Dame Nature avait décidé de mettre les métalheads à l’épreuve ce vendredi 30 novembre.  Un froid hivernal un peu trop hâtif sévissait au-delà des murs des Katacombes et quelques fervents amateurs de Death technique se les gelaient solide, attendant en trépignant que les portes ouvrent pour se réchauffer à grandes rasades d’alcool.  Mais c’est une attente qui en vallait grandement la peine car Lex Ivian et ses Productions Kranium nous avait invité à une soirée spéciale en compagnie d’ Epiphany From The Abyss, First Fragment et Derelict.

 

J’avais plusieurs rôles à jouer ce soir là (critique, photographe et DJ) mais j’ai tout tout de même eu le temps d’apprécier le show, tout en discutant, entre deux bières et quelques cigarettes à -20 degrés celcius, avec entre autre notre boss Dave Rouleau, son bras droit Lex Ivian et David Regis Infernum, notre nouveau collaborateur.  La salle de la rue St-Laurent était pleine, et ce malgré le grand choix de spectacles métal offerts ce soir-là, et tout le monde avait bien l’intention de s’amuser et d’headbanger furieusement en compagnie de ces 3 valeurs sûres.

Les ptits gars de Québec d’Epiphany From The Abyss amorcent leur prestation vers 21h30.  C’est rapide et violent à souhait, les riffs s’enchaînent et les deux chanteurs  »screament » leur frustation tour à tour, appuyé par des  »beats de drum » entrainants.  Si je ne parle pas de leur bassiste, c’est pour la seule et simple raison… qu’ils n’en ont pas encore.  Leur Death-core, somme toute conventionnel mais efficace, en souffre un peu, surtout lors des breakdowns.  Il manque ce son qui pogne au trippes mais l’énergie de la jeune formation compense entièrement.  Les gars ont quand même eu la chance d’ouvrir ces dernières années pour de gros noms comme Beneath the Massacre, Ion Dissonance, Obscura, For the Fallen Dreams et je sens que si ils continuent à travailler et à parfaire leur identité musicale, leurs fans auront sûrement la chance de les voir comme headliners sur une grosse scène dans un avenir rapproché.

 

 

 

 

 

 

 

Les très polyvalents First Fragment, au sein duquel oeuvrent certains membres de  Vengeful, Zealotry, Serocs, Spheres, Beyond Creation, Incandescence, Chthe’ilist, Décombres et Hypothesis (oufff!) sont venus par la suite nous jouer dans la tête avec leur riffs ultra-techniques.  La performance des 5 musiciens est irréprochable et chacuns s’efforcent avec talent de d’exploiter leur instrument à son maximum, des cordes au toms, en passant par le larynx de chanteur.  Un son puissant qui demandera une bonne écoute dans des écouteurs pour bien en décortiquer les subtilités.  Manu, frontman de Vengeful, vient faire un tour sur scène pour une pièce en duo avec le chanteur, celui-ci ayant échangé son micro pour sa pompe à asthme quelques moment plus tôt, sans que toute fois sa voix hautement aggressive en soit affectée.  On a droit ici à un combo qui prend sa job au sérieux mais qui s’amuse visiblement  »live’.  À voir et à revoir.

 

 

 

 

 

 

 

On passe enfin du cervical au viscéral avec les les montréalais de Derelict.  D’une aussi bonne maitrise de leur art que leurs prédécesseurs, c’est cependant au niveau des mélodies que leurs efforts ont été concentrés.  Les riffs sont longs et entrainants et Éric possède une voix brutale qu’il module avec rage.  Tout est calculé au quart de tour et la foule, maintenant bien réchauffée, ne peut s’empêcher de se lancer violemment de tout bords tout côtés, malgré l’impardonnable poutre garnie de crânes.  Un band aussi généreux dans sa prestation que dans ses remerciements pour les autres formations et le promoteur, et tout le monde est sorti de cette soirée hautement satisfait, conscients d’avoir eu la chance d’assister, en cette nuit glaciale, à une performance hors du commun des prochains poids lourds de la scène death-technique provinciale.  3 noms à surveiller, que votre allégance soit envers les riffs catchy, les hautes prouesses techniques, les beats intenses qui vous poussent à  »slammer en malade » ou simplement apprécier le travail de musiciens dévoués et au potentiel incontestable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loin de moi l’idée de flatter Lex dans  »l’sens du pwouêle » mais c’est tout un programme qui nous a été présenté, rempli de découvertes pour plusieurs d’entre-nous et on attends avec impatience ce qu’il nous réserve pour la rentrée post-temps des Fêtes.  Cheers mon vieux et à l’année prochaine!