin de tout ça, on se regardait et personne n’était sûr d’avoir entendu ce qui venait de déferler. Pis si ce n’était pas assez d’avoir une musique qui tue, ils ont un frontman qui fait peur. Le gars était tellement dedans que c’est avec un sourire que j’ai vu que c’est lui qui s’était installé à la table de merch pour accueillir les nouveaux fans qui comme moi se pressait pour lui dire leur appréciation après leur set. Tout sourire et content de sa performance et de la réaction des gens, Martin serrait des mains et appréciait le moment. Quel contraste avec ce qui venait de se passer sur scène. Comme mon petit frère (qui ne connait rien au métal mais qui s’y connait en être humain) me dit souvent

Tsé Lex, je connais rien au métal (je viens bien de vous le dire!) mais y’en a des musiciens qui font peur en maudit. Pourtant, à chaque fois que je parle à un gars qui trippe métal, c’est tout le temps un bon gars.

Bon, ok ce qui l’aide, c’est que c’est souvent moi qui les lui présente donc je fais le tri avant et je commence pas par lui présenter les « pas fins » (vous n’êtes pas beaucoup de pas fins de toute façon) mais quand même c’est vrai que je lui en ai présenter des pas beaux par exemple, du genre que même entre nous autres on comprend ce que ça veut dire quand y’en a un dans la place qui a l’air plus méchant, plus laid pis plus métal que les autres. Pis là, ceux d’entre vous autres qui font encore semblant de se demander de quoi je parle ben demandez-vous c’est quoi votre look pis quand vous l’aurez sizé, oui, oui! Le vôtre personnel. Quand vous aurez sizé c’est quoi votre look perso, venez pas me dire que c’est ça votre look mais que c’est pas pour avoir l’air badass. Bon en tout cas pour revenir à Martin qui m’attend pendant que je vous explique tout ça, je lui serre la main et jase un peu de leur truc. Ils sont présentement en studio et leur album sortira bientôt. Je vous suggère de surveiller COLD WILL de près.

Après une prestation comme ça, tout groupe qui suit sur scène et qui manque le moindrement d’assurance risque de frapper un mur psychologique et vivre un léger moment de flottement. Bah, je ne sais pas si c’est l’assurance ou l’insouciance de la jeunesse, mais les 5 jeunes de PANDORA’S WAKE sont montés sur le stage avec la ferme intention de nous en mettre aussi plein la gueule même si j’ai trouvé qu’ils ne fittaient pas vraiment sur le line up. J’ouvre et ferme la parenthèse tout de suite. PANDORA’S WAKE font du maudit bon technical metalcore mais mettons que ce n’était pas vraiment une soirée de breakdowns. Bon, une fois ça régler, ce qui a finalement été important dans leur show, c’est que PANDORA’S WAKE c’est de la musique crissement ben faite avec des breakdowns qui sont super bien amenés et on ne peut faire autrement que de suivre les « jump around » de leur frontman, Jon, qui entraîne la masse de leurs fans rassemblés en avant de la scène. Pis y’en avait pas mal parmi une foule intéressante pour la présentation de la soirée. Ça se bouscule, ça tombe par terre, ça fait des passes de karaté mais surtout ça trippe de voir le show de PANDORA’S WAKE. Là, je vous ai parlé de breakdowns c’est normal c’est du core. Mais faut aussi que je vous dise que c’est ce qui se passe entre les breakdowns qui faisait que finalement ils ont attiré l’attention de ceux qui aiment moins ce style. Y’a pas de blastbeats mais les gars nous envoient des riffs rapides et précis à la guitare tout en étant technique à souhait. Pis leur section rythmique appuie bien ces passes techniques. D’ailleurs, chapeau au bassiste qui a réussi à ne pas se laisser distraire malgré qu’il devait éviter, parfois sans succès, les « jump around » de son chanteur. On a eu droit à une demi-heure solide d’un band qui, lorsqu’il se retrouvera sur des line ups plus appropriés, torchera tout ce qu’il y a dans la place. Croyez-moi!

Bon, 2 groupes de passé. La soirée va très bien et je suis prêt à accueillir pour la 1ère fois à Montréal, la gang de l’Abitibi, OBSEK. J’ai eu le temps de jaser avec Nicholas et Sébastien de OBSEK entre les 2 premiers bands et les gars étaient fébriles de monter sur scène. Juste avant leur set, c’est les parents des gars, descendus eux-aussi pour voir leur fils, qui étaient fébriles. Ben, félicitations à tout ce beau monde de l’Abitibi parce que vous nous avez amené le party avec vous autres. Plusieurs jeunes de par chez eux étaient aussi sur place pour tripper avec eux et la gang de fans de PANDORA’S WAKE ne se sont pas fait prier pour embarquer dans la danse. J’ai donc dû quitter l’avant-scène pour m’assurer que je pourrais continuer à voir des shows pour un autre 30 ans!!! C’était, mettons une bonne idée d’aller vers la boîte de DJ parce que ça brassait pas mal partout pis fallait checker pour que personne aille se fracasser le crâne sur la colonne de crâne au milieu de la place.

OBSEK ont la formule à 2 chanteurs, un grave et un aigu comme DESPISED ICON, pour nous envoyer leur death metal qui, contient une bonne dose de chug-a-chug et de downtempo mais ça s’arrête là pour le générique. Ils trouvent eux-aussi le moyen de nous envoyer des passes rapides et techniques parsemées de blastbeats et de solos à la limite du épic. Avec l’énergie de la foule, les gars étaient très à l’aise sur le stage. Naturellement, comme Simon, un des 2 chanteurs avec Nicholas, nous l’avait dit lors de l’entrevue qu’il nous avait donné (que vous pouvez ré-écouter sur la capsule #55 en cliquant ici), il s’est bien assuré lorsqu’est venu le temps de nous jouer leur hymne « Jean Coutu., qu’on chanterait en chœur le fameux refrain « Tu devrais aller chercher Jean Coutu« , oui, oui comme dans l’annonce. Je suis sûr que certains, qui ne connaissaient pas la toune, se sont réveillés avec le refrain dans la tête. Donc, une 1ère présence à Montréal pour OBSEK qui a valu la peine. Ils ont donné un bon set énergique à l’aide d’une musique percutante et ils ont trouvé le moyen de graver un refrain dans la tête du public, 2 choses qui leur ont sûrement gagné des nouveaux fans parce qu’ils se sont faits applaudir chaleureusement à la fin de leur set.

DEPTHS OF HATRED avaient organisé cette soirée et ils sont donc venus nous coiffer ça et en beauté à part de ça. Naturellement, on a lâché les chug-a-chug et breakdowns pour retourner dans l’univers que nous avaient présenté COLD WILL. Du blast, du tech, des mélodies à l’emporte-pièce pis un chanteur drette dans notre face. Ils ont aussi des passes saccadées dans leur toune qui plait aux amateurs de core mais c’est plus comme si c’était djenté plus que core. Enfin, on s’en fout, c’était bon pis la foule était déchaînée. Ça passait d’un bord à l’autre du plancher pis Martin de COLD WILL pis moi, on s’est retrouvé tous 2 devant la colonne à attraper les thrasheux qui s’éjectaient du tas avant qu’ils ne frappent la colonne. Une place de choix pour être juste « on the edge of action » pis rien manqué de leur show. Je pense que je leur en devait une après avoir manqué la sortie de leur album « Aversionist » en 2012 sur Galy record. Maintenant que je l’ai entre les mains, je m’aperçois qu’il aurait bien mérité une mention au Gala Die-Die 2012 que nous vous avons concocté. Je vous suggère donc de faire comme moi si DEPTHS OF HATRED n’avaient pas attirer votre attention en 2012 et de vous garrocher écouter leur nouveau single « Secluded redemption » qui nous annonce un 2ème album tout aussi violent où encore une fois on pourra apprécier leur capacité à créer de belles mélodies et harmoniques dans cette musique qui, souvent, pour d’autres bands, se contente d’être rapides. Des mélodies mémorables sans rien enlever à tout ce qui fait de DEPTHS OF HATRED un de nos très, très bon band de techdeath. Vraiment, avec la qualité de ce que j’ai encore vu ce soir-là, ça ressemble toujours à savoir qui tu envoies en avantage numérique quand t’es l’équipe canadienne de hockey pis t’as Gretzky, Lemieux, Yzerman, Messier et compagnie dans ton line up. Ben, t’envoies n’importe qui, c’est une f***in équipe d’étoile.

Je suis parti des Katacombes avec une vague sensation de flotter après le massage neuronique qui venait de m’être appliqué. J’avais encore une fois pu apprécier de très bons groupes et c’est toujours plus trippant quand y’a de l’action. Bon, y’en a eu un peu trop un moment donné autour de la table de merch mais le sympathique doorman de la place a rétabli la situation. D’ailleurs, je profite de ces dernières lignes pour saluer le staff des Katacombes qui occupe une place importante sur la scène underground montréalaise.

Merci encore de me faire tripper show après show.

 

Lex