Vol. 2 – No.4 : Finlande ou Métalande?
Si bien des endroits sur le globe ont vécu une progression marquée de leur scène métal locale au cours de la dernière décennie, il n’y a qu’en Finlande et nulle part ailleurs que l’on retrouve autant de ces groupes qui sont maintenant parmi les nouvelles références incontournables, car ils ont réussi à s’imposer à plusieurs égards par leurs sonorités novatrices. Que ce soit pour le métal symphonique de Nightwish, le Death mélodique de Children of Bodom, le Power mélodique de Stratovarius, le Humpa Folk métal de Finntroll… et j’en passe!
Avec ses quelque 5,4 millions d’habitants et plus de 1600 groupes métal actifs, la Finlande est le pays comptant le plus de groupes métal par habitant. Quand on y pense la population Finlandaise est beaucoup moindre que celle du Québec et comme nous ils sont isolés du reste du monde par la langue, pourtant leur rayonnement international ne cesse de s’amplifier à un rythme effréné depuis plus d’une quinzaine d’années, alors que plusieurs d’entres-eux traversent régulièrement l’Atlantique pour venir nous visiter. Peut-être auraient-ils compris quelque chose qui nous échappe encore ici?
Certes, une seule petite chronique ne peut qu’effleurer la surface, et il y aura sans aucun doute matière à plusieurs récidives sur le sujet dans un avenir plus ou moins lointain, c’est garanti!
On associe souvent le death métal mélodique Finlandais à Children of Bodom et à ses nombreux clones, mais Survivors Zero, originaire d’Helsinki, n’est certainement pas l’un d’entre eux. Avec un son beaucoup plus proche de ce que l’on peut retrouver du côté de leurs voisins suédois, il offre un bon équilibre entre un dynamisme moderne parsemé de solos possédant une efficacité désarmante comparable à un Arch Enemy et une lourdeur plus traditionnelle attribuable aux pionniers du genre tel qu’Hypocrisy. Bien que le groupe n’ait produit qu’un seul album jusqu’à maintenant nommé CMXCIX (999 en chiffres romains), la qualité de ses compositions témoigne sans aucun doute de l’expérience de quelques-uns de ses membres dont; Tapio Wilska (ex-Finntroll) ou Tommi Virranta (ex-Deathchain)… Le groupe semble présentement agent libre puisque leur label a cessé ses activités. Malgré tout Virality, leur deuxième album devra voir le jour cette année, enfin on l’espère!
Honnêtement je ne suis pas un fervent amateur de métal industriel, mais toutefois comme l’exception confirme la règle, je peux parfois éprouver un plaisir coupable à écouter certains de ces artistes plus étranges les uns que les autres, tant que je peux y trouver d’excellents riffs de guitare accrocheurs et une bonne dose d’énergie, je garde la porte entre ouverte. Turmion Kätilöt, qui pousse souvent l’extrême à un point tel que ça en devient gênant, est l’un de ceux-ci. Ce groupe provocateur, mené par Spellgoth (Horna, Trollheim’s Grott), qui semble être issu d’un univers parallèle, combine Black Métal et rythmes électroniques afin de donner libre recours à leur imagination débridée qui vous apportera votre lot de WTF! Comme la majorité de leurs paroles sont écrites dans leur langue maternelle, il est difficile de cerner leur message.
Après cette petite virée improvisée dans le quartier industriel, que diriez-vous de retourner à quelque chose d’un peu plus familier? C’est ce que je vous propose avec Axegressor, cette formation purement Thrash! Quand on pense à Thrash métal, rarement on l’associe à la Finlande, et pour cause, car contrairement à bien d’autres sous-genres, le celui-ci s’y fait plutôt discret, néanmoins ça ne veut pas dire qu’il n’est pas présent. La nouvelle génération pousse fort, mais la compétition mondiale est féroce. Formé en 2006 et avec 2 albums à son actif, Axegressor possède selon moi une longueur d’avance sur ses compatriotes. Inspiré par les : Destruction, Kreator et Sodom, leur dernier album intitulé Next procure une décharge d’adrénaline à travers une musique qui associe un style rétro à un son moderne.
Lorsque j’ai commencé la rédaction des Échos d’Outre-Monde il y a déjà 3 mois, j’avais établi à ma norme à 3 groupes par semaine, or depuis quelques semaines, je vous offre ce quatrième groupe plus ou moins en bonus, bien que je n’aie pas l’intention d’en faire une habitude, il me fait plaisir d’en offrir plus lorsque mon temps et le thème de la semaine le permettent. Ceci dit la Finlande a tant à offrir, qu’il serait difficile de ne pas en faire autant cette semaine. Donc terminons en beauté avec Bloodride qui mélange habilement certains éléments du Heavy traditionnel à leur Thrash inspiré des grands noms du genre qui ont dominé les années 80. Leur premier album complet, paru en 2011, se nomme Crowned in Hell et bénéficie de la participation spéciale de Tapio Wilska de Survivors Zero.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.





