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Je suis tombé aujourd’hui sur deux trucs intéressants concernant les bands locaux et l’avenir des shows en général et je voulais m’assurer de prendre quelques minutes de votre temps pour en discuter.

Premièrement, le blogue « Life Of A Young Musician » a publié le 2 mai dernier ces 7 règles concernant les bands locaux et la promotion des shows.  Les deux éléments qui sont les plus marquants et vrais dans ce texte sont « Les bands qui ne font pas la promotion de leur show » et « Les bands qui jouent trop dans leur marché ».

Premièrement, c’est vrai que les bands pensent qu’étant donné le fait qu’il y a un promoteur, la job sera faite comme par magie. Ils se doivent toutefois de faire AUSSI de la promo de leur côté à travers les médias sociaux, mais aussi avec des flyers dans les shows et endroits propices de rejoindre leur public et quand c’est possible. Bien que ces réseaux soit efficaces et rejoignent beaucoup de gens à moindre coût, il ne faut jamais oublier que ce n’est pas tout le monde qui y passe beaucoup de son temps et plusieurs n’acceptent ou ne tiennent pas compte des innombrables demandes diverses envoyées à chaque jour. Ça avait un impact évident au début de l’existence de ces plateformes, mais le monde est rendu insensible à cette propagande et je peux parfaitement les comprendre.

Les médias aussi se doivent d’être contactés, il ne faut pas toujours attendre que ceux-ci tombent sur votre évènement comme par hasard. Une multitude de raisons peuvent être à l’origine de ce manque de visibilité et la pro-activité est définitivement de mise dans une situation comme celle-ci et ce commentaire va autant pour les bands, les promoteurs et les fans.

Ceci dit, je fais aussi face à une problématique quand à cette implication des bands: les promoteurs qui se fient aux BANDS pour que le monde viennent aux shows. Big mistake. Avec tout le respect que je leur dois, c’est VOTRE job de faire venir le monde à votre évènement, les bands ne sont que des pièces supplémentaires à utiliser pour cette promotion. À quoi ça sert d’avoir un promoteur si le band doit tout faire seul? C’est d’ailleurs pourquoi on voit de plus en plus de bands entrepreneurs qui bookent leur propre show maintenant afin d’enlever un intervenant et je dois dire que après avoir entendu des histoires d’horreurs, cette façon de faire peut effectivement aider certains dans la scène underground. Ça ne veut pas dire que ce devrait être toujours fait comme ça, mais oui, certains bookers semblent avoir oublié leur place dans la pyramide.

Deuxièmement, on est confronté à des bands de la scène qui font trop de shows dans leur marché et ça ne peut être que négatif dans le long terme. Ceci dit, un promoteur qui est à son affaire et surveille de près ce qui se passe sur son terrain ne fera pas cette erreur. Du côté du band, créé un effet de rareté (sans tomber dans l’exagération) semble être un plan gagnant. Donner le goût à votre monde d’aller vous voir et pas une excuse de plus pour passer à côté d’une occasion.

Je ne suis pas booker personnellement, mais oui je me fais plaisir à organiser des évènements que je veux des « happenings » en y créant un facteur « wow ». Ce que ça veut dire est de faire venir un band qui n’a pas joué depuis longtemps, un nouveau band ou un lancement quelconque. Vous savez ces soirées qu’on se rappelle longtemps et qu’on veut revoir, mais qu’on doit attendre…. c’est ÇA un happening!

Anyway, il y a une discussion intéressante à y avoir sur ces deux points de l’article mis en lien plus haut et c’est toujours cool de les analyser afin d’améliorer certaines situations et guider les artisans de la scène dans la bonne direction.

Ça m’amène à mon deuxième texte sur lequel je suis tombé ce matin et il est produit par Mélissa Pelletier sur le site Baronmag.com avec les propos de Hélène McKoy de l’agence de spectacles « L’écurie » (Hugo Mudie étant l’autre partenaire). On change un peu de sujet, mais un de ses deux points me semblaient particulièrement évident dans notre industrie de la musique en plein chavirement et il va comme suit:

«On aime beaucoup les groupes qui n’attendent après personne. Qui ont déjà tourné, enregistré. Pas de subvention? Pas grave, ils font un nouvel album quand même. Les artistes qui ne créent plus quand il n’y a pas d’argent, ça me dépasse. L’idée, c’est de ne pas pouvoir se passer de la musique, non? Et de jouer, jouer, jouer. L’avenir de la musique est dans le spectacle!» Et à travers la centaine de démos reçue par année, peu sont dans les élus. «On en choisit 10%, même pas.»

Effectivement. L’article en parle un peu plus de leur approche et de ce qu’ils recherchent à travers les bands qui soumettent leur musique à l’agence. Je vous conseille de le lire car ce sont des propos que j’entends très souvent par d’autre intervenants de la scène.

J’aime parfois faire un parallèle entre Ondes Chocs et son modèle de couverture/entreprise et celui des bands underground: Ondes Chocs dépense de l’argent pour faire ce qu’il fait pour n’en récolter aucun, mais on croit en notre produit et on le fait à notre manière car c’est le procédé qui nous plaît. Je vais donc vous laisser avec ces paroles et je remercie Dany Roberge pour son lien qui m’en a fait prendre connaissance.

 

«Ça peut être très dur de continuer à poursuivre son projet musical quand on est découragé et sans le sou. Je vois plein de petits groupes qui abandonnent très vite. C’est dommage, mais normal: ça peut devenir difficile de faire face à l’attente du succès, qui ne viendra peut-être jamais, en parallèle avec les exigences de la société. Souvent, l’entourage ne comprendra pas ou peu la réalité des artistes. Le défi, c’est de rester fixé à son but. Peu importe la lourdeur que ça peut prendre quotidiennement parfois…» 

 

Dave