by Marryah Noch Mulligore | Mar 5, 2013 | La Décapiteuse
La Décapiteuse

Par Noch
Si vous écoutez mon show les dimanches sur Ondes Chocs ( »C.R.O.C. Underground Metal »; pour ceux qui savent pas que ça existe, allez faire un saut sur Podomatic pour écouter ma petite dernière), vous savez qu’à toutes les semaines j’vous sors du stock fucké à souhait. Et honnêtement, j’aime mes playlists à toutes les sauces – je m’emmerde de façon terriblement considérable quand j’entends une batch de tounes qui me donnent l’impression d’écouter un concerto d’un déploiement tout aussi foudroyant qu’un ventilateur de plafond. En d’autres mots, sarcasmes imagés mis de côté cette fois: je recommence à triper de plus en plus sur ma job depuis que je me fais envoyer des albums complètement fucking débiles, et ce, dans toutes les branches du Great Great Metal Tree. D’un point de vue extérieur, ce n’est probablement pas évident de prédire c’est quoi que j’vais aimer ou détester à coup sûr – j’suis tellement imprévisible, j’devrais être illégale. C’est le fun du métier – les goûts que t’avais au départ n’arrêtent pas de se transformer et de s’aiguiser à mesure que les saisons passent et que des centaines d’albums te défoncent les tympans bien gentiment. J’vous le promets; essayez donc for shiggles, mettez-vous à écouter un maximum de nouveaux albums à mesure que les dates de sortie vous passent sous le nez; vous allez réaliser, tôt ou tard, que le plus vous mettez de musique sur votre radar, le plus vous devenez très pertinemment éclectique. En tout cas, ça vaut la peine d’explorer l’expérience – de mon bord, j’en suis assez maniaque pour faire de ça ma vie.
Cette semaine, le beau petit prog était à l’honneur. C’est évident à souhait que SOILWORK est chef de file, et ça, je ne m’y attendais tellement pas que ça en était ahurissant. « The Panic Broadcast » était un album complètement constipé que j’avais de la misère à associer à ce band dont je suis fanatique depuis que j’ai quatorze ans, et la raison est simple – je ne voulais pas admettre que leur carrière avait l’air de commencer à planter (quelque chose de rare). Mais si vous me connaissez bien, vous savez que ce n’est pas parce que j’commence à trouver un band pourri que j’arrête de scruter leur timeline. 2013 est une belle année pour les gars. Quand j’ai su que « The Living Infinite » était un album double, je craignais pour leurs fesses. Ceci dit, j’ai pesé sur Play, et toute trace de doute s’est complètement dissipée comme si la question « Will This Suck The Life Outta Me » ne se posait même pas. Chaque aspect de leur son est revisité à travers les 20 pièces: le death metal hyperactif (et vraiment plus rapide que ce que « The Panic Broadcast » nous offrait, promis), les mélodies efficaces et bien compartimentées, et une approche mathématique envers le progressif qui démontre une maturité très prononcée dans leur approche. Ceci me confirme que leur manque de focus des dernières années arrive à sa fin dès maintenant. Si vous doutez de cet album-là, claquez-vous les trois premières tounes; vous allez vous ramasser assis pendant 1h25 minutes environ, parce que vous serez tout simplement pas capable de vous extirper de votre état méditatif tant et aussi longtemps que l’album est pas fini. C’est aussi simple que ça. En attendant de vous procurer l’album, allez écouter les 3 pièces sur leur bandpage Facebook. Ne manquez pas leur passage au Québec.
![524692_10151741142948625_231209829_n[1]](http://ondeschocs.com/wp-content/uploads/2013/02/524692_10151741142948625_231209829_n1.jpg)
Clawhammer PR m’ont vraiment agréablement surprise en me présentant un petit band qui m’a laissée de glace quand j’ai vu leur artwork simpliste (un couple nu dans une espèce de flamme) et surtout leur TITRE d’album, « Sexforce« , en premier lieu. En parcourant la description de cet album que je croyais être un espèce de phénomène bubble gum hard rock des plus superflus, j’ai été abasourdie en découvrant que j’étais à côté de la track: OKULAR est un groupe *progressif*. Ma curiosité s’est retrouvée amplifiée d’un cran considérable par le biais des dires des médias: paraîtrait que ce band a été comparé à GOJIRA et OBSCURA plus souvent qu’à son tour. Eh bien, voilà que ces journalistes tapaient dans le mille, les amis – ça brasse avec de la classe. C’est un sapré énergumène ce CD. Tu ne sais jamais à quel type de développement t’attendre même quand une chanson est commencée depuis un bon trois minutes parce que, comme le key member de BORKNAGAR l’a indiqué en parlant de la pièce « The Greatest Offender » en particulier, le blueprint de ce band est un peu le maître du déguisement (ses mots pratiquement exacts: »this song, in particular, has many different faces ») et il peut être tantôt gouverné par l’approche death metal brutal, tantôt par un accoustique smooth à la OPETH, et parfois même par un black metal rafraîchissant et tranchant. L’album sort aujourd’hui et voici le lien pour leur bandcamp pour écouter 2 tracks.
Parlant de black, y’a un défi qui risque d’être de taille pour touts les fanatiques de ce qui se trame dans le camp Tom G Warrior: être capable d’écouter RUINS et d’en revenir d’à quel point l’album « Place of No Pity » donne l’impression que CELTIC FROST est présentement à l’apogée de ses bonnes années. Les deux groupes ont pas mal d’éléments en commun, en partant du vocal tantôt blasé, tantôt féroce de la tête d’affiche du band, jusqu’à l’élaboration trippy des riffs qui donne l’impression qu’ils ont été écrits par quelque chose d’assez inhumain vu que l’émotion invoquée ici est particulièrement glauque et élaborée.
Listenable Records nous a gâté en criss cette semaine en lançant cette pacotille en même temps que le nouveau CENTURIAN, « Contra Rationem« , qui marque pas mal de points dans le département des rhythm sections qui ont assez de chien pour s’incruster dans la mémoire des gens les plus sceptiques envers ce style. Oui, je viens de confirmer que même un non-fan de death metal va forcément devenir accro après s’avoir tapé ça rien qu’une fois. Et je ne mâche pas mes mots, d’autant plus, je suis vraiment fière d’encourager ce label qui n’a pas fini de se démarquer.
Ça vous tente de fouiller plus dans mon stash de collectionneuse pour vous éduquer en masse sur l’évolution du métal cette année? Branchez-vous à mon show pour m’entendre vous donner un beau cours sur les notions que vous n’avez pas le choix de réviser si vous ne voulez pas manquer le bateau.
Stay sick!
– Noch
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by Marryah Noch Mulligore | Fév 25, 2013 | La Décapiteuse
Il y a quelques mois alors que je furetais au fil des liens qui m’intéressaient sur le fil d’actualités de Facebook, je suis tombé par hasard sur le lien qui menait à son show »C.R.O.C. Underground Metal » et m’étais mis à y jeter un coup d’œil intéressé car à Ondes Chocs, on est toujours à l’affût de source d’infos et celle-là était basée à Sherbrooke. Tant mieux!! De fil en aiguille, nous avons fini par échanger nos liens et timidement et au hasard, partager nos pages. Tout cette relation, déjà ténue, se serait sûrement étiolée et finalement évanouie dans l’espace éthérée de mon univers, si ce n’avait été de la régularité avec laquelle celle-ci me faisait parvenir sa playlist et ses sujets de discussions pour chaque émission hebdomadaire. Du bel acharnement (ou des envois automatiques peut-être!) qui a finalement eu raison de mon indifférence dimanche le 17 février quand en nettoyant ma boîte de courriel tout en buvant mon café et en repassant dans ma tête les images de la veille au lancement de Chariots of the Gods, je suis tombé sur le set up de son prochain show. J’ai partagé, Marryah a liké, j’ai dit bonjour, on a discuté, elle a dormi là-dessus et 12 heures plus tard, après avoir replacé mes neurones en mode « éveil », je l’ai recontacté pour finaliser son entrée au sein de notre belle équipe. Voilà, vous savez donc maintenant comment ça s’est passé dans les coulisses et je laisse maintenant la place à Marryah pour sa propre présentation et sa 1ère chronique. – Lex

La Décapiteuse
par Noch
Exactement quel mordu de métal ne rêverait pas d’avoir ma vie, surtout ceux d’entre vous qui sont des »vrais » calés en la matière et qui prennent un plaisir sadique à se qualifier eux-mêmes de geeks complètement finis de la scène? V’là un example absolument fidèle de ma routine qui vous donne une idée des éléments qui composent ma job de touts les jours (eh oui, j’fais bel et bien de la promotion de tous types 40 heures par semaine; j’suis la queen du multi-task en tout ce qui a trait à l’analyse de matériel, et le coverage journalistique bien salé qui a créé ma »blueprint » dans les médias métal underground autant francophones qu’anglophones).
À 9 heures tappantes le lundi matin, j’me cale 10 cafés pour m’éveiller les sens en prévision d’une session d’écoute qui représente du coverage pour environ 3 albums par avant-midi. Je reçois du stock de tous les types de label, de Nuclear Blast en passant par Sony jusqu’à Comatose, donc c’est inutile de préciser que j’ai droit au meilleur et au pire de tous les styles, et en terme de ratings, je me gâte. J’suis connue pour être une fille assez sévère dans mes critiques, mais j’aime aussi aller dans les détails techniques de tout type d’argument qui constitue un review; ça m’a mérité une place de choix parmi la gang de journalistes de Teeth of the Divine (qui dénombre certains anciens du staff de Blabbermouth) mais j’ai dû délaisser le format écrit pour me concentrer sur mon show, »C.R.O.C. Underground Metal », qui est devenu ma marque de commerce assez rapidement en étant diffusé sur 3 stations (et maintenant 4 avec Ondes Chocs). Le reste de mes journées est réservé à la recherche de talents unsigned partout sur le net qui vont être, selon moi, les prochains phénomènes à voir sur la scène internationale. Quelqu’un qui fait cette job-là pour un label peut se qualifier de A&R; pour ce qui en est de la radio, on apellerait plutôt ça un directeur de programmation ou recherchiste. Ben guess what? J’assure aux trois postes en même temps. Donc à part de mes rituels de journaliste baveuse et chieuse à souhait (et fière de l’être), je me garroche, avec une passion éperdue, dans des recherches vraiment poussées pour trouver des bands à signer à Mulligore Production (le label dont je suis présentement co-propriétaire et représentante du département PR; on est jamais trop hyperproductif) et à diffuser dans mon show (qui est, soit dit en passant, une vitrine des plus directes donnant vue sur mon bel univers que j’entretiens depuis environ 7 ans dans l’industrie de la musique).
Et voilà que la belle gang d’Ondes Chocs remarque mon stock et commencent à jaser entre eux autres d’à quel point mes découvertes sont trippantes et intriguantes. 3-4 conversations avec Lex et Dave, et le tour est joué; j’me ramasse à vous emmener une chro hebdomadaire qui résume, pour le meilleur et pour le pire, mes opinions sur la grosse majorité du stock entendu/découvert au courant de mes semaines sur le spacieux champ de guerre promotionel. On vous lance donc ça avec 3 groupes qui ne seront pas décapités pour cette fois.
EPISODE 13

La Turquie est un recoin du monde qui est particulièrement sous-estimé en termes de delivery de black complètement démoniaque. EPISODE 13 se démarquent avec un son particulièrement bleak et déroutant qui met en valeur les ingrédients principaux de la recette de frostbitten black sauvagement oldschool tel qu’on l’aime. Pas de surprises ici, mais l’expérience est loin d’être amoindrie par son côté familier et bien propre à la culture black metal mondiale. Je verrais bien ces gars-là partir en tournée avec leurs confrères turques THE UPHEAVAL qui sont, soit dit en passant, signés sur Mulligore. J’ferais bien d’endosser ce pays-là plus souvent dans mes recherches, les découvertes y sont assez prenantes.
DE ARMA

Depuis la fin de l’été environ, je retombe de plus en plus dans mon trip plus ou moins orthodoxe de worship total de l’aspect plus dépressif du métal. En fait, j’suis de plus en plus accro au mélange de shoegaze, dark alternative et post-black avec certains éléments plus traditional black. Je blâme surtout le bien connu Nathan T. Birk qui est représentant en PR pour Prophecy Productions, Moribund, Agonia Records, Svart Records, etc. pour m’avoir fait découvrir des formations dans ce style tels que LES DISCRETS, FARSOT, etc. Au début, j’trouvais que l’élément plus soft du shoegaze était loin de fitter dans le décor, mais j’ai fini par apprécier la qualité bipolaire d’un tel mish-mash. DE ARMA, qui font surface sur le nouveau label Troll Music cette semaine avec l’album »Lost, Alien & Forlorn », offrent une formule ressemblant un peu à un mélange de la recette LES DISCRETS avec une touche d’influence KATATONIA moderne (The Great Cold Distance-era) et une bonne dose d’agressivité black digne d’IMMORTAL. Ça a un appeal assez palpable sur papier; attendez d’entendre l’album. C’est assez facile d’être absorbé en l’écoutant d’un bout à l’autre et aussi d’être tenté de ré-écouter sur repeat. C’est, selon moi, tout simplement le meilleur album de l’hiver 2013 jusqu’à maintenant en termes de black dépressif élégamment construit.
HEAVATAR

Van Canto fait pas mal de bruit sur Napalm Records depuis un temps avec ses fameuses releases « a capella » et pour être assez brutalement honnête, c’est une hype dont je n’ai absolument rien à crisser jusqu’à maintenant. Je suis assez connue en tant que power metal hater depuis plusieurs années, mais on dirait bien que 2013 ne me donne guère le choix de prendre mon trou sur plusieurs points; de un, ce n’est pas vrai ces temps-ci que dans touts les cas, ce style fait des courbettes dans le territoire du cliché populaire. D’autant plus, y’a beaucoup de projets qui étaient jadis plutôt cheesy et accessibles qui sont devenus des vraies machines de guerre en termes de riffs percutants et de structures d’attaque vraiment bien huilées. Je ne m’attendais à absolument rien de ça en me claquant le petit dernier de HEAVATAR lundi passé. En partant, la production loin d’être overpolished a enlevé un beau gros cran de prétention de l’approche effectivement très power metal de ce nouveau projet signé Canto; en plus de ça, le clash assez epic de l’aspect néoclassique et du côté plus agressivement intense des compositions est assez dur à oublier après une écoute complète. Chaque track est mémorable et n’enlève absolument rien à la pertinence du songwriting; ça fait longtemps que je n’ai pas entendu un projet de power qui sonne aussi organique. C’est complètement décoiffant. Les gars, lâchez pas, vous commencez à me faire triper sur un style que j »ai passé un bon 6 ans à qualifier de « complètement inutile ».
Si vous voulez connaître la suite de mes rants sur c’que j’ai entendu au courant de ma semaine, fiez-vous pas sur 3-4 paragraphes; écoutez mon show chaque dimanche soir sur Ondes Chocs à 19h. J’vous emmène une playlist qui résume toutes les nouveautés qui m’ont fait capoter dans les cinq derniers jours. En même temps d’vous donner une update sur les derniers faits saillants de l’actualité métal (avec mon commentaire complètement politically incorrect à l’appui), je pars sur des monologues assez étoffés en jasant du stock que j’ai découvert autant dans le fin fond des abysses de MySpace que dans les derniers packages de promo que j’ai reçu des labels les plus connus. Vous voulez rire et vous éduquer en même temps? Laissez faire les téléromans poches de fin de soirée – mettez vos connaissances à l’épreuve, débouchez vos bières, montez le son. Ça va brasser.
– Noch
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