Maudit que j’aime recevoir des nouvelles comme celles-ci de Alex Deleon Cativo, un des photographes de Ondes Chocs au Québec. Je me présente au local de Behind the Revolver, dont Alex est le bassiste, et il me dit que de la fin février au début mars il sera au Salvador (ses parents sont originaires de ce pays) et que son cousin va l’amener couvrir le El Salvador Metal Fest 2014 (19e édition) pour Ondes Chocs!! Question de préparer un peu ses photos et aussi son compte-rendu quand il sera de retour, je me suis dit que de découvrir leur scène et surtout les bands qui seront du festival serait une bonne idée. Vous en dites quoi? Bah, pas le choix rendu jusque là, je vous les offre quand même. Cependant, j’aimerais vous présenter le pays avec le texte d’introduction retrouvé sur wikipedia:
Le Salvador, ou dans sa forme longue la République du Salvador (en espagnol : El Salvador ou República de El Salvador, respectivement), est un pays d’Amérique centrale, comptant une population estimée à 6 328 196 habitants en 2014. Avec une superficie totale de 20 742 km²5, le pays possède la densité de population la plus élevée d’Amérique centrale. Le pays possède également un climat tropical, et borde le nord du Honduras et l’ouest du Guatemala. Son territoire se répartit sur 14 départements et 262 municipalités. San Salvador en est sa capitale, et les villes de Santa Ana et San Miguel en sont les villes les plus importantes.
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On commence avec Kraner, un band de Death/Thrash métal old-school avec un album complet à son actif, Humanidad Sin Salvación, sorti en 2007. Les paroles sont concentrées autour de la politique, violence et guerre, comme vous pourrez le constater dans la vidéo ci-dessous pour la promotion de cet album.
Avec un des guitaristes qui affiche un gilet de Soulfly dans leur vidéo, Arana donne le ton et nous montre immédiatement ses influences pour le Metal tribal! Avec deux démos en poche dans la première décennie du XXIe siècle, ils ont sorti Teotl en 2010 (le nom signifiant dans la religion Aztec « God » ou bien « Divin »), mélangeant le Thrash avec leur musique folk traditionnel et aussi des influences de Death. On peut clairement entendre les éléments mélodiques omniprésents, mais sans jamais tomber dans l’inutile.
Dreamlore sera aussi du festival et le band compte parmi ses rangs les frères Rodas, ceux-ci étant les propriétaires au Salvador du Sound Track Studios. Julio Rodas est le guitariste et est aussi un ingénieur de son reconnu et souvent appelé à travailler sur les gros shows métal dans son pays. Le band de Death metal a trois LPs à son actif, le dernier étant livré en 2013, The Machinery of Misery. The Art of Deception ci-dessous est tiré de cet album et je vous le garoche drette là.
Renegado s’appelait « Hell » en 1988 lors de sa création et quand on regarde la discographie, c’est pas mal ce qui a le plus marqué l’histoire du band, car un seul album complet a vu le jour et c’est en 2000, Pesadilla sin Final. Ils offrent un mélange de Thrash/Death à la Sepultura. Interprété live, voici les deux dernières tracks de cet album.
Du côté plus traditionnel du Power/Heavy metal, Gaia Metal offre des sonorités un peu différentes aux oreilles des métalleux avec cette sélection qui provient de leur album Armonia de Fuego. C’est leur 2e LP après une sortie en 2007 et on peut retracer leur existence jusqu’en 1999.
On passe maintenant à un style qui n’a pas été présenté ici, le Deathcore, avec Virginia Clemm, toujours du Salvador. Le band a aussi 2 LPs à son répertoire et on peut entendre Sin Misericordia en entier ci-dessous. Une approche plus tribale est utilisée, surtout si on se fie à ce qu’on nous a habitué dans ce sous-genre metal. Le nom du band réfère bien sûr à la cousine et aussi épouse de Edgar Allan Poe.
On retourne à du Death metal plus classique et on le prend sous la forme de Heresis, le premier band qui vient de l’extérieur du pays, plus précisément du Brésil. Une seule sortie pour la formation et elle est venue en 2006, Sceptical, dont je vous livre cet extrait.
Y allant avec des thèmes de légendes et guerre, Vértigo c’est du Heavy metal et leur seul album complet est paru en 2003. Pas évident de trouver du stock de ce band là, alors on y va avec une track un peu plus mélodique.
Vibora nous laisse encore dans le Heavy traditionnel, mais cette fois la qualité sonore et d’écriture est plus épique et Full Blast Metal est tiré de leur LP de 2009, leur seul album, les autres sorties étant des démo et même un DVD pour fêter leur 5e anniversaire en 2010.
On revient avec du beat plus moderne et c’est Raices Torcidas qui nous le donne avec un Groove/New metal brutal. Après leur démo de 2000 (je remarque beaucoup de bands ou albums créés de 1998 à 2003), ils ont sorti 3 LPs avant la fin de 2007. Infinite Cycle nous vient de Digital Metal Flesh, le dernier des trois albums.
Encore une première dans cette chronique, car Discordia a été fondé en 2010, mais nous amène aussi une influence Grindcore évidente. Je vous en pitche deux cette fois-ci parce que c’est pas mauvais et ça a été facile à trouver! Elles proviennent de leur seule sortie, en 2013, un EP appelé Nuestros Restos.
N’ayant qu’un démo pour se faire découvrir, notre prochaine découverte est Bimetal, encore une fois du Salvador. Despertar est le nom de cet album et on parle ici d’un Heavy metal comme les grands de ce monde ont pu le faire auparavant.
Kabala se ramasse en dernier de cette présentation du El Salvador Metal Fest 2014 et c’est encore une fois un Heavy metal qui se pointe, mais cette fois-ci plus robuste et mature que certaines autres sélections plus haut, y allant même de passage plus Speed metal. Ils ont trois LPs de 2006 à 2012, la sélection plus bas étant du dernier opus, Sinfonia de la Muerte.






