Rien comme une bonne dose de Death-Metal, pur et dur, pour terminer une grosse semaine. Et la soirée d’hier au Katacombes étais parfaite pour faire le vide, mettre tous les soucis de côté et se défouler sur de gros beats sales et puissants. Impalement, Pallor Mortis et Paroxysm ont parfaitement rempli leur mandat, en mettant nos vertèbres cervicales à l’épreuve.
La salle est assez pleine pour accueillir Impalement et leur Death brutal et technique. Dès les premiers accords, Laurent, le chanteur nous assaille de sa voix puissante et dévastatrice. Entourés de ses musiciens Alex et Phillipe aux guitares ainsi que Guillaume derrière la batterie, il vocifère furieusement, se démenant comme un déchainé sur la scène des Katacombes. Les riffs sont sinueux et joués en parfaite harmonie et le drum est ultra rapide mais manque un peu de puissance, chose qui sera rétabli au cour de leur prestation lorsqu’on réalise que le base-drum a des problèmes de micro… Et pour la bass, et bien je n’en fais pas mention pour la simple raison… qu’il n’y en a pas! C’est au bout d’environ 5 morceaux, dont leur pièce fétiche »Good Morning, You’re Dead! », au son plus européen de par son côté mélodique et rageur ainsi que deux nouvelles pièces beaucoup plus sombres, qu’on demande à l’assistance si quelqu’un connait assez le matériel du band pour se joindre à eux pour finir le set. Xavier, bassiste de Derelict, ne se fait pas prier et saute sur la scène. Il empoigne la bass qui traine, accotée sur un speaker et soudain le son d’Impalement grimpe de plusieurs échelons au niveau de l’intensité. L’ensemble est tout de même tight au niveau du jeu et des transitions, compte tenu du fait que le nouveau membre ne participe que depuis 3 semaines (eh oui, les boys, on y a presque cru à votre mise en scène…). Seul quelques improvisations viennent détonner ici et là, chose qu’on peut facilement mettre sur l’excitation de Xavier à vouloir démontrer son (indéniable) talent. Je sais par contre que le temps arrangera les choses. C’est ce son qui manquait par contre pour que ce ne soit plus juste les têtes qui bougent. Ces ptits gars là iront loin si ils continuent à mettre autant d’énergie dans leur musique comme je l’ai vu ce soir-là.
Retour au sources avec Pallor Mortis, qui au retour de la pause, nous propulse plusieurs années en arrière avec leur Death lourd et primitif. Un son que le grand nostalgique que je suis étais très heureux de réentendre. Avec une très bonne technique, Pallor Mortis se concentre plus sur l’ambiance que sur la virtuosité. Cela ne veut cependant pas dire que le band n’est pas rapide. Loin de là! Les accords, qui semblent peser 2 tonnes, sont directs et vraiment old-school. La bass de la jeune Jessica claque à souhait, en parfaite symbiose avec les roulements incessants de de Luc, le très expressif drummer. Peter et Anthony jouent en toute synchronicité ces riffs tout droit sortis de l’époque où la Floride nous a offert les grands classiques du genre. À l’avant scène, Vince dévisage la foule de son regard haineux et sa voix caverneuse, qui peut aussi devenir un puissant cri strident, donne une touche encore plus ténébreuse à ce véritable rituel païen. Un son sur lequelle j’aurais volontier »slammé en rond », si l’espace un peu restreint des Katacombes l’eut permis…
Et maintenant, place à Paroxysm, véritables vétérans de la scène Death-Métal québécoise. Formé au siècle dernier (1996 pour être un peu plus précis et donner des rides aux vieux comme moi), ce groupe montréalais était de retour sur scène après une pause d’un an et demi. le son de Paroxysm peut être un peu difficile à décrire tant les influences sont multiples. Mais deux mots me viennent à l’esprit pour traduire leur son unique: ETRÊME et AGGRESSIVITÉ. Que ce soit dans leurs pièces plus vieilles teintées de Black Métal, leurs morceaux plus Grincore ou leurs clin d’oeils à Suffocation, on voit que ces gars là jouent ensemble depuis longtemps. Ils ont un réel plaisir et une facilité déconcertante sur scène, et ceci dit, sans négliger l’excellent travail des formations plus jeunes qui ouvraient ce soir là. Je leur souhaite au contraire de continuer à avoir du plaisir à faire des shows et à composer des pièces, tout comme semblait en avoir Paroxysm ce soir là. Sébastien Tremblay (c’était donc lui l’os**e de fucké qui gueulait lors du show des 10 ans de Talamyus!), est une véritable bête sur l’estrade, poussant à l’extrême les limites de son micro (et de sa gorge), toujours sur le bords de nous pêter un anévrisme. Complètement malade! Les riffs souvent saccadés, parfois glaciaux et toujours brutaux de Benoit et Gaston deviennent légèrement mélodiques sur une nouvelle composition mais telle une courte ride de surf qui se termine dans les rochers, c’est violent en sale! J-P, dont c’est le dernier show ce soir-là comme bassiste du groupe, s’assure de rythmer, avec l’aide de Florent (dont je souhaitait que le drum résiste tout le temps de leur prestation tant ses assauts sont violents) ce véritable chaos maitrisé. Un mur compact de »bpm » et de »db » qui s’achève en beauté sur »Seigneur de Ténèbres » où enfin les gens se laissent aller à trasher. Complètement vidés, le band se retire mais me donne le goût de les revoirs dès que possible et je compte bien y être lors de leur carnage!
Mais comme les 2 autres formations présentes pour ce show Death Metal pur et dur, ce ne sera pas pour si tôt car tous se concentreront cet hiver sur la composition et l’enregistrement de nouveaux albums. Je sens que ce sera un printemps qui va coûter cher, pour moi et les autres fans! Un gros merci à Jessica (Pallor Mortis) pour l’invitation et à tous les autres qui ont participé de près ou de loin à faire de ce vendredi une soirée intensivement défoulante!









